<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602</id><updated>2011-12-02T13:51:21.581+01:00</updated><title type='text'>je vais faire un petit tour</title><subtitle type='html'>La plante des pieds qui fourmille. Les éléments qui se lient pour ouvrir en grand la fenètre. Une grosse envie de mettre plein de couleurs dans ma vie. Vivre pleinement plutot que d'en avoir seulement l'impression par mes actes. Alors je vais respirer un grand coup dans le grand jardin de la terre. Une respiration qui peut durer longtemps, mes poumons sont bien encrassés.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>115</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1502453092536651777</id><published>2007-05-10T14:49:00.001+01:00</published><updated>2007-05-10T14:49:20.788+01:00</updated><title type='text'>Je reviendrai...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'est un vendredi. Cela fait six jours que j'ai quitté l'île à Vache. Six jours où je n'ai été qu'entouré par la mer des Caraïbes. Six jours où je lis, je dors, je regarde la mer, je digère ces trois mois passés sur cette île. Ces trois mois ont été pour moi beaucoup plus importantes que nombres des années que j'ai vécu. J'ai pris conscience de nombreuses choses qui pour moi étaient encore des idées, des théories, que l'on ressent au fond de nous-même mais qui restent malheureusement que des idées et des théories parce qu'on se sent impuissant à les appliquer. Incapable. Je sais que j'ai fait un grand pas en avant, que je reviendrai à l'orphelinat parce que je m'y suis plu et parce que je me suis engagé à essayer de lui assurer des revenus réguliers afin déjà que les fins de mois où le blé est agrémenté à un peu toutes les sauces pour changer le goût et où le personnel doit attendre avant de se faire payer, ensuite qu'il devienne un vrai orphelinat où les enfants recueillis soient le centre de l'activité avec un vrai projet d'éducation et des encadrants. Je reviendrai aussi parce que l'on me l'a demandé. Outre le visa de sortie «&amp;nbsp;provisoire&amp;nbsp;» délivré par Flora avec un grand sourire, d'autres sur l'île m'ont demandé de leur donner de l'énergie pour accompagner leur démarche d'amélioration à la fois sanitaire qu'écologique. C'est la dernière île de la zone Caraïbe à avoir gardé un tant soit peu sa virginité. Je reviendrai enfin parce que je sais au fond de moi que c'est ma voie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais plutôt que de parler d'avenir ou de mes états d'âme, ici au milieu de la grande mer, je souhaiterai vous parler de personnes avec qui j'ai beaucoup partagé ces derniers mois et qui m'ont permis d'être ce que j'ai été. Les liens que j'ai avec ses personnes sont à présent très forts et peut-être gravés dans la pierre. Il y a la personne qui m'a suscité l'idée et l'envie de venir ici. Je ne pense pas qu'elle souhaiterait être citée ici. Elle restera donc secrète mais je la remercie du plus profond de moi-même et elle le sait. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ensuite, il y a Michel. Il est apparu un jour dans ma vie, à Grenoble chez des amis. Il cherchait le moyen le plus économique pour rejoindre l'île à Vache en janvier. Je lui en ai proposé un. Il a pris. Simplement, logiquement. Grand utopiste devant l'éternel, participant à de nombreuses expériences collectivistes et internationalistes, près à repartir chaque jour pour de nouvelle expérience du genre avec un enthousiasme qui ferait pâlir n'importe quel entraîneur d'équipe sportive, Michel est quelqu'un de foncièrement gentil, dans le vrai sens du mot évidemment et non, dans le sens que notre société cynique y a mis. Le cœur sur la main, il ne supporte pas les inégalité et encore moins la misère. En arrivant sur l'île à Vache il y a quatorze ans, il a eu sa dose. Il y est resté trois mois, puis neufs mois puis treize mois. Puis chaque année entre quatre et six mois. Il a mis en place tellement de chose dans l'orphelinat. Il a aidé tellement de monde sur l'île, que Michel et sa barbe blanche sont connus partout et toujours avec ce petit sourire de reconnaissance quand l'interlocuteur dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tu es un ami de Michel…&amp;nbsp;». Quand il a traversé l'île la première fois en janvier, il n'a même pas pu aller jusqu'à Madame Bernard tellement il a été sollicité.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Même si aujourd'hui, il regarde tout ça avec un peu d'amertume et, quelque fois avec les yeux un peu brillant, en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu vois, j'ai fait tout ça mais j'ai pas su leur transmettre… C'est ça mon échec. Comme me disait un prêtre au Nicaragua&amp;nbsp;: dans l'action que tu fais pour les autres, il y a 50% de bon mais 50% de mauvais aussi, au minimum…&amp;nbsp;» Mais, il ne se désespère jamais, se servant de l'énergie et de l'enthousiasme des autres pour encore mieux avancer pour essayer de mieux transmettre.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les bains thérapeutiques de Canober sont évidemment sa plus belle œuvre qu'il a su transmettre, qui durent toujours et de mieux en mieux et qui ne sont pas près de s'arrêter. Il a réussi parce que d'année en année, il améliore et continue à motiver sa petite troupe sur l'importance de ces bains. Je crois que l'idée de leur remplacement par une piscine à l'orphelinat est à présent du passé parce qu'il a su convaincre Flora en faisant encore bouger les choses. Mais, il y a aussi le système de purification de l'eau, celui de récupération de la pluie, la machine à laver pédalo (qui sert même quand tu n'es pas là, Michel…) et puis toujours son enthousiasme avec les enfants, particulièrement les handicapés, mais il les aime tous.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Un des moments que je préférais, c'était en fin de journée. Souvent je redescendais de la citadelle et n'étais pas encore lavé. Mais Michel, imperturbable était toujours au rendez-vous du chant sous la lune et les étoiles. Une dizaine d'enfants handicapés était descendu dans la cour. Les valides, surtout les petits, descendaient chaises et bancs. Tous étaient installés en rond et Michel commençait à chanter de sa belle et douce voix. Souvent, les enfants ne comprenaient pas mais ils écoutaient avec plaisirs. D'autres chants étaient plus connus, comme cette comptine créyole ou ce canon, «&amp;nbsp;Et j'ai fait des rêves&amp;nbsp;», devenu un tube chez les mômes que je surprenais à le chanter dans la journée. Alors, tous reprenaient en cœur dans une cacophonie inaudible mais tellement belle aussi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quand tu es parti, à la sauvage, un matin sans rien dire. Il y a eu comme un vide dans l'orphelinat. La surprise de ton départ mais aussi et surtout le vrai vide que ton absence crée. Les handicapés ne sont pas les mêmes et je ne te parle pas de ton protégé Danilio. Tu parlais de ne pas revenir l'an prochain pour prendre du recul. Tu n'as peut être pas tord, mais si moi je reviens, je pense que de nombreuses fois, il faudra que j'aille cherché au plus profond de moi, la force que nos petits échanges-bilans de fin de journée en mangeant tes tablettes préférées, me donnaient. Merci à toi Camarade «&amp;nbsp;Che Jaures&amp;nbsp;». &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La seconde personne est évidemment Flora. Un petit bout de bonne femme, haute comme ça, avec un sourire malicieux derrière un regard qui peut parfois être sévère, bourrée d'une énergie dont on aimerait tous ne serait-ce que la moitié, qui sait se faire respecter autant qu'intéresser ou faire rire. Elle mène son lieu avec ses petits moyens mais avec une foi sans faille. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Arrivée à l'île à Vache il y a vingt et un ans parce que sa communauté de Sœur Franciscaine (elle était alors à Port au Prince) l'a envoyé là pour monter un dispensaire, elle y est resté, par la force des choses. Elle habitait alors la petite maison qui abrite aujourd'hui le gros générateur et s&amp;#39;escrimait, chaque jours, à apporter des soins à cette population démunie et sans médecine traditionnelle vraiment efficace. Et puis, un jour, on lui a déposé le petit Anthony devant sa porte. Elle l'a évidemment recueilli. Et puis, il y eu un autre, deux autres enfants déposées. Et le petit dispensaire est devenu orphelinat.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Marquée par cinq années alitée par la polio, Flora a aussi accueilli bientôt des handicapés venant de tout le pays. Elle a fondé une école, a agrandit le centre d'accueil, le dispensaire avec une pharmacie (souvent gratuite) et un petit laboratoire pour le dépistage des principales maladies. Elle a accueilli l'ONG «&amp;nbsp;Terre des Hommes&amp;nbsp;» qui faisait ici la distribution de nourriture gratuite. Et puis les enfants sont arrivés encore plus nombreux, la demande plus importante. Et le centre est à présent une grosse machine qui nourrit soixante dix personnes à chaque repas, plus les quatre cents cinquante enfants de l'école une fois par jour, avec quarante salariés. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais Flora ne s'effraie pas devant la grandeur de la tache quotidienne. Les premières heures de la journée (après sa longue méditation matinale et la messe), elle est à cent à l'heure pour mettre toute cette grosse machine en route. Secouer les enfants encore endormis. Donner un coup de pousse à la toilette des handicapés. Aller en cuisine pour demander comment cela se fait que ceux qui vont à l'école n'ont pas encore déjeuné. Préparer la distribution de médicaments. Il est alors impossible de lui dire quoique ce soit. Elle est toute à son affaire, imperturbable. De toute façon, on ne peut être dans le rythme… Après, il y a un petit blanc. Tout le monde est au travail. Les enfants sont à l'école ou pour les handicapés et les petits en train de déjeuner. Elle se permet alors une petite pause dans le réfectoire avec son café et un bout de pain. Là, on peut lui parler mais c'est encore difficile. Dans le calme, elle met son programme de la journée au clair. Si vous avez quelque chose à lui faire faire ou à laquelle elle est partie prenante, c'est maintenant qu'il faut en parler. Pour autre chose, du long terme ou autre, oubliez. Ce n'est pas le moment. Peut être plus tard ou au dîner, si la journée a été bonne et fructueuse. Après&amp;nbsp;? Après, elle court, tout le temps, ou bien, elle s'enferme «&amp;nbsp;à Cuba&amp;nbsp;» pour avoir la paix et avancer sur des choses qui étaient urgentes hier. Elle ne se prive pas d'un petit brin de causette à la pharmacie avec Christine, ou avec Bel Air et Stevenson, ou encore au cuisine. Elle aime bien aussi jouer avec les petits en les faisant rigoler. Mais, ça ne dure malheureusement pas longtemps. Trop de chose à faire, à régler… Sans parler de ceux qui passent qui n'étaient pas prévus. Trop souvent des habitants qui viennent chercher de l'aide, d'autre fois les réunions avec la commune ou bien la visite de clients des deux hôtels de l'île. Et le soir, elle est toujours là, au milieu des enfants pour préparer le jus de fruit ou faire réchauffer le repas. Toujours avec le même enthousiasme, avec la même énergie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Très honnêtement, elle est impressionnante. Je crois savoir où elle va puiser autant d'énergie mais je ne pensais pas que ça en donnait tant, ce que j'avais vu jusqu'à maintenant dans le genre ne m'avait pas vraiment convaincu. Plus sérieusement, je crois qu'avec Flora, j'ai rencontré quelqu'un qui avait véritablement la foi, la foi en Dieu bien sûr, mais surtout la foi en la vie avec une force énorme et pratiquement sans aucun doute. De ce personnage, qui a aussi quelques défauts, que je garde secret, c'est ce qu'il m'a le plus impressionné, cette foi en la vie, qu'il ne faut jamais désespéré. Et on en a eu encore la preuve ces dernières semaines. Alors qu'il n'y avait plus un sous en caisse, que deux enfants nous ont quitté, qu'un autre placé s'est fait renvoyé de l'endroit où il était et que le futur n'apparaissait pas vraiment rose, elle a juste dit «&amp;nbsp;bon je vais aller au Québec faire ma petite tournée sinon on ne finira pas l'année…&amp;nbsp;» Et puis, comme souvent dans les situations difficiles, des appels non attendus sont venu de tout côté pour des dons, des rencontres donnent des espoirs pour l'avenir, …Toujours avoir confiance, c'est ça la clés pour durer aussi longtemps dans une telle tâche. Merci beaucoup pour la leçon… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ps&amp;nbsp;: J'aurai pu vous parler aussi de Jean Luc et Magali et leurs deux pépettes, de Didier et Françoise de l'hôtel Port Morgan, accueillant toujours avec le sourire, de Doudou et Vilna, de Jakson, de Lifen, de Belle Brune, de Stevenson et de tout le personnel de l'orphelinat, de Serge l'informaticien niçois qui va amener internet à l'orphelinat, des amis Québécois, et de tant d'autres dont les rencontres ont ensoleillé mon séjour ici. Et puis évidemment les 50 enfants de l&amp;#39;orphelinat... Merci à tous…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1502453092536651777?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/1502453092536651777/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=1502453092536651777&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1502453092536651777'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1502453092536651777'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/05/je-reviendrai.html' title='Je reviendrai...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1114328859988871498</id><published>2007-04-28T02:47:00.001+01:00</published><updated>2007-04-28T02:47:11.219+01:00</updated><title type='text'>Heures Sup'</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un vendredi. J'étais en attente depuis une semaine d'une météo bénéfique pour ma traversée vers la Guadeloupe. La veille, Didier, qui s'occupe de l'hôtel Port Morgan, m'a dit qu'il y avait deux femmes de l'organisation gouvernementale américaine USAID à l'hôtel, qu'elles travaillaient sur la santé sur l'île et qu'il serait intéressant que je les rencontre pour parler de l'action de Flora depuis vingt ans et de ce que je pensais de l'état sanitaire de l'île. Nous avons donc fait une réunion le soir même, très constructive. A mon grand étonnement, ma petite expérience de l'île les a plus qu'intéresser notamment en ce qui concerne la prévention en mettant en place des récupérateurs d'eau de pluie, une vrai politique de nettoyage de l'île et de gestion des déchets ainsi que de la plantation d'arbres un peu partout. De même que l'action de Flora au niveau médicale depuis vingt ans (dispensaire, pharmacie, laboratoire, clinique mobile,…) les a bougrement intéressé. Leur projet, qui est déjà bien avancé, est d'augmenter l'offre de soins et la prévention partout sur l'île en développant le dispensaire d'Etat (elles travaillent évidemment avec le ministère de la Santé Haïtien) et en créant des antennes sur l'île ou en renforçant celles déjà existantes. Et ce n'est qu'un début, l'USAID, vous l'imaginez, est un monstre de moyen en tout genre et dans tous les domaines. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Rendez vous était pris pour le lendemain matin pour leur donner quelques coordonnées de personnes que j'ai croisé sur l'île pendant mon séjour. Leur programme était d'aller voir Flora mais je ne me voyais pas revenir à l'orphelinat d'autant que je ne voyais pas ce que je pouvais amené à une réunion médicale… Mais elles m'ont convaincu d'aller avec elles et l'infirmière du petit dispensaire privé de Cacoq. J'ai fini par accepter malgré ma crainte de renouveler l'expérience de dimanche dernier. Avec la vedette de l'hôtel, le trajet a été plus rapide qu'à pieds et nous sommes vite arrivés devant l'église du Père Esnaud. J'avoue que j'étais très heureux de revenir, de revoir une dernière fois, avant la prochaine, le village et l'orphelinat. Il s'avère que Michel, de Port au Prince, avait annoncé à Flora une heure auparavant que j'étais à présent parti… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La surprise a donc été complète à mon arrivée et l'accueil a été au top. J'ai adoré voir les visages de Stevenson, Danilio, Ti Paul que ceux de Robinson, Olgens, Joseph et Agathe qui jouaient dans l'avant cour. D'abord étonné puis avec un grand sourire. Ça fait vraiment très plaisirs. Et puis, nous sommes montés dans le lieu de vie. Tada, la première, a lancé un grand cri dans son fauteuil. Puis Sœur Flora est sortie du bureau où elle était en réunion avec Ronald, le comptable. Grand sourire aussi. Présentation, petit échange pour situer l'action de l'USAID et réunion tout de suite. Le temps est compté. Il faut faire vite pour avancer le plus possible.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je suis resté à l'écart en les laissant parler ensemble de choses que je connaissais pour rester avec les timounes. Après mon tour de bises aux handicapés, une porte s'est ouverte et la petite Yveline est apparue, étonnée elle aussi de me voir là et avec un visage qui rayonnait. Elle a fait quelques petits pas cabotins avant de me sauter dans les bras et de me serrer très fort tandis que les autres petits s'accrochaient comme d'habitude à mon short. On a fait le tour de l'orphelinat pour dire bonjour aux cuisinières et aux lavandières, avec de grand sourire partout. Quel bonheur&amp;nbsp;! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je me suis tout de même résolu à aller participer à la réunion qui devait atteindre son moment vraiment intéressant. J'ai laissé ma petite troupe devant la porte et en avant pour le travail. Flora finissait son exposé sur ce qu'elle avait fait et faisait sur l'île. Restait à parler d'avenir. Et les premières décisions ont été prises tout de suite. J'aime les gens efficaces comme ça. Ça ne tergiverse pas. Ça comprend vite. Ça synthèse vite. Ça décide vite. Ça agit vite. Pas de blabla des résultats… Principal résultat et pas des moindres, les deux laboratoires vont fusionner et la laborantine de l'orphelinat va être intégrée à l'équipe du dispensaire. Fin de réunion, les deux Haïtiennes de l'USAID partent vers le dispensaire d'Etat continuer à travailler. Avec Flora et Ronald, nous voyons tout ce dont on n'avait pas eu le temps de parler avant mon départ, au calme et avec le sourire. Parrainages, travaux, devis, projets, voyages,… Tout est rapidement vue. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Betty, jardinière à l'école de Flora et pensionnaire de l'orphelinat, vient me voir pour me dire qu'elle a déjà passé du temps avec les enfants à la Kay Timounes Yo. Danilio, que Michel a embauché pour Canober et l'entretien de l'orphelinat, va mieux (il est gravement malade mais est bien soigné) et a déjà pas mal bossé dans l'orphelinat. La machine à laver à pédale de Michel est en route. Stevenson masse les handicapés comme je lui ai montré. Djinmsli, Ti kado, Ti France et Wilmy me demandent qu'on aille ensemble jouer à la Kay Timounes Yo. Il est des fois où on sait que l'énergie dépensée n'a pas été inutile. Ça aussi, c'est bon. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je prends du temps pour aller parler avec Tada qui me fait faire d'abord un tour du centre de vie pour montrer qu'elle marche de mieux en mieux. Je lui dis que je vais revenir, que Stevenson va bien s'occuper d'elle et que peut-être elle marchera seule quand je reviendrai… Yveline me retrouve. Elle ne veut pas jouer. Juste rester blottie à mon cou. Mais l'heure du départ arrive. Celui-ci, c'est le vrai. J'explique à Yveline. Elle ferme son visage. Flora lui dit qu'elles vont m'accompagner jusqu'à la porte. Olgens, Robinson et Jonathan sont du petit voyage. Tout le monde s'arrête au portail. Yveline s'assoit. Elle a l'air vraiment triste. J'essaye de la faire sourire. Seules quelques chatouilles la dérident un peu. Je fais plein de salut avec les mains jusqu'à ce que le chemin me cache de leur vue. Cette fois, c'est bien fini. Au moins pour ce passage. Demain, je pars. La météo est bonne. Ce passage m'a rasséréné. J'avais une impression d'inachevé, je ne sais pourquoi…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Un refrain de Yannick Noah trotte dans ma tête «&amp;nbsp;Dans ma tête, et sur mes bras, dans ma vie, vous êtes là, dans ma tête, et sur mes bras, c'est là que vous êtes, vous êtes dans et sur mes bras… Au parchemin de ma peau, gravé à l'encre d'amour, j'ai paraphé le plus beau et ce qui restera toujours…&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Deux femmes bougrement efficaces à l'USAID, une femme à la tête de l'orphelinat, … Je suis de plus en plus persuadé que l'avenir passe plus par les femmes plutôt que par d'affreux machos avides de pouvoir et bouffis d'orgueil. Pensez-y dimanche prochain…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Bonne mer…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1114328859988871498?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/1114328859988871498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=1114328859988871498&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1114328859988871498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1114328859988871498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/heures-sup.html' title='Heures Sup&apos;'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-5536867925188664974</id><published>2007-04-25T14:55:00.001+01:00</published><updated>2007-04-25T14:55:22.852+01:00</updated><title type='text'>Dernier jour...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Des dimanches, il y en a toutes les semaines. Mais celui-ci restera longtemps gravé dans ma mémoire. Le 22/04/07... Je m'étais levé à l'aube. Beaucoup plus tôt que d'habitude. Flora partait aux Cayes par le bateau de 7h. Je ne voulais pas la rater pour lui dire au revoir… Je lui ai dit bonjour mais pour l'au revoir, le temps de faire deux-trois trucs avec les enfants et elle s'était déjà envolée. Je la soupçonne de ne pas aimer les au revoir… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La semaine avait été chargée. Les dernières semaines sont toujours chargées. Nous avons fait la dernière sortie avec Grand Citron Vert sur l'île de Caye à l'Eau, une belle sortie pleine de petit bonheur. On a vu tous les salariés de l'orphelinat pour leur faire des horaires et les recadrer un peu plus afin que les travaux soient fait dans les temps. On a rédigé des définitions de tâches. Avec Michel, nous avons fait le tour de l'orphelinat pour recenser les travaux à réaliser, et ils sont nombreux. J'ai essayé de les chiffrer pour trouver des fonds plus tard. J'ai terminé et aménagé la «&amp;nbsp;Kay Timounes Yo&amp;nbsp;», un espace que pour les enfants où ils pourront jouer et dessiner. J'ai finalisé les parrainages, aux moins ceux que j'ai reçus. Cérèze, l'une des premières handicapées que Flora a recueilli, nous a quitté par un beau matin ensoleillé. La petite de Biad, le porteur d'eau, est partie aussi un autre matin. Raymond est venu me voir en me disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Timoune li mourri&amp;nbsp;». La douleur de Biad et de sa femme étaiet insupportable. Michel a disparu un matin sans prévenir. Cela faisait une semaine qu'il était sur le départ en attente d'un appel pour finaliser une adoption à Port au Prince. Je suis allé plusieurs fois à la citadelle, profiter encore de ce beau spectacle et respirer l'île.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis il y avait les timounes qui savaient bien que je partais bientôt, qui se collaient de plus en plus souvent, qui ne me quittaient presque plus pour certains. Ceux qui ont été parrainé voulaient finir leur lettre ou leur dessin pour leur parrain ou marraine. Agathe qui me demandait que j'aille la coucher dès 7h, avant manger (&amp;nbsp;!) pour être sûre d'avoir son bisou d'avant dormir. Yveline et Robinson qui me guettait dès leur réveil. Dunol qui venait me réveiller. Claudanise et Ti France, à qui un malfaisant involontaire a fait croire que j'allais les adopter, qui ne comprenait pas pourquoi je ne le faisais pas. Etienne qui me demandait si il fallait commencé à monter les pierres à la citadelle pour ma maison. Tada qui me demandait trois fois par jour de marcher avec moi. Ti Jacques qui me serrait fort, fort.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Puis est venu le dernier soir. Ce jour-là, j'avais essayé d'être encore plus attentif qu'à l'habitude, passer moins de temps à respirer pour moi dans ma chambre. Je me suis assis sur la première marche du grand escalier. Agathe est venu s'asseoir sur mes genoux profitant du bain d'Yveline pour prendre la place enfin libre. Claudanise et Djimsli se sont assis à côté de moi. Ti France devant. Derrière Ti kado et Joanne rigolaient ensemble. Dunol était un peu plus bas. Ils m'ont demandé de les emmener avec moi sur le bateau, en Martinique ou ailleurs, c'était pas grave. Alors je leur ai expliqué que non, que je repartais seul, que je reviendrai certainement un jour, que je ne les oublierai pas. Comment je pourrai… Et puis on est resté là, silencieux sous les étoiles et le croissant de lune. Robinson et Yveline nous ont rejoint et se sont serrés contre moi. Même la cloche pour le dîner ne les a pas fait bouger, alors qu'à l'habitude… J'ai fait le mouvement moi-même avec difficulté. Après le repas, j'ai participé à la prière et leur ai souhaité une dernière fois de faire des beaux rêves.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain, ils ont mis du temps à se préparer pour partir à la messe. Il a fallu que je les pousse. Ils voulaient rester un peu avec moi. Ceux qui n'y allaient pas ne me quittaient pas bien que je voulais être au calme pour finir les derniers papiers pour Flora et lui écrire une longue lettre, bilan de mon passage ici. J'ai rangé ma chambre. A la fin de la messe, ils sont tous venus. Nous sommes allé planter le pied mango, que j'avais acheté à Camp Perrin, au fond du jardin en lui demandant de grandir vite pour donner des beaux fruits aux timounes. Puis, on a tous ensemble transférer les quelques jouets, les crayons de couleur et le papier dans la «&amp;nbsp;Kay Timounes Yo&amp;nbsp;» dans un autre étonnant. Une fois tout rassemblé dans leur nouvel endroit, Dunol a commencé a chanter des «&amp;nbsp;merci Patrick&amp;nbsp;» et des «&amp;nbsp;allélua&amp;nbsp;» repris par tous en dansant et en levant les bras au ciel, avec des sourires grands comme ça… Est-ce que je pouvais imaginer plus belle conclusion&amp;nbsp;? Pour le coup, après avoir tout ranger, je les ai laissé tout déranger pour profiter de leur lieu pleinement pour la première fois. J'ai pris mon repas, seul en l'absence de Flora. Enfin seul… Robinson et Yveline était près de moi, la tête sur mes cuisses… Dunol n'arrêtait pas de passer devant la porte du réfectoire ne faisant des grimaces… Je n'ai pas fait de sieste, contrairement à mon habitude mais je me suis allongé dans un coin à même la terre. Très entourés mais dans le calme. J'ai pris mon sac, suis monté au centre de vie. J'ai dit au revoir à Bellebrune et Lisa qui s'occupaient des handicapés, puis à Stevenson qui faisait une petite pause en haut de l'escalier. Un petit tour aux cuisines faire la bise à Mirta et Yves Rose. J'ai glissé 150 gourdes à Mirta pour qu'elle achète une poule à Dunol en surprise. Et puis j'ai pris le chemin de la sortie. Robinson et Yveline qui n'avait pas vraiment compris que je partais tenaient mon sac très fort, sentant bien que quelque chose de pas normal se passait. Robinson a vite lâché mais Yveline est resté accroché. Nous sommes passés à côté du parc sous le grand manguier. Tada, quand je lui ai fait une grosse bise émue, m'a regardé avec un regard d'incompréhension qui m'a terrifié. Je me suis retrouvé seul avec Yveline qui ne décrochait pas. Elle m'a regardé avec son grand sourire malin en me demandant si on allait au bateau. Je lui ai répondu que j'y allais seul. Elle m'a regardé sans comprendre puis s'est jeté à terre en pleurant très fort. Je n'ai pas eu le courage de la prendre dans mes bras pour la consoler et je suis parti en me retournant une seule fois, les yeux humides…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je ne sais pas quel chemin j'ai pris mais je me suis perdu. L'orage grondait à l'horizon. Marcher, marcher vite pour ne pas se laisser rattraper par l'orage ou les souvenirs, ou les deux. Les premières gouttes sont tombées doucement, bientôt transformées en un grand déluge. Je me suis abrité dans une maison inhabité le temps que ça passe. Je suis resté là longtemps à regarder la pluie en laissant glissées les idées dans ma tête. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je ne vous oublierai pas timounes yo…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-5536867925188664974?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/5536867925188664974/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=5536867925188664974&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/5536867925188664974'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/5536867925188664974'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/dernier-jour.html' title='Dernier jour...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-3119379383663382700</id><published>2007-04-24T21:59:00.001+01:00</published><updated>2007-04-24T21:59:38.907+01:00</updated><title type='text'>Riches rencontres</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Cela faisait plusieurs jours que les pluies tropicales inondaient l'île. Profitant d'une grosse accalmie, Michel me proposa d'aller dire au-revoir à l'ami québécois Fat et de faire le tour des jardins communautaires de Soulette et Grand Barrière. L'air était encore humide. La terre grasse se collait à nos pieds. Une odeur chaude et profonde émanait du sol. Les feuilles des arbres laissaient de temps à autre des gouttes tombées pour nous rafraîchir. La plage de Grand Sable s'était ouverte par endroit pour laisser le trop plein d'eau du marigot s'évacuer nous obligeant à traverser des estuaires éphémères. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après un bonjour à Jean-Pierre à Canober, nous avons entamé la montée glissante jusqu'à la kay de Fat au-dessus d'une petite falaise tombant dans la mer. Fat était là à terminer ses préparatif pour retourner dans son Québec chéri et fermer sa maison. Nous avons retrouvé là, Ludger, l'agronome haïtien qui conseille les deux jardins parrainés par Fat et Michel.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Adieu à Fat et départ pour Soulette pour voir et photographier le premier jardin. Les pluies, si elles ont bien arrosées les cultures, ont aussi provoqué ravinage et inondations. Le terrain a bien résisté dans l'ensemble. L'architecture des cultures et les quelques arbres présents certainement. Nous faisons le tour des cultures sur environ un hectare. Tomate, manioc, choux, potimarron, poivron, carotte, patate douce,… Tout pousse doucement mais surement sous les soins de Ludger et de Junior, l'un des responsables du jardin. On prend les photos de ce qu'on donné les graines données par l'ONG Kokopelli à Michel et on repart vers l'orphelinat. L'après midi, nous sommes allé vers Grand Barrière. Là le terrain, plus exposé, a plus souffert des pluies. Nombre de petites pousses se sont retrouvées en aval, au point le plus bas du terrain. Du travail à refaire ou à oublier… Ludger nous explique que l'idéal serait qu'il y ait des arbres autour du terrain pour retenir la terre. Des arbres… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quelques jours plus tard, nous partons avec Michel sur la grande terre. Il veut me faire le tour des points stratégiques et des relations qu'il s'est tissé pendant ses quatorze années ici. D'abord, l'école-centre des métiers-orphelinat du Père Marc. Une grosse machine destinée à recueillir et remettre sur le chemin les enfants des rues&amp;nbsp;: 550 enfants en trois lieux, 127 salariés. Des hectares de cultures à une demi heure des Cayes. Les enfants sont bien encadrés et réunis en petit village suivant leur âge. Très intéressant. Nous sommes loin de l'orphelinat St François… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En fin d'après midi, nous rejoignons René, le mari haïtien de Myriam, ancienne volontaire à l'orphelinat, pour nous diriger à Torbek où il habite tous les deux avec leur trois enfants. Myriam a transféré l'école qu'elle avait créée à Canober, sur l'île, ici en début d'année. J'avoue que j'étais impatient de cette rencontre. Depuis le début de mon séjour, Michel, Flora et tous ceux qui m'ont contacté par mail, me parlaient de Myriam. Je n'ai pas été déçu. Après la visite de la petite école en bord de route, nous avons longuement parlé autour de la table de leur maison. Beaucoup de l'orphelinat, de son organisation, de l'école, des enfants, des projets,… une soirée riche qui nous a fait du bien à tous. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A l'aube, nous quittons Torbek pour aller à Camp Perrin à une trentaine de kilomètre à l'intérieur, au pied des montagnes. Là bas, se nichent une pépinière monté par un Irlandais. Je dois y acheter le Manguier que je veux planter à l'orphelinat. On fait le tour des plantations. On choisit le manguier. Puis on part en balade après une halte dans la grande bambouseraie que tapissent aussi de vieux avocatiers. Sérénité. Nous nous arrêtons chacun près d'un arbre, peut être pour lui parler, pour lui puiser un peu de son énergie, pour nous rasséréner… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Puis, Michel m'emmène le long d'un canal ruisselant, vieux de la colonie française. Jusqu'à l'atelier école monté par un Belge il y a une vingtaine d'année. Il n'est malheureusement pas là. On se retrouve bientôt au milieu de grosses machines outils avec de gros bruits de ferraille. Après le calme de la bambouseraie, le contraste est fort… Mais l'installation est impressionnante. Pendant tout le chemin, Michel me raconte de nombreuses et belles histoires qu'il a vécu ici, avec un petit peu d'amertume dans la voix. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous retrouvons les Cayes d'où Michel rejoint Madame Bernard, tandis que je profite du bateau de l'hôtel pour revenir à Cacoq. A bord, il y a Yvan, un Suisse rencontré deux jours auparavant à l'orphelinat qui se repose à Port Morgan. Yvan a travaillé pendant plus de quinze ans pour le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU. Il connaît le système humanitaire par cœur. Je le questionne, lui demande nombre de précisions. Il raconte, explique patiemment. Nous parlerons ainsi longtemps dans le bateau puis au bar de l'hôtel. Encore une rencontre très riche.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je peux rejoindre l'orphelinat riche de nouvelles connaissances, de nouvelles réponses, de nouveaux projets qui se profilent tout doucement dans la tête.&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Je sais ces derniers temps, je n'ai pas été très bavard. C'est que mes derniers jours à l'orphelinat ont été encore plus occupés qu'à l'habitude et je n'ai pris que très peu de temps pour aller au bateau et donc écrire. Je vais essayer de combler le retard avant de partir vers les petites Antilles. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-3119379383663382700?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/3119379383663382700/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=3119379383663382700&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/3119379383663382700'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/3119379383663382700'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/riches-rencontres.html' title='Riches rencontres'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-723879787851266683</id><published>2007-04-16T14:13:00.001+01:00</published><updated>2007-04-16T14:13:49.233+01:00</updated><title type='text'>En dehors de l'orphelinat...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche et on m'a laissé ce petit mot… «&amp;nbsp;Moi, je suis une petite fille de deux ans et demi qui vit chez Sœur Flora avec plein d'enfants avec qui ont fait plein de trucs toute la journée. On rigole bien surtout. On mange les mango et les amandes qui tombent des arbres. On joue avec les plus grands qui nous prennent quelques fois pour des poupées, mais on se défend. On rigole avec les handicapés qui sont super sympas avec leur grand sourire (enfin certains). Et puis Sœur Flora est toujours au petit soin. Elle nous fait des grimaces, joue un peu et puis elle nous donne des sucreries aussi. Ça c'est chouette. Des fois, il y a un blanc qui vient vivre avec nous et qui est très gentil et qui nous fait jouer ou dessiner. Bref, c'est la belle vie… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais aujourd'hui, il y a eu un truc pas comme d'habitude. Les grands m'ont dit qu'on allait en bateau. Ils m'ont demandé si je voulais y aller. J'ai dit oui sans savoir… J'aurai peut être du me renseigner avant. Enfin, je sais pas comment… Mais j'aurai peut être du. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ça a commencé après le repas du midi. Les grands avaient enlevé leurs beaux habits de la messe et ils étaient tout excités. Il y a eu Michel et Patrick qui ont dit «&amp;nbsp;on y va timoune yo&amp;nbsp;». Moi j'ai suivi. D'abord, la mains dans celle de Shilove pour aller dans la rue. Je la connais un peu la rue mais en fait que les quelques mètres autour de l'orphelinat. Quand j'ai vu comment elle était grande la rue, je suis monté sur le dos de Valentine. C'est moins fatigant. J'ai beau trottiné toute la journée. J'ai que deux ans et demi et des petites jambes… Et puis là ça descend avec des crevasses de partout. Il y avait plein de gens que je ne connaissais pas tout autour. ET puis on est arrivé dans une espèce de grand champ avec des maisons partout et une grosse, blanche et verte (je connais les couleurs…) avec derrière une grande étendue avec plein de miroir dessus qui sont jolis. Mais ça à l'air de bouger beaucoup… Et puis on est allé dans un grand couloir mais sans mur et avec de l'eau partout autour. On m'a mis dans une machine orange qui bougeait. Il y avait Tada à côté de moi (Tada, c'est ma copine qui est dans un siège et avec qui je rigole beaucoup à l'orphelinat) et puis les autres autour qui rigolait. Moi je m'inquiétai. J'ai pas l'habitude que ça bouge comme ça. Patrick avait beau essayé de me faire rire. Moi, je rigolais pas. J'avais un peu peur je crois. Je ne sais pas si ça allait me plaire le bateau. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On est arrivé assez vite sur une grande machine qui était aussi sur l'eau. Il y avait un trou en dessous. L'eau bougeait dans tous les sens en faisant beaucoup de bruit. Je savais pas trop ce qu'il fallait faire. Enfin, on faisait pour moi alors ça allait. Les autres rigolaient et criaient dans tous les sens mais toujours pas moi. Je regardais et j'essayais de voir s'il n'y avait pas trop de risque quand même. Bon, ça me rassurait quand même de voir les autres rigoler.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Patrick a pris un grand jouet rond dans ses mains mais sans le faire bouger de trop. Ça pas l'air trop rigolo comme jeu. J'étais toujours assis à côté de Tada qui rigolait comme jamais. Toujours pas moi. Claudanise et Valentine chantaient mais j'arrivai pas à me concentrer sur la chanson. C'était bizarre tout autour de moi. On était sur une espèce de plate forme qui bougeait. La maison blanche et verte devenait de plus en plus petite. On a croisé ce que je crois être des bateaux avec des grands draps blancs dessus. Et puis, Patrick m'a pris dans ses bras et puis il a marché sur la plate forme jusqu'à un endroit où il y avait un grand trou avec un filet. Il m'a expliqué plein de truc mais en Français. J'ai pas tout compris mais ça m'a un peu rassuré qu'il me raconte des histoires et qu'il me montre plein de chose et surtout qu'on pouvait jouer là-dessus. Il y avait de l'eau partout autour de la plate forme (il parait que c'est le bateau de Patrick. Je sais pas ce qu'il fait avec. Il est un peu bizarre lui aussi non&amp;nbsp;?). On a croisé un autre bateau tout près avec des gens dessus qui nous ont fait salut. Alors j'ai fait salut mais toujours pas avec le sourire. Je l'ai facile mais là, il était coincé. Je sais pas pourquoi. Mais il était bien coincé. Il s'est un peu décoincé quand on a fait des acrobaties avec Patrick mais il partait tout de suite après. Tada, elle rigolait toujours et de plus en plus. Ça m'énervait un peu mais c'était finalement bien. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Patrick m'a ramené derrière. Et puis on est arrivé sur crêpe blanche avec des arbres en plein milieu de l'eau. Bizarre encore. Là on m'a mis toute nue (ça j'aime bien) et puis on m'a remis dans le truc orange avec tous les autres pour aller sur la crêpe. Là c'était encore plus bizarre. Michel m'a mis par terre sur le blanc. C'était tout mouillé et ça grattait les pieds. Les autres se vautraient la dedans, complètement fou. Ça doit gratter partout ça. Bon, on s'est mis toutes les deux avec Tada qui riaient toujours et puis Michel qui me lançait de l'eau pour me faire rire mais j'aimais pas trop ça et puis c'est salé pas comme les bains dans la bassine de l'orphelinat avec Bellebrune qui me fait des caresses. Je me suis assis parce que debout c'est fatigant et pof, je me suis pris plein d'eau plein de sel dans la tête. Je me suis remis debout et loin de l'eau pour que ça recommence. Il y avait aussi Agathe et Wilmi qui rigolait en se roulant dans l'eau et le truc blanc. Elles sont plus grande mais un peu fofolle là. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Patrick est arrivée par l'eau en flottant. Il est vraiment bizarre. Il a essayer de me faire rire mais ça avait du mal à venir. Il m'a pris dans ses bras. Ça j'aime bien. Mais pour m'emmener dans l'eau. Encore… Bon, en fait c'était pas mal parce que je me suis habitué un peu mais dès que j'en avais dans la tête j'aimais pas. J'avais peur de tomber alors je m'agrippais très fort. Et puis l'autre, il essayait de me détacher pour m'allonger dans l'eau. Non mais ça va pas&amp;nbsp;? Allez on retourne sur le truc blanc. Ça gratte mais au moins on a pas d'eau dans les yeux. Ça gratte les yeux l'eau plein de sel. Avec Tada et Raymond, ils faisaient un gros tas de truc blanc qui gratte. J'ai un peu fait mais je trouvai pas ça très rigolo alors que Tada et Raymond, ils avaient l'air d'adorer. Bon, j'attendais debout en les regardant. Je souriais de temps en temps histoire de leur dire que j'étais avec eux mais j'étais ailleurs. Je me demandais plein de trucs dans ma tête&amp;nbsp;: qu'est ce que c'est que tout ça qui n'est pas pareil que chez Flora&amp;nbsp;? Et puis autant de l'eau&amp;nbsp;? Et puis le truc blanc qu'ils me mettent quelques fois sur les cuisses ou dans le dos en riant bêtement&amp;nbsp;? Bon, je me demandais, c'est tout. J'avais pas peur. Je pleurai pas. Je me demandai, c'est tout… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Au bout d'un moment eu froid. C'est bizarre aussi le froid. D'habitude, j'ai chaud, tout le temps. Là j'avais froid avec le vent. On est reparti sur le truc orange vers la grande plate forme. Là on m'a mis une grande serviette autour de moi. J'étais à côté de Raymond et de Tada. J'ai mangé un gâteau. Tout allait mieux et j'ai commencé à rigoler vraiment. Ouf&amp;nbsp;! J'avais peur que ça ne revienne pas… Il y avait de la musique alors on a un peu dansé avec Wilmi et Agathe en rigolant. On s'est de nouveau éloigné de la crêpe pour avoir de l'eau tout autour de nous. Patrick m'a de nouveau emmené mais cette fois là où il y avait plein de trous avec la mer en dessous. Lui, il avait l'air tranquille. Olgins qui était à côté de lui aussi. Moi j'avais un peu peur et j'ai préféré m'asseoir sur lui. Je voulais pas tomber par les trous. Il y avait un grand drap au dessus de nous. C'était beau mais j'avais toujours un peu peur.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On est retourné à l'arrière. Patrick à rejouer avec son gros jouet pas drôle. On m'a remis ma robe puis sur le truc orange. Et enfin, j'ai pu marcher sur quelque chose qui ne bougeait pas. On est remonté chez Flora sur le dos de Tamara cette fois. J'ai retrouvé Flora avec un grand sourire. Bellebrune m'a baigné avec de l'eau sans sel et en me faisant des caresses avec du savon. On a mangé. C'était bien. J'ai pas attendu la prière (c'est rigolo la prière on est tous ensemble en rond et on chante…). J'ai été dormir tout de suite et puis j'ai rêvé tout plein. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Demain, tout ça, je vais le raconter aux copains avec leur couche&amp;nbsp;: Robinson, Bruno, Jonathan, Robertson. On va essayer de comprendre tout ce que j'ai vu. Et puis on ira manger des amandes et des mango…&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: j'aurai pu vous parler d'une balade sur la grande terre à rencontrer plein de gens intéressants et des lieux étonnant, d'une autre balade avec Michel et un agronome haïtien plein de volonté pour faire pousser plein de chose sur l'île à Vache, de réunions avec Flora et Ronald le comptable pour essayer de mettre les comptes au clair, d'une journée de peinture pour que l'île aux Timounes soit prête avant mon départ… Peut être une autre fois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et Le Pen, il en est où&amp;nbsp;? Bonne votation&amp;nbsp;! Je suis un bon citoyen, j'ai mon voteur en France, merci Lolo.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-723879787851266683?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/723879787851266683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=723879787851266683&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/723879787851266683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/723879787851266683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/en-dehors-de-lorphelinat.html' title='En dehors de l&apos;orphelinat...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-9086364590966072943</id><published>2007-04-10T14:01:00.001+01:00</published><updated>2007-04-10T14:01:58.604+01:00</updated><title type='text'>Osny</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Osny&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un jeudi. J'avais demandé à Osny, 18 ans, pensionnaire de l'orphelinat depuis ses trois ans et aujourd'hui étudiant aux Cayes, de m'écrire son parcours à l'orphelinat. Il m'a apporté son texte samedi. Il m'a beaucoup touché. Je lui ai demandé si je pouvais le partagé avec vous. Il a accepté plein de fierté et d'émotion dans les yeux. Osny va aussi s'occuper de rédiger un petit journal pour envoyer des nouvelles régulières de l'orphelinat à tous les donateurs et aux anciens volontaires. Bonne lecture… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;Le passé est peut-être tout ce qu'on a laissé derrière nous. C'est peut être aussi le présent qui s'efface à petit pas. Moi, voici mon passé. Ces souvenirs enfouis et peut être oubliés dans un coin de ma mémoire… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mon arrivée au centre Saint-François s'est réalisée de façon imprévue. Je devais avoir trois ans. Dans la soirée, j'étais chez ma mère, j'ai fait une crise (je suis trépanocytaire de naissance). Ma mère n'avait pas les médicaments qui pouvaient arrêter ma crise. Et moi, j'ai pleuré toute la nuit. Je hurlais même&amp;nbsp;! A l'aube, à l'heure où mes sœurs s'en allaient à l'école, j'ai été conduit à l'hôpital. L'hôpital, c'était le centre Saint François. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Dix minutes après mon arrivée, j'étais alité, un soluté au bras. Ce rituel continuera toute ma vie&amp;nbsp;: le lit et le soluté…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'est ce matin là que j'ai vu Sœur Flora pour la première fois. Elle avait quelque chose en elle qui captait l'attention. Peut être la petite croix qu'elle portait au cou. Mais ce dont je me souviens était encore plus frappant&amp;nbsp;: sa façon de sourire derrière ses petites lunettes de verre, un sourire rassurant. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La seringue en main, elle disait en souriant «&amp;nbsp;tu vas voir, ça ne va pas faire mal et dans deux minutes, ce sera fini&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Deux minutes plus tard, c'était terminé mais la piqure faisait quand même mal. Puis elle m'a apporté un verre de lait et quelques comprimés à avaler avec. Ensuite, j'ai du dormir. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Au réveil je n'avais presque plus mal. J'ai remarqué quelque chose de bizarre&amp;nbsp;: une valise bourrée d'affaire était à mes pieds. Je me suis dit que c'était pour ma mère. Ce n'est que plus tard que j'ai compris que c'était ma valise. Quand ma mère m'expliqua qu'elle allait partir et que je resterai pour toujours avec la sœur… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;Mais non&amp;nbsp;! Tu ne peux pas me faire ça&amp;nbsp;?&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;C'est pour ton bien mon enfant. Quand tu seras grand, je viendrai te chercher…&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai cru en cet «&amp;nbsp;je viendrai te chercher&amp;nbsp;». A cet âge, on croit tout ce qu'on nous dit… A présent, je sais que c'est pour mon bien qu'elle n'est jamais revenue. Elle ne viendra jamais désormais. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le soluté terminé et avec la nuit approchante, Sœur Flora m'a fait déménager. J'ai quitté la salle d'urgence pour la chambre où je passerai sept ans de ma vie. J'avais un lit à côté de Junior. On ne se connaissait évidemment pas mais il me regardait d'une drôle de façon. J'ai passé toute la fin d'après midi jusqu'à l'heure du coucher dans mon lit. Les autres enfants jouaient dehors. Moi, j'étais encore trop malade et trop timide pour le faire. Je ne suis sorti qu'à l'heure du souper. Puis à l'heure de la grande prière du soir. Après j'ai eu du mal à m'endormir. Une page venait d'être tournée dans ma vie. Une page nouvelle se présentait. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La première semaine&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai eu du mal à m'habituer aux enfants, à m'adapter avec eux. J'étais comme un étranger parmi eux. Je pleurai à chaque fois que je pensais à mes parents, encore plus lorsque ma mère venait me voir. Au fond de moi était encré une petite nostalgie qui tardait à disparaître. Le souvenir de ma famille de sang était toujours en moi. Elle tardait à disparaître. Elle ne disparaitra jamais. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Tout d'abord, j'ai eu droit à une semaine de repos après mes crises. J'en profitais pour lire et étudier. Le matin, tous les autres enfants s'en allaient à l'école. Moi, je restais à l'orphelinat pour récupérer ce que j'avais perdu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La première semaine, j'ai connu des enfants comme Toto, Robinson, Junior… Robinson était aussi maladif que moi, sauf que moi, je l'étais beaucoup plus. Toto, lui, me faisait peur. Junior était marrant et on l'appelait «&amp;nbsp;gros zorey&amp;nbsp;»…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une chose m'a beaucoup surprise la première semaine&amp;nbsp;: la grosse cloche. C'est elle qui rêgle tout chez nous. L'heure du lever, de prier, de manger, de se réunir, d'étudier. Cette cloche doit avoir 25 ans aujourd'hui. Aujourd'hui, je me pose beaucoup de question à son sujet. Combien de repas j'ai pris grâce à elle&amp;nbsp;? Combien de fois m'a-t'elle tirée du sommeil&amp;nbsp;? Combien de fois nous a-t'elle réuni ensemble dans la prière&amp;nbsp;? Combien de fois nous a-t'elle réuni pour étudier&amp;nbsp;? Elle a assuré une bonne partie de mes études primaires. Grâce à elle, maintenant, je suis en phase terminale. Chaque matin, on se levait à 6 heures. Au son de la cloche, on pouvait dire adieu au sommeil. Sœur Flora passait dans les dortoirs pour réveiller ceux qui ont le sommeil plus lourd… Après on priait. Notre prière constituait à une série de dizaine de chapelet qu'on récitait et à des chants. Ensuite, on se disait «&amp;nbsp;bonne journée&amp;nbsp;». &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après, c'était la lutte pour se baigner. Les plus rapides arrivent toujours en premier sous la douche. Les plus lents n'avaient qu'à attendre leur tour… Ensuite, c'était madame Gladysse qui nous habillait. Elle nous donnait à chacun nos chemises, nos petits pantalons courts, nos slips, etc. Après il fallait se battre pour les chaussettes, pour essayer d'en avoir une paire. Puis venait l'heure de se peigner les cheveux. L'heure la plus redoutée de nous tous car nos cheveux étaient poivres et mme Gladysse ne perdait pas beaucoup de temps avec eux. A chaque fois qu'elle passait le peigne, c'était comme si on nous arrachait la tête. On faisait des grimaces en quantité. Mais comme toute peine mérite son secours, après c'était nos boite à lunch qui nous faisait sourire. On avait tous de lait, de pain et des petits bonbons. On devait normalement les manger à la récré mais les plus gourmands n'attendaient point cette heure… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'école Saint-François était à deux pas. «&amp;nbsp;Donc pas de raison d'être en retard&amp;nbsp;», disait Sœur Flora. Souvent, on était déjà dans la cour quand la petite cloche sonnait. A l'époque on avait pour directeur J-C Fanfan. Il était aussi notre superviseur à l'orphelinat. C'était un homme au regard pénétrant derrière ses petites lunettes. Maintenant, il est mort. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après le son de la cloche, on se mettait tous en rang par classe, le regard fixé au bicolore (le drapeau haïtien NDLR). Sur ordre de Fanfan, on faisait silence, puis on chantait la Dessalinienne (l'hymne haïtien NDLR)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pour ce pays, pour les ancêtres, marchons cuna&amp;nbsp;(maintenant)&amp;nbsp;». Le pays c'est Haïti, autrefois «&amp;nbsp;perle des Antilles&amp;nbsp;», aujourd'hui un pays en ruine, qui souffre énormément à cause de son passé. Les ancêtres sont ceux qui se sont battus pour nous donner la liberté. Aujourd'hui, on pense tous être libre, mais moi, je pense que la liberté, c'est pouvoir subvenir à ses propres besoins, sans l'aide d'autrui. Donc, pour moi, Haïti n'est pas libre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Arrivé en classe, le prof réclamait le silence et demandait de sortir nos livres. On avait des livres de Français, d'orthographe, de lecture, d'histoire, de géographie, de math, de science… Puis nos cahiers et nos crayons. Moi, j'aimais beaucoup les cours de Français, d'orthographe, de grammaire, de lecture, de géographie… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'école se terminait à 12h pour les plus petits et entre 13 et 14h pour les plus grands. La récré était la période la plus attendus de nous tous. C'est l'heure où l'on mangeait ce que l'on avait apporté, où l'on rigolait et où l'on jouait. Quand l'école se terminait, on était encore plus content que pendant la récré, tout souriant de retourner à l'orphelinat. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Avec ce même rituel, j'ai passé six ans à l'école St François, jusqu'à l'heure d'entrer en secondaire. J'ai passé six ans à être toujours premier de ma classe, six ans à être malade très souvent, six ans à apprendre à rire, à jouer et aussi six ans à pleurer, à gémir de douleur. J'étais le chouchou de tous les professeurs. Le chouchou intelligent et maladif… J'ai passé aussi six ans à lire Cendrillon, Petite Poucet, Blanche Neige, La Petite Sirène… J'ai passé six à adorer la lecture. Six ans à me demander en vain pourquoi je tombais malade à chaque fois que je me baignais dans la mer. Six ans aussi à détester la mer. Six ans à me trouver différent des autres, trop intelligent et trop maladif à la fois. Trop unique. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'est comme la fois où nous devions laver la citerne de l'école. Sœur Flora nous l'avait annoncé un vendredi soir. Nous étions très content car la citerne était à moitié pleine. On se disait qu'on allait pouvoir nous baigner avant de la laver. Le lendemain matin, après notre petite prière et après la douche, nous avons avalé en un temps record notre petit déjeuner. Ensuite, on sonna la cloche pour rassembler ceux qui étaient déjà partis jouer ailleurs. C'était Toto qui commandait notre troupe. On avait une pompe électrique pour faire remonter l'eau et des brosses pour frotter la citerne et enlever les limons. On supplia Toto pour qu'il nous laisse nous baigner avant. Comme il accepta, on a tous enlevé nos habits et, tout nu, on a sauté dans la citerne. C'était formidable&amp;nbsp;! L'eau nous arrivait presque jusqu'au cou. On riait. On se baignait… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais deux heures plus tard, j'étais le seul à être alité avec un soluté dans le bras. J'étais le seul à hurler de douleur. J'étais le seul à vomir tout ce que j'avalais. J'étais trop unique, trop maladif, trop différent… J'étais le seul à être comme je suis… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Très tôt, j'ai pris conscience des difficultés que j'aurai à croiser le long de ma vie. J'ai su que je n'étais pas comme les autres et cette différence me fera beaucoup souffrir. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;Pourquoi Dieu m'a-t'il créé ainsi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», me questionnais-je en vain. Pourquoi suis-je différent des autres&amp;nbsp;? Pourquoi suis-je toujours premier en classe, mais dernier en santé&amp;nbsp;? Plusieurs fois, je me suis dit que c'était mieux de ne pas être trop intelligent que d'avoir à souffrir toute ne vie d'une maladie incurable. Je ne dis pas que, si j'avais le choix, je changerais de cadre, je choisirai d'être en santé plutôt que d'être intelligent. Mais les voies du Seigneur sont impénétrables, celle du destin aussi. Le Destin est mon seul soulagement. Bien que je l'ignore complètement, je me dis que si Dieu m'a créé ainsi c'est peut-être pour me confié une mission à accomplir dans sa vie. Je me dis que la mienne doit être spéciale. «&amp;nbsp;C'est pour vous que la terre porte ses fruits&amp;nbsp;», écrit K. Gibra &lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;n dans son livre. Mais moi, qu'apporterai-je à demain, à Saint-François, à Haïti&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le centre St-François reçoit non seulement les orphelins, mais aussi els handicapés physiques et mentaux. Ce sont des jeunes qui dépendent totalement des autres. Il faut les baigner, les changer, les nourrir, et les déplacer. A l'orphelinat, quand j'étais gosse, on avait tous un handicapé à qui donner à manger puis à boire. Sœur Flora nous disait souvent de bien soigner les handicapés et de les respecter car c'est une chance que l'on ne soit pas à leur place et que l'on ne sait pas de quoi demain sera fait. Quand elle parle comme ça,je me rappelle toujours de cette partie de la bible où Jésus dit à ses disciples&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On vous mesureras de la mesure dont vous avez mesurez les autres.&amp;nbsp;» Quand un handicapés meurt, pour Sœur Flora, c'est un petit Saint qui est parti au cieux nous préparer une place tout près de Dieu, et qui peut nous aider à trouver des faveurs dans le royaume céleste. Comme dit la Bible&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Laissez venir à moi les enfants, le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemble.&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les handicapés ne sont pas libre physiquement mais mentalement, je crois qu'il le sont. A en juger leur regard, on peut voir qu'ils ont faim, peur, soif, où qu'ils sont contents. Je crois que les handicapés ont une capacité à endurer la souffrance que nous n'avons pas, nous les «&amp;nbsp;normaux&amp;nbsp;». Ils ont quelque chose de mystérieux. Une sorte d'esprit propre à eux. Une façon de regarder, de voir, d'être content ou fâché. Ils sont peut-être plus heureux que nous dans leurs fauteuils&amp;nbsp;? Eux, ils se contentent de vivre l'instant. Nous, on vit avec des objectifs, des projets. Ils ne s'inquiètent pas de la guerre en Irak, ni de l'heure qui passe. Ils se contentent de fermer les yeux la nuit et de les ouvrir le matin. Nous, nous avons trop peur. Peur de l'heure qui passe, peur des autres,peur de nous-même. Peur de demain qu'on ne connaît pas. Nous avons trop peur. Nous voulons trop souvent éviter à tout prix l'inévitable. Nous voulons trop souvent éviter la mort. Pourtant, ce demain qui nous fait peur, fait partie de notre vie, de nous-mêmes. D'où la preuve que nous avons trop peur de nous-même car le choc est à la fois la vie et la mort. Il porte les deux en lui comme une mère porte dans ses bras ses deux enfants. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les handicapés eux ont la chance de ne pas avoir peur de la mort et c'est ce qui les rend unique et différent de nous. Ils y en a qui se disent malheureux sans savoir qu'il existe des plus malheureux qu'eux, mais à l'exemple des handicapés, je constate que les plus malheureux ne se plaignent jamais. D'un côté, ils sont aussi les plus bienheureux, pas dans le sens matériel du mot, mais dans le sens naturel.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Il y en a aussi qui sont heureux de voir les autres heureux. C'est le cas de Sœur Flora. Ces gens là ont un objectif à atteindre&amp;nbsp;: rendre les autres heureux en sacrifiant leur vie. Leur bonheur se trouve dans le sourire de l'autre. Ces gens là aussi sont des bienheureux&amp;nbsp;! Mais, ces gens ne sont pas nombreux. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je vais terminé avec cette phrase&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Heureux ceux qui rendent les autres heureux, la vie les récompensera.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La vie est tout ce que l'on a, tout ce que l'on n'a pas, tout ce que l'on possède, tout ce que l'on ne possède pas, mais qu'on rencontre chez les autres.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-9086364590966072943?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/9086364590966072943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=9086364590966072943&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/9086364590966072943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/9086364590966072943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/osny.html' title='Osny'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-581148476575300746</id><published>2007-04-05T00:07:00.001+01:00</published><updated>2007-04-05T00:07:24.549+01:00</updated><title type='text'>Des p'tites balades pour des vacances</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un samedi. Mon premier samedi à l'orphelinat. Les enfants étaient en vacances depuis une semaine à s'occuper comme ils peuvent dans et hors l'orphelinat. J'ai décidé d'emmener le gros de la troupe à la découverte de l'île avec comme but la plage de la Hatte pour une petite baignade. Les petits nous ont regardés partir avec envie et déception mais je me voyais mal les porter au retour voire dès l'aller… Michel nous accompagne et joue à merveille sont rôle de chef de bande. En tête de la colonne, il entonne chant sur chant mettant de l'entrain à notre petit groupe (une vingtaine tout de même…). Pour la majorité, c'est la première fois qu'il sorte de l'orphelinat et de Madame Bernard. Découverte de tout ce que l'on voyait depuis la citadelle la veille&amp;nbsp;: les mangroves, les grands pieds mangos, les petites maisons qui s'étale de temps à autres sur les mornes et le long des chemins. Petit arrêt devant une truie qui donnait à manger à ses petits. Un coucou à Jocelin qui vient travailler de temps en temps avec les ébénistes de l'orphelinat pour profiter de l'électricité. Michel en a profité pour remplir d'enfant le cercueil que Jocelin était en train de finir, le tout dans des grands éclats de rire.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis, au bout du chemin, la plage avec ses petites vagues. En moins de cinq minutes, les enfants sont déshabillés, beaucoup complètement (si Flora voyait ça…), et courent dans l'eau. Grande rigolade générale, jeu de ballon, brève leçon de natation, arrosage en chaîne… Ti Cado, de son prénom Nicolas, qui revient de Port au Prince où il était en attente de départ en France pour une adoption qui se prolongeait trop pour des raisons administratives, nous fait une démonstration de toute sa malice et de sa curiosité. Encore mouillé, il se roule dans le sable et vient me voir en me disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;moi aussi je suis blanc…&amp;nbsp;»&amp;nbsp;. Evidemment les autres enchaînent voyant que ça nous fait rire et l'on se retrouve avec une bande de petit blanc rigolard. Mais bien vite, chacun reprend son identité en plongeant de nouveau et en commençant des châteaux de sable avec passion. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous n'avions pas prévu de repas et nous devons bientôt reprendre le chemin inverse vers l'orphelinat mais non sans faire un pi stop chez la maman de Jocelin pour acheter quelques gâteaux… Assis sous un pied mango, chacun déguste ses biscuits. Sous la chaleur du soleil de midi et la longueur du chemin, les pauses sont nombreuses dès qu'il y a de l'ombre. C'est pas humain de marcher dans ce pays… Au détour d'un chemin et après une pause prolongée avec Michel et Wilmi, les timounes nous surprennent en sortant d'un buisson où ils s'étaient cachés, le tout avec des puissants «&amp;nbsp;hou&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» puis des éclats de rire magistraux.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Dernière côte, dernier virage et nous pénétrons dans l'enceinte de l'orphelinat par l'entrée béante du mur écroulé qui ne sera bientôt qu'un lointain souvenir. Chacun se précipite dans le réfectoire pour un verre d'eau salvateur puis sur leur assiette de riz-fève qu'il dévore. L'après midi a été plus calme et les siestes nombreuses… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain, ce fut le départ à la messe le grand évènement. La préparation est longue. Les beaux pantalons, les belles robes, les chemises neuves et repassées, et les coiffures longues à préparer pour les filles sont de rigueur… Chacun part en petit groupe vers l'église du Père Esnaud. D'un seul coup, c'est le grand calme dans l'orphelinat. Nous nous retrouvons à quatre adultes dans le lieu, avec les handicapés et les tout petits. C'est tranquille… Les timounes viennent avec moi faire des dessins devant ma chambre.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En fin d'après midi, après mon petit tour à la citadelle, on fait une partie de foot improvisée avec les «&amp;nbsp;moyens&amp;nbsp;» dans des grands éclats de rires. Après avoir compris comment contrer le talent et la fougue de James Li, on gagne par 7 à 6 grâce à tous les buts de Ti France qui rayonne de bonheur. Après le septième but, je décide moi-même de la fin du match sous les hués de l'équipe adverse. Il fait nuit. C'est normal d'arrêter, non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Deux jours plus tard, GCV a pris de nouveau le chemin de Madame Bernard pour une nouvelle journée à la plage. Découverte de Cacoq et de l'ouest de l'île, grandes rigolades, yeux plein de sourires, bonheurs partagés,… Il y a des fois, je me demande si ces enfants ne sont pas trop gâtés… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Alors la course effrénée à l'Elysée, ça se passe bien&amp;nbsp;? Si vous saviez ce que c'est bon d'être loin de cette agitation politico-médiatique…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-581148476575300746?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/581148476575300746/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=581148476575300746&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/581148476575300746'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/581148476575300746'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/des-ptites-balades-pour-des-vacances.html' title='Des p&apos;tites balades pour des vacances'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-3719506279245906903</id><published>2007-03-29T13:18:00.001+01:00</published><updated>2007-03-29T13:18:50.719+01:00</updated><title type='text'>Contraste, vous avez dit contraste ?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Le soir. Après la tombée de la nuit. J'étais sur le bateau d'à côté. Un First arrivé là deux semaines auparavant mais dont j'ai découvert les propriétaires seulement deux jours plus tôt. Un couple franco-brésilien. Renaud et Isabelle habite Port-au-Prince. Isabelle travaille à l'Ambassade du Brésil. Renaud l'a suit de poste en poste un peu partout dans la monde, et depuis peu, avec son bateau qu'il vient d'amener de Lisbonne par la mer. Ce deuxième apéritif à bord de Palatino permet de faire mieux connaissance. Surtout, Renaud me fait une proposition que je ne peux refuser. Il me demande de l'accompagner dans son convoyage vers Port-au-Prince le week end suivant. Une belle opportunité. Naviguer va m'aérer les neurones et les mettre en vacances de la vie à l'orphelinat. Voyager va me permettre de découvrir le vrai Haïti bien loin de l'île à Vache, même si les grandes lignes sont évidemment communes. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous partons donc à l'aube, le samedi suivant. Je n'ai pu me connecter sur internet pour envoyer mes textes hebdomadaires. Il devait en être ainsi. Aération complète des neurones… Première étape prévue&amp;nbsp;: Port Salut, juste derrière la Pointe à Gravots à une quinzaine de milles. Une petite ville bordée d'une longue langue de sable blanc et de cocotiers. Nous faisons une approche prudente devant le peu de fond puis un pi stop baignade autour du bateau encore sous grand-voile et sans ancre. La route est encore longue et nous la reprenons en pointant l'étrave vers le cap Tiburon, extrême ouest du pays, à 80 milles de la Jamaïque. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Discussions sur moult sujets ( la veille, Renaud m'avait fait un brillant exposé sur les situations au Brésil et en Haïti), lecture, manœuvres car le temps est changeant ou rêverie en regardant le paysage peuplée encore de gros pieds mangos (la déforestation ne serait-elle pas aussi importante qu'on le laisse croire&amp;nbsp;?). La nuit approche vite accompagné d'un superbe grain qui nettoie efficacement le bateau mais nous prive du coucher de soleil. On ne s'arrête pas pour la nuit. La côte sud n'est parait-il pas très sûre du fait des trafic de drogue venant de Jamaïque. Pas de témoins est le maître mots de ces commerçants illicites… Pourtant, à l'île à Vache, les chaloupes jamaïcaines arrive en plein jour et débarque la marchandise sous les yeux de tout le monde. Marijuana et cocaïne rejoigne le marché américain via la Grande Terre saint Domingue ou l'île de la Tortue au nord. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Avec la nuit et la pluie, le vent soutenu nous oblige à tirer des bords. J'avais oublié comment un voilier pouvait gîter quand il n'avait qu'une seule coque… Le petit matin nous voit loin de Jérémi que, pourtant, nous voulions apercevoir. On met le cap alors sur Pestel, petit village multicolore accroché aux pentes des montagnes au fin fond d'une baie protégée par une île et des barrières de corail. Nous croisons quelques pêcheurs, deux villages mais n'apercevons que de très loin les petites taches de couleurs. Sans carte précise et avec sagesse, Renaud ne veut s'aventurer plus loin. Nous pointons l'étrave vers la pointe orientale de l'île de la Gonave qui ferme la baie de Port-au-Prince. Le vent est faible. La navigation tranquille. Mais la pluie tropicale est plus que jamais là. Elle ne nous quittera qu'en deuxième moitié de nuit. A l'intérieur, je finis mon roman puis me plonge dans quelques magazines nautiques que je n'avais feuilleté depuis fort longtemps. Impressions bizarres d'un passé lointain… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Au milieu de la nuit, nous mouillons sur des haut fonds à un gros mille de Gonave, en plein milieu de l'eau. Nous plongeons avec ravissement dans les bras de Morphée bercés par un léger clapotis. Quelques heures plus tard, l'aube me tire de ma couchette. Je suis seul sur le pont. Le soleil levant se trouve une place entre les gros nuages pour colorer le décor. La mer est d'huile. Quelques pêcheurs essayent tant bien que mal d'avancer à la voile, d'autres ont choisis les avirons. Décidément, j'aime ces instants où l'on se réveille tranquillement face à ce spectacle merveilleux et magique. En regardant, je déguste mon chadec juteux. Renaud sort bientôt de sa cabine. Petit café. On relève l'ancre et on met le cap vers une marina dont on ne connaît qu'approximativement la position. Un coup de téléphone à un ami (savez-vous que malgré la situation du pays, il est une activité économique qui fonctionne à merveille&amp;nbsp;? La téléphonie mobile. Les antennes fleurissent partout et comme chez nous les opérateurs savent rendre indispensable cet outil avec des prix vraiment mini. On mange mal mais on se téléphone…) nous déroute de notre but. L'endroit est à l'abandon et plus très sûr. L'ami en question nous conseille d'appeler une connaissance à lui qui a un mouillage devant chez lui. Au bout de quelques heures de moteur, nous arrivons devant la maison sans prétention de Hervé. Le bateau est amarré à un gros corps mort, en sécurité. Les présentations se font devant une bière. Hervé est franco-québécois. Il est arrivé en Haïti il y a 21 ans. Aujourd'hui, il s'occupe d'une entreprise de gardiennage qui travaille dans tout le pays. Personnage sympathique, loin des préjugés que l'on pourrait avoir du responsable d'une telle entreprise, il retape un voilier en acier de quinze mètres sur ber juste devant chez lui. Dans quelques semaines la mise à l'eau… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après le repas, on a rejoint la capitale à une heure en voiture. La route longe la cote qui suit les reliefs désertifiés totalement. Dire qu'ici c'était il y a des dizaines d'année de la forêt tropicale. Il n'y a plus rien, que la terre rouge orangé et de la caillasse. Après l'abatage des arbres, le soleil et la pluie on fait leur travail. Tout est sec et raviné. C'est très impressionnant. Les villages que l'on traverse se ressemble&amp;nbsp;: kays en béton et toit de tôle, poubelles au bord des rues, marché permanent sur les trottoirs. De temps en temps, on voit des blindés et des soldats de l'ONU, venu pacifier le pays. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On rentre dans Port au Prince. Des bouchons, un grouillement de la population partout, les petits commerces tout le long des rues. L'économie se passe ici, dans la rue. Rien n'est officiel. On ne s'attarde pas. Renaud et moi sommes fatigués et l'on prend la route des hauteurs. Comme dans de nombreuses villes, les quartiers aisés sont sur les hauteurs. Pétionville est la banlieue chic de Port au Prince. Ici, les grandes villas avec piscine dominent. Elles sont quelquefois surveillées par des gardiens en armes. C'est ici aussi que prône au sommet du morne l'hôtel de luxe qui accueille les cadres des missions de l'ONU ou les acteurs des ONG. On croise de partout les gros 4X4 de l'ONU, de Médecin du Monde ou de la Croix Rouge. Malgré tout, les bidonvilles gagnent. Les pentes trop abruptes pour y installer les belles maisons sont de plus en plus colonisées par les pauvres, un peu comme à Rio sauf qu'ici les maisons sont en parpaing et tôle et pas en bois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La maison d'Isabelle et Renaud n'est pas la moins agréable&amp;nbsp;: grand jardin arboré, piscine, vastes pièces aérées. Nous sommes dans un autre monde… Le soir, nous irons dîné dans un des restaurants en vue de Pétionville, avec Ronald un collègue d'Isabelle qui me sidère par sa connaissance de l'histoire européenne. Les autres clients viennent de l'ONU et d'ONG. Les plats libanais sont délicieux, la pina colada aussi. Ça me change du réfectoire de l'orphelinat… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une longue nuit réparatrice clôturée par mon chi kong dans le jardin et une petite conversation avec un vieil arbre. Le plein d'énergie. D'ici, on domine tout Port au Prince et la baie. On pourrait presque voir le bateau s'il n'y avait cette brume. Petit déjeuner en terrasse puis nous partons pour la visite de Port au Prince. D'abord, Renaud va s'inquiéter de la santé de la cuisinière de la maison. On pénètre dans un de ces quartier populaire qui ont été construit il y a moins de deux ans sur les coteaux non stabilisés de Pétionville. Le support de construction y est un mélange de détritus et de terre. Je n'ose imaginer ce que toutes ces habitations relativement confortables deviendront au prochain passage de cyclone ou de gros front pluvieux. Une belle catastrophe en perspective. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Descente en ville. La cohue désorganisée est partout. On croit retrouver les traces de fastes passés sur les façades de maison. Il y a des poubelles partout dans les rues malgré un service de nettoyage remit en place par l'ONU. Il y a des hommes en arme un peu partout. Il y a quelques mois, certains quartiers étaient impénétrables. Le Champ de Mars, le monument non terminé du bicentenaire de l'indépendance, le palais présidentiel, les ministères côtoient la misère en quelques mètres. C'est vraiment marquant. On s'arrête à la cathédrale où des peintres naïfs se sont occupés de la décoration. Des scènes bibliques, comme à la chapelle Sixtine, tapissent les murs mais à la manière naïve. J'ai adoré, surtout les apôtres noirs… Petit tour sur le port où face aux quelques cargos qui viennent encore ici, s'étend un immense marché où tout ce qui descend des bateaux se vend. L'odeur est impressionnante et repoussante. Les amas de poubelles aussi. Mais la vie est là. Toujours dans la rue. Toutes les activités s'y rejoignent&amp;nbsp;: petits commerces, ébénisterie, vente de pneu ou autre, garage pour véhicules… Rien n'est officiel. Tout est sous terrain. L'économie d'Haïti n'existe pas parce qu'elle n'est pas connue et recensée. Nous allons manger dans le restaurant mythique de Port au Prince, l'hôtel Olofsson, lieu d'action d'un roman de Graham Greene qui s'y installait souvent. C'est un haut lieu de la culture vaudou aussi… Le tout Port au Prince s'y côtoie. En tout cas, le punch y est fort bien dosé. Cela fait déjà quelques mois que je n'avais consommé autant d'alcool… L'après midi est dédiée aux hauteurs pour terminer par la visite à un couple d'antiquaires belges fort sympathique installés là depuis 25 ans. Leur maison relativement modeste est souvent le lieu de rendez-vous de nombre de francophone de Pétionville. La journée se termine à la maison par un dîné tranquille. J'avoue que mon passage en Haïti aurait été frustré sans ce passage à Port au Prince. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain à l'aube, Denis le chauffeur m'emmène prendre mon bus pour Les Cayes près du port. J'embarque. Le chauffeur attend que le bus soit plein comme dans beaucoup d'autre pays. Nous longeons quelques bidonvilles. Les lits des rivières sont jonchés de toute sorte de détritus qui vont se déverser dans la mer à quelques centaines de mètres. Régulièrement les courts d'eau sont curetés pour éviter trop d'inondation. La route longe la mer avec les mêmes décors pendant des kilomètres. Puis vient la campagne, les arbres, les cultures et quelques bourgs. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Dans le bus il fait chaud, très chaud. C'est aussi très inconfortable mais l'on s'y fait. Nous sommes tous serrés sur les banquettes. La route est truffée de nids de poule. Le chauffeur fait du slalom. Nous grimpons bientôt. La mer disparaît. Les mornes sont de nouveau boisés. Les champs bien cultivés. On croise quelques rizières, des bananeraies. C'est rassérénant. Je m'endors quelque peu. La route est encore longue et les heures de sommeil ont été réduites. Nous retrouvons la mer après le passage d'un petit col. La Caraïbe. Celle de l'île à Vache. On descend vers la côte puis nous remontons pour atteindre enfin Les Cayes. J'ai plaisirs à retrouver la ville. Moto taxi. Débarcadère. Il me paraît presque propre après Port au Prince… Embarquement. L'île à Vache n'est plus qu'à une heure. J'ai grand plaisir à retrouver sa douceur… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS je n'ai aucune photo de Port au Prince ni du convoyage. Désolé…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;IL n'est pas trop tard pour parrainer un enfant de l'île à Vache ou financer la reconstruction du mur d'enceinte… Bien au contraire. Pour les peureux, le compte sur lequel se font les virements est au nom de Sœur Flora et les fonds sont ensuite viré régulièrement sur son compte à la Sogébank ici en  Haïti.C'est donc du direct. De même, l'association l'Ile aux enfants d'Haïti créée par Anthony, le premier pensionnaire de Flora, et Céline, sa femme, peut être le support de vos dons. Merci encore aux quelques qui ont parrainer et à ceux qui ont financer les 12 premier % du mur… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-3719506279245906903?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/3719506279245906903/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=3719506279245906903&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/3719506279245906903'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/3719506279245906903'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/contraste-vous-avez-dit-contraste.html' title='Contraste, vous avez dit contraste ?'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-5277303455386141867</id><published>2007-03-28T20:45:00.001+01:00</published><updated>2007-03-28T20:45:53.321+01:00</updated><title type='text'>Un doute...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un lundi. Exceptionnellement, je rejoignais l'orphelinat ce matin là plutôt que la veille comme à mon habitude. L'envie de rester&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &amp;nbsp; &lt;/span&gt;tout le dimanche tranquille certainement. La journée s'annonçait belle mais je n'étais pas dans des dispositions d'esprit aussi claire qu'à l'habitude. Le réveil avait été un peu nuageux. Je m'étais levé en doutant et mon doute s'agrandissait en même temps que le soleil montait.. A l'origine de ce doute, somme toute désagréable, la demande de parrainages pour les enfants et de fond pour ce mur qui , je le souhaite plus que jamais, sera bientôt en cours d'érection. Plus que le peu de réponses qui me paraît normal, c'est la réponse d'un ami très cher, que j'écoute toujours beaucoup et qui m'a répondu par la négative. La raison avancée était qu'il ne voyait pas pourquoi il le ferait aujourd'hui alors qu'il n'en avait jamais éprouvé l'envie auparavant, que sous prétexte que ce soit moi qui envoyait la demande, il fallait dire oui… Il ajoutait que sa réaction était peut-être très égoïste mais que c'était ainsi… S'investissant beaucoup par ailleurs et dans des actions directement utile pour améliorer la vie dans notre beau pays, je lui répondais que je comprenais (même sans ça j'aurai compris d'ailleurs…) et que, au fond, mon action, quelque part, était aussi égoïste, puisque tout cela me fait avancer intérieurement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'échange avait fait du chemin après deux jours et je ressentais ce matin là un malaise qui allait grandissant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pourquoi, effectivement, donner de l'argent à l'orphelinat de Flora plus qu'à tout autre au monde, plus qu'à toute autre action dite humanitaire à travers le monde&amp;nbsp;? Simplement par ma présence ici&amp;nbsp;? Simplement, parce que je le demandais&amp;nbsp;? En quoi ma présence ici suffit à ce que l'action de Flora soit juste &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;et mérite l'aide de ceux que je connais&amp;nbsp;? D'ailleurs cette action l'était-elle juste&amp;nbsp;? Après tout, comme toute action envers les autres, qu'ils soient déshérités ou non, l'action de Flora peut être discutable dans la motivation première, dans les méthodes et forcément dans les résultats. Quant à mon rôle ici, quelques rangements, certes utiles mais qui ne dureront peut-être pas, un peu d'énergie pour amener quelques moyens en plus et mettre en mouvement certaines choses, du temps et de l'amour pour des timounes en demande et qui le rendent au centuple. Rien de bien glorieux finalement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Plus j'avançais sur le chemin de l'orphelinat, plus ces doutes m'envahissaient sans trouver de réponses. Je fis une petite pause au marché de Madame Bernard pour l'achat de mes chadecs et de quelques mangues pour les timounes et j'abordais la côte menant à l'orphelinat avec l'humeur un peu sombre. Les premiers échanges de mots avec Michel me plongeaient encore plus profondément dans le noir. Il n'était pas en meilleure disposition que moi et s'inquiétait encore et toujours sur l'avenir du programme de bain de Canobert. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis arrivèrent une bande de joyeux sexagénaires Québécois habitués de l'île, dont Jean-Pierre qui prête le terrain de l'ajoupa à Canobert et chez qui j'aime bien faire une petite pause lors de mes aller retour Madame Bernard Cacoq, et Richard, sourcier dont Michel m'avait parlé. On discute longuement de chose et d'autre dans l'atelier de Michel, mais surtout du puit qui est en train d'être creusé pour alimenter le nouveau bâtiment en construction. Et là, je découvre un Richard qui ne se pose pas de questions sur le fait de savoir si il est bon ou non de creuser des puits ici ou ailleurs en Haïti, comme dans la belle province d'ailleurs. Il le fait, et plutôt bien, parce que la vie l'a mené à la fois en Haïti et à découvrir, grâce à son ouverture au monde, des filets d'eau souterrain. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je sentais le cercle infernal dans lequel mon cerveau s'embourbait depuis le matin, s'atténuer peu à peu. L'entrée dans le lieu de vie avec quelques vivats d'enfants suivis de gros câlins sourire l'effaça presque. Mais il fallut mon passage à la citadelle en fin d'après midi pour effacer tout ombre de doute et m'ancrer encore plus dans mes certitudes quant au bien fondé de ma présence et de mon action ici. Si je suis ici, c'est que le chemin de la vie m'y a mené, certainement pour agir comme j'y agis, avec l'imperfection normal et logique de toute action. Mais, surtout, ce chemin m'ayant mené ici dans cet orphelinat, cette action devait se faire avec le plus de cœur et d'efficacité possible. Evidemment mon égo prend énormément à agir ainsi mais je crois que je donne aussi énormément et que tout ce qui est donné n'est jamais vraiment perdu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Alors à la question et à la réponse qui m'ont fait douté, bénéfiquement (comme d'ailleurs tous les doutes que ce redoutable personnage me met régulièrement en tête…), je répondrai&amp;nbsp;: d'abord que ce n'est pas parce que l'on a jamais parrainé d'enfants que l'on ne doit pas le faire aujourd'hui et que c'est l'occasion qui fait le larron&amp;nbsp;; ensuite, oui, le fait que ce soit moi qui demande les parrainages, ce devrait suffire pour vous engager si vous en avez envie., au moins avec la confiance que notre amitié devrait induire. Le circuit de l'argent, l'efficacité de son utilisation (en terme de pourcentage d'utilisation réelle) est sans aucun problème beaucoup plus efficace que nombre de grande ONG dont une partie de l'argent plus ou moins importante s'envole dans le luxe de repas ou de chambre d'hôtel hors de prix… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis qu'importe&amp;nbsp;! Je suis ici. J'essaye de faire ce que je peux, de mon mieux, en m'investissant le plus possible pour ne pas avoir de regret parce que je ne recommencerais peut-être pas et que de toute façon demain il sera trop tard. J'ai souvent été du côté des beaux parleurs, de ceux qui savent ce qu'il faut faire en restant dans leur fauteuil. Aujourd'hui, la réalité &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;est là avec ses imperfections, avec les imperfections des êtres, avec les imperfections des cultures, avec les imperfections des actions, et il faut faire avec si l'on veut avancer. En essayant d'améliorer un tant soit peu mais avec… En agissant, en apportant sa petite pierre à l'édifice parce que les idées s'améliorent confrontées à la réalité. Et puis si chacun agit ainsi, au quotidien, pour essayer d'améliorer le monde et bien je crois que le monde sera meilleur demain… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Le soir de ce jour bénit, nous sommes allé avec Michel manger chez les joyeux Québécois. Et on a bien ri. On est allé aussi faire un tour en mer sur GCV deux jours plus tard et c'était pas mal non plus. Et puis le sourcier m'a appris à parler avec les arbres… Alors là c'est le summum… Méci anpil&amp;nbsp;! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-5277303455386141867?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/5277303455386141867/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=5277303455386141867&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/5277303455386141867'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/5277303455386141867'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/un-doute.html' title='Un doute...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-2246395998580698672</id><published>2007-03-17T21:33:00.001+01:00</published><updated>2007-03-17T21:33:48.264+01:00</updated><title type='text'>Des courses aux Cayes</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un jeudi. Pour construire des étagères destinées à accueillir carton de dons en tout genre et surtout que cette profusion de fatras occidental soit un minimum ranger pour pouvoir être utilisé, nous partions pour Les Cayes, Saint Hubert, Petit Bonhomme, deux pensionnaires de Flora apprentis en menuiserie/ébénisterie, et moi. Pour revenir avec le matériel, une chaloupe a été affrétée par l'orphelinat à mes frais. Mais, problème de donneur d'ordre, la chaloupe n'est pas assez grande pour ramener les blocs (parpaings), planches et ciment. Pas grave, la chaloupe sert à faire traverser quelques personnes dont Michel, Captain Jean qui va faire quelques courses, Madillon, le directeur de l'école, des frères et deux femmes qui s'occupe de l'association des femmes de l'île à Vache. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'arrivée aux Cayes est toujours aussi folklorique avec ce tas d'immondices toujours aussi ragoûtant. Petit passage à l'évêché pour voir s'il y a du courrier puis direction la banque pour pourvoir payer nos achats. Petit Bonhomme (1,85m, on a le surnom qu'on peut) m'attend sur le trottoir pendant que Saint Hubert est déjà à la menuiserie. Je sors avec mes grosses liasses dans les poches de mon bermuda. Un peu plus d'un an de salaire pour un Haïtien. Je ne suis pas forcément très fier et le serait encore moins quand il faudra sortir les liasses tout à l'heure. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On retrouve Saint Hubert à une première menuiserie où il est aller chercher des planches pour faire un cercueil pour un timoun puis on se dirige vers le Lycée professionnel pour acheter notre bois. Traversée de rues rendues boueuses par un énorme orage qui a éclaté la veille au soir. De la citadelle, où j'étais pour méditer comme souvent en fin d'après midi, c'était vraiment très beau. Mais le résultat est là. Mes claquettes collent au sol et je n'ose pas me balader pieds nus tant toute sorte de chose gisent dans la boue. On accède enfin au Lycée. Choix des planches et négociations sous le soleil brûlant. On trouve tout ce qu'on veut au bon prix. Les planches seront découpées et rabotées pour le lendemain matin. Saint Hubert les récupérera ainsi que le reste de l'approvisionnement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Reste les blocs. Les fabricants sont dans la banlieue des Cayes. On prend deux mob taxis. Sur l'une, Saint Hubert et moi. Sur l'autre Petit Bonhomme. En parcourant ces rues que je découvre, j'ai l'impression de voir un autres pays qui vit différemment. Un peu comme quand on passe du Lot à Paris… C'est chouette et mes yeux regarde partout me faisant oublier les zig zag de notre pilote entre les piétons, les vélos et les quelques voitures. Premier essais, rupture de stock. Ça construit dur aux Cayes. On continue sur le grand boulevard goudronné (le seul que j'ai vu jusqu'à présent) et très encombré puis on s'engage vers un quartier résidentiel. De belles maisons sont en cours de construction. Cela contraste avec les petites maisons délabrées du centre ville. Le fabricant de blocs est installé au milieu d'une vingtaine de maison. Ça réduit les frais de port… On choisit les blocs. Je paye. Tout sera au débarcadère le lendemain matin à 8h. On retourne en centre ville pour récupérer du ciment pour l'orphelinat et des planches de contreplaqué pour des lits… A une heure tout est fini. J'invite les gars à venir boire un Coca (et oui…) dans le bar chic de la ville. Ils sont contents et fiers.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On laisse Saint Hubert et on rejoint le débarcadère où nous attendent Captain Jean, les frères et Osny, un des protégés de Flora qui étudie aux Cayes. Le retour n'est pas facile pour moi. Je digère mal le Coca que je n'ai jamais aimé. Mais, bon, ça passe vite et mes tripes n'ont fait qu'une bouchée de cette boisson infecte et symbolique de l'impérialisme. Heureusement, Flora m'a fait gardé un peu de riz avec de la sauce. Ça me remet tout d'équerre. Je retrouve ma chambre pour un petit dormi. Claudanise et &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;James Li m'attendent pour peindre. C'est cool. «&amp;nbsp;Allez, pas trop de bruit les timoun et ad 'taleur&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Après Didier à l'hôtel Port Morgan et Michel, qui me voyait bien en repreneur de relais pour être volontaire à mi temps pour les 10 années à venir, c'est Flora qui m'a dit que je ne pourrai pas faire autrement de revenir pour continuer ce que j'ai commencé… Et puis,il y a eu Etienne et Dunol qui chacun leur tour, voyant que j'aimais bien la citadelle, ce morne d'où l'on domine toute l'île, m'ont suggéré de construire une grande kay ici où je viendrai habiter et où ils pourraient venir quand ils voudraient… J'ai pas dit oui, j'ai pas dit non. J'ai dit c'est la vie qui décidera. Juste pour dire que je reste un peu avec eux, j'ai décidé de planté un arbre là haut, sur le morne pelé avant que d'autres viennent le rejoindre. Et puis, je m'attelle à faire bien ce que j'ai engagé pour ce séjour. Après, c'est un autre jour… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Rien à voir mais aller faire un petit tour par là… &lt;b&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"&gt; &lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://www.programme-bayrou.org/" target="_blank"&gt;&lt;span&gt;&lt;font color="#800080"&gt;http://www.programme-bayrou.org&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; C'est amusant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-2246395998580698672?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/2246395998580698672/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=2246395998580698672&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/2246395998580698672'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/2246395998580698672'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/des-courses-aux-cayes.html' title='Des courses aux Cayes'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-6425225036818551138</id><published>2007-03-17T03:26:00.000+01:00</published><updated>2007-03-17T21:00:09.765+01:00</updated><title type='text'>Le canote à Lifen</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;C'était un dimanche. J'avais bien dormi. En voyant le ciel bleu, la lumière encore dorée, le sourire me vint tout seul, comme souvent…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Grand Citron Vert était calme et se réveillait tranquillement en se mouvant autour de son ancre. Intérieurement, je savais que nous n'allions pas travailler pour l'hôtel. Mais qu'importe. Cela me laissait du temps pour écrire, peindre ou autre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Après le petit déjeuner, Lifen est venu avec un grand sourire. C'était le grand jour pour lui. Il avait fini de faire coudre ses voiles. Son mât était gréé sur son canote. Il l'avait essayé la veille. Mais, aujourd'hui, il voulait m'emmener… Quand j'eu la confirmation de l'hôtel, le sourire de Lifen redoubla. Qu'importe les 100 dollars Haïtien qui s'envolait avec la nouvelle, la navigation avec moi sur son canote était plus importante. « Je viens te chercher à 11h missié Patrick » « Patrick Lifen, siouplé, Patrick sans Missié » &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;11h pétante, le canote s'amarre à GCV. Je ne suis pas à bord. Didier, à l'hôtel, m'entretien du fait que je pourrai m'installer là, dans la petite kay près de la plage, qu'il lui faudrait un mec comme moi, mais en indépendant, pour organiser les loisirs des clients : voile, cheval, plongée… « Et puis, tu pourrais organiser des courses de bâtiments pays pour les locaux. Ça ferait de l'animation entre les villages… » J'y penserai… Tout en sachant très bien qu'organiser les loisirs de quelques nantis qui viennent prendre le soleil et oublier Port au Prince dans ce bel endroit ne m'intéresse nullement voire me rebute profondément. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Lifen m'attend. C'est beaucoup plus important. Son grand fils est là avec lui. Le canote fait autour de six mètre. La coque, tout en bois, est en V et s'évase jusqu'à l'arrière pour devenir presque plate. L'immense grand-voile est à poste tenu par son long gui (la bôme) et son pic, les deux en bambou. Le fils déroule le foc. Lifen borde la grand voile avec l'écoute que je lui ai donné la semaine passée. Pas de poulie. L'écoute passe dans un trou dans le tableau arrière. Quand il y a peu de pression, le frottement suffit au blocage. Quand l'air rentre, il fait un nouvel aller-retour sur le gui et bloque l'écoute par une bande su l'écoute même… J'ai eu un instant envie de lui donner des solutions pour facilité le système. Mais, ça marche tellement bien que je me tais. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;On sort de la biae. Cap vers la grande terre. Il y a à peine dix nœuds. On glisse tranquille. Bien sûr, un voilier serait sidéré de la forme de la grand voile neuve avec tous ses plis partout. Mais la encore, ça marche et plutôt pas mal. On remonte bien au près. Au rappel passif, je savoure ; Quel bonheur de pouvoir naviguer local avec un capitaine fier, simple et compétent, bien loin du marin timoré qui travaille sur GCV. La journée est belle. Nous sommes presque les seuls sur ces eaux habituellement si pleines de voile. Tout est calme. Ça glisse en douceur. La vie vous réserve de beaux moments parfois. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Lifen commande son fils pour larguer une ligne. Le vent rentre un peu. On ballaste avec des sacs de sable. Je fais un peu de rappel comme en dériveur pour le fun et me rappeler mes jeunes années en 420. Le vent n'est pas encore assez fort pour faire contrepoids en s'appuyant sur les avirons complètement à l'extérieur du bateau. Je laisse mon esprit gambader. C'est bon. L'orphelinat est bien loin. Ce sont de nouvelles joies, très différentes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Lifen me tire de mes rêveries pour me confier la barre. Je m'installe sur le petit pont arrière. La barre est équilibrée. Le cap est stable. Un vrai bonheur. On remonte vers le petit îlot Permontois. Lifen est concentré sur sa ligne. Son fils me regarde un peu étonné de voir un blanc avec un grand chapeau de paille prendre du plaisir sur le bateau de noir de son père. Décidément le monde n'est pas comme celui que l'on lui a écrit à l'école. On vire de bord pour rentrer déjà. Mais le petit déjeuner est déjà loin. Je leur propose qu'après l'arrivée, on se fasse une grande plâtrée de riz avec des œufs et des tomates. On est au travers. La canote file bien. Les sourires sont sur nos visages. Je m'amuse à la barre et profite du petit tirant d'eau pour raser le gros rocher qui marque l'entrée de la baie de Cacoq. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;L'eau est turquoise. La mer plate. Le sillage du bateau s'éloigne rapidement. Un petit et un dernier souffle nous emmène jusqu'à la petite pointe qui ferme le trou à cyclone où GCV est mouillé. Petite remontée au près en deux bords. J'apprête la manœuvre d'accostage en prenant garde aux risées. L'étrave vient mourir à quelques centimètres de la jupe. Je ne suis pas peu fier de la manœuvre… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Pendant que je fais cuire le riz et notre petit frichti improvisé, Lifen et son fils range les voiles. Mes deux invités apprécient ma cuisine et ne laisse rien de ce qu'il y avait dans la casserole. Ils me quittent après notre petite conversation digestive. Une petite sieste et je vais préparer mon sac pour ma semaine à l'orphelinat. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Meci anpil Lifen, des moments comme ça, aussi simple et intense, ça ne s'oublient pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;PS : Merci pour tous les mails que j'ai reçu pour les parrainages d'enfants et le financement des travaux du mur. Je sais que vous avez beaucoup de choses à faire, pleins de choses à penser. Mais, si pour les parrainages, rien ne presse (enfin tout est relatif), il n'en est pas de même pour le mur. Il y en a pour trois semaines au moins de travaux et j'aimerai bien qu'ils commencent (est-ce raisonnable de rêver à ce qu'il soit fini ?) avant mon départ dans la deuxième moitié du mois d'avril. Si vous avez quelques velléité pour apporter votre obole. Merci de me le faire savoir très vite. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-6425225036818551138?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/6425225036818551138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=6425225036818551138&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/6425225036818551138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/6425225036818551138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/le-canote-lifen.html' title='Le canote à Lifen'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-6113253814913145520</id><published>2007-03-11T22:22:00.001+01:00</published><updated>2007-03-11T22:22:50.849+01:00</updated><title type='text'>Je suis amoureux !</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je suis amoureux&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Vous vous en doutiez&amp;nbsp;? Pourtant je suis la discrétion même. Il y a bien quelques allusions de ci de là dans les textes. Une joie de vivre toujours plus grande. Encore plus de facilité à donner. Ben voilà, maintenant, vous savez pourquoi. Amoureux… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un mercredi. Dès qu'elle m'a vu, elle a fait un grand sourire et m'est tombé dans les bras. Littéralement. J'avoue que ça ne m'était jamais arrivé aussi brusquement. Evidemment, au moment où je m'y attendais le moins. Celui où on se dit que l'amour, il va falloir se le mettre pour quelques mois dans la poche. Mais non. Elle m'a vu du fond de l'endroit où je venais d'entrée. Elle a fait un grand sourire comme si elle attendait depuis longtemps. Et elle a traversé l'endroit en courant pour me sauter au coup. J'ai répondu à l'étreinte évidemment. Je ne suis pas du genre à laisser passer ça. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Au début, je me suis dit que c'était passager, juste l'histoire de quelques heures parce que ça fait longtemps. Qu'elle en voulait à mon pseudo argent, à ma situation de blanc pour qui tout est facile. Alors je suis parti sans rien dire mais sachant que je reviendrai quelques jours plus tard. Je pensais que ça allait se calmer, que ça allait passer. Mais pas du tout.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Quelques jours plus tard, même scénario. J'entre, grand sourire, course, saut au cou. Impressionnant&amp;nbsp;! Alors je m'y suis installé dans ces grands sourires, dans cette tendresse quotidienne et sans retenues. Avec un grand plaisir. Bien sûr vous allez trouver qu'elle est très jeune pour moi. Vous avez peut être raison. Quel âge&amp;nbsp;? En fait, je ne sais pas exactement. Elle est jeune, c'est certain. Trop, je ne sais pas. Peut-on être trop jeune ou trop vieux&amp;nbsp;? On a l'âge qu'on a, non&amp;nbsp;? Après on en fait ce qu'on peut et ce qu'on veut de son âge. Soit on estime que c'est vieux et on joue au vieux, soit on estime que c'est trop jeune et on fait celui à qui ce n'est pas sa faute, soit on estime que c'est son âge et qu'on en profite au mieux pour être bien là où on est… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Bon c'est vrai que la différence d'âge est vraiment très importante. Que dans notre bonne société, c'est à peine admis. Et encore par les plus ouverts… Mais moi, là, je n'ai pas pu résister. Il y avait trop d'élan dans tout ça, trop d'évidence. Il ne faut pas aller trop contre ce que la vie vous offre. Sinon, après, la vie, elle ne veut plus rien vous donner. Et puis, je ne trahis personne. On ne m'attend nulle part. Du moins, je le crois. Sinon, évidemment, je me serai abstenu. Donc voilà. Je suis amoureux. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Quel bonheur&amp;nbsp;! On voit la vie sous un autre visage. Déjà, j'aimais bien, mais là, hou&amp;nbsp;! C'est vraiment très bon. Les feuilles des arbres déjà très vertes sont presque fluorescentes. La mer a des reflets que je ne lui avais jamais vu. Le ciel est d'une limpidité cristalline. Les personnes que je croise sont toutes sympathiques. Même les chiens aboyeurs ont le sourire… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Comment elle s'appelle&amp;nbsp;? Aïe&amp;nbsp;! Vous savez dans ce pays, ils ont de drôles de prénom. Souvent plusieurs même. Je cherche… Est-ce que ça pourrait être Cassandre –Yveline – Agathe –Wilnie – Valentine – Claudanise – Ester – Dana – Béata – Manouska – Ylen&amp;nbsp;? Vous croyez que c'est possible&amp;nbsp;? C'est trop pour une seule personne. Pourtant c'est tout ce que j'ai retenu.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Bon d'accord elles sont plusieurs et de plein d'âges différents. Mais elles savent très bien faire les yeux doux et venir prendre leur calin. Enfin, pour les plus petites. Les plus grandes, je suis plus en retenu. Evidemment… Il y en à deux qui se verrait bien repartir avec Grand Citron Vert pour quitter ce pays vraiment trop pauvre. Elles ont été jusqu'à me donner 25 ans pour mieux se persuadé, je pense, que c'était possible. Je fais jeune d'accord. Mais là, c'est un peu trop flatteur. On me l'avait déjà fait à Buenos Aires, remarquez. Je vais finir par y croire. D'habitude c'est plus entre 32 et 38, c'est déjà pas mal, non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Sérieusement, parmi toutes ces jeunes filles, il n'y en a qu'une qui m'a vraiment sauté au cou, qui fait un grand sourire à chaque fois qu'elle me voit, qui vient me voir quelque fois le matin pour partager mon chadec, qui s'en va sans bouder, ni pleurer quand je suis occupé, qui m'écoute beaucoup, qui me fait des câlins, qui rigole tant qu'elle peut, qui aime les moments calmes, tranquille sans rien dire devant un beau paysage, avec qui je sens qu'il y a un courant qui passe.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Elle a deux ans et demi. Le Lions Club du Mans vient de décider de lui payer ses études et tout ce qui les entoure jusqu'au CM2. Elle n'a aucune arrière pensée quant à un départ quelque part. Elle est vraiment adorable, curieuse, intelligente, rigolote, pas chiante pour un sous, débrouillée et très sociable. Bon elle a le prénom d'un département français, Yveline. Mais regardez les photos elle est au top non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Et chez vous, ça baigne toujours autant. Les intermittents viennent de se voir signer leur arrêt de mort. On peut dire au revoir à un tas de petits théâtres, spectacles, concerts et autres. On va s'approcher à vitesse de la culture Coca Cola pour tout le monde sans aucune alternative pour ceux qui n'en veulent pas. La campagne est un peu fadasse, enfin vu de loin… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai fais un petit tour de canote aujourd'hui c'est top… Je vous raconterai.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai été très bavard ce week end. Mais n'oubliez pas le petit appel que j'ai fait. Ce serait vraiment génial si à la fin de la semaine, j'avais plein de parrainages et de quoi reconstruire le mur. On peut rêver non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Vous pouvez en profiter pour donner de vos nouvelles. C'est bon de vous savoir en forme…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-6113253814913145520?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/6113253814913145520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=6113253814913145520&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/6113253814913145520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/6113253814913145520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/je-suis-amoureux.html' title='Je suis amoureux !'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-4545931773704986512</id><published>2007-03-11T02:22:00.001+01:00</published><updated>2007-03-11T02:22:10.742+01:00</updated><title type='text'>Prière pour des petits enfants nègres...</title><content type='html'>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="6"&gt;Prière d&amp;#39;un petit enfant nègre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;De Guy Tyrolien (Guadeloupe)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur je suis très fatigué&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je suis né fatigué.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et j&amp;#39;ai beaucoup marché depuis le chant du coq&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et le morne est bien haut qui mène à leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Faites, je vous en prie, que je n&amp;#39;y aille plus.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Où glissent les esprits que l&amp;#39;aube vient chasser.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Que cuisent les flammes de midi,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux me réveiller&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Lorsque là-bas mugit la sirène des blancs&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et que l&amp;#39;Usine&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Sur l&amp;#39;océan des cannes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Comme un bateau ancré&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Vomit dans la campagne son équipage nègre…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Faites, je vous en prie, que je n&amp;#39;y aille plus.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ils racontent qu&amp;#39;il faut qu&amp;#39;un petit nègre y aille&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Pour qu&amp;#39;il devienne pareil aux messieurs de la ville&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Aux messieurs comme il faut.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Mais moi je ne veux pas &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Devenir, comme ils disent,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Un monsieur comme il faut.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je préfère flâner le long des sucreries&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Où sont les sacs repus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Que gonfle un sucre brun autant que ma peau brune.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je préfère vers l&amp;#39;heure où la lune amoureuse&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Parle bas à l&amp;#39;oreille des cocotiers penchés&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ecouter ce que dit dans la nuit&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;La voix cassée d&amp;#39;un vieux qui raconte en fumant&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Les histoires de Zamba et de compère Lapin&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et bien d&amp;#39;autres choses encore&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne sont pas dans les livres.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Les nègres, vous le savez, n&amp;#39;ont que trop travaillé.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Pourquoi faut-il de plus apprendre dans des livres&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui nous parlent de choses qui ne sont point d&amp;#39;ici&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et puis elle est vraiment trop triste leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Triste comme&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ces messieurs de la ville,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ces messieurs comme il faut&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne savent plus conter les contes aux veillées.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur, je ne veux plus aller à leur école.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Petit nègre, je ne suis pas le seigneur&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Mais j&amp;#39;entends ce que me dit ton cœur&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que leur école n&amp;#39;est pas la vie&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que l&amp;#39;on s&amp;#39;y fait du souci&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que l&amp;#39;on n&amp;#39;y apprend guère de choses utiles&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que l&amp;#39;ont dit trop souvent futile&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qu&amp;#39;un messieurs de la ville tu ne veux pas devenir&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Comme je te comprends, comme je veux te soutenir&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pourtant ces messieurs de la ville&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Ces messieurs comme il faut&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne savent plus conter les contes aux veillées&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Savent trop bien qu&amp;#39;un petit nègre&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne sait pas compter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne comprend rien à l&amp;#39;écriture&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Est bien désarmé&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Quand il faut échanger&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Le fruit de son travail&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Quand il faut acheter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Le riz et les victuailles&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Quand il faut protéger&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;La liberté sans faille&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Alors ces messieurs bien comme il faut&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;N&amp;#39;hésite pas à t&amp;#39;exploiter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A mieux te rouler&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A mieux profiter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;De ton désir d&amp;#39;avoir la paix&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;D&amp;#39;écouter les beaux contes&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;D&amp;#39;admirer la lune et les cocotiers&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et que comme tes ancêtres tu te courbes&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Tu te taises devant l&amp;#39;incompréhensible&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Devant l&amp;#39;indicible injustice de la vie.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Alors s&amp;#39;il te plaît, petit nègre,&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Vas-y à leur école pour mieux leur faire la nique&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A ces messieurs de la ville&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A ces messieurs bien comme il faut&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et tu joueras dans les ravines fraîches&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et tu iras pieds nus par les rouges sentiers&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et tu dormiras sous les lourds manguiers&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;En écoutant les histoires de Zamba et de compère Lapin&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;En te souvenant des heures tristes de l&amp;#39;école&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Tu rigoleras au clair de lune&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pour ce que les messieurs de la ville ne peuvent plus t&amp;#39;imposer&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que plus jamais au pas ils te feront marcher&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Parce que la vie n&amp;#39;est pas chez les messieurs de la ville&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Les messieurs comme il faut.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Alors&amp;nbsp;permet moi s&amp;#39;il te plaît à t&amp;#39;aider en cela &lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;En te payant ton école&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Jusqu&amp;#39;à ce que tu saches lire et écrire&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;S&amp;#39;il te plaît permet moi &lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pour que tu goûtes mieux la saveur de la vie&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;La saveur d&amp;#39;être libre&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pour encore mieux choisir.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La partie en italique est de moi...&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&lt;strong&gt;Sur l&amp;#39;île à Vache, quelques centaines d&amp;#39;enfants ont besoin de parrainage&lt;/strong&gt; pour payer leur école. Je sais qu&amp;#39;on ne peut pas tous les aider alors j&amp;#39;ai choisit ceux qui m&amp;#39;était le plus proche, ceux de l&amp;#39;école de Sœur Flora. Cela représente un peu plus de quatre-vingt enfants qui payent déjà le minimum mais dont les parents ne pourront ou ne peuvent déjà plus suivre. Petit détail d&amp;#39;importance, tous ces enfants ont au moins la moyenne et donc travaillent pour aller plus loin dans leurs études.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une année d&amp;#39;école chez Flora coûte 2000 gourdes, soit 40 euros, plus l&amp;#39;uniforme qui s&amp;#39;élève à 500 gourdes, soit 10 euros. Cette somme comprend un repas par jour et les fournitures scolaires et les livres. Je sais que l&amp;#39;enseignement qui est dispensé à l&amp;#39;école Saint François est catholique et que cela pourrait froisser certain d&amp;#39;entre vous, que cet enseignement est loin de ce qui pourrait être fait, et que, et&amp;nbsp;que plein de choses qui peuvent être un argument pour ne rien donner. Ce que je sais aussi, c&amp;#39;est que ce pays, ce sont ses enfants qui le sortiront de la situation dans laquelle il est aujourd&amp;#39;hui parce qu&amp;#39;il n&amp;#39;est jamais trop tard et que ce ne sont malheureusement pas toutes les aides extérieures dont une bonne partie part dans des poches de personnes qui sont déjà plein aux as, qui peuvent aider chacun au quotidien de pouvoir penser à autre chose qu&amp;#39;à survivre.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je vous propose donc de parrainer quelques uns de ces enfants. Non pas pour une année mais pour plusieurs années afin que la famille soit libérée de ce souci et qu&amp;#39;elle puisse avancer sur autres choses. Toutes les formules sont étudiables puisqu&amp;#39;il y a des enfants à tous les niveaux d&amp;#39;étude et de difficulté. On peut faire aussi un versement par an. Réfléchissez à ce que représente 50, 100 ou 150 euros dans votre quotidien. Un caddy à Carrefour&amp;nbsp;? La location d&amp;#39;une paire de chaussure de ski&amp;nbsp;? Quelques disques ou livres&amp;nbsp;?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je sais que la démarche va dans le sens de l&amp;#39;assistanat auquel je m&amp;#39;oppose depuis longtemps, que ce n&amp;#39;est pas forcément leur rendre service que de financer. Aussi, je vous propose de rédiger une lettre à l&amp;#39;intention de l&amp;#39;enfant, que je lui remettrai en main propre, pour lui expliquer que si on lui donne aujourd&amp;#39;hui, c&amp;#39;est pour qu&amp;#39;il puisse mieux donner lui ensuite à ses parents, à ses voisins, à son pays. Je sais que pour un enfant des mots comme ceux là ne représentent pas grand-chose mais ils peuvent aussi marquer à vie. Envoyer aussi une photo numérique par courriel. Je l&amp;#39;imprimerai et lui donnerai. Je leur donnerai aussi votre adresse pour qu&amp;#39;il se créé des liens autres que financier entre vous.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="" color="#000099"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="" color="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Pour ceux qui préfèrent investir dans le dur&lt;/strong&gt;, il y a deux murs, détruits par le dernier cyclone, à reconstruire à l&amp;#39;orphelinat plus des renforts un peu partout pour que l&amp;#39;enceinte ne soit plus un gruyère et le rendez-vous de ceux qui passent par là. De plus, ça éviterait que les bananes cultivées ici ne disparaissent pas avant que le personnel les récolte tout comme les autres cultures qui sont en cours de plantation… Il y en a pour la modique somme de 5000 euros… Ceux qui veulent des détails peuvent m&amp;#39;envoyer un mail. J&amp;#39;aimerai que les travaux commencent très vite. Cela me paraît urgent pour l&amp;#39;orphelinat et les enfants.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Il y a aussi Canobert. (&lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/canobert.html" target="_blank"&gt; http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/canobert.html&lt;/a&gt;)&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Les bains que Michel et Flora ont mis en place ont besoin aussi de fonds. Très vite, il va falloir augmenter les salaires et investir dans une nourriture plus riche même si, pour cela, nous avons trouvé une solution temporaire.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;Je sais que vous êtes sollicité de toutes parts, que vous avez certainement déjà une part non négligeable de votre budget qui part dans des oeuvres caritatives, mais si vous souhaitez de nouveau&amp;nbsp;agir et aider ces projets qui me touchent beaucoup aujourd&amp;#39;hui, merci de me faire savoir ( &lt;a href="mailto:patbenoiton@gmail.com"&gt;patbenoiton@gmail.com&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;le montant que vous voulez réserver à l&amp;#39;île à Vache et à quel projet. Je vous ferai parvenir en retour le compte de virement (en France) ainsi que tous les renseignements que vous avez droit à avoir sur la sécurité de l&amp;#39;emploi de tout votre argent dans le projet choisit ainsi que ses détails.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En tout cas, merci au moins de m&amp;#39;avoir lu en souhaitant que ces mômes pourront continuer à aller à l&amp;#39;école et que Flora puisse continuer dans les meilleures conditions possible à s&amp;#39;occuper tant bien que mal de ces mômes…  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;Merci à Michel de m&amp;#39;avoir fait connaitre ce poème.&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l&amp;#39;heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: J&amp;#39;ai eu la chance de rencontrer, un agronome, un responsable d&amp;#39;une ONG local qui aimerait centraliser tous les projets extérieurs pour l&amp;#39;île à Vache et surtout un responsable local de la FAO, l&amp;#39;antenne pour tout ce qui concerne la nourriture à l&amp;#39;ONU. Des projets de plantation d&amp;#39;arbres, de mise à disposition de graines gratuites, de puits et de récupérateurs d&amp;#39;eau communautaire ou personnel sont en route. Peut être même un programme de culture de Spiruline, cette algue riche en protéine notamment qui pousse très rapidement et sans trop de difficultés, sur l&amp;#39;île. Je vais aider à monter les dossiers de demande… C&amp;#39;est une précision pour ceux qui  &lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;voudrait voir d&amp;#39;autres choses aussi se mettre en place.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;PS : Merci de faire suivre cet appel à votre entourage en prenant le temps de bien expliquer de quoi il en retourne. Ce sera encore plus efficace.&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-4545931773704986512?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/4545931773704986512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=4545931773704986512&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/4545931773704986512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/4545931773704986512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/prire-pour-des-petits-enfants-ngres.html' title='Prière pour des petits enfants nègres...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-8565327706671399563</id><published>2007-03-10T02:21:00.001+01:00</published><updated>2007-03-10T02:21:19.523+01:00</updated><title type='text'>C'est un peu tous les jours...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un lundi, peut-être un mardi ou bien un mercredi et puis un jeudi tout comme un vendredi. Oui, c'était tous ces jours-là. Parce que même si ce n'est jamais pareil, ça se ressemble toujours un peu avec un font de grande différence...  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ça commence donc avec le lever du soleil, les premières paroles, un son de cloche, des cris d'enfants, des chants de coq, la lueur des premiers rayons et un sourire intérieur grand comme ça. Après une première heure à déguster tout cela calmement avec le chi kong ou assis sur ma petite chaise en osier à me délecter d'un chadec juteux, je rejoins l'agitation.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Enfin, l'agitation… La vie plutôt, celle d'une quarantaine d'enfants entre 1 et 16 ans qui habitent dans la même grande maison (enfin pas si grande finalement mais suffisante puisqu'ils s'en contentent…). La traversée de la cours est ponctuée par de nombreux «&amp;nbsp;bonjou', comen yé&amp;nbsp;? Bien domi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» aux cuisinières ou autres déjà au travail. Je monte les escaliers et fait mon entrée dans l'espace de vie où j'ai pris l'habitude d'aller dire bonjour à chacun des enfants et au personnel. Chez les petits, celui qui n'a pas eu sa bise revient à l'assaut dans les minutes qui suivent. Quelque fois, un ou une grande vient me demander un conseil de dernière minute pour ses devoirs. D'autres matins, je console un réveil difficile ou motive une paresse pour partir à l'école. J'ai même fait traverser le petit Higgins qui avait l'air pétrifié sous les trois gouttes d'eau qui tombaient… C'est toujours avec le sourire, de ma part, je m'y efforce, et chez eux parce qu'il est naturel et qu'il revient très vite quand il s'est absenté. J'aime bien ces débuts de journée. On se dit que tout le reste va être ainsi… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Chemise jaune, short ou robe marron, les petits écoliers sortent du bâtiment pour juste traverser la rue et rejoindre leur classe et les 350 enfants qui suivent leur scolarité à l'école Saint François. Un seul ne porte pas ces couleurs (en dehors des plus grands qui vont au collège de l'autre côté du village), mon copain Dinol, qui préfère s'occuper de son cochon, de ce qu'il a planté ou de son four à pain voire de m'acheter des chadecs au marché que de faire des additions. Il se retrouve en troisième année (CE2) à 13 ans certes avec 7/10 de moyenne, mais les bases ne sont toujours pas là... Flora l'a mis dans une autre école parce que surtout, dans son école on ne redouble pas trois fois et que Dinol ne travaille pas et,... Enfin, pas tout seul, parce que quelques fois, et de temps à autre, je lui fais faire des additions et le fait lire. Et puis il aime bien, mais seulement quand on est tous les deux... Dès qu'il y a quelqu'un d'autre, c'est terminé. C'est un peu comme avec les autres quand je m'occupe personnellement d'eux, mais il aime bien travailler quand on est quatre ou cinq devant ma chambre. Je crois qu'on pourrait faire des sciences politiques sur l'extrême orient qu'ils seraient tout aussi intéressés…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Bref, tout ça pour dire que Dinol part seul avec son bermuda gris et sa chemise bleu à demi sortie de la ceinture vers son école dans le haut du village. Il ne se sent pas victime de discrimination. Il a le sourire. Il s'en fiche un peu je crois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Il est temps pour moi de prendre mon petit déjeuner&amp;nbsp;: un plat de pâte, de riz-fève,de manioc- patates douces ou une bouillie de maïs et avoine accompagnée de pain (plus rare) avec un café sucré. Ceux qui connaissent mes habitudes alimentaires savent que tout cela en est très loin. Mais ça n'a pas d'importance. Au moins, j'ai mon chadec que les mômes n'ont pas souvent (quelque fois quand Dinol tombe sur une source, il en prend beaucoup pour ses copains et copines). Les petits et les handicapés viennent de manger (là aussi je donne un coup de mains aux encadrants). Il m'arrive alors de croiser Sœur Flora déjà affairée depuis 4 heures du matin (messe comprise, c'est son chi kong à elle…). A cette heure là, elle est infirmière (sa formation d'origine) pour les enfants. Elle dirige les soins suivie de Belair et Stevenson. Je les laisse à leur belle occupation pour me rediriger - non sans avoir été attaqué gentiment par quelques petites mains s'accrochant à mes jambes ou réclamant un petit tour dans mes bras - vers le pavillon des volontaires.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ici m'attend ma brosse à dents mais surtout les chambres 6 et 7 dans lesquelles trônent de nombreux cartons bourrés de vêtements, de jouets ou de fournitures de toutes sortes. Trois jours pour y voir clair dans le triage et commencer à reranger. C'est incroyable ce que l'on peut envoyer «&amp;nbsp;aux pauvres&amp;nbsp;» de nos beaux pays industrialisés. Bel exemple, encore une fois de l'abondance irréfléchie dans laquelle notre société vit et de la non responsabilisation de ceux qui envoient (vous croyez que ça sert des polaires et des bonnets ici&amp;nbsp;? Et je ne parle pas des jouets qui ne fonctionnent qu'à piles... alors que les poubelles sont dans la rue pratiquement…). Ça donne bonne conscience à pas cher… Aller, il y a aussi des jolies robes qui rendront Claudanise et Valentine très heureuses, des jeans qui feront rêver Raymond et Tifrance, des casquettes qui feront baver tous les garçons… Reste que devant les tas d'habits qui augmentent devant moi, je me demande comment &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;je vais pouvoir libérer tout cela d'ici la fin de la semaine pour laisser la chambre 7 à Sœur Huguette (la «&amp;nbsp;cheffe&amp;nbsp;«&amp;nbsp; de Flora arrivée lundi du Québec). J'aime aussi à cet heure ci, me plonger dans la confection de la plaquette pour l'orphelinat ou de la maquette du petit journal que Flora voudrait envoyer à tous ces gentils donateurs, au Québec, en France ou aux Etats-Unis. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Vers 10h30 (l'heure est aléatoire n'ayant pas de montre, à moins que Etienne et Ezéquel profite de la récréation pour venir me faire un petit coucou, auquel cas, je connais l'heure…), je fais ma petite pause orange avant de remonter au lieu de vie. A cette heure-ci, les soins sont terminés, les plus grands sont à l'école et les petits sont quelquefois occupés à des jeux par un encadrant (mais c'est très rare…). Le lieu est calme et c'est idéal pour faire les massages. Quelquefois Stevenson m'accompagne, quelquefois non. Quoiqu'il en soit, il s'agit d'être entièrement concentré sur ma tâche afin qu'elle soit la plus efficace possible. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Pied droit, dépliage des doigts de pieds complètement recroquevillés sur eux-mêmes, doucement et en aller et retour, la cheville raide dans sa position rentrante pour le pied. Là encore on fait bouger doucement mais en forçant un peu. Les genoux avec déploiement de la jambe quand je le peux. La jambe gauche puis le bassin où j'essaye d'écarter au plus les cuisses vers l'extérieur. Je refais les mêmes mouvements avec les membres supérieurs. Le «&amp;nbsp;massage&amp;nbsp;» se termine en tirant sur l'arrière du crâne pour libérer et activer toutes les petites glandes qu'il y a à cet endroit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les réactions sont toujours étonnantes même si je m'y habitue. A l'étonnement et à la peur des premières séances a succédé un sourire dès que je pose la main sur le pied. Souvent, je parle pour encourager. J'essaye de suivre les réactions. De plus en plus, les corps se détendent très vite et l'on progresse dans les mouvements, en allant toujours plus loin. Quand cela force, je préviens, j'encourage, le visage se crispe un peu, se concentre sur la future douleur puis se relâche quand le mouvement est terminé. J'aimerai bien connaître leur ressenti réel. A voir les visages détendus après chaque séance, ce doit être vraiment très bon. J'avoue avoir eu un peu de mal au début mais en me rendant compte de l'effet de ces petits mouvements, mon dégoût, mes peurs de je ne sais quoi, ont disparu. Je sais que c'est du bon que je donne… Généralement, je m'occupe de cinq ou six handicapés par matin. Après m'être débarrassé de mes gants et lavé les bras, je retourne au pavillon pour souffler un peu – la chose est éprouvante…- et lire éventuellement un petit peu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je retrouve vite le lieu de vie à l'heure de la sortie de l'école. Les visages sont souriants. La matinée s'est bien passée. Certains viennent me faire une petite bise ou me présentent déjà leurs devoirs pour le lendemain pour un petit coup de mains. Etienne est un habitué de la chose. Sachant que ça n'allait pas bien du tout, je le lui ai proposé et il avait accepté. Mais, il était déjà trop tard. Flora a décidé de le faire passé dans la classe d'en dessous. Alors, on reprend les bases avec Etienne. Je reparlerai certainement plus tard de la pédagogie ici - qui n'est pas si loin de la notre, il y a quelques années. Dire qu'elle n'est pas du tout adapté à des p'tits gars, qui aiment regarder les feuilles des cocotiers par la fenêtre, comme Etienne, Ezéquel ou Dinol, est un euphémisme. Pour peu qu'elle le soit pour les autres enfants… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le repas est servi mais pas à ceux qui étaient à l'école qui ont eu de quoi se sustenter à la récréation pendant laquelle est servi une grosse assiette de riz-fève à tous les élèves. Ce repas représente souvent le seul vraiment consistant de la journée pour nombre d'élèves.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après avoir fait manger les handicapés, nous allons nous-même manger, Belair, Stevenson et moi. Michel s'est absenté pour aller à Port au Prince et Flora jeune le midi pendant le carême. Sans être vraiment convivial, ce moment permet de rigoler pas mal et de faire mieux connaissance avec les deux infirmiers. Le second vient de Port au Prince et s'est engagé volontairement auprès de Flora. Après le repas, toujours composé de féculents et d'un peu de crudité voire de poisson pour moi, mais que je partage, je fais une sieste rapide mais indispensable. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La semaine dernière, les après midi étaient partagées entre la distribution de nouveaux habits pour les enfants de l'orphelinat, les devoirs et quelques jeux. Avec eux, c'était amusant. Je jouais au marchand et ils jouaient aux clients comme dans un vrai magasin. A la fin, ils me regardaient bizarrement, ne sachant s'il fallait me croire, quand je leur disais combien il fallait payer… Et ça se terminait dans un grand éclat de rire. Mais ils étaient tous très fier de repartir avec leur petit sac en plastique plein de vêtements neufs. Ça n'arrive pas tous les jours… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En même temps que tout ça, j'essaye de trouver des activités à peu près intelligentes pour les cinq ados. Ensemble, je leur ai fait décidé de nettoyer le terrain de toutes ses immondices en mettant en place des poubelles. Les cinq garçons seront responsable de la propreté du terrain et devront demander aux petits et aux adultes de jeter leurs déchets dans les poubelles. Ça nous parait simple et évident mais Michel avait essayé il y a quelques années de manière un peu différente et l'expérience avait échoué. Ce n'est pas encore bien engagé. On verra bien. Si je n'essaye pas… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quand le soleil baisse en fin d'après midi, j'essaye de monter à la citadelle, le sommet du morne derrière l'orphelinat, soit seul pour méditer, soit avec des enfants pour regarder comment leur île est belle. Je reviens souvent regonfler de là-haut. La mer au loin, le grand air, le marigot au fond, les champs, les mangots, les autres mornes… C'est bon d'être ici. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quand la nuit tombe, en l'absence des chants de Michel sous les étoiles, je joue avec les enfants en attendant le dîner après une bonne douche rassérénante. Dîner pour les enfants. Suivis du dîner pour nous. La cloche sonne. Les jeux s'arrêtent. C'est la prière pour les enfants quelques fois avec Flora, quelque fois sans. Ils sont tous en rond, chantent et remercient pour cette belle journée. Les discussions du dîner ne nous mène rarement après 8h30. Là j'ai plaisir à retrouver ma chambre où après mes petites ablutions, je me plonge dans un livre puis rapidement dans les bras de Morphée, heureux d'être là… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un lundi…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Vendredi midi, une petite fille de quelques mois est morte sur le chemin de l'hôpital. Sa maman l'avait laissé dans le lieu de vie quelques jours avant. Peut-être qu'en prenant conscience de cet abandon, de cette vie qui s'offrait à elle avec un manque énorme et peu de perspective réjouissante, elle a préféré aller voir ailleurs… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS 2&amp;nbsp;: Dimanche dernier, j'ai commencé à avoir quelques courbatures. C'était reparti. Le paludisme venait me rendre visite pour la troisième fois depuis un peu plus de trois mois. Trois jours cloué au lit avec les enfants qui me sollicitaient quand même. Quel bonheur quand je me suis de nouveaux senti en pleine forme vendredi matin. J'avoue que je me suis senti très privilégié mais surtout venant d'une autre planète quand j'ai présenté mon traitement à 43 euros pour trois jours à Flora qui m'a juste répondu qu'ici, elle aimerait bien traiter à la Nivaquine parce que la Chloridrine (&amp;nbsp;?) fait de moins en moins effet… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-8565327706671399563?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/8565327706671399563/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=8565327706671399563&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/8565327706671399563'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/8565327706671399563'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/cest-un-peu-tous-les-jours.html' title='C&apos;est un peu tous les jours...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-2632366990294423000</id><published>2007-03-03T01:10:00.001+01:00</published><updated>2007-03-03T01:10:45.630+01:00</updated><title type='text'>Le marché des Cayes</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un mardi. Nous allions, avec Magali, aux Cayes accompagnés de Vilna alliée sûre pour acheter le ravitaillement de Taïga au bon prix sur le marché. Une heure en bâtiment pays, grande pirogue propulsée par un moteur de 15 ou 20 ch remplie de nombre de passagers, pour traversée le canal entre l'île et la grande terre. C'est un peu long surtout pour les fessiers et les articulations tant on est serré et immobilisé. Les hauteurs de la grande terre approche doucement comme les maisons de la ville. A gauche, on aperçoit le wharf qui permet aux petits cargos d'accoster avec devant le débarcadère à charbon, une des grandes productions de l'île à Vache, qui consomme sur place beaucoup trop de bois, et puis devant nous le débarcadère aux fruits. Enfin débarcadère est un bien grand mot. Le débarquement se fait en deux temps. Le bâtiment pays jette l'ancre à une vingtaine de mètres du rivage, puis une barque plus petite propulsée par une pigouille embarque les passagers jusqu'au rivage, un tas d'immondices de toutes sortes attenant à nombres de lattrines reliées directement à la mer. On prend bien soin de ne pas mettre les pieds dans l'eau, quand on peut… Tout le trafic entre les Cayes et l'île à vache se passe ici. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'ambiance n'est pas la même que sur l'île. Les rues, organisées autour de pâtés de maisons carrés comme dans nombre de «&amp;nbsp;pays jeunes&amp;nbsp;», sont le royaume des vélos, motos-taxis et voitures, souvent de gros 4X4. Le piéton n'a pas la priorité et doit s'écarter… Les trottoirs sont la plupart du temps sous des arches souvent encombrées. Pas de revêtement, de la terre avec de gros caillou. La grande place accueille le grand centre diocésain et la cathédrale rutilante qui jure au milieu des bâtiments décrépis. Après être passé à l'immigration où je fais enfin l'entrée officielle du bateau et de ses deux occupants, nous nous dirigeons vers le fond de la ville, éloigné de la mer. Un premier «&amp;nbsp;hall&amp;nbsp;» sombre où sont réunis dans un bric à brac des vendeurs de toutes sortes. Nous ne nous arrêtons pas et sortons pour rejoindre un endroit plus accueillant, tout aussi anarchique dans son organisation mais en plein air. Les nombreuses vendeuses sont différemment achalandées, de quelques tas d'oignon ou d'ail à, c'est plus rare, un choix relativement important de fruits (Chadek, papayes, petit mango) et de légumes (tomates, bananes plantains, manioc, pomme de terre, fèves, patates douces, avocats,&amp;nbsp;…). Les achats sont réalisés et nous sortons de l'endroit avec trois gros sacs de victuailles en tout genre. La petite famille de Taïga part ensuite dans les jardins de la Reine à Cuba qui sont pratiquement désert.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Magali, pour remercier Vilna de son aide précieuse, lui propose un petit cadeau à son choix. L'hésitation n'est pas longue. Un gros sac de riz de 25 kg à 12 euros fera l'affaire. Cela représente un mois de base de nourriture pour la famille. Les priorités sont claires. Quand j'emmènerai Jakson, mon marin préféré chez le dentiste, une semaine plus tard, il fera le même choix. Il m'expliquera d'ailleurs que c'est l'occasion pour lui de prendre du riz pays (qui pousse en Haïti) bien meilleur et plus nourrissant que le riz voire la brisure de riz importé depuis les Etats-Unis, beaucoup moins cher mais sans aucune valeur nutritive… Ce sont les Etasuniens qui ont introduit le riz en Haïti comme ayant de grande qualité nutritive peut être pour mieux exporter le leur de second voire troisième choix qu'il n'arrive pas à écouler ailleurs… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Sœur Flora m'expliquera la même chose en ce qui concerne la nourriture gratuite qu'elle touche pour l'orphelinat et l'école d'une ONG américaine. Elle est composée de brisure de riz, de farine de paille de blé, produit avec une débâcle d'insecticides de toutes sortes, et d'huile des surproductions OGM. Aucune valeur nutritive, peut-être même des effets néfaste, dans tout cela, juste la qualité de remplir des estomacs… Après on s'étonne de la malnutrition dans le pays… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Autre défaut des importations de cette sorte&amp;nbsp;: leur volume est tellement important qu'il casse totalement les prix du marché, ne laissant que peu de place aux productions locales qui du fait d'un marché forcément moindre augmente de prix et devient encore moins accessible à la majorité, à qui l'on donne encore plus entraînant de ce fait un engrenage dans l'inflation des produits frais et vivriers et vers une dépendance encore plus grande du pays. Mais ces mécanismes sont bien connus des pays qui ont les Etats-Unis, ou l'Europe à moindre échelle, comme partenaires pour parait-il sortir de la misère. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;De plus, cette aide, parait-il salutaire et qui nous donne bonne conscience, a un défaut secondaire, qui me parait primordial, celui de la dépendance et de l'assistanat. Quand on vous donne les choses gratuitement, pourquoi s'embêter et suer sous le soleil pour produire sa pitance&amp;nbsp;? C'est une réaction bien humaine et le drame de ce pays. Mais ceci est une autre histoire beaucoup plus compliqué, n'est-ce pas&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-2632366990294423000?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/2632366990294423000/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=2632366990294423000&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/2632366990294423000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/2632366990294423000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/le-march-des-cayes.html' title='Le marché des Cayes'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1534259669319258865</id><published>2007-02-24T15:50:00.001+01:00</published><updated>2007-02-25T20:33:50.307+01:00</updated><title type='text'>Merci anpil</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;C'était un vendredi. Celui des cendres exactement. Un détail qui a son importance. L'orphelinat est une institution catholique… La veille avait été un peu arrosée sur GCV. Des amis Hollandais et des nouveaux arrivants français, Morgane et Greg, sont venus boire un petit coup à bord avec leurs bouteilles, la cave de GCV étant vide. Morgane et Greg apportaient des colis pour l'orphelinat depuis la Martinique. Ils ont été chargés presqu'avant les présentations à bord. Le lendemain, je prenais &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;la route maritime vers Madame Bernard… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;C'était donc un vendredi. La journée a commencé nuageuse mais avec un joli lever de soleil à l'est annonciateur d'un bel après-midi. Morgane et Greg ont décidé d'être du voyage. Pas pour visiter l'orphelinat mais pour partager une journée avec nous sur le bateau. Nous ? Une partie des enfants de l'orphelinat (ceux entre 7 et 15 ans), Michel, Stevenson, un des infirmiers qui apprend les massages que je fais aux handicapés, Lifen, mon marin préféré, et ma pomme. GCV était mouillé devant le petit quai de Madame Bernard. La chaloupe de l'orphelinat était prête. Captain Jean la bichonne. Une vingtaine de personnes attendaient d'embarquer dans la navette pour Les Cayes. Le village commençait calmement une nouvelle journée. De loin, on voyait la chaloupe s'emplir peu à peu des enfants. La silhouette inoubliable de Michel fit son apparition près de la plage d'embarquement. On allait recevoir nos passagers d'une journée. Je vous rassure, ils ne payaient pas le prix pratiqué à l'hôtel Port Morgan. La journée allaient coûter seulement des grands sourires pour toutes la journée. Ce n'est pas quantifiable en monnaie, mais c'est certainement plus cher qu'une sortie en day charter. En tous cas pour moi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et le sourire, ils l'eurent dès que les vingt enfants ont embarqué à bord. Un sourire franc. Un sourire qui venait du fond de leur être. Un sourire grand comme ça. Ils se sont tous réunis gentiment autour du trampoline, regardant l'horizon avec envie. Mais où allions-nous ? Je ne le savais pas. Je leur ai demandé. « l'îlet aux amoureux ! » ont-ils répondu en cœur comme d'un commun accord. Une journée sous le signe de l'amour donc. L'amour d'un petit blanc pour des mômes très attachants. L'amour d'enfant pour tout ce qui peut les faire sortir de leur quotidien, de ce qui leur manque depuis qu'ils sont tout petit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Je craignais un peu leur peur de l'élément, de la navigation bien que ce ne devait être que quelques milles abrités par la grande barrière de corail plus à l'est. J'ai vite été rassuré. Ils ont adopté le bateau comme celui-ci les a adopté. Le cockpit, le rouf, le trampoline, tout a été vite apprivoisé, chacun trouvant la place qui lui convenait au mieux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Une petite heure au moteur, occupé à visiter l'intérieur du bateau sous le guidage de Michel, et le petit banc de sable découvrant est apparu devant nous. Lifen me conseillait sur la meilleure route à prendre pour atteindre en toute sécurité notre but. On fit une approche douce, tranquille pour mieux appréhender l'endroit que je découvrais. Le banc de sable ne s'étendait pas trop alentour. Nous allions pouvoir jeter l'ancre vraiment très près. Les plus grands auront pieds. Les plus petits rejoindront l'îlot en annexe. Tout notre équipage débarque en quelques minutes tel un ras de marée pour submerger la surface lisse de l'îlot qui va vite se transformer en un champ labouré… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Nous nous mettons à l'eau à notre tour pour jouer au ballon, au freesby, accompagné celles et ceux qui hésitent encore à se lancer pour nager, faire des châteaux ou des bonhommes de sable. Ça rigole dans tous les sens. Ça s'arrose. Ça plonge. Ça fait attention aux plus petits. Ça pleure un petit peu quelque fois à cause d'une petite peur vite disparue. Même Lifen, d'habitude réservé et attentionné par le bateau, se prend au jeu en rigolant avec certains enfants. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Au bout d'une grosse heure et demi de jeux en tout genre, la faim rassemble dans un seul mouvement le bel équipage autour du cockpit. Distribution des assiettes de riz et de fève dans le calme, la rigolade avec les blagues de Michel et un minimum d'ordre. Les grands sont tout étonnés de ne pas être servis en premier. Ils ont du mal à comprendre que l'on commence par les petites filles pour finir par eux. Par des blagues, ils essayent de perturber la distribution dans leur intérêt mais sans résultat. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;La digestion et le repos du corps après le repas est courte pour eux. Le banc de sable se fait de nouveau envahir dans un grand éclat de rire. Les petites préfèrent une petite sieste tendre près de Morgane, Michel ou moi. Contrairement à mon habitude, j'ai un œil vigilant sur l'horloge du bord. Nous sommes vendredi des Cendres et mon équipage ne peut rater, ni arriver en retard à la messe que le Père Esnaud donnera à 16h. Sœur Flora a été très claire et ferme là-dessus. Il y a des choses qui sont intangibles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Rappel général. Rassemblement rapide et sans problème. Il y a bien quelques propositions pour aller ailleurs, à la Cayes à l'Eau, à la Baie des Flamands… ç'eut été avec plaisirs. Mais, il nous faut rentrer aux risques d'essuyer les foudres de Flora. Je vous aurai bien emmené au bout du monde les mômes, avec un grand plaisir. Et puis, il y aura d'autres fois, c'est promis. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Les ancres sont levées. On met le cap symboliquement vers l'église blanche et verte du Père Esnaud sous génois seul, tranquillement. Chacun prend la barre du bateau qui fait de grand zig zag. C'est plus rigolo de tourner la roue dans tous les sens que d'aller droit. Arrivé à la côte, Captain Jean n'est pas encore rentré de Canobert avec vos copains. On change de cap pour aller à leur rencontre. « Bonjou', bonjou', Comment ça va ? » La chaloupe et le catamaran font route parallèle pendant quelques minutes. Khadja Nin chante « i'm sailing » de Rod Stewart. Le soleil nous offre de jolis rayons dorés. La petite Agathe a besoin d'un gros câlin. Elle m'accompagne à la barre, agrippée à mon cou. Le petit quai de Madame Bernard est juste là. L'ancre s'accroche au fond herbeux et sablonneux. La chaloupe arrive. Mes jeunes passagers embarquent un peu précipitamment. De grands saluts avec des grands sourires s'agitent sur le long bateau. Merci les enfants. C'était une très belle journée. On recommencera. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;La chaloupe revient. On charge les cartons dedans pour les entreposer dans le petit hangar près du quai. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On lève l'ancre. Tout est calme. Génois déroulé, GCV fait route tranquillement le long de la côte. Seule la voix langoureuse qui émane du CD que j'aime tant accompagne le silence que l'on apprécie. Oui, c'est encore une très bonne journée. Merci. Merci anpil de m'avoir permis de la vivre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1534259669319258865?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/1534259669319258865/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=1534259669319258865&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1534259669319258865'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1534259669319258865'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/merci-anpil.html' title='Merci anpil'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1779031645053953303</id><published>2007-02-20T17:32:00.000+01:00</published><updated>2007-02-20T17:33:09.977+01:00</updated><title type='text'>Canobert</title><content type='html'>&lt;span style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C&amp;#39;était un mardi. J&amp;#39;avais beaucoup dormi et me levait après le soleil. La journée de lundi s&amp;#39;était bien achevé par un beau coucher de soleil apprécié avec quelques enfants depuis la «&amp;nbsp;citadelle&amp;nbsp;», un morne sans aucune construction mais point culminant de l&amp;#39;île. Les cocotiers, les grands manguiers, les marias avec de très beaux oiseaux blanc, la grande plage de la Hatte, le Cap Diamant, le morne protégeant Cacoq, la grande mangrove au nord est de l&amp;#39;île. Et puis, le soleil radieux qui dépliait ses grands bras lumineux entre les nuages d&amp;#39;alizés. Une grande respiration avant de retrouver l&amp;#39;univers un peu cloîtré de l&amp;#39;orphelinat.  &lt;/font&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je me levais donc avec le sourire, comme souvent, à l&amp;#39;intérieur comme à l&amp;#39;extérieur. J&amp;#39;ai décidé d&amp;#39;accompagner Michel aux bains des enfants handicapés à Canobert, histoire de vivre de l&amp;#39;intérieur ce programme dont mon barbu préféré me parle avec passion depuis plus d&amp;#39;un mois.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Départ vers neuf heures de l&amp;#39;orphelinat. Les enfants qui ne marchent pas sont descendus au canot en brancard, deux par brancard, trois allers, six enfants. Avec Michel, Francienne et Josette, on accompagne à pieds, Sébastien, autiste et épileptique dont j&amp;#39;ai déjà parlé, Roseline, qui présente quelques retards psychologique et de petits handicap physique mais une grande joie de vivre, Rosemonde, plus calme et un peu moins souriante, plus soucieuse dirait-on, et Ti Jacques, autistes aussi – il peut se refermer très profondément ou venir jouer avec les autres enfants avec plein de joie et d&amp;#39;entrain.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L&amp;#39;alizé est plutôt fort ce matin. Le long canot étroit surfe quelques peu sur le clapot. Captain Jean à la barre maîtrise… Le temps d&amp;#39;admirer la côte et le chemine que j&amp;#39;empreinte à présent deux fois par semaine et nous arrivons à l&amp;#39;ajoupa, l&amp;#39;abri sans mur en bord de plage. Pour beaucoup, l&amp;#39;endroit semblerait paradisiaque, comme pour Fat puis Jean-Pierre, deux québécois qui se sont installé ici il y a respectivement 25 et 13 ans. Mais, comme Myriam qui a quitté le lieu cette année après avoir tenté d&amp;#39;ouvrir une école, type Steiner, un atelier de couture communautaire et autres, ils sont un peu désabusés de la situation ici, de l&amp;#39;engrenage d&amp;#39;assistanat pratiquement sans issu dans lequel est plongé l&amp;#39;île et certainement le pays. Dans toutes les discussions, même les plus enthousiaste sur des projets, arrivent le moment où se pose la question des hommes et de leur véritable motivation. Mais j&amp;#39;y reviendrai plus tard certainement. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Qu&amp;#39;importe, pour le moment, aujourd&amp;#39;hui, je veux me rendre compte, découvrir le bien fondé - dont je ne doute pas au fond de moi - de la démarche de Michel. Les enfants sont allongés ou assis sur des tapis de mousse sur le sol de l&amp;#39;ajoupa, d&amp;#39;autres sont dans des hamacs en tissus, tous à l&amp;#39;abri du vent grâce à une grande bâche tendue. Sébastien, Roseline et Ti Jacques jouent en dehors, dans le sable, chacun de son côté. Le temps de chercher tout le matériel, de s&amp;#39;installer et de se rendre compte que le déjeuner ne sera que du riz et des haricots, sans sauce, ni poisson, faute de budget suffisant (les prix ont étonnement augmenté ces dernières années) pour Brédinor, le voisin qui sert de «&amp;nbsp;plate forme technique&amp;nbsp;» au programme, nous commençons à emmener les enfants sur la plage, pieds dans l&amp;#39;eau, le corps calé dans des fauteuils château de sable. Chez certain, on sent un petit stress qui disparaît vite mais la plupart ont le sourire depuis l&amp;#39;embarquement dans le canot. Ils respirent un air beaucoup plus pur. Ils sentent sur leur peau les grains de sable, le frais et la douceur de la mer, les herbes qui chatouillent. Ils retrouvent un milieu qu&amp;#39;ils n&amp;#39;auraient jamais voulu quitter dans le ventre de leur mère…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On laisse chacun s&amp;#39;habituer, apprécier et on les prend chacun pour les emmener «&amp;nbsp;nager&amp;nbsp;». Allongé dans des flotteurs en demi cercle en mousse et filet, pour les plus grands, dans les bras des accompagnateurs pour les plus petits, chacun profite allègrement. Les corps se détendent. Les sourires sont sur les visages. Quelques fois un fou rire quand une vague arrose par surprise un visage. Les peaux sont nettoyées. Les sinus se débouchent.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Sébastien est plus qu&amp;#39;à son aise. Allongé dans sa bouée, il se laisse dériver au fil de l&amp;#39;eau, le visage détendu, en pleine méditation. C&amp;#39;est préférable aux crises qu&amp;#39;il passe à se taper la tête sur ses genoux voire sur les murs… Le bain dure une demi heure, parfois plus lorsque le temps est plus clément. Les enfants sont sortis de l&amp;#39;eau, séchés dans de grands peignoirs. Allongés sur leur matelas, assis sur le sable ou bercé dans les hamacs, ils disfrutent de ces instant qui doivent être proche de leur bonheur, en tout cas, ils sont loin du tohu bohut normal de l&amp;#39;orphelinat. Le repas arrive. Chacun se fait nourrir à la cuillère puis tombe dans un état de léthargie digestive. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous en profitons avec Michel pour nous échapper chez jean Pierre puis chez Fat avec qui nous échangeons de l&amp;#39;orphelinat, de la situation de l&amp;#39;île et du programme de jardin communautaire de Fat qui s&amp;#39;acharne encore malgré de multiples échecs venus à chaque fois lors de ces retours à Montréal. Tout cela avec le sourire évidemment. Comme dit Michel, ici,il faut avoir beaucoup d&amp;#39;humour. Il m&amp;#39;avait tellement parlé de ces personnages hauts en couleur que j&amp;#39;ai l&amp;#39;impression d&amp;#39;être avec de vieilles connaissances…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nos retrouvons nos protégés sous l&amp;#39;ajoupa pour le deuxième bain de la journée. L&amp;#39;entrain des accompagnateurs est un peu amoindris mais ils ne faillissent pas dans leur mission. Est-ce la présence de celui qui a lancé et qui finance l&amp;#39;opération&amp;nbsp;? ou bien est-ce le bruit de plus en plus fort que Flora veut mettre un terme à ces expéditions quadrihebdomadaires&amp;nbsp;donc la fin de leur contrat avec l&amp;#39;orphelinat&amp;nbsp;? Un peu de tout ça…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La fin du deuxième bain&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;montre une détente encore plus profonde, peut-être pour mettre à profit encore plus cette journée et se l&amp;#39;accaparer plus encore. Je perturbe un peu leur cocon par quelques massages d&amp;#39;ouverture. Les membres sont moins raides. Les réactions moins craintives d&amp;#39;une quelconque douleur. Séchage, rangement, embarquement, route contre le vent et les embruns, débarquement, remonter à l&amp;#39;orphelinat alors que le soleil est encore haut.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Alors que Flora est en plein rangement, je profite d&amp;#39;une petite pause où elle m&amp;#39;adresse la parole pour partager mon enthousiasme pour les bains &lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;à Canobert et leurs bienfaits évident. Elle écoute mais me reparle de sa piscine avec une idée plus précise. J&amp;#39;insiste encore sur les problèmes sanitaires et techniques d&amp;#39;une telle installation. Fin de discussion. On passe à autre chose. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L&amp;#39;installation du magnétoscope sur la télé pour que les enfants ne regardent plus ces séries télés débilisantes, puis préparation de l&amp;#39;anniversaire d&amp;#39;Etienne, 14 ans, pour qui un gros gâteau a été préparé. Après les chants sous les étoiles, la petite douche dessalante et la satisfaction devant l&amp;#39;attention des enfants devant le dessin animé loin du brouhaha habituel à cette heure là, nous nous mettons à table. Michel parle  &lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de ne réserver la descente des brancards qu&amp;#39;au personnel qu&amp;#39;il finance. Flora abonde dans son sens. Je comprends qu&amp;#39;ils se sont parlés avant sur le sujet. Ce qui bloquait de plus en plus, ne bloque plus. Les bains ne gênent plus la maîtresse des lieux puisqu&amp;#39;elle peut se séparer du personnel qui n&amp;#39;est pas motivé ou adapté à sa tache. La tension entre le deux compagnons d&amp;#39;infortune de longue date n&amp;#39;existe plus ce soir. Canobert serait-il sauvé&amp;nbsp;?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le gros gâteau arrive sur la table avec quatorze bougies dessus. Etienne est un peu ému par la présence de tous les pensionnaires de l&amp;#39;orphelinat qui chantent pour lui. Il est des journées souvent plus belles que d&amp;#39;autres…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l&amp;#39;heure&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS : Pour ceux qui croient que je vais rentrer dans les ordres, pas de problème, ce que je pense des religions en général tient toujours aujourd&amp;#39;hui... De même que j&amp;#39;ai eu des propositions de dons divers. Pour l&amp;#39;instant, c&amp;#39;est un peu prématuré a mon sens. Mais, ne vous inquiétez pas, j&amp;#39;y penserai lorsque je verrai des ouvertures constructives pour l&amp;#39;avenir de l&amp;#39;île ou de l&amp;#39;orphelinat.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1779031645053953303?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/1779031645053953303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=1779031645053953303&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1779031645053953303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/1779031645053953303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/canobert.html' title='Canobert'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117121201920298719</id><published>2007-02-11T17:40:00.000+01:00</published><updated>2007-02-11T17:40:19.273+01:00</updated><title type='text'>Dans l'orphelinat...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un mercredi. Celui du «&amp;nbsp;grand saut&amp;nbsp;». Je n'allais plus faire des visites de quelques heures mais m'installer à l'orphelinat, prendre possession de la chambre qui m'était attribué, commencer des travaux que je ne connaissais pas. J'eu quelque mal à me mettre en route trouvant toujours quelque chose à faire avant de me mettre sur le chemin. Après un bon repas et une courte mais efficace sieste, sac sur le dos, je me mettais en route. Le chemin, je le connaissais&amp;nbsp;: Trou Milieu et ses mornes, Soulette et ses grands «&amp;nbsp;bâtiments pays&amp;nbsp;», Canobert et son atmosphère tout' douce, Grands Sables et ses habitants souriants et enfin Madame Bernard, lieu du marché du lundi et du jeudi et fief des congrégations catholiques ainsi que de l'orphelinat Saint François.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En marchant, je croise de nombreuses personnes, habitantes ou passante. «&amp;nbsp;Bonjou', comen ça va&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;papimal, i vou&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;papimal, ad pitar&amp;nbsp;». Le chemin me paraît plus court que la première fois. L'habitude certainement. J'arrive enfin à l'orphelinat en sueur évidemment. Je vais voir Michel tout de suite. Il m'accueille chaleureusement, m'ouvre ma chambre, m'explique moult petits détails puis me laisse m'installer. La chambre fait un peu moins de 10 m2. Les mûrs, peints en blanc, sont un peu décrépis. Le plafond commence à montrer des points de faiblesse,. Le sol est en béton lissé. En plus de la porte, deux ouvertures avec des volets pivotants permettent &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de profiter un petit peu de la lumière du jour. Un lit simple et un bureau aménage le lieu. Un coup de balais, je secoue le matelas, installe le drap, la moustiquaire que me prête Michel et un fil de fer qui me servira à étendre mes affaires.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Michel me propose de faire le grand tour de l'orphelinat. A mon passage précédent, je n'avais pas tout vu particulièrement dans le fond du terrain après le manguier. D'abord des latrines condamnées car pleines mais qui servent toujours? A côté, des douches et la machine à laver que Michel à fait venir, un ancien pédalo auxquels les pédaliers ont été connectés avec un gros tambour. Le pavillon qui était l'antenne de l'ONG Terre des Hommes sert aujourd'hui un peu pour tout. Le fond du terrain en pente qui va être cultivé. Aux extrémités hautes et basses les grands murs, du fait d'un défaut de conception, ont cédé lors du dernier cyclone, laissant deux ouvertures béantes pour accéder à l'orphelinat et ses trésors. Les habitants du village viennent puiser de l'eau au puits déjà à peine suffisant à l'orphelinat. De nombreux matériels divers disparaissent aussi régulièrement. S?ur Flora n'a pas les finances pour réparer?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Plus haut et en revenant vers le bâtiment principal, un atelier d'ébénisterie tenu par des anciens pensionnaires de l'orphelinat. Sur le terrain, des cochons paissent tranquillement mais laissent aussi leurs déjections à l'air libre. Les enfants se promènent en toute liberté par ici? Nous retournons vers l'entrée pour découvrir l'atelier de couture en face de la pharmacie et du laboratoire et un espèce de foyer où logent des adultes, anciens pensionnaires de l'orphelinat ou autres. S?ur Flora accueille facilement? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le soleil s'apprête à se coucher. C'est l'heure de la douche. Michel, ingénieux, a remplacé le classique seau par un réservoir avec une vanne qui permet de se doucher avec les deux mains libres et de consommer un peu moins d'eau. On va voir les enfants qui mangent. Je salue S?ur Flora qui me souhaite la bienvenue puis Michel emmène quatre handicapés chanter sous la voûte étoilée. Je le suis avec quelques petits qui chantent avec bonheur. Les autres enfants sont devant la télé à regarder une série quelconque et sans grand intérêt. On passe au repas. Je demande à quoi je pourrais être utile pendant mon séjour. Rien de bien précis pour l'instant si ce n'est la bibliothèque à ranger et une petite plaquette de présentation de l'orphelinat et une carte pour remercier les généreux donateurs. Je masserai aussi les handicapés ainsi que les plus jeunes pensionnaires.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Sébastien, un autiste qui se tape la tête quand il est en crise, s'énerve. Michel le prend pour l'emmener dehors sous les étoiles et essayer de le calmer. Il m'appelle à la rescousse pour l'aider. Je ne sais quoi faire sinon une manipulation de réflexologie sur les pieds. Rapidement, sous notre effet complémentaire, le grand enfant se calme et sourit calmement. La cloche sonne, les enfants vont se coucher. La petite Evelyne, qui m'a adopté dès mon deuxième passage, pleure dans un coin. Je la prend dans mes bras et vais la mener calmement jusqu'à son lit. Il est 8h30. Nous regagnons nos pénates avec Michel. Petite discussion devant les cocotiers. Michel me parle du projet de Soeur Flora de mettre fin à son programme de bain pour les handicapés qu'il a mis en place il y a huit ans à cause du coût trop important mobilisant du personnel et parce que des canadiens lui ont proposé une piscine qu'elle installerait dans l'orphelinat. Il est dépité. J'essaye tant bien que mal de le rassurer et de bien s'occuper de ce programme tant qu'il existe encore. Nous nous souhaitons la bonne nuit. Avant de m'endormir, je prends conscience de l'ampleur des problèmes de l'orphelinat. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Réveil à 6h30. Chi Kong. Puis je rejoins Michel qui est déjà aux petits soins avec ses protégés à qui il donne un jus de fruit. Les enfants scolarisés prennent leur petit déjeuner en uniforme. Les plus petits attendent. Nous aussi. Au menu, une bouillie de céréale avec du pain. Du café pour les adultes? Le régime, quelque soit le repas, est composé de féculent cuit (Manioc, Riz, patates douces ou pomme de terre. Pas ou peu de légumes crus. Rarement des fruits. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après le petit déjeuner, je m'attelle à ma mission&amp;nbsp;: tri et nouveau rangement des livres avec une nouvelle étagère. A l'ancien classement, se sont rajoutés de nombreux tas très divers. Je classe, je range, je tri. Il y a presque de tout mais principalement des livres d'école, de médecine, religieux ou pour enfants. Le bas de la grande étagère est habité par quelques araignées et blattes. Je fais quelques pauses en parlant avec le comptable qui travaille sur le bureau attenant. Je vois l'heure du repas arrivé avec bonheur. Michel est partie aux Cayes pour diverses affaires et je mange seul avec S?ur Flora que je questionne sur la situation en Haïti qui s'avère de moins en moins brillante. Mais j'y reviendrai plus tard. Petite sieste indispensable et je retrouve mes livres qui auront trouvé tous une place en fin d'après-midi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après ma douche, je rejoins les enfants avec qui je joue un peu, que j'aide à rédiger des lettres à leur parrain ou marraine. Nous dînons avec S?ur Flora qui m'entretien de son projet de piscine, de son personnel immobilisé. Je lui parle des problèmes sanitaires que pourrait poser une piscine dans ce lieu mais qu'il pourrait y avoir aussi quelques intérêts. Nous changeons de sujet pour passer à l'orphelinat, aux difficultés financières et d'infrastructure. Je retourne dans ma chambre pour passer une bonne nuit avec un peu de lecture avant. Je suis épuisé et les yeux ne tardent pas à se fermer. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain, je range une chambre du pavillon des volontaires pour accueillir l'assistant du médecin qui vient de s'installer dans le dispensaire de Madame Bernard. C'est le seul médecin de l'île qui l'attend depuis de nombreuses années. Je refais un passage dans la bibliothèque pour quelques menues finitions et je passe aux massages des handicapés. Ganté de caoutchouc, je déplie doucement les petits membres recroquevillés pour les ouvrir et faire circuler ce qui est bloqué depuis des années. La plupart des handicapés de l'orphelinat sont porteurs de déficiences physiques sévères accompagnées la plupart du temps de déficiences sensorielles et intellectuelles. Ces massages, que Jean-Luc m'a appris s'ils sont souvent douloureux à l'instant les mettent dans un état de bien-être ensuite qu'il est bon de regarder. Les visages sont sereins, les mains un peu plus ouvertes, les yeux apaisés. Ce n'est pas forcément facile comme intervention, principalement dans la tête, mais quand on voit le résultat, on sait qu'il faut continuer. Je continuerai donc pendant toute la durée de mon séjour ici. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai terminé ma matinée en aidant à ranger la pharmacie parce qu'un contrôleur des services de santé venait faire une visite. Les cartons venu de France ou du Canada s'amoncelait dans le local. Il était temps de faire quelque chose. Je pense qu'une nouvelle étagère viendra compléter les rangements sous peu? Un travail en plus. Je crois que les occupations de toutes sortes ne vont pas manquer. Ça tombe bien, ça manque de cinéma ici? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: La Taïga Family est partie ce matin vers les Jardins de la Reine, un collier d'îles au sud de Cuba. J'avoue que j'aurai levé l'ancre pour faire route avec eux. Mais il y a quelque chose au fond de moi qui me dit de rester ici. Je ne sais pas si j'y suis utile mais je crois que je n'y suis pas inutile. On va se revoir bientôt. Des relations comme ça, des liens comme ça, on ne peut pas les couper. A tout à l'heure Gaïa, Tahis, Magali et Jean-Luc. Profitez bien de votre voyage qui ressemble à celui que je souhaiterais faire un jour. Merci pour tout ce que vous m'avez apporté. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117121201920298719?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/117121201920298719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=117121201920298719&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117121201920298719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117121201920298719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/dans-lorphelinat.html' title='Dans l&apos;orphelinat...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117087022801052051</id><published>2007-02-07T18:43:00.000+01:00</published><updated>2007-02-07T19:20:42.583+01:00</updated><title type='text'>L'orphelinat</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'orphelinat&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'était un mercredi. Nous allions à Madame Bernard à la fois pour mener le matériel que nous apportions avec Michel, pour que Jean-Luc aille voir le juge pour l'histoire du puits et pour chercher la pompe qui a servi ce même puits. Si je n'étais pas du voyage chez le juge, qui ne me concernait finalement que peu, je fus de celui de l'orphelinat où je dois passer tout de même la majorité de mon temps. L'endroit se situe à quelques 300 mètres de l'embarcadère sur les hauteurs. Sac à dos plein, cartons dans les mains, nous traversons d'abord une zone qui doit être marécageuse pendant la saison des pluies, un joli nid à moustiques. Puis on a attaqué la « rue ». Enfin la rue, un chemin cahoteux où l'eau doit raviner au moindre grain... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'Ecole des Frères de Montfort à gauche, quelques maisons à droite, et puis le « domaine » de S?ur Flora : l'école sur la gauche, l'orphelinat Saint François à droite. Un portail entouré d'un mur de deux mètres, une première cour avec le lieu de consultation, la pharmacie et le laboratoire sur la gauche. Un autre mur mais sans porte celui-là, à gauche le lieu de vie des enfants avec dans le prolongement, une nouvelle bâtisse dont la construction est arrêtée faute de moyens, à droite les communs avec la cuisine et une petite maison qui abrite le générateur. On s'engage entre les deux pour aller vers le pavillon des volontaires, vide actuellement, à quelques mètres dans le bas du terrain. Près de celui-ci, non loin du puits et du grand manguier, un feu avec des femmes autour qui prépare le repas de midi. L'accès est fermé par une grille et abrite aussi l'atelier, royaume de Michel. C'est aussi là qu'il dort avec sa moustiquaire parce que l'endroit est bien aéré. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On dépose le matériel. On découvre. Du monde partout. Un terrain terreux et rocailleux peu entretenu et sale de sacs plastique. Michel, qui reprend une nouvel vigueur ? l'endroit lui est familier depuis treize ans ?, nous fait visiter les lieux et nous fait rentrer dans le sein des seins : le lieu de vie. Un escalier et une rampe d'accès pour les chaises roulantes, un petit porche, un patio abrité par un toit en tôle ondulée et entouré des chambres d'enfants, des sanitaires, d'une deuxième cuisine, de la chambre de S?ur Flora et du bureau bibliothèque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au milieu des tables et des chaises pour enfants Dans un coin, deux grands matelas bleu de gymnastique sur lesquels repose des polyhandicapés, petits corps maigres et recroquevillés sur eux-mêmes. A côté, des chaises roulantes avec assis dedans d'autres enfants un peu plus valides. Et puis, autour, égaillés dans le patio à jouer, assis à ne rien faire, peut-être à rêver ou à dormir à même le sol, des enfants de deux à cinq ans. D'autres, plus grands, passent et repassent. Les quelques personnes encadrantes, dont deux infirmiers, oeuvrent tranquillement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je m'attendais, grâce aux descriptions de Michel, à un spectacle dur. Il n'atteint pas le dixième de la réalité. Il n'y a pas de mots, je crois, pour définir ce je voie, ce qui se passe en moi. Comment cela peut exister ? Ça existe, tout simplement? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Michel nous présente, nous explique calmement, nous raconte chacun des enfants handicapés, sa raison d'être ici. J'avoue que je n'ai qu'une envie : sortir de ce lieu. Il va pourtant bien falloir s'habituer. J'ai décidé de lui donner de mon temps et de mon énergie. Mais, plus tard. Encore une fois, il faut digérer. Je retrouve « la rue » avec soulagement, l'intérieur complètement renversé, noué. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'était un lundi, quelques jours plus tard. Magali et Jean-Luc, kiné et ostéopathe, doivent faire des interventions sur les enfants et me montrer quelques manipulations pour les apaiser, les détendre. Une heure et demi de marche depuis Cacoq. On rencontre sur la route Julien, jeune Français en voyage en Haïti avec son Leica autour du cou. Il a déjà pris des photos à la Cité Soleil, le grand bidonville de Port au Prince, véritable poudrière de révolte contre la pauvreté où les forces de l'ONU, appelée « forces d'occupation » par une partie de la population, essayent de faire régner l'ordre. Il s'est ensuite déplacé vers le sud-ouest du pays jusqu'à l'île à Vache. Il est arrivé à Soulette la veille où le puits a été vidé. Je lui propose de venir faire des photos à l'orphelinat puis à Canober pour le bain bihebdomadaire des polyhandicapés. Il nous raconte sa découverte du pays. On partage le voyage en bateau qu'il se verrait bien entreprendre un jour. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est jour de marché à Madame Bernard. Presque toute l'île est ici pour acheter quelques légumes et fruits, de l'épicerie, du pain, du riz?. Enfin ce que l'on peut avec les quelques Gourdes (la monnaie haïtienne) que l'on a en poche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;S?ur Flora est revenu de son séjour à Port au Prince et aux Cayes pour des histoires d'élections (elles ont eu lieu il y a deux mois et demi et les résultats n'ont toujours pas été promulgués?) notamment. Elle accepte le témoignage argentique de Julien. Je lui parle d'une éventuelle et possible exposition à organiser plus tard en France et pourquoi pas au Québec, sa terre natale. On retrouve Michel qui joue à l'assistante sociale dans sa chambre bureau. Il n'arrête pas mais à l'air heureux derrière sa barbe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On va voir les enfants. Le choc est évidemment moins fort. On finit par s'habituer à tout finalement, même au pire. Jean-Luc, qui n'avait pas fait parti du premier voyage, est effaré par les conditions de vie et d'hygiène, par l'état des polyhandicapés. On se sent plus admis. On donne ce que l'on peut. On sourit. On joue avec quelques enfants. Je suis adopté par trois petits, une petite fille, Evelyne, qui prendra son compte d'affection au moins pour la journée, accrochée à mon cou, me serrant très fort et me faisant câlin sur câlin, et deux petits gars qui, voyant que la place est prise dans mes bras, s'accroche à mon bermuda. Mon grand chapeau de paille les amuse. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Distribution de fruits écrasés pour les enfants handicapés donnés par tous sauf moi, mains et jambes prises par mes trois agréables petites sangsues. Il y a des sourires, des rires, des disputes pour en avoir plus. On descend ensuite ces enfants sous le manguier pour casser la monotonie de leur cadre. On se rend compte que l'état sanitaire des enfants est affolant. Jean-Luc me montre quelques manipulations pour « ouvrir » leur renfermement. On voit sur les visages de l'apaisement, un peu de souffrance aussi, les membres n'ont plus l'habitude? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Repas des petits que l'on va chercher un peu partout dans le terrain. Puis, nous mangeons dans le réfectoire avec s?ur Flora. Elle nous raconte l'orphelinat, le pays, les élections, la corruption partout. Calmement, sans jugement de rien. Haïti est le pays le plus corrompu au monde. Les trafics de Cocaïne venant de Colombie remplit les poches des officiels jusqu'au plus haut placé. Le pays est aux abois car sans plus aucun espoir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les enfants revenus de l'école en face font leur leçon dans le patio. Les plus petits sont à la sieste. Les handicapés profitent sous le manguier. Ils vont bientôt rentrer pour les soins. Certains enfants jouent avec Gaïa. Je me suis habitué au lieu et à ses pensionnaires. Je sais que je peux y apporter un petit quelque chose. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On reprend le chemin de Cacoq. Julien est tout retourné mais il viendra quand même à Canober le lendemain prendre les bains. Sur le retour, on a besoin de rire. On raconte n'importe quoi pour se faire du bien. Le dîner sera encore plus rigolard. On a besoin de lâcher, de dédramatiser ce que l'on a vécu, de reprendre notre vie pour mieux donner à la leur? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;PS : José en prison, vous y croyez vous ? ou comment faire campagne depuis sa cellule. ça va être dur pour les meetings. Je veux dire pour faire rentrer tout le monde dans la cellule...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117087022801052051?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/117087022801052051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=117087022801052051&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117087022801052051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117087022801052051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/lorphelinat.html' title='L&apos;orphelinat'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117061068096573681</id><published>2007-02-04T18:38:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T18:38:01.053+01:00</updated><title type='text'>T?en veux encore un peu ?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un jeudi. Il faisait beau comme d'habitude ici. Nous étions invités à manger chez Vilna et Doudou. Echange de bon procédé, c'est nous (ou plutôt Magali?)qui avions préparé à manger. Des lasagnes. Des goûts nouveaux? Une petite demi-heure de marche à pieds entre les mornes et nous arrivons devant la petite maison (3 pièces pour un couple et trois grands enfants qui dorment dans le même lit) entouré d'un grand terrain où poussent bananiers, manguiers, cocotiers, ?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Accueil souriant. Embrassades. Les chaises sont sorties pour nous sur le petit perron abrité. Les enfants du coin arrivent pour pouvoir jouer avec Tahis et Gaïa. On discute. Je donne le linge du bateau à laver. Je remontre à Jean Wiltord, le frère de Vilna, comment se servir de son nouvel appareil photo qu'il a trouvé je ne sais où. En échange, je lui demande de collecter toutes les piles usagées qui traînent dans le village et chez les voisins. On boit. On parle. On rigole. Ça change de l'ambiance du puits. On est bien chez vous? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Arrive l'heure de manger. Magali sort le grand plat. Vilna commence à nous servir. On leur dit «&amp;nbsp;vous d'abord&amp;nbsp;». Elle sert ses enfants, Doudou, son frère, sa mère, deux voisins qui sont là, et puis les enfants des voisins. Chacun se délecte. Chacun dévore. Devant le spectacle, on décide chacun de notre côté de ne pas manger. «&amp;nbsp;C'est bon, allez-y, manger. Nous on a des réserves?&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le spectacle, s'il s'agit vraiment d'un spectacle ? peut-être celui de leur vie que l'on croise, finalement ?, est vraiment saisissant. Ce n'est pas de l'appétit, c'est de la faim. La vraie, celle qui vient du tréfonds des tripes. Celle qui dit que l'on manque de tout. Celle qui dit que l'on nous a oublié. Mon petit creux passe facilement. On peut bien jeûner un petit peu. Dans le plat, il ne reste plus rien. Doudou et sa fille aînée ont tout raclé. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le sourire est sur tous les visages. Chacun est repu. Digestion. Discussion. Sourire. Rigolade. Doudou nous propose une noix de coco. On l'accepte avec joie. Le lait de coco, sa chair, c'est bon, c'est nourrissant. On parle de tout, surtout des difficultés de leur vie. Le prix de l'école. La chape de béton qui se fend dans la chambre conjugale. Les chaussures qui viennent de lâcher. Du travail qu'il n'y a pas. De la pluie qui ne vient pas. Des dents qui fond mal. Du dentiste qui coûtent cher, très cher.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On se quitte en fin d'après-midi, juste avant qu'il soit trop tard pour parcourir le chemin avant la nuit. Nous sommes souriant d'une belle journée passée mais aussi atterrer par ce que l'on a vu. Je crois que l'image de ce repas ne nous quittera pas de sitôt. Pourtant, Vilna et Doudou sont, je crois des privilégiés. Ils ont reçu de la vie la volonté de s'en sortir, d'aller vers les autres pour s'en sortir, de ne pas laisser le terrain sans cultures, une réflexion que d'autres n'ont pas.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le surlendemain, je fais mon premier day-charter avec Grand Citron Vert. Un couple de Québécois qui habite aux Cayes. Lui travaille dans le micro crédit accompagné (aide à la gestion, aide aux choix,?). Il a travaillé auparavant en Afrique et en Arménie. Ils sont charmants. Après deux long bords vent de travers, on mouille sous le vent d'une petite île habitée par des pêcheurs. Repas cossu. Il reste suffisamment pour nous nourrir, Lifen, Jakson, les deux Haïtiens que j'ai embauché pour ces sorties, et moi. Séjour à la plage de mes «&amp;nbsp;clients&amp;nbsp;». Je débarrasse. Du riz, de la viande, reste dans les assiettes? Je jette avec dégoût. Un pêcheur passe pour demander à manger. Je lui donne le reste de riz. Largement pour quatre adultes. Je suis songeur. Asi es la vida? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117061068096573681?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/117061068096573681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=117061068096573681&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117061068096573681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117061068096573681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/ten-veux-encore-un-peu.html' title='T?en veux encore un peu ?'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117034792309322051</id><published>2007-02-01T17:38:00.000+01:00</published><updated>2007-02-01T17:38:43.150+01:00</updated><title type='text'>De l'absurde trop compréhensible...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Ensoleillé, tout doux, prometteur. Nous, avec la Taïga family rencontrée à Curaçao, avons loué des chevaux pour une balade à la découverte de la partie orientale de l'île. Doudou et Vilma nous accompagnaient ainsi que quelques mômes souriant. Jean-Luc était à pied du fait de son aversion pour le voyage à cheval. Michel est parti retrouver seul l'île et tous ceux qu'il connaît ici avec pour objectif d'aller jusqu'à l'orphelinat où il donne de lui depuis treize ans. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Petit chemin sur les mornes boisés, la belle plage de l'anse Dufour où nous nous étions baignés à l'arrivée, des manguiers majestueux et rassérénant, la mangrove pourvoyeuse de charbon, la grande plage après la pointe Diamant où je me suis retrouvé seul avec mon cheval pour mieux me dire que la vie était merveilleuse, un petit village de pêcheur, un pique nique partagé avec tout le monde plus une petite famille qui s'est joint à nous à l'ombre rafraîchissante d'un manguier, l'ascension du plus haut morne de l'île avec une vue superbe sur les plages où nous étions quelques heures plus tôt, et puis le puits? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Magali me dit que ce serait une bonne idée de faire boire les chevaux au filet d'eau qui s'écoule avec les eaux quelque peu souillés par la lessive. Accueil mitigé. Jean-Luc, innocemment, s'approche du puits pour se passer un petit coup d'eau. Il fait ça au-dessus du puits. A partir de là, on ne comprend plus. Il y a des discussions. Doudou et Vilma répondent avec véhémence aux attaques. Avec les chevaux, nous partons sans se rendre compte de l'ampleur du problème. En haut d'une côte, on attend nos trois marcheurs qui tardent et qui finissent par arriver le regard sombre. Jean-Luc avec son air jovial m'explique le soucis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les lessiveuses estime que j'ai souillé le puits et qu'elles ne peuvent plus s'en servir, qu'il est pollué? Qu'il faut payer?&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A partir de là, tout devient folie. La nouvelle se propage comme une traînée de poudre grâce à deux gamins qui nous précèdent. A chaque passage devant des maisons, ce sont invectives et injures en créole. Doudou et Vilma se font traiter de tous les noms, se défende. Les échanges sont violents. Nous passons silencieux pour ne pas envenimer une situation que l'on sent de plus en plus explosive. Au village de pêcheur de Soulette, ça devient de la folie. Tout le monde s'en mêle. Dans les bouches, Jean-Luc s'est lavé les cheveux et à cracher dans l'eau du puits. La petite famille choisit de s'écarter vite de cette folie pour préserver les filles, Tahis et Gaïa. Je reste en retrait près d'une maison de pêcheur pour attendre Doudou et Vilma qui défendent comme ils peuvent ce qui est devenu indéfendable. «&amp;nbsp;Le blanc à souiller le puits, il doit payer.&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une femme sort de la maison près de laquelle j'attends un peu inquiet pour nos deux compagnons Haïtien. «&amp;nbsp;Bonjour, ça va bien&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Bonjour, papi mal et vous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Papi mal&amp;nbsp;» Et puis le môme annonciateur de la nouvelle lui explique la situation à sa manière. Changement de ton. La haine sort du plus profond des entrailles de la femme. J'étais un ami de passage, je deviens un ennemi, la cause de tous ses ennuis, de sa misère. Elle invective mais pas directement. Sa colère, elle ne l'a pas contre moi personnellement mais contre le mauvais sort qui a fait d'elle, une femme de pêcheur pauvre sur l'île à Vache. J'essaye de parler, calmement, que ce qui s'est passé là-haut n'est pas grave et ne peut avoir aucune conséquence sur la viabilité de l'eau du puits. Elle s'en va, me tournant le dos, vers la foule qui s'acharne sur Vilma qui répond coup pour coup aux accusations et aux injures. Doudou est assis sur un tronc, la tête dans les mains. Il ne comprend pas la réaction de ses frères. Cette jalousie contre eux parce qu'il sont avec des blancs et qu'il risque de toucher des Dollars. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Vilma lâche prise et reprend chemin. J'essaye de la calmer, de consoler Doudou. Qu'y a-t-il à calmer, à consoler d'une douleur qui date de plusieurs siècles&amp;nbsp;?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On revient aux bateaux un peu groggy. Nous non plus, nous ne comprenons pas ce qui s'est passé. Michel revient de son tour avec un grand sourire. Il est évidemment au courant de la situation. Partout, on l'a arrêté, on lui a expliqué. Il a écouté, essayé d'arranger. Le soir au dîner, il décide d'aller voir les «&amp;nbsp;sages&amp;nbsp;», directeur d'école, avocat, personnalité villageoise qui ont une ascendance sur les habitants. Les habitants veulent que le puits soit vidé. Nous essayons de trouver une solution moins absurde dans cette île où l'eau est rare. Nous avons chacun du Micropure à bord, produit qui permet que l'eau des réservoirs soit consommable. En en versant dans le puits, on peut purifier l'eau? Le lendemain soir, le problème semble arranger. Maître William, directeur d'école, grand pédagogue, doit expliquer la puissance du produit et verser lui-même cérémonieusement le produit dans le puits.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Persuadés que ce mauvais film n'est plus que passé, nous partons pour Les Cayes, la petite ville sur la grande terre avec Michel qui doit nous montrer tous les endroits stratégiques de la cité. Au retour, nous tombons des nues. Doudou est en prison. La police est passé cherché Jean-Luc sur Taïga. Ne s'y trouvant pas, le juge a mis Doudou, bouc émissaire dans ses geôles. La population ne veut qu'une solution&amp;nbsp;: vider le puits. Vilma s'accroche à nous ne sachant que faire. Jakson, homme sage de Cacoq, qui va travailler avec sur le bateau, connaît le juge et l'appelle pour lui expliquer la situation vue de notre côté. Le magistrat décide de libérer Doudou mais convoque Jean-Luc le lendemain à dix heures chez lui dans le village de Madame Bernard où se situe l'orphelinat, les écoles catholiques et la paroisse du Père Esnaud. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous profitons de cette convocation pour acheminer tout le matériel pour l'orphelinat, avec GCV. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'entretien avec le juge se passe bien mais la décision est prise&amp;nbsp;: il faut vider le puits souillé? Maître William ne comprend pas la réaction des habitants de Soulette et laisse coulé quelques larmes. Le Père Esnaud après avoir refusé que son matériel serve pour un acte aussi absurde, nous prête sa pompe et son équipe pour que nous ne soyons pas dans l'embarras. GCV sert de barge de transport. Nous sommes tous d'accord pour estimer que tout cela est totalement absurde mais qu'il faut s'y résigner. L'affaire est réglée en trois heures. Les 96000 litres du puits sont égaillés dans la nature? «&amp;nbsp;A en chialer&amp;nbsp;», me dira Jean-Luc à son retour. Je suis resté sur le bateau pour le garder et pour ne pas voir le désastre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Tout cela se termine par une grande cocotte de pâte à bord avec l'équipe du père Esnaud, Doudou, son beau-frère Jean Wilford, Michel, la Taïga Family et ma pomme. On rigole de la situation avec amertume mais on en rigole. Michel nous affirme qu'ici, il faut avoir beaucoup d'humour. Avec des trucs comme ça, j'ai du mal. Je vais beaucoup apprendre ici? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'été dernier, une ONG est venue pour forer des puits partout dans l'île. Ils ont demandé à la population de participer pour construire les structures en dur avec du sable puisé dans la mer. Les Haïtiens ont répondu qu'ils voulaient bien mais qu'il fallait payer? L'ONG est partie après avoir rebouché les puits. Le Père Esnaud nous explique que la situation s'empire, que tout le monde est dans l'attente des Dollars des blancs? On peut en penser ce qu'on veut, du mal, du bien, expliquer la situation. Reste que le résultat est là&amp;nbsp;: la limite d'un système où l'on n'a pas essayé de comprendre, d'aider sans donner en espèce sonnante, sans écouter les demandes. La faillite d'un système ici comme ailleurs où les moins bien lotis payent avant les autres? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On rentrera à Cacoq sous génois seul, dans le calme. Doudou est à la barre. Il est fier et attentif aux casiers. Le soleil nous offre une superbe lumière rasante et dorée. Elle est pas belle la vie&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: J'ai découvert l'orphelinat de s?ur Flora. Je vous en parlerai plus tard. Ça a été un choc. Avant de vous livrer tout cela, je préfère y passer plus de temps et digérer? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117034792309322051?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/117034792309322051/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=117034792309322051&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117034792309322051'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117034792309322051'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/de-labsurde-trop-comprhensible.html' title='De l&apos;absurde trop compréhensible...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117008859082621162</id><published>2007-01-29T17:36:00.000+01:00</published><updated>2007-01-29T17:36:30.896+01:00</updated><title type='text'>D'un monde à l'autre</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Nous étions en fin de matinée. Il y avait du soleil, une brise légère. Nous avions le sourire intérieur. Dernier petit mail. Au revoir au personnel du chantier. Moteur. Amarres larguées. Enfin&amp;nbsp;!  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ce lieu, au fond de la lagune principale de l'île de Curaçao, face à cette immense raffinerie, au milieu d'une zone semi industrielle, avec son eau croupissante, noire et quelques fois puantes, ne respire pas la vie. Très vite, il devient étouffant, comme si des ondes négatives nous imprégnaient peu à peu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Mais il est déjà derrière nous. Nous passons la petite presqu'île qui domine l'endroit et il a disparu. Le chenal entre Punda et Otrabanda est devant nous. Nous sommes sous le tablier du grand pont suspendu qui enjambe ce bras de mer. Bientôt la grande respiration. Le pont piéton et flottant s'écarte pour nous ouvrir le grand large. Nous y sommes. Les coques retrouvent cet élément mouvant qu'elles aiment tant. Grand voile avec un ris ? il faut ménager la monture -, Yankee déroulé et on voit se dérouler la côte de Curaçao à dix n?uds. Magique. Avant-hier, j'étais dans une salle commune d'hôpital. Il y a une petite semaine dans la grisaille de la banlieue parisienne. Qu'ils sont beau les contrastes que nous offrent la vie? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je me sens étonnamment bien et en confiance sur GCV. Michel, lui, prend ses marques. Cela fait six ans qu'il n'a pas navigué. On disfrute chacun de ce moment que l'on attendait trop. Bientôt, Curaçao est dans la sillage. On prend le bon cap pour l'île à Vache, un peu plus serré au vent mais toujours portant. GCV accélère. Il s'ébroue. Il aime ça. Je lui laisse cette récréation avant de lui serrer la bride. Qui veut aller loin? On réduit pour la nuit et on enlèvera encore de la toile dans la nuit. L'alizé, ici, est un peu plus fort qu'ailleurs dans le bassin carabéen. La mer est formée. Elle est belle. Elle impose des mouvements pas toujours confortables à notre monture. Michel n'aime pas, plutôt son corps d'ailleurs. Le tableau arrière sera pour lui un compagnon soulageant? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;L'alizé se calme au fur et à mesure que l'on gagne dans le nord. La navigation devient plus agréable. On lit beaucoup car le cockpit est encore un peu trop humide pour accueillir une disfrutation dans les règles. Cela ne nous empêche pas d'admirer la magnifique ciel étoilé, le train de la houle, cet horizon sans fin. Après la deuxième nuit, l'alizé est suffisamment calme pour que toute la toile soit à poste. Notre progression est bonne et on devra certainement ralentir pour ne pas arriver de nuit. Nos quarts se passe à présent dehors, au soleil, à l'air pur. On boit tout ce qui nous est donné. Qu'est-ce que c'est bon&amp;nbsp;!  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Rayon vert au coucher de soleil. L'alizé toujours plus calme. Je passe mes deux quart nocturne allongé à regarder les étoiles, à laisser mon esprit gambader dans son champ d'imagination.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Vers 5 heures du matin, un souffle me sort de mes rêves. Ce n'est pas Michel. Un dauphin plutôt. Je me lève, regarde par-dessus le plat bord. Ils sont trois ou quatre. Ils jouent avec les coques. Le peu de plancton éclaire leur sillage. Je pars vers l'avant m'allonger dans le trampoline, cet endroit où je me sens si bien. Ils sont juste en dessous de moi à tournoyer, plonger et quelque fois sauter. Au dessus de moi, Orion brille de tous ses feux. Elle n'est pas belle la vie&amp;nbsp;? J'apprécie ce moment merveilleux encore un bon bout de temps après le départ de ces compagnons de voyage. Sur le dos, les yeux dans les étoiles. Je sais pourquoi je suis là? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je commence à m'endormir. La fin de mon quart approche. Je regagne l'arrière pour que Michel ne s'inquiète pas à son réveil. Il va prendre le quart de l'aube. Peut-être le plus beau. La naissance d'une nouvelle journée, d'une nouvelle vie? Je m'endors tout de suite. Je sais qu'il sera le premier à voir l'île à Vache. Je sais ce que représente cette île pour lui. Je veux lui laisser profiter seul de cet instant magique où l'on voit la terre que l'on veut atteindre apparaître sur l'horizon et puis grossir petit à petit. Je le retrouverai d'ailleurs, alors que le soleil avait largement dépassé l'horizon, assis sur le rouf, immobile comme imprégné par l'instant.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;La brise est faible. Le soleil encore doux. La mer calme. Devant nous, les trois mornes de l'île se détachent de l'horizon. On devine la végétation, des grandes falaises blanches. Quelques triangles blancs surmontent des «&amp;nbsp;bâtiments pays&amp;nbsp;». On va se laisser bercer par l'instant et la brise de plus en plus évanescente pendant plusieurs heures. On parle peu. Ce genre d'instant se passe largement de parole. Je sais qu'ici va commencer une nouvelle histoire. Je ne sais pas laquelle mais je sais qu'elle va être grande et intense. Jamais, depuis le début du voyage, les éléments ne se sont autant ligués pour que j'arrive ici. Je suis ému sans savoir vraiment pourquoi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;La brise est totalement tombée. Nous sommes au milieu de quelques pêcheurs qui nous saluent tout étonner d'entendre Michel leur parler créole. On longe une plage trop tentante. Nous ne sommes pas pressé. On jette l'ancre dans l'eau turquoise. On plonge. Quel bonheur&amp;nbsp;! Depuis notre arrivée sous les tropiques, nous n'avions pas goûté l'eau? Là encore, on boit chaque instant sans se soucier de ce qui nous attend. Avant que le soleil ne se cache totalement, on rejoint ce qui risque d'être le port d'attache de GCV pendant ces prochains mois&amp;nbsp;: Caye Coq en local, Port Morgan pour l'hôtelier installé là depuis deux décennies, un trou à cyclone calme et protégé. On y retrouve Taïga, le voilier d'une famille rencontrée à Curaçao. Nous avons croisé Jean Luc en buvant un jus de mangue au marché de Punda. Il est Ostéopathe. Il veut donné un coup de mains pour l'orphelinat. Sa femme, Magali, est kiné et acupuncteur. Ils ont deux petites filles adorables&amp;nbsp;: Taï et Gaïa. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je suis tout de suite plongé dans le bain local. Quelques «&amp;nbsp;bois fouillés&amp;nbsp;» (les pirogues locales creusées ? fouillées ? dans un tronc d'arbre) s'approche du bateau. Certains connaissent Michel, dont Doudou et Minga avec qui l'on va parler une paire d'heure. Nous avons le temps de toute façon? Il faut découvrir l'île doucement comme le rythme qui règne ici et qui me plaît. Je me sens bien ici? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;PS&amp;nbsp;: Pour ceux qui s'inquiète du choc avec la misère ou de l'insécurité, l'ïle à Vache est loin de Port au Prince et de la Cité Soleil?&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117008859082621162?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/117008859082621162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=117008859082621162&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117008859082621162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/117008859082621162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/dun-monde-lautre.html' title='D&apos;un monde à l&apos;autre'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116941893869491880</id><published>2007-01-21T23:35:00.000+01:00</published><updated>2007-01-21T23:35:38.700+01:00</updated><title type='text'>Un moustique perturbateur</title><content type='html'>&lt;div id="mb_0"&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Cela commence par les articulations. Celle des pieds, je crois. Puis ça remonte jusqu&amp;#39;aux genoux et les membres supérieurs s&amp;#39;en mêlent. Les mains qui s&amp;#39;ankylosent puis les coudes et les épaules. Enfin un léger mal de tête. Rien de bien grave ni pénible. Juste du lancinant. Après une bonne nuit, une bonne journée d&amp;#39;activité, tout disparaît et ne laisse rien derrière lui.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Et puis ça revient, les pieds, les genoux, les mains, les coudes, les hanches, les épaules, la tête, le dos avec un espèce de stress qui se met en place contre ce mal, en l&amp;#39;encourageant finalement. La fièvre monte et ça repart. Un peu de paracétamol ou autres acteurs pour faire baisser la fièvre. Là, on se dit, c&amp;#39;est bon.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Quelques jours, et puis, les pieds, les genoux, les mains, les coudes, les hanches, les épaules, la tête, le dos, le stress, la fièvre qui monte, l&amp;#39;impression de froid de plus en plus forte, l&amp;#39;impuissance face au mal qui envahit, qui empêche de garder la tête froide (sans mauvais jeu de mots?). Quand on a déjà vécu ça , on sait au fond de nous, mais on ne veut pas y croire. Pas déjà. Pas si rapidement. La dernière crise, c&amp;#39;était il n&amp;#39;y a qu&amp;#39;un mois et demi. Alors on va à l&amp;#39;hôpital pour confirmation et la confirmation arrive vite. Cette fois-ci, c&amp;#39;était tranquille, juste 39,8° de température et 24 heures d&amp;#39;hôpital pour voir comment je supporte la Malarone.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;C&amp;#39;était samedi matin à l&amp;#39;heure où nous devions prendre la mer. La crise à commencer en rentrant des ultimes courses, et la température est montée toute la nuit. Quand je suis arrivée à l&amp;#39;hôpital, la température redescendait. J&amp;#39;ai faillit écrire le même scénario et attendre une nouvelle crise qui aurait été réellement insupportable.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Le moustique que je disais salvateur pour m&amp;#39;avoir laissé un peu de temps tranquille avant de me lancer dans le grand bain des retrouvailles, s&amp;#39;est rappelé à moi. Je crois qu&amp;#39;il est toujours salvateur. Le premier coup, c&amp;#39;était pour me pauser. Là aussi je pense. La salle commune où je me suis retrouvé pendant ces 24 heures - où ils n&amp;#39;ont pas l&amp;#39;habitude de voir des blancs vu les regards des autres malades (on choisit avant d&amp;#39;être&amp;nbsp;hospitalisé la catégorie de l&amp;#39;hôtellerie. J&amp;#39;ose espérer que c&amp;#39;est la seule chose que l&amp;#39;on choisit...)&amp;nbsp;-&amp;nbsp;m&amp;#39;a montré combien j&amp;#39;avais de la chance d&amp;#39;être là où je suis depuis tant d&amp;#39;année, m&amp;#39;a montré que plutôt qu&amp;#39;être refermé sur mes petits problèmes, mes douleurs passées, mes projets auxquels on ne croit qu&amp;#39;à moitié, «&amp;nbsp;parce que ce serait trop beau&amp;nbsp;», m&amp;#39;a montré que cette traversée sera peut-être la seule avant plusieurs mois et qu&amp;#39;il fallait la boire comme un sirop rare, m&amp;#39;a montré combien  &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il fallait être heureux de sa vie à chaque instant sans se dire «&amp;nbsp;oui mais&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;attention demain&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Oui demain peut-être affreux mais si l&amp;#39;on a bien vécu aujourd&amp;#39;hui, il le sera beaucoup moins. Je crois de plus en plus que la vie est ainsi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Tout cela juste pour dire que nous ne sommes pas partis samedi parce que j&amp;#39;ai fait une rechute de Paludisme, ou Malaria, que je souhaite que nous partions demain mais, qu&amp;#39;étant toujours sous traitement, je reste prudent sur mon état physique général et donc sur notre départ.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Elle est pas belle la vie&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l&amp;#39;heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116941893869491880?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116941893869491880/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116941893869491880&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116941893869491880'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116941893869491880'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/un-moustique-perturbateur_21.html' title='Un moustique perturbateur'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116925150102489528</id><published>2007-01-20T01:05:00.000+01:00</published><updated>2007-01-20T01:05:01.096+01:00</updated><title type='text'>Un moustique salvateur ?</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Il fait nuit. Je suis sur le siège arrière d'un taxi, dans un demi-sommeil. La banlieue et ses panneaux publicitaires défilent par la fenêtre. Mes yeux s'attardent sur le croissant de lune qui lui, reste fixe. Je pense à ce mois et demi passé en France de retrouvailles qui sont allés vite, trop vite certainement. Toutes ces choses qui n'ont pas été dites? Toutes ces choses qui n'ont pas été faites? faute de temps. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A la rencontre de deux de ces longs cordons de bitumes qui sillonnent la région parisienne, les voitures n'avancent plus. Un engorgement. Un trop plein? Trop de voiture, ici à cet instant. Je souris quand je remarque que l'on longe l'énorme parking de l'usine PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Il y a trop de voitures mais on continue à en construire. Pour avoir plus. Pour avoir mieux. Comme si ça permettait d'être plus, d'être mieux? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;C'est un peu ce qui ressort de ce séjour ? en dehors des retrouvailles ? dans notre beau pays. Une profusion impressionnante. Une surabondance surabondante. Du trop presque agressif. Partout. Toujours. Et puis, à côté, malgré cette période de fête, des personnes au regard triste, au visage insatisfait, à la moue quotidienne. Une grosse envie (aiguisée par les publicitaires toujours plus ingénieux) d'avoir pour croire que l'on est, pour ne pas penser à être. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Et puis les tentes le long du canal Saint-Martin. Et puis des jouets qui n'amuseront que quelques minutes et retrouveront ceux de l'an dernier dans le placard. Et puis des records de vente de psychotropes. Et puis des divertissements toujours plus riches, toujours plus cher. Et puis les Restos du C?ur, la Banque Alimentaire, qui ne devaient pas durer. Et puis l'avalanche de calories indigestes sur les tables. Et puis des cris toujours aussi alarmistes sur l'avenir de la planète Terre qui nous accueille. Et puis cette course folle vers le toujours plus qui ne fait qu'aggraver l'état présent. Et puis des politiques déconnectés qui ne peuvent trouver de réponses adaptées. Et puis des citoyens qui attendent tout d'eux sans se regarder dans la glace. Et puis? Et puis? Et puis?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Alors bien sûr ce n'est de la faute de personne. C'est toujours l'autre, ou plutôt le système, cet espèce de grand sac responsable de tout et bien pratique parce qu'il n'a pas de responsable. Ou bien c'est la faute de tout le monde même si chacun nous faisons un petit quelque chose dans notre coin. Mais, ça ne doit pas être assez vu l'évolution accélérée vers la catastrophe. Comme disent certains&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pour aujourd'hui, on ne peut plus faire grand-chose, alors essayons au moins de penser à demain, à après?&amp;nbsp;» Pessimiste, alarmiste, défaitiste? Plutôt réaliste et optimiste pour pas que le bilan de nos générations soit si négatif que cela. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Finalement rien de nouveau mais après une récréation de quelques mois, ça saute à la figure, ça gène, ça choque, ça affole. Drôle de monde aux idées cartésiennes mais au fonctionnement absurde et immature... &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Heureusement, il y a la famille, les amis, qui m'ont montré qu'il y avait autre chose que cette profusion, que ce qui fait vivre, c'est le c?ur pas le portefeuille, qu'il soit à droite ou à gauche. Des moments fabuleux, toujours trop courts, où l'on montre juste que l'on va à peu près bien là où est chacun, que la route continue parce qu'on le veut, parce qu'on l'a choisit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ce fut une course un peu effrénée commencée tranquillement dans un lit d'hôpital (du moins après quelques après mon admission aux urgences). Une halte un peu curieuse qui m'a permis finalement de reprendre contact doucement depuis un endroit protégé. Puis une escale revigorante à la montagne pour respirer un bon coup avant d'attaquer la tournée des grands ducs qui s'est accélérer au fur et à mesure qu'on avançait. C'était génial de passer chez chacun prendre un pot, déjeuner ou dîner, au mieux dormir et passer quelques jours. C'était génial mais épuisant parce que mon organisme n'était plus habitué à toute cette profusion. Mais merci, jamais ça n'a été un déplaisir. Mais, un mois et demi à ce rythme,je n'aurai pas tenu? Dois-je remercier le moustique qui m'a transmis le palu&amp;nbsp;? Allez savoir? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je suis bien arrivé à Curaçao mardi dernier. Un petit coup de fièvre histoire marquer le coup, vite guérit grâce à la médecine douce de Michel. qui part avec moi. &amp;nbsp;J'ai retrouvé un Grand Citron Vert qui s'alanguissait près de son quai. Dès demain samedi, il va regaloper sur la mer pour traverser celle des Caraïbes et se poser en Haïti, sur l'île à Vache exactement, pour quelques mois je crois. Il paraîtrait que c'est un des pays les plus pauvres du monde. De la profusion à la rareté, il n'y a qu'un pas? Non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;PS&amp;nbsp;: Merci à tous ceux qui ont répondu d'une manière ou d'une autre à mon petit mail de début décembre. Je vous tiendrai au courant de ce à quoi tout cela aura servi. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Merci à tous ceux qui m'ont accueilli, toujours avec le sourire, toujours avec envie malgré un quotidien pas toujours facile. J'écrivais au début de ce voyage que les liens ne se défaisaient jamais. Aujourd'hui, j'en suis encore plus sûr. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Merci à celles et ceux que je n'ai pas visité de ne pas m'en vouloir. On va dire que ce sera plus agréable de causer près du barbecue l'été prochain? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Si vous voulez mettre un peu de piquant et d'animation dans cette campagne qui s'annonce plutôt morne, allez signer l'appel pour que ce bon José se présente ( &lt;/font&gt;&lt;a href="http://www.unisavecbove.org/"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;http://www.unisavecbove.org/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt; ). Il parait qu'il risque de faire campagne depuis sa cellule de prison pour avoir couper quelques pieds de maïs pas très naturels. Au moins il ne dépensera pas trop de carburant pour faire sa campagne?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116925150102489528?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116925150102489528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116925150102489528&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116925150102489528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116925150102489528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/un-moustique-salvateur.html' title='Un moustique salvateur ?'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116810228872376495</id><published>2007-01-06T17:51:00.000+01:00</published><updated>2007-01-06T17:51:28.766+01:00</updated><title type='text'>2007</title><content type='html'>&amp;nbsp; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116810228872376495?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116810228872376495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116810228872376495&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116810228872376495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116810228872376495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/2007.html' title='2007'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116491496799392943</id><published>2006-11-30T20:29:00.000+01:00</published><updated>2006-11-30T20:29:28.286+01:00</updated><title type='text'>Un autre monde</title><content type='html'>&lt;div&gt;Evidemment, après le début du monde (le pueblito dans le parc Tayrona), le centre du monde (la Cidade Perdida), il fallait aller dans un autre monde. Et quel autre monde... Un monde que j'ai découvert vraiment il y a quelques semaines avec enthousiasme. Il fallait que j'y retourne et que je puisse y retourner quand je le voulais. Alors j'ai fais en sorte que... Et puis on m'a aider aussi.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Santa Marta s'avère être un des centre de plongée sous-marine les moins chers au monde. J'avais un premier plan, et puis deux français avec qui je suis allé à la Cidade Perdida, m'ont indiqué un centre dans le village juste à côté de Santa Marta, Taganga. C'est plus tranquille aussi. Résultat, j'y ai passé quatre jours à plonger deux fois par jour dans des sites superbes et très différents les uns des autres. Le parc Tayrona recèle des beautés tant à terre que sous la mer...  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Poissons de toutes les couleurs et de toutes formes, corail très diversifié, flore étonnante et multicolore, rocaille aux formes étonnantes... Mais la magie, avec la plongée en bouteille, c'est qu'on peut prendre le temps. Le temps de regarder, d'apprécier. On ne se sent pas poisson parce que l'on sent bien que l'on est toujours pas dans notre milieu naturel, que l'on reste spectateur de cet autre monde. Mais on est beaucoup plus proche de cette vie qui nous est tellement différente. ça m'a fait penser un peu à mon premier vol en parapente. On est pas oiseau mais on est avec eux. Et puis on regarde tout de là-haut en observateur privilégié en ayant le temps car on a que cela à faire.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Sous l'eau, avec les bouteilles, c'est la même chose. On a l'impression de planer au dessus des fond. On frôle les poissons sans que cela ne les dérange plus que ça. On joue à raser le fond et ses aspérités, à rentrer dans des petites grottes, à voler dans le courant, à faire l'indiscret sous une patate de corail&amp;nbsp;ou à énerver quelques murènes, gardiennes agressives&amp;nbsp;de leur trou.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Les huit fois où nous sommes allé sous l'eau en quatre jours, nous avons vus des sites très différents pour finir par visiter l'épave d'un petit cargo, ex-traficant de marijuana et cocaïne (il n'y avait plus rien à bord...) et couler par la marine colombienne. Nous avons fait le tour, rentrer dans les cales... C'est très impressionnant et ça donne envie d'aller voir de plus grandes et plus vieilles épaves. Oui, tout cela donne envie de continuer à découvrir encore et toujours. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;C'est certainement le dernier texte avant un bon bout de temps. Je prend l'avion tout à l'heure pour le froid européen. C'est la première fin de ce voyage (je reviens en janvier ici à Curaçao...). Je voulais vous remercier tous d'avoir passé tant de temps à lire et à commenter, en direct ou non, les textes de ce blog dans lequel j'ai essayé de partager cette expérience exceptionnelle de quinze mois de voyage. J'espère y être parvenu un minimum même si je sais que jamais mes écris n'atteindront en force ce que j'ai pu vivre.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt;&lt;br style="DISPLAY: none; FONT-SIZE: 8px" clear="all"&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116491496799392943?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116491496799392943/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116491496799392943&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116491496799392943'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116491496799392943'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/11/un-autre-monde.html' title='Un autre monde'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116467319740324129</id><published>2006-11-28T01:19:00.000+01:00</published><updated>2006-11-28T01:19:57.516+01:00</updated><title type='text'>Le centre du monde...</title><content type='html'>&lt;div&gt;C'est évidemment dans la Sierra Nevada que ça se passe. Ça commence par une proposition rapide a laquelle j'ai répondu rapidement. &amp;quot;Oui, je veux y aller.&amp;quot; Le lendemain a l'aube c'était parti : Camion 4X4 ayant quelques années de service, la route puis un chemin a la limite du praticable. Le camion n'est pas un luxe, ni un accessoire pour touriste histoire de faire aventure. Au bout de la piste, un village, dernier &amp;quot;centre urbain&amp;quot; avant la montagne et la foret. Première traversée de torrent, premiers mètres escarpés, premiers écarts dans le groupe. Après cinq heures de marche un peu acrobatique, on arrive de nuit dans notre premier refuge, une cabane avec un toit en palme et des hamacs pour dormir. Repas et au lit. L'énergie accumulée dans le parc Tayrona commence a être un peu entamée. Réveil a l'aube pour moi. Chi Kong (évidemment) dans un endroit merveilleux un peu plus bas que notre refuge. Deux torrent se rejoignent ici pour former une chute d'eau, le tout baigne dans une végétation luxuriante. C'est beau. C'est calme. Je suis bien. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;On entame la marche par une petite étape jusqu'à la ferme voisine. Notre guide, Walter, nous propose de voir comment l'on prépare la pâte qui sert a fabriquer la cocaïne... Allons-y ! Ça fait aussi parti de l'activité régionale après tout. Je vous rappelle que nous sommes en zone paramilitaire et mafieuse, un des centres importants pour la cocaïne situes idéalement a quelques kilomètres de la mer. D'ici, il est facile d'exporter la production de poudre blanche vers les îles néerlandaises (Aruba, Curacao, Bonaire) ou celles situées plus loin comme la Jamaique ou Haiti. Il parait qu'il y a des sous-marins qui partent des plages... Nous ne sommes évidemment pas la ou s'élabore le produit fini mais la pâte qui permet de la réaliser. Et c'est enfantin... Mélange des feuilles de coca avec de bicarbonate de soude que l'on plonge ensuite dans l'essence pour extraire la cocaïne des feuilles. En ressort un liquide qui se sépare de l'essence et que l'on extrait avant d'y rajouter acide sulfurique, permanganate de potassium, de la soude...&amp;nbsp; Ça fait envie n'est-ce pas ?On filtre et on obtient une pâte jaune pas très ragoûtante mais précieuse pour les labos clandestins. Le fermier qui nous a explique tout ça produit en moyenne 12 kilos en trois fois dans l'année et ça lui rapporte 1250000 Pesos Colombien, en euros ça fait 4500. Sachant que le gramme se vend (me semble-t'il) autour de 150 euros a Paris et que 90% de la pâte devient poudre, c'est pas très cher paye. Vous me direz que c'est le risque qui coûte cher. Et lui ne prend aucun risque... C'est interdit mais l'état ferme les yeux. C'est comme pour les OGM en France (ah, ah...). &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Après cette petite démonstration rapide et efficace, nous reprenons notre chemin vers l'intérieur de la Sierra. Moins de maison, plus de foret, chemin plus étroit voire totalement absent.&amp;nbsp;Arrivée au deuxième refuge sous une pluie battante, comme elles aiment s'activer ici. Hamac direct. Demain nous attend l'ultime chemin jusqu'à notre but: Au programme, six heures de marches, huit traversées de torrent, 1600 marches de toutes formes et glissantes datant du 7e siècle après JC. Le chemin ne me parait pas si difficile que ça mais c'est avec un certain bonheur que j'attaque les premières marches. Je ne les compte pas nais elle passe assez vite. ET au bout, tout la haut, la récompense. Des terrasses rondes entre les arbres. Quelques marches encore et une grande terrasse complètement dégagée s'ouvre devant nos yeux. Elle domine les deux vallées de chaque cote de la crête ou elle prône. Fatigue. Bien-etre. On laisse tomber nos sac a dos par terre et on s'assoie heureux d'être arrivé et de savoir que &amp;quot;vale la pena&amp;quot;. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Cela fait plusieurs mois que l'on m'en parle de la Cidade Perdida. Cela avait commence a San Pedro de Atacama au Chili. Puis a Iquitos au Perou. Enfin a Santa Elena au Venezuela. Ensuite, on m'a dit que ce treck était aux mains des paramilitaires et qu'une partie de la somme versée était remise a la mafia. Ça m'avait refroidi et puis je me suis dit tant pis. Je n'irai qu'une fois ici et faut il tout refuser dans un pays baigne dans les trafics et la mafia ? Ça fait longtemps que je me pose la question et je n'ai toujours pas la réponse. Ou tout cela commence ? Faut-il vivre en France de ce fait, après tout, il n'y a pas si longtemps un organisme appelé SAC reglait toutes les affaires pas très propres pour le partis au pouvoir. A sa tête, un certain Charles Pasqua, futur Ministre de la République (ne me dites pas que ce n'est pas pareil. Du fric sale - pour peu qu'il soit un jour propre - est du fric sale qu'il vienne de la drogue ou du racket)... Alors ? Alors j'y suis allé et plutôt content de l'avoir fait. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Reprenons la visite du site autrement plus intéressante. La Cidade Perdida (découverte en 1973 par des pilleurs de tombes) était le centre du monde pour la civilisation Tayrona. Plus petite que le Pueblito, plus près de la mer et grand centre commercial entre la cote et les hauteurs, mais pas encore, faute d'argent (...), totalement nettoyée, la Cidade fait autour de quatre kilomètres de circonférence ou s'étage les petites terrasse ronde qui recevaient les huttes en bois et palme. Autour de 10000 personnes vivaient ici jusqu'en 1600 a peu près. L'arrivée des Espagnols sur la cote a marque les débuts de la disparition de cette civilisation. Aujourd'hui, les Kogis, héritiers directs des Tayronas, vivent un peu partout dans la montagne mais n'ont qu'un accès limite au site. Seule une famille peut y vivre pour ne pas abîmer le site avec les élevages qui vont avec l'installation de plusieurs famille. Le Mamu (chamane) qui vit ici avec sa famille, effectue un travail spirituel et de transmition d'un savoir multiséculaire vers les jeunes. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Un matin, alors que je faisait mon Chi Kong (tous les matins, vous devriez essayer, c'est bon pour tout), j'ai eu la surprise de le croiser sur la grande esplanade centrale, qui était un lieu sacre, avec un jeune, lui expliquant de nombreuses choses et lui montrant des lieux dans la montagne arborée qui domine le site de tout cote. Sourire. Regard. Bonheur (pour moi)... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Une journée de visite du site, de repos aussi, a respirer les bonnes ondes du lieu. Non, je ne regrette rien. Descente très rapide, fatigante mais superbe,&amp;nbsp;vers notre premier lieu de bivouac. Des paysages comme ça, je crois que je ne suis pas près d'en revoir. Je bois tout des yeux, ne veut rien oublier, tout imprimer pour que ça reste comme tout le reste dans un des coins les plus précieux de ma mémoire... Comme cette jonction des deux torrents, que j'ai eu grand plaisir a retrouver. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout a l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Merde Jose n'y va pas. Pour l'instant... A ces fieffes cocos de toute obédience, ils seront toujours aussi sur d'avoir raison. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Vous savez quoi ? Je suis tres impatient de vous retrouver et retrouver la campagne francaise... Plus que quelques jours...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116467319740324129?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116467319740324129/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116467319740324129&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116467319740324129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116467319740324129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/11/le-centre-du-monde.html' title='Le centre du monde...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116390183068829699</id><published>2006-11-19T03:03:00.000+01:00</published><updated>2006-11-19T03:03:50.796+01:00</updated><title type='text'>C'est ailleurs...</title><content type='html'>&lt;div&gt;Il s'agit d'un endroit exceptionnel. Vraiment exceptionnel. Sur la carte, il est tout la-haut, presque à l'extrême nord du continent sud américain. C'est un endroit où en quelques kilomètres, on passe du niveau de la mer à 5750 mètres. C'est en milieu tropical et une grande diversité d'écosystèmes sont représentés. C'est ici qu'il y a quelques milliers d'années la civilisation Tayrona est née et est restée du fait de la richesse de l'endroit. Aujourd'hui, ce sont les Kogis qui habitent ces montagnes toutes vertes de végétation, tapissées de gros rochers ronds, où courent de nombreux torrents, où d'énormes orages avec des pluies torrentielles s'abattent pour mieux adoucir le climat, où poussent de nombreux et divers fruits et légumes. Ils sont encore une dizaine de mille aujourd'hui à vivre ici, plus ou moins en contact avec le monde moderne. Certains, comme partout malheureusement, se servent de leur identité pour faire un business qui va à l'encontre des traditions de leur peuple. D'autres, la majorité je crois,&amp;nbsp;se protègent, loin&amp;nbsp;dans la montagne dont ils sont les seuls à vivre en harmonie avec elle&amp;nbsp;donc à respecter tout ce qui y vit.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Du haut de leurs sommets, de leur forêt, ils ne comprennent pas ce que nous faisons. Pire, ils nous regardent, où plutôt aperçoivent le peu qu'ils peuvent, et se sentent responsable de travailler spirituellement pour réparer le non-respect que nous avons de la terre sur laquelle nous vivons tous. Pour eux, l'homme n'est qu'un élément parmi d'autres dans la nature, ni supérieur, ni inférieur, égal, et de ce fait, il doit respecter et dialoguer avec tous. Pour eux, chacun des actes que fait un être humain&amp;nbsp;est responsable, c'est à dire qu'il en mesure les conséquences, toutes les conséquences. Pour eux, lorsque l'ont fait mal à la terre, lorsque l'on déséquilibre un écosystème, tout ce qui est autour est dèsèquilibrè et devient malade. Il est forcément difficile de comprendre tout ça depuis notre belle société et plutôt que de continuer, je vous invite à lire le livre d'Eric Jullien &amp;quot;Kogis, le message des derniers hommes&amp;quot; ou d'aller sur le site de son association ( &lt;a href="http://www.tchendukua.com/"&gt;http://www.tchendukua.com/&lt;/a&gt;) qui rachète des terres dans la sierra pour que les Kogis en soient propriétaires. Parce que la Sierra n'est pas une réserve pour parquer les indiens comme aux Etats Unis ou en Australie: C'est un territoire libre. Les Kogis ne connaissant pas la propriété, les terres où ils vivent appartiennent souvent à des fermiers ou plus souvent aux narcotraficants pour planter et transformer la Coca. C'est un des endroits ou la guérilla entre Farc (d'obédience marxiste lèniniste, anciennement financé par l'URSS et à présent par la drogue), les paramilitaires (clairement fasciste, commandité par l'état et les grands propriétaires y comprend les narco traficants) et les militaires représentant de l'état dit libéral. Forcement, au milieu de tout ça, des intérêts financiers en jeu, les Kogis, avec leur regard perdu dans un autre monde,&amp;nbsp;ne comptent pas vraiment. Avec ses nouvelles terres achetées, ils gênent&amp;nbsp;un peu&amp;nbsp;et Gentil Cruz, l'ami colombien de Eric Jullien, s'est tout simplement fait assassiner par les paramilitaires, il y a quelques mois. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Pourquoi je vous racontes tout ça ? Parce qu'au pied de ces montagnes, aux pieds de la Sierra de Santa Marta, j'y suis actuellement, parce que dans ce territoire ou les ancêtres des Kogis ont choisit de vivre, j'y ai passé ces six dernier jours. Rarement, j'ai senti endroit aussi apaisant, respirant autant la sérénité, la vie aussi, toute la vie comme elle devrait être tout le temps, simple, comme&amp;nbsp;la nature qui est ici ultra présente.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ici, dans le parc Tayrona, lieu touristique étonnamment peu fréquenté, je suis resté à disfruter dans mon hamac pendant six jours. J'ai rechargé mes batteries après une fin de séjour sur GCV un peu speed avec le chantier et des à tout à l'heure un peu trop émouvant et puis avant le retour vers les frimas de l'hiver français dont votre chaleur saura me réchauffer. Je me suis promener le long des grandes plages bordées de cocotiers, au milieu de la forêt luxuriante et pas agressive comme en Amazonie (on peut se promener nu pied sans problème): J'ai passé des heures à regarder la mer ou ces montagnes étonnantes. J'ai lu, beaucoup. Et je suis monté au Pueblito, au début du monde des Kogis, par un petit chemin escarpé, souvent invisible entre les arbres aux formes bizarre et toujours les gros rochers ronds et rassurants. J'y ai ressentit énormément de choses notamment la sérénité du lieu. J'ai échangé un peu avec Miguel, jeune Kogis chargé par la communauté de vivre ici avec sa famille. Il remonte régulièrement dans la Sierra se purifier et faire un travail spirituel très profond. J'ai eu l'impression de toucher du doigt quelque chose de plus fort que moi (et ce n'est pas Sèga...), que nous: Quelque chose qui nous dépasse parce que nous sommes loin d'être en accord. Et nous sommes tellement éloigné de cet accord que nous n'avons plus la mémoire de la terre et de ce qu'elle est. Les Kogis l'ont. C'est ainsi. Aidons les à la garder, simplement avec respect.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Merci pour ces merveilleux moments encore une fois. Cette semaine restera graver longtemps dans ma mémoire. J'espère pouvoir y retourner...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS : J'ai pas de photos du Pueblito. Ce jour là, j'ai oublié l'appareil dans mon sac. Sans faire exprès...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Bon alors, c'est la Sègolène Royale qui va s'y coller chez les socialistes. On parit combien que Josè Va y aller aussi et là il a de la place.&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116390183068829699?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116390183068829699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116390183068829699&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116390183068829699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116390183068829699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/11/cest-ailleurs.html' title='C&apos;est ailleurs...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116328186731067600</id><published>2006-11-11T22:51:00.000+01:00</published><updated>2006-11-12T01:22:56.233+01:00</updated><title type='text'>Sans repis...</title><content type='html'>Petit "a tout a l'heure" tristoune mais oh combien fort sous le bateau encore a terre (j'oublierai jamais vos regard Maggy, Tom et surtout toi Tim, t'avais l'air paumé petit père...). Un coup de voiture jusqu'à l'aéroport avec Etienne. Petite bière histoire de se dire les dernier trucs á se dire avant la prochaine fois qu'on ne sait pas quand c'est (d'ailleurs tu m'as pas dit pour l'inventaire...). "Tchao, Tchao, prends soin de toi..."&lt;br /&gt;Ne pas se retourner. Aller devant vers la file d'attente pour accéder a l'avion. Je regarde tous les vacanciers qui retournent vers l'Europe. Dans un mois, ce sera mon tour... Pour l'instant c'est un petit coucou qui part vers Valencia au Venezuela qui m'attend. Enfin, qui m'attend pas du tout. Il n'est pas arrive. Et il n'arrivera que deux et demi après son heure de départ prévu... Ca commence bien.&lt;br /&gt;Je suis en short, tee shirt et tong dans l'aéroport et j'ai froid. La clim. Il doit ne faire que 23 ou 24 degrés dans cet immense hall. Je prend un thé. Je lis un joli livre que l'on m'a confié. Un petit chi kong relaxant dans les toilettes. L'heure de l'avion arrive.&lt;br /&gt;On s'engage a pied sur le tarmac jusqu'à l'avion. Vraiment pas gros. Dedans c'est un long tube de deux mètres sur deux. Nous sommes une grosse dizaine de passagers. Décollage. Je vois les flammes de la raffinerie qui berçait nos nuits sur le trampoline. Je crois deviner le chantier mais pas le bateau évidemment. Je ne pense a pas grand chose. Je suis partage entre la tristesse de partir du bateau, de quitter des gens de j'aime, de tourner une longue page de ce voyage avec plein de magnifique moments devenus souvenirs, le bonheur de retrouver la route en bus, de me diriger vers un endroit qui m'attire, de m'engager dans la dernière étape avant le premier retour en France, avant de retrouver ceux que j'aime. J'ai un peu la tete vide. Les yeux ont pleure. Je laisse passer ces minutes sans agir sur les pensées. Elles défilent, changeant mon état émotif, c'est tout. La cote apparaît. Je reconnais Chichiriviche et le parc Morrocoy ou nous avons passe de très bon moment. Puerto Cabello bientôt et puis on commence a descendre vers Valencia. Ça l'air grand. Un feu d'artifice dans un coin de la ville me donne le sourire. Débarquement. Récupération du sac, qui malgré deux jours d'aération sent encore le renferme. Taxis jusqu'au terminal de bus. On passe de zone industriel en zone de grand hangar. J'ai connu paysages plus fun... Il fait nuit. Le chauffeur est silencieux. Arrive le terminal. "Maracaibo, départ dans cinq minutes". Je prend le billet. Je me change. Pantalon, polaire. Les clims des bus je les connais. Deux empanadas pas terribles. On part. Les sonneries des portables, les bruits des armes et des poursuites de voitures de la vidéo, le ronflement du voisin, le froid. J'arrive finalement a dormir, a peu près. Arrive le petit matin. Des chemines. Un grand lac. De fortes odeurs de petrole. Maraca[ibo. La ville qui fait la puissance du Venezuela, qui permet a Chavez e provoquer Bush. Le pétrole. La richesse du pays. A part l'odeur, vraiment tres forte, a en vomir. Je ne verrais rien que des faubourg. Car des mon arrivée, un homme m'aborde. "Tu vas oú ?" "Santa Marta, Colombia" "Viene, el bus se va a la siete" (viens le bus part a 7h). Allez roule. Je ne prend même pas le temps de manger. En fait, vu l'etat du bus, je crois qu'il m'emmene a un autre terminal. Il part vers la frontiere. Grand étang. Plein d'oiseau. Toujours l'odeur. La foret, de plus en plus dense. Puis de moins en moins. Ce sont a présent des marais avec quelques bosquets puis tout cela s'assèche. Un contrôle, deux contrôles, trois contrôles. Je ne les compte plus. Il doit falloir occuper les militaires. Il y en a de plus en plus. Des passagers n'ont pas de papier pour passer en Colombie. Ca prend de plus en plus de temps. La frontière enfin. Taxe de sortie du Venezuela. Tampon de sortie. A peine douze heures... Rentrer en Colombie. Le passeport se fait manger par une imprimante. Pas de tampon... Premier village. Terminal de bus. Je descend. Le scénario se répète. "Tu vas oú ?" "Santa Marta, Colombia" "Viene, el bus se va a la once" (viens le bus part a 11h). J'achète a manger. Je bois un grand jus de fruit. Je m'assois dans le bus. Je dors. Quand je me réveille, nous roulons dans la foret. Elle est dense et humide. Quelques bananeraies. Des montagne au loin. La sierra de Santa Marta. Les terres des Kogis. Je ne viens ici que pour eux, que pour essayer de partager de loin leur manière de vivre la terre. Je ne sais pas ou je vais. Je sais qu'il faut. C'est tout. Santa Marta. Le bus m'arrête sur le bord de la route a l'entrée de la ville. Une moto taxi s'arrête, me prend et m'emmène jusqu'au premier cyber café pour que je récupère l'adresse d'un hôtel que l'on m'a recommande. Et c'est d'ici que j'écris ces quelques lignes, presqu'en direct. Je suis fatigue. Je vais dormir, dormir. Histoire d'être en forme pour les jours qui viennent.&lt;br /&gt;Merci pour cet enchainement sans heurt... Cela facilite le passage.&lt;br /&gt;A tout a l'heure&lt;br /&gt;PS Si je voulais saluer la victoire de Lionel Lemonchois dans la Route du Rhum. Du beau boulot, propre comme il sait si bien faire...&lt;br /&gt;Sinon je suis alle faire un petit tour sur le site du Monde, 17% de la population mondiale n'a pas acces á l'eau potable et tout le monde s'en fout et puis Le Pen nous refait le coup de on m'empeche de me presentyer et tout le monde court le sauver. Vous le sentez pas encore le retour du borgne au second tour vous ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116328186731067600?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116328186731067600/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116328186731067600&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116328186731067600'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116328186731067600'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/11/sans-repis.html' title='Sans repis...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116223907399836361</id><published>2006-10-30T21:11:00.000+01:00</published><updated>2006-10-30T21:11:14.096+01:00</updated><title type='text'>Du courage de changer de route</title><content type='html'>&lt;p&gt;Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis? J'en suis persuadé depuis longtemps. Je préférerais dire que la vrai intelligence est de savoir tout remettre en cause presque à chaque instant, ne jamais être dans la certitude sauf celle de la confiance en la vie, de savoir s'adapter à chaque situation en faisant fis de ses peurs, de ne pas hésiter à changer de chemin malgré le regard des autres, malgré l'éventuel «&amp;nbsp;qu'en dira-t'on&amp;nbsp;», malgré les justifications demandées mais qui ne regarde que nous, si tant est qu'il faille justifier chacun de nos actes. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi ce sujet alors je suis tranquillement sur un beau catamaran dans un de ces petits paradis carabiens que les occidentaux se sont accaparés pour encore mieux profiter et des richesses, et du climat des pays tropicaux. Curaçao, c'est Amsterdam sous l'alizé. On peut aimer. On peut être séduit. Moi, je trouve triste à mourir de ne pouvoir se déplacer dans le monde sans réussir à se séparer de sa culture au point de l'installer telle quelle sur une île par ailleurs si jolie. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le sujet n'est pas là. Je vous parlerai peut-être plus tard de Bonaire et Curaçao, des flamands roses, des fonds merveilleux, du Papiamentu, du sourire des blacks, toujours aussi cool malgré leur passé d'esclave, du fric à foison, du stockage du pétrole pour mieux profiter des variations de cours du Baril, d'un aéroport dont je me souviendrai longtemps, de plongées merveilleuses? Non, le sujet n'est pas là. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sujet, c'est le changement de route. Pas le mien, bien qu'il soit aussi d'actualité mais ma route me mène là où elle veut, pas là où je l'ai prévu. Je ne prévois plus rien? Le changement de route, c'est celui de Grand Citron Vert, plus précisément celui d'Etienne et Maggy, leurs propriétaires.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;A leur départ, il y a un peu plus d'un an, le voyage devait durer trois, quatre ou cinq ans avec un tour du Monde comme finalité. Un rêve lointain qui allait se réaliser, qui prenait corps jours après jours depuis plus de quatre ans. Un vrai bonheur à partager. Et je ne suis pas peu fier d'avoir un tant soit peu participer à ce début de l'aventure, la plupart du temps exaltante car pleine d'espoirs et de rêves.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis il y a eu plein de péripéties. Plutôt de celles qui refroidissent. Il y a eu des moments merveilleux aussi. Beaucoup. Mais des attentes du départ, point ou trop peu? Les rencontres n'étaient pas là. Enfin, pas celles qu'ils s'étaient imaginés. Celles avec les habitants des lieux croisés. Pour plein de raisons. Et puis la perspective du Pacifique n'allait pas vraiment améliorer l'affaire. Enfin, pas tout de suite. Alors voilà, ils ont décidé de changer de voyage. De retourner dans cette Casamance et ses habitants qu'ils aiment tant et qu'ils ne sont pas allés voir avec GCV, faute de temps. Cette Casamance où ils partagent avec les autres, beaucoup plus que sur leur bateau (bien qu'ici il apporte du rêve). Cette page d'histoire se termine donc sur cette île des Antilles Néerlandaises. Pour mieux écrire celle qui leur plaît vraiment, au fond d'eux-mêmes. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je dois avouer que je les comprends. Depuis cinq mois que je suis à bord de GCV, je n'ai pas fait le vingtième de rencontres avec des locaux hors milieu nautique que lors de mon voyage à terre. Après avoir défendu ce mode de voyage comme idéal pendant des années dans les deux magazines où j'ai travaillé comme lors de nombreuses discussions, je ne le crois plus. Du moins pas comme ça. Il s'agirait de passer dans des lieux hors des routes classiques, de rester plus longtemps là où l'on se sent bien quitte à se passer des incontournables, de parler la langue du pays. Indispensable. Le microcosme des plaisanciers autour du monde ou de l'Atlantique, n'est pas forcément ce que l'on fait de plus intéressant, de plus ouvert à l'extérieur. Je ne m'étendrai pas sur le sujet mais quelques fois, ça donne presque envie de vomir. Vraiment. Mais cela ne regarde que les personnes en question. Il y en a aussi de fabuleux, je vous rassure. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc GCV ne passera pas Panama. Moi non plus. Du moins cette fois-ci. Maggy et Etienne me font confiance pour prendre soin de leur GCV jusqu'au printemps voire l'été prochain, s'il n'est pas vendu d'ici là. Comme ils m'ont fait confiance pour tant de choses depuis le début de leur aventure. Je leur en remercie. Je ne les remercierai jamais assez pour tout ce que j'ai vécu avec eux ou sans eux sur ce bateau, tout ce que leur aventure m'a permis directement ou indirectement de vivre. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout cas, cette décision, que je sentais venir depuis déjà plusieurs jours, que je pressentais depuis plusieurs semaines, est très courageuse. Pour les engagements qu'ils ont pris avec tant de gens et qui sont forcément un peu remis en cause. Pour ce que tous ceux qui n'ont jamais osé sauront médire. Pour s'exposer très vite aux regards des autres en France. Pour revenir sur tout ce qu'ils avaient dit auparavant. Parce que changer de direction aussi radicalement n'est jamais facile. Juste pour avoir eu le courage de la prendre et ne pas s'enfoncer, comme tant d'autre, dans leur décision première, je leur tire mon chapeau. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce qui me concerne, je rentre en France en décembre après avoir fait un dernier petit tour sur le continent avec mon sac à dos, puis je reviens sur GCV avec un programme encore flou mais qui devrait me mener aux Grandes et Petites Antilles puis en France en Juin si le bateau n'est pas vendu (les Scuzy, ça vous dit une transat retour&amp;nbsp;? Wharf Wharf?). Mais d'ici-là, de l'eau aura coulé sous les coques de GCV? &lt;/p&gt; &lt;p&gt;A tout à l'heure&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS&amp;nbsp;: Encore une nouvelle étiquette à me coller? Broker. Je suis chargé de la vente de GCV à un prix très intéressant. Il s'agit d'un Ville Audrain 44, plan Lerouge de 1986. Il est parfaitement équipé pour partir en famille (deux vrais cabines doubles, une cabine semi double et une autre d'appoint) voir le grand monde avec deux beau moteur Volvo d'un an, des voiles d'un an encore parfaite, de l'équipement électronique comme il faut, une sellerie complètement refaite. Le prix est à proposer. Etienne et Maggy sont prêts à étudier toutes propositions. Si vous êtes intéressé ou connaissez quelqu'un qui le serait, il peut me contacter sur mon mail ( &lt;a href="mailto:patbenoiton@gmail.com"&gt;patbenoiton@gmail.com&lt;/a&gt;). &lt;/p&gt; &lt;p&gt;De même qu'un copain qui vient de terminer son voyage actuellement vend son Lagoon 44 d'un an dans un état parfait et super bien équipé. La philosophie de conception n'est pas la même mais le prix non plus? Son prix 490&amp;nbsp;000 euros avec un leasing à éventuellement reprendre. Même chose, si vous connaissez quelqu'un d'intéresser, merci de lui donner mon contact. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour moi, ces deux ventes me permettront de voyager un peu plus longtemps?&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116223907399836361?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116223907399836361/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116223907399836361&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116223907399836361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116223907399836361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/10/du-courage-de-changer-de-route.html' title='Du courage de changer de route'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116189292209877951</id><published>2006-10-26T21:02:00.000+01:00</published><updated>2006-10-26T21:02:02.180+01:00</updated><title type='text'>Immersion</title><content type='html'>&lt;p&gt;Cela faisait longtemps que je le souhaitais. Longtemps. Trop longtemps&amp;nbsp;? Peut-être pas. Pour bien apprécier les choses, surtout aussi forte, il faut savoir choisir le bon moment, ne pas se précipiter. Donc cela faisait longtemps. Et comme tant d'autres choses qui me tente, qui m'attire, je repoussais, je ne voulais provoquer, je préférais faire confiance à la vie pour m'indiquer quand ce sera le mieux. Et le moment est venu. Tranquillement. Devenant évident, jours après jours.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'abord, une confiance de plus en plus forte en moi. Une pratique de plus en plus maîtrisée mais toujours en devenir. Une aide qui a su me guider, me donner de riches conseils. Une sérénité agréable en situation. Mais, comme souvent, je voulais aller plus vite que la musique. Et les éléments ont su me montrer qu'il fallait prendre le temps, apprécier chaque étape de la progression, mieux sentir à chaque nouvelle confrontation, laisser monter en moi l'envie, me préparer à être prêt.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a fallut des jours, des semaines. Des tas de lieux. Des tas de situations différentes. Des essais réussis ou ratés. Des annulations progressives de peurs pourtant ancrées bien au fond de mon être. Des tentatives folles, inespérées, couronnées de succès encourageants. Je trouvais de plus en plus de bonheur dans cette exploration de sensations à peine effleurées jusqu'à maintenant.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;On m'a beaucoup aidé aussi. Forcément, ce type d'expérience ne peut apporter autant lorsqu'on est seul. D'ailleurs, est-elle possible&amp;nbsp;? On progresse plus vite au contact des autres, surtout quand ils sont comme soi en recherche, en apprentissage. On prend plus confiance en soi, comme on donne plus confiance aussi. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, sont arrivées des conditions idéales. J'avais envie. Le lieu, les conditions s'y prêtaient. Je me suis décidé. Je me suis lancé. Sans peurs, juste une petite appréhension avant l'heure H mais rien de paralysant, juste de quoi avoir son attention en éveil presque total pour apprécier pleinement ce moment exceptionnel et unique. Les éléments s'étaient - comme d'habitude quand on fait bien les choses - ligués pour que tout se passe au mieux. Et cela a été merveilleux et prometteur. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je m'étais rarement senti aussi bien. Autant en harmonie avec moi, avec ce qui m'entoure, avec ceux qui m'entourent. Rarement aussi libre dans cet élément que je côtoie depuis si longtemps mais qui n'est pas et ne sera jamais aussi naturel que je le souhaiterai. J'étais bien, très bien, tellement bien? Il parait qu'après mon visage était éclairé de bonheur. Je ne l'ai pas vu mais je peux vous dire qu'à l'intérieur, ça bouillonnait d'une joie sans limite, d'envie d'aller plus loin, de remerciement pour ce qui venait d'arriver. Et ça bouillonne toujours. Mais je ne veux pas me précipiter. Je sais que je suis sur une bonne voie. Elle saura me dire quand il faudra continuer plus avant. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Oui, je ne me suis jamais senti aussi bien avec l'eau, dans l'eau. Déjà, avec masque et tuba, on découvre, on visite, on observe. D'abord depuis la surface, et puis on s'essaye à plonger, avec cette impression d'oppression qui s'amenuise petit à petit ? on n'est plus libre, on n'est plus maître de la situation (l'ait-on quelquefois&amp;nbsp;?), on ne peut plus respirer. Et puis on commence à rester de plus en plus longtemps au fond, à se calmer pour mieux observer, pour mieux vivre l'instant. On va plus profond aussi. On s'amuse dessous, à se retourner pour voir la surface à l'envers avec ses reflets bizarres, à nager comme les dauphins, à nager avec les poissons, à suivre les majestueuses raies qui volent dans l'eau ou les tortues qui se baladent tranquillement. On chasse aussi pour la pitance du bord. Tout cela avec de plus en plus de naturel, d'aisance, de ressenti inné. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malgré tout, même si l'on est toujours plus à l'aise. Il y a des limites. Il y a une limite principale&amp;nbsp;: la respiration. Ce besoin que l'on a de respirer, de nourrir notre corps d'oxygène. Le temps passé sous l'eau est limité. On se dit alors&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la bouteille&amp;nbsp;! ». Mais on pense tout de suite (pourquoi est on si souvent négatif?) que ce ne sera qu'un pis-aller.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je peux vous dire que ça n'a rien à voir avec un pis-aller. C'est génial&amp;nbsp;! Oui, génial&amp;nbsp;! C'est génial de respirer sous l'eau. De nager au milieu des poissons sans qu'ils soient effrayés. De pouvoir descendre jusqu'à douze mètres sans oppression, sans ce besoin inné de respirer. De se poser tranquillement devant une patate de corail et regarder qui vit dessous. De se retourner vers la surface et de regarder les reflets à l'envers aussi fascinant que vu d'en haut, d'observer la coque d'un bateau au mouillage se dandiner sous l'effet de la houle, de prendre le temps d'apprécier comment ce monde sous-marin est immense et richissime, envoûtant et rassérénant, limpide et secret. Pourtant les conditions de ce baptême n'étaient peut-être pas idéales (quoique de toute façon meilleures qu'en piscine à Gennevilliers?), en groupe de six, avec un moniteur anglophone et dans un des paysages sous-marins les moins riches de Bonaire, tout de même un des plus beaux spots de plongée au monde. C'est vrai que j'ai vu plus joli sous l'eau, que mes compagnons de plongée étaient un rien perturbés et perturbants, que d'extérieur tout cela ressemblait plus à une usine à faire plonger du monde qu'à un centre de découverte intérieure de la substantifique moelle du monde sous-marin. Mais, je m'y étais préparé. J'étais particulièrement bien accompagné. Je me foutais totalement de l'éventuelle supra beauté des fonds puisque ce n'était pas encore le but. Je voulais découvrir un état. Je pense en avoir apprécié sa liqueur.  &lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin de la plongée, le moniteur m'a dit qu'il m'avait trouvé étonnement bien et à l'aise, qu'il fallait que je continue. Ça venait du fond du c?ur. Et je n'avais pas besoin de ses paroles pour le savoir. Mais ça fait plaisir de savoir par les autres aussi. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci pour cette première immersion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A tout à l'heure&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS&amp;nbsp;: Vous avez peut être su qu'il y avait des élections municipales à Bordeaux pour permettre à Juppé de retrouver ses attributions d'élu après quelques malversations parisiennes. Cela fait déjà quelques jours qu'il a retrouvé son siège de maire dans, malheureusement la grande indifférence des Bordelais (c'est sûr qu'à force de se foutre de la gueule du peuple celui-ci se détourne des urnes?). Juste pour vous dire que l'ami Pierre Hurmic et tous les copains Verts ont fait un score supérieur à 10%. Il y a encore du boulot pour choper la mairie mais c'est déjà pas mal? Bravo à tous, je viendrai trinquer avec vous en décembre? &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116189292209877951?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116189292209877951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116189292209877951&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116189292209877951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116189292209877951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/10/immersion.html' title='Immersion'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116112164330327526</id><published>2006-10-17T22:47:00.000+01:00</published><updated>2006-10-17T22:47:23.376+01:00</updated><title type='text'>Memoire du passe</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Cela faisait plusieurs jours qu'on tournait autour. Sans vraiment savoir ce qu'elle était. Juste une photo dans un guide nautique en anglais. Un regard rapide sur une carte. Puis une discussion où l'on était d'accord pour aller là-bas.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;La petite voix, encore elle?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Cela faisait donc plusieurs jours. Elle est apparue sur l'horizon, d'abord. Imposante au-dessus de petites îles coralliennes refuges de mangrove. Le pied vert, le flanc ocre, la tête verte et plate. Imposante et fantomatique car pleine de secrets, forcément. Depuis le mouillage de Boca Seca, où nous avons laissé volontairement sur le fond de sable la signature de GCV et où nous nous sommes sentis si bien à chasser, plonger, se balader le long de la longue plage, regarder le soleil se coucher. Elle nous regardait depuis le nord ouest, mais encore loin. Depuis Cayo Sombrero où nous avons joué au Robinson quelques jours. Elle nous observait de l'ouest, plus proche mais aussi plus cachée. Enfin, depuis Chichiriviche et le Cayo Los Muertos où nous avons ravitaillé et testé notre faculté à enlever un bout dans l'hélice? Elle s'est rapprochée et nous invitait du sud ouest, cette fois-ci juste de l'autre côté d'une mince bande de terre. Inconsciemment nous nous sommes sentis prêts. Nous nous y sommes dirigés. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Un premier mouillage, d'approche, dirons-nous. Pour ne pas rentrer directement dans le site. Pour ne pas tout gâcher par la précipitation. A distance raisonnablement respectueuse mais suffisamment proche pour déjà s'imprégner.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Les pieds verts de mangrove. Le corps ocre de falaises. La tête verte d'arbres imposants aux troncs tortueux et majestueux et plate comme le sont les montagnes de calcaire. Une vraie invitation à la découverte malheureusement impossible depuis la rive. La végétation est impénétrable comme pour garder un secret. Mais, tout le reste de la journée, pour le coucher du soleil, dans la nuit, sous la lune naissante, puis au petit matin, pour renaître avec les éléments qui nous entourent, le regard ne la quitte plus, comme aimanté. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ces falaises imposantes, magnétiques, impressionnantes sont d'origine corallienne. Depuis sept millions d'années, elles se font sculpter par la pluie et le vent. Plus que sculpter, architecter, reconstruit pour offrir aujourd'hui des vallées, des cavernes, des puits profonds et verdoyant, des cratères profonds et protecteurs. Une mémoire de la mer à ciel ouvert. Une mémoire d'un peuple, les Caquetios, qui en avait fait un sanctuaire de vie. Ce que nous redonne l'endroit aujourd'hui. Cette puissance, cette sérénité, vient certainement de là. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rapprochés franchement. Nous devions être prêts. GCV, à présent à moins de cinquante mètres de la rive, est à présent juste au pied d'une des plus hautes falaises, à quelques brasses du puits le plus important. Nous y allons tous ensemble avant le coucher du soleil faire notre Qi Kong quotidien. Tous les six, pour la première fois. Tous les six au fond de ce puit profond d'une centaine de mètres. Tous les six dans cette atmosphère un peu inquiétante, entre cris de chauve-souris et bruissements dans les branchages. Tous les six à faire les mêmes exercices régénérant. Il règne entre nous une atmosphère étonnante. Une union que nous ne dominons pas. Peut-être une communion. Le lieu nous unit dans cette prise d'énergie commune. Nous en sortons sereins, nourris, ensemble? &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Le lendemain, avant le levez du soleil, je retrouve des sensations rencontrées au Machu Pichu, à Iguaçu, devant les glaciers en Patagonie et dans tant d'autres lieux riches spirituellement. Je suis assis sur la poutre avant, jambes pliés, bras retenant le corps aux genoux. Je me sens tout petit devant cette falaise qui se colorie peu à peu. En même temps, je ne fais qu'un avec elle, comme si nous étions en dialogue intime. Je ne comprends pas. Je laisse faire. Je laisse vivre cet instant exceptionnel que je ne maîtrise pas. Je suis submergé par la beauté, par le magnétisme, par l'énergie du site. C'est peut être trop. Je ne sais pas encore recevoir autant. Pour calmer ce bouillonnement intérieur, je vais seul, plus loin, dans une autre excavation à l'entrée étroite. L'endroit fut certainement sacré. L'est toujours si l'on en croit l'ultra présence de l'infini fétichisme humain à travers ces moult vierges en plâtre, ces photos de personnes certainement en détresse ou en demande, de grades d'officiers ou sous-officiers peut-être partis à la guerre. En tout cas, il émane du lieu quelque chose de puissant, encore une fois. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je grimpe entre les rochers et la végétation, m'assoie sur une grande pierre presque plate. Je reste là, seul, respirant ce lieu que je sais que je ne recroiserai plus. Quelques dizaines de minutes plus tard, je reviens à moi et me réfugie dans le grand arbre aux multiples racines qui accueille le visiteur sur la plage. Il connaît bien le lieu, lui. C'est chez lui. Ces racines puisent l'énergie de la terre mère, la multiplicité de ce que donne la Pacha Mama, pour l'unifier dans son large tronc rassérénant et l'emmener vers le ciel.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A bord de Petit Citron Vert, l'Optimist du bord, mon moyen de transport préféré dans les mouillages, je ressors de l'endroit très troublé. J'ai besoin d'être seul. En rejoignant GCV, je sais que je ne peux pas. J'intériorise, quitte à ce que mon silence soit désagréable. J'ai besoin de digérer tout ce que ce lieu m'a offert. Il faut du calme. Extérieur comme intérieur. Pas facile? &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;GCV s'éloigne. Les falaises du Cerro Chichiriviche rapetissent. On retourne au village récupérer les cours du CNED de Tom, refaire un dernier plein de frais. Demain, nous partons vers les Aves, îlots perdus dans la mer des Caraïbes. Autre lieu, autres sensations, autre voyages intérieurs et partagés. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;PS : Depuis, nous sommes allés aux îles Aves, deux groupes d îles coralliennes paumes dans la mer des Caraïbes. Disfrutage au soleil, chasses passionnées et de plus en plus&amp;nbsp;fructueuses et nouveau rythme sur le bateau avec l'arrivée des cours du CNED. C est studieux le matin. Nous sommes sur l'île de Bonaire qui appartient aux Antilles Néerlandaises. On part pour Curaçao Dimanche. Tout cela a un petit air occidentale dans la manière de vivre. Je vous raconterai promis jure.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Petit message a tous ceux qui m'ont envoyé des mails et a qui je n'ai pas répondu. Je prendrai du temps a Curaçao. Ici la vie est trop trépidante ou farniente pour passer sa vie dans les cyber café. La bise &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="MsoNormal" style="MARGIN: 0in 0in 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116112164330327526?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116112164330327526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116112164330327526&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116112164330327526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116112164330327526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/10/memoire-du-passe.html' title='Memoire du passe'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116005623447008754</id><published>2006-10-05T14:50:00.000+01:00</published><updated>2006-10-05T14:50:34.546+01:00</updated><title type='text'>Juntos</title><content type='html'>&lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Juntos&amp;nbsp;! Ensemble en Espagnol. Ensemble&amp;nbsp;! Ensemble sur un bateau. Une expression dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ensemble dans la même galère&amp;nbsp;». Elle a une connotation négative. Je ne l'emploierai donc pas. Je préfère?  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ensemble dans la même histoire. Ensemble pour avancer, pour progresser. Ensemble pour effacer nos petits et nos grands travers laissés par notre passé et qui peuvent polluer parfois notre quotidien. Ensemble dans les beaux moments où tous les éléments se liguent pour nous montrer que tout ce qui nous entoure est ce qu'il y a de plus beau, au présent. Ensemble dans les beaux moments de convivialité où le sourire, le rire est sur tous les visages. Ensemble aussi quand fatigue, obligations du quotidien (la vie continue ici aussi avec ses contraintes et ses joies), peurs ancrées profondément, font ressurgir une vieille colère, un mot déplacé, une moue peu agréable, un silence gênant. Ensemble parce qu'il n'y a rien de tel pour se voir réellement dans un miroir. Ensemble dans les petites galères de la vie en bateau. Ensemble parce qu'on l'a voulu, parce qu'on a voulu découvrir ensemble, parce qu'on a beaucoup plus à s'enrichir de l'autre, de ses qualités et de ses défauts, qu'à en pâtir. Ensemble parce que l'on sait que le courant passe plus que de nature, que les liens créés sont forts, presque inespérés. Ensemble parce que cet échange de presque tous les instants nous fait grandement avancer vers un mieux être, un mieux savoir de la vie, un mieux savoir de soi. Ensemble parce que c'est beaucoup mieux qu'être seul, même si l'on est très heureux de se retrouver dans son jardin secret. Ensemble parce que l'on peut mieux donner, mieux partager, les deux actes les plus beaux que puissent vivre un être humain. Ensemble parce qu'à plusieurs on fait mieux que seul, parce que deux énergies font dix fois plus qu'une seule. Ensemble parce qu'on ne peut se contenter de sa coquille, aussi riche spirituellement puisse t'elle être. Ensemble parce que, même si je suis un individualiste forcené, dans le sens où l'individu et son épanouissement doivent primer pour mieux donner, c'est ensemble que l'on fait les plus jolies choses.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je me souviens que pour un passage de ma vie très solitaire et oh&amp;nbsp;! combien important, j'avais appelé l'association porteuse du projet «&amp;nbsp;Partir Ensemble&amp;nbsp;». On m'avait raillé en me disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Partir ensemble, d'accord, mais c'est toi qui part naviguer et nous qui restons sur le quai...&amp;nbsp;» C'était vrai, et c'est encore vrai aujourd'hui. Mais si nous n'avions été ensemble, si vous n'aviez été là tant dans les moments difficile que pour partager, cette aventure aurait eu moins d'épices. Pouvoir partager est aussi un moteur pour celui qui raconte comme pour celui qui lit, pour relancer cette machine humaine qui naturellement se contente de ce qu'elle a quitte à se laisser mourir dans un train-train sans vie, par paresse ? vivre est un effort de chaque instant, pas une lutte, juste un effort, souvent agréable. Partager est donc un moteur qui se nourrit de vos fluides qui au bout d'un an, à mon heureuse surprise, sont toujours là, même de la part d'inconnu, toujours là souvent enthousiaste pour me dire que j'ai une chance inouïe d'être là où je suis, pour me dire aussi un des plus beaux mots du vocabulaire&amp;nbsp;: Merci&amp;nbsp;! Je répondrai ce que l'on répond ici&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mucho gusto&amp;nbsp;», et non notre «&amp;nbsp;de rien&amp;nbsp;» inutile et faussement modeste. «&amp;nbsp;Avec beaucoup de plaisir&amp;nbsp;». Oui, je te donne avec beaucoup de plaisir, réellement?  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;PS&amp;nbsp;: Un petit point sur le voyage&amp;nbsp;? Puerto Cabello (port cheveux car si calme que l'on peut y attacher son bateau avec un cheveu. L'histoire ne dit pas si beaucoup de marin y sont restés attachés par les cheveux d'une femme?), un centre assez joli mais sans plus et beaucoup de bruit particulièrement le dimanche sur la plage près du port.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Le Morocoy Park&amp;nbsp;: un dédale de mangrove avec quelques plages à cocotiers où nous avons adoré disfruter, plonger, se reposer malgré le bruit des lanchas amenant les touristes venus se griller au soleil et s'enivrer de bière. Cayo Sombrero, à la sortie du parc, de jolies chasses sous-marine qui nous ont permis de se rendre compte que les poissons perroquets sont bon mais qu'avec leurs grosses arêtes et leur peau épaisse, ne se laissait pas avalé facilement et que les poissons chirurgien n'étaient pas si mauvais que ça. Chichiriviche, une station touristique sympathique mais en travaux qui nous a permis de faire le plein de frais et récupérer les cours du CNED avant de mettre le cap sur les îles Aves, et puis le Golfe de Cuare, impressionnant et puissant. Je vous en parlerai certainement plus tard, quand j'aurai digéré complétement?  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116005623447008754?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/116005623447008754/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=116005623447008754&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116005623447008754'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/116005623447008754'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/10/juntos.html' title='Juntos'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115867816027762048</id><published>2006-09-19T16:02:00.000+01:00</published><updated>2006-09-19T16:02:40.416+01:00</updated><title type='text'>Les étoiles du Petit Prince</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;C'était une nuit. Je n'étais pas perdu dans le désert. Mon avion n'était pas en panne. D'ailleurs, je n'ai pas d'avion. Le désert était la mer des Caraïbes. L'avion, un joli catamaran. C'était l'heure de mon quart. Chacun était parti se coucher. L'alizé nous passait ardemment. Puerto Cabello allait être atteint avant la moitié du lendemain. Sur le pont, il n'y avait que moi et un petit bonhomme qui voulait me seconder dans cette épreuve. Il avait fait une petite sieste un peu avant pour être sûr d'être en forme pour sa mission. Nous étions assis l'un à côté de l'autre sous la voûte étoilé, bien tranquilles et détendus. Aucune barcasse lumineuse sur l'horizon n'allait nous déranger. Nos esprits étaient alors totalement libérés. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Enfin, celui du petit blond un peu moins que le mien. Le flot de questions qui accompagne ses journées était encore plus présent en ce moment d'intimité sécurisante. Ses questions fusaient, sur le bateau, la vitesse, la grandeur des océans, la vitesse la plus élevée que j'avais atteinte sur l'eau, le plus gros voilier sur lequel j'avais embarqué, le plus grand océan que j'avais traversé (savoir que c'était le même que lui nous a rapproché encore un peu plus?), quels bateaux je préférais. Bref, un tas de questions auxquels j'avais répondu déjà plusieurs fois mais qu'il reposait, je crois, pour être sûr que la réponse était bien sérieuse et qu'il ne s'agissait pas d'une de ces man?uvres d'adulte pour esquiver une réponse embarrassante ou sans fondement. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Puis, vinrent les questions plus profondes, de celles qui nous font nous demander ce que l'on fait là sur cette jolie terre. Nous avions fait une pause dans la conversation pour un petit tour infructueux d'horizon visuel. Lui vint alors une affirmation à laquelle il n'y a rien à rajouter&amp;nbsp;: «&amp;nbsp; Je connais la plus grosse étoile qui existe mais je ne sais plus son nom et je ne sais plus où elle est. Je crois que c'est la bergère. L'autre fois, je l'ai cherché pendant ¾ d'heure.&amp;nbsp;» Aussi pédagogue que je le pouvais, je l'ai corrigé en lui disant qu'il s'agissait de l'étoile du Berger et qu'elle était là juste au-dessus de nous. Il reconnut très bien la bergère. Et là, lui vint l'idée de me parler de la taille des étoiles grandes comme une phalange de sa main, comme le bout d'un ongle et pour les plus grosses, à peu près comme son poing. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Là encore, je lui explique qu'en fait, elles sont beaucoup plus grosses mais que, comme elle sont très loin, on les voit toutes petites. «&amp;nbsp;Mais, elles sont grandes comment&amp;nbsp;? Comme le bateau&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Beaucoup plus grande, comme le soleil&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Oui, ben le soleil, il est grand comme ma main?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Il est beaucoup plus grand que ta mains le soleil. Il est beaucoup plus grand que la terre. Mais, comme il est loin, on le voit plus petit.&amp;nbsp;» Petite pause, puis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais le soleil, il y a des gens dessus, des animaux, des arbres&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Non, c'est une énorme boule de feu, un peu comme un barbecue géant (je pense que c'est l'utilisation, la veille, du barbecue du bord qui m'a fait penser à cette comparaison saugrenu?)&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Oui, mais si c'est si grand que ça, ça peut même pas être un barbecue de géants, ils sont beaucoup trop petits.&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Nouveau tour d'horizon pour casser un peu le rythme des questions, puis il revint à la charge. «&amp;nbsp;Mais les étoiles, on peut y aller&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Là, j'explique que non, que d'un c'est très, très loin et que de deux, il n'y a pas d'air tout là bas. «&amp;nbsp;Ah bon, faut être cosmonaute alors?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Je crois bien que c'est encore trop loin pour les cosmonautes. Il est alors resté dubitatif un moment en regardant rêveusement le ciel. Puis, il m'a regardé en me disant que ce devait être plus loin que la lune certainement puisque la Lune était plus grosse que les étoiles. Je lui dis qu'effectivement, elles étaient plus loin que la lune mais aussi que la lune était plus petite que la terre et que les étoiles devaient être certainement plus grandes. «&amp;nbsp;La lune, elle est grande comme la France et la Chine ensemble&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» Je lui répondis par l'affirmative ne voulant pas me laisser embarquer dans des comparaisons sans fin.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Puis, arriva la petite lueur sur l'horizon, le bateau salvateur qui me permit de m'évader lâchement de ce flot gentil et agréable d'interrogations naturelles. Mon petit Prince s'allongea doucement, les yeux ouverts en regardant les étoiles. Certainement était-il en pleine conversation avec elles. Puis il remonta la serviette de bain qui lui servait de couverture sur ses jambes, souffla un grand coup puis ferma les yeux pour aller se baigner librement dans cet océan lumineux avec des toiseurs habillés en cosmonaute expliquant aux géants que le barbecue était trop grand et trop loin pour eux et qu'il fallait trouver une autre solution pour faire cuire leurs saucisses aux poireaux. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Au fait savez-vous ce qu'est la berckandise&amp;nbsp;? C'est quand on est obligé de reprendre ou de finir quelque chose que l'on n'aime pas? &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ah, autre chose. Nous étions avant-hier le 17 septembre. Cela faisait exactement un an que j'ai soulevé le pied pour la dernière fois &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;du sol français. Ce n'est qu'une date, forcément sans importance. Le 17 septembre 2005, c'est du passé. Et puis mon voyage, ça fait beaucoup plus longtemps qu'il est commencé, un chemin de passant qui est devenu plus palpable ces derniers mois mais qui dure depuis plus de 41 ans? &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115867816027762048?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115867816027762048/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115867816027762048&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115867816027762048'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115867816027762048'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/09/les-toiles-du-petit-prince.html' title='Les étoiles du Petit Prince'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115835125679572495</id><published>2006-09-15T21:14:00.000+01:00</published><updated>2006-09-15T21:14:16.870+01:00</updated><title type='text'>Il était...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Il était un archipel. Un archipel ni trop grand pour ne pas en voir le bout, ni trop petit pour que les bateaux qui s'y baladent ne soient pas les uns sur les autres. Un archipel pas trop loin du continent pour y arriver en un peu de 24 heures à la voile mais pas trop près non plus pour que la foule ne s'y agglutine pas. Un archipel en pleine mer pour y respirer le bon air du large mais un peu protégé aussi pour ne pas être soumis à la houle et aux tempêtes de l'océan. Un archipel qui compte une île principale qui se voit de loin avec ses deux petites montagnes, son village avec ses clubs de plongée et ses posadas mais aussi une cinquantaine d'îles et d'îlots dont seulement trois sont habités. Un archipel avec des noms d'îles rigolos comme Francisquis, Crasqui, Soyoqui, Namusqui, Yanqui ou Noronquises et d'autres plus sérieux comme Gran Roque, Boca de Sebastopol Cayo de Agua ou Carenero. Un archipel aux zones interdites au public pour ne pas perturber la faune et la flore et d'autres ouvertes à tout le monde, même aux charter de touristes. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Dans cet archipel, il y fait toujours beau. On pourrait y rester longtemps, longtemps. La vie y est douce. Les poissons arrivent quand il faut pour les manger. Le soleil y tape fort mais seulement pendant la sieste. L'eau turquoise y est transparente. Le sable y est soit argenté, soit rosé. Les mouillages y sont calmes et offrent de magnifiques tableaux à chacune des heures du jour et de la nuit. La mangrove, cette grande forêt mi-aquatique, mi-terrienne, s'y est réservée quelques espaces tranquilles.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Une barrière de corail de 25 km le protège des agressions du large et permet à une faune sous-marine étonnement riche de vivre tranquillement. Chaque «&amp;nbsp;patate&amp;nbsp;» de corail, aussi petite soit elle et quel que soit sa forme, accueille des centaines de petits et grands poissons multicolores. Les grandes étendues de sables sont comme des déserts de petites dunes allongées perturbées de temps à autre par une raie volant dans l'eau transparente. Quant aux tombants, entre îles et pleine mer, il nous emmène dans les profondeurs abyssales avec les calmes barracudas et quelque fois un requin peu engageant. Plonger avec masque et tuba dans cet environnement est un véritable enchantement. Il suffit juste d'ouvrir les yeux. Alors, Perroquets, Anges Français, Gorettes, Sardes, Capitaines, Cardinal, Poissons Pierre, Poissons Trompette et pleins d'autres petits, grands, jaune, bleu, rouge, orange, défilent devant vous sans presque aucune crainte. Pour peu que l'on est de la chance, on croise une tortue. Les demoiselles à carapace sont ici très protégées. Il y a même une ferme qui les élève entre l'âge de trois jours et un an pour les decendre des oiseaux et autres carnivores marins. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Cela fait deux grosses semaines que nous sommes ici à disfruter totalement en dehors du monde ou plutôt entièrement dans notre monde. Un monde où il y a de la sérénité, du rire, du repos, de l'observation, de l'enthousiasme, de la plénitude. Un monde que l'on vient de quitter pour aller vers d'autres mondes tout aussi beaux et accueillants, forcément différents et qui nous réservent d'autres surprises. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115835125679572495?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115835125679572495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115835125679572495&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115835125679572495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115835125679572495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/09/il-tait.html' title='Il était...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115714129513239934</id><published>2006-09-01T21:08:00.000+01:00</published><updated>2006-09-01T21:08:15.260+01:00</updated><title type='text'>J'aurai pu...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler de la petite île de Cubagua redécouverte. La première fois, ses habitants étaient rentrés chez eux. Là, nous avons échangé. Un peu de pain, des sourires, des crabes, de la chaleur, un coucher de soleil. Une balade vers le phare passant par un ancien marais salant. Une pointe de roche déchiquetée dominant la mer. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler du calme d'El Oculto. De ces flancs de collines ondoyant de plusieurs verts rassérénant. De ses tombants de coraux multicolores avec ces anémones timides qui se cachent quand on veut les caresser. D'une petite plage qui égayent ses rives de mangrove. De ses grains dessalant et revigorants. Du premier bord de Tom, seul à la barre de Petit Citron Vert, l'Optimist du bord, et de celui de Tim mais accompagné, qui ne pensait qu'à faire des zigzag parce que c'est rigolo. De ses aubes et de ses couchers de soleil qui nous emplissent de tant d'énergie vivifiante et nous font penser que la vie est une plénitude. De cette musique du silence tellement rare dont je m'imprègne allongé dans le trampoline. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler du marché de Santa Fé. De tous ces sourires croisés. De ses étals de fruits, de légumes, de poissons frais. De cette terrasse de café sur la plage devant GCV avec ses jus de fruits frais. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler des deux îles Arapos, surtout de leur mouillage qui se niche entre elle, entre les jambes du M de Mac Donald ou le W de Water Closet, suivant l'endroit d'où l'on se situe, que forme la barrière de corail. De la micro île à quelques encablures avec son restaurant abandonné, nouvel habitat des crabes. De la pêche infructueuse avec un casier bricolé avec une bouteille en plastique qui a fait réveiller avant l'aube Tim et Tom «&amp;nbsp;pour aller voir si on avait pêché&amp;nbsp;». De son énorme orage qui déchirait le ciel et des 250 litres d'eau récupérer pour remplir les réservoirs, nettoyer et rincer les habits. Des rayons de soleil qui ont suivi et qui ont séché les peaux. De cette lumière irréaliste à la fois purifiante et libérée. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler d'un quart de nuit au moteur avec un p'tit bonhomme qui pendant trois heures n'a pas arrêté de parler, tellement heureux de pouvoir partager ses peurs et ses interrogations face à la vie. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler d'une île au nom évocateur de flibuste. De son mouillage calme. Des quelques baraques de pêcheurs qui la tapissent. De la posada archaïque de José, seul habitant à l'année de l'endroit et ce depuis plus de vingt ans - «&amp;nbsp; &lt;i&gt;para disfrutar&lt;/i&gt;?&amp;nbsp;»-, et qui risque d'être expulsé parce qu'un promoteur privé a réussi à convaincre l'état vénézuelien que Tortuga pouvait être un magnifique centre touristique de luxe. D'un catamaran français qui s'est échoué sur les coraux une nuit de juillet et qui donnera peut être son nom au récif.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler d'une longue langue de sable d'un blanc éblouissant. D'une langouste interdite dégustée et appréciée en deux fois. D'un petit tour en Optimist à la rencontre des pêcheurs et du lieu. De l'enterrement des déchets organiques avec les matelots pour donner à manger au seul cocotier de l'île. De la bataille d'eau et de sable qui a suivi. D'une belle méditation face au déferlante sur la plage côté est. De l'eau turquoise tout autour du bateau. D'une rencontre riche avec un couple de Marseillais sur un bateau que je connaissais. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler d'une marina sans âme et étouffante. De quelques mouvements de Tai Chi Chuan qui m'ont redonné des sensations oubliées. D'un massage chinois tonique et terriblement efficace. De jeux dans une piscine et de grands éclats de rire. De la rencontre de l'ancien consul du Venezuela au Chili avec qui j'ai parlé de cette belle île de Chiloe. D'un passeport renouvelé pour rester ici encore quelques temps. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler d'une arrivée de nuit dans un mouillage entre des falaises. D'un semi échouage sur du corail. D'un déséchouage à l'aide de l'ancre secondaire. D'un grand soulagement de tout l'équipage. D'un réveil en se disant que l'on était fou d'être arrivé de nuit ici? &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler d'un quart de fin de nuit superbe. Des étoiles au-dessus du bateau. Des coques qui partaient au surf. D'une aube nouvelle et ensoleillée. De deux loustics qui sont venus me rejoindre. De dauphins qui nous ont souhaité une bonne journée en jouant avec les étraves et en faisant des acrobaties devant nos yeux émerveillés. De l'arrivée sur l'archipel des Roques par la passe sud-est entre les coraux. D'un goulet sans issus dans les coraux d'où il nous fallait sortir. D'un mouillage venté mais où l'on se sent bien se reposer. D'un barracuda de plus d'un mètre qui, dans un ultime effort en voyant de près l'arrière de GCV, a retrouvé sa liberté sauvage. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler de mille autres choses depuis que je suis sur le bateau. De longues discussions au clair de lune sur le trampoline. De messages de vie. De nettoyages de coque éreintant mais tellement satisfaisant. De petits plats préparés au feeling et qui ont l'air de satisfaire les papilles de l'équipage. De Chi Kong matinal introduisant dans le sourire chaque journée. De grandes rigolades parce que la vie, c'est rigolo. De longs moments à regarder simplement la mer dans toute sa diversité. De la joie de sentir le vent dans les voiles et la mer glissée sous les coques. Du bonheur de ne pas s'inquiéter du lendemain qui sera de toute façon meilleur puisqu'on le souhaite. De cette sérénité qui me permet de commencer à écrire et dessiner sur un voyage qui n'est pas fini mais qui a besoin d'être couché sur le papier pour laisser la place à ce qui va venir. De penser à ceux, celles et ce que j'ai laissé de l'autre côté de l'Atlantique, avec un petit pincement au c?ur mais sans regret. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;J'aurai pu vous parler de tout cela. Et puis je me suis dit qu'en cette période de rentrée, de pré campagne présidentielle où chacun va défendre son candidat préféré avec autant de passion que de mauvaise fois, sachant bien au fond de soi que, de toute façon, rien ne changera, d'embouteillage toujours plus dense, de pollution urbaine toujours plus pesante, de visages tristes que l'on croise à chaque instant sur les trottoirs, de grisaille qui va envahir le ciel et arroser les rues avec l'automne. Oui, je me suis dit que ce n'était pas raisonnable, pas très gentil non plus pour vous. Je me suis dit aussi que vous aviez dû passer de bonnes vacances, même si elles se conjuguent aujourd'hui au passé et que vous pourriez peut-être me les raconter. Il doit certainement y avoir de belles soirées à discuter sous les étoiles entre amis, de jolies balades dans la nature à respirer profondément la vie, de repos bien mérité, de grandes rigolades avec les mômes qui doivent grandir à vitesse grand V.  &lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Après tout, ça fait bientôt un an que je raconte. On pourrait peut être échanger, partager? Non ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115714129513239934?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115714129513239934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115714129513239934&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115714129513239934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115714129513239934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/09/jaurai-pu.html' title='J&apos;aurai pu...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115679444514068703</id><published>2006-08-28T20:47:00.000+01:00</published><updated>2006-08-28T20:47:25.210+01:00</updated><title type='text'>Le temps s'est arrêté...</title><content type='html'>&lt;p&gt;Pour vous, je ne sais pas. Bien que ce soit les longues vacances réparatrices d'été. Mais pour moi, c'est clair. Depuis que j'ai remis les pieds sur un bateau, en l'occurrence Grand Citron Vert, je ne vois pas les jours passés. Nous sommes déjà à la fin du mois d'août. J'ai l'impression d'avoir embarqué hier. Cela fait presque trois mois. Que l'on est encore seulement au début de ce nouveau périple. Ce qui n'est pas faux dans les faits ; nous sommes qu'au début de la route. Mais trois mois tout de même. Une longue pause dans le voyage. Ou plutôt une nouvelle étape bien différente. Quand je pense qu'il y a quelques mois tous les trois ou quatre jours, j'écrivais quelques choses de nouveau sur ce blog. Qu'aujourd'hui, je vous livre quelques réflexions à deux Bolivars une fois de temps en temps. Je devais avoir la bougeotte ou besoin d'avancer pour engranger le plus possible. Aujourd'hui, j'ai certainement besoin d'arrêter ce chemin sans fin, au moins un moment, pour mieux digérer tous ces mois de découvertes, rencontres, appréciation intense, nourritures offertes par les terres que je croisais. C'était dense, intense, riche, très riche.  &lt;br&gt;A présent, à disfruter tranquillement à bord de GCV, je digère. Je revis certains passages. Je vois des images de d'autres. C'est amusant. C'est rassérénant. Cela me montre que j'ai bien vécu ces moments et qu'il fallait que je les vive. Il m'arrive aussi d'en dessiner, d'écrire de nouveaux après le vol de mon livre de voyage à Iquitos. &lt;br&gt;Au fil des mouillages où nous restons souvent plusieurs jours le long de cette côte vénézuelienne qui montre de superbes endroits - et ce n'est pas fini -, je laisse les souvenirs remontés, tranquillement. Non point par mélancolie - je n'en ai pas l'ombre d'une trace. Plutôt pour mieux apprécier la richesse de ce qu'il reste de ce périple. Les petits villages de pêcheurs des îles de Coche ou de Cubagua, les criques encaissées et vertes du Parc National de Mochima, les îles bordées de corail d'Arapos les longues plages de sables blancs de Tortuga et ses îlots satellites et même, cette marina sans âme de Puerto La Cruz où nous faisons une escale technique de quelques jours avant de partir vers l'archipel des Roques, cette vie simple qu'offre la vie à bord d'un voilier de croisière, tout cela me donne le temps de revivre tranquillement ces derniers mois, de faire une sorte de point, tout en profitant pleinement de cette chance que j'ai, tous les jours, de voir le soleil se lever dans des cadres magnifiques, de pouvoir plonger quand j'en ai envie dans des eaux turquoises, de lire ou peindre quand bon me semble, de partager des moments de vie simple avec une famille que j'apprécie. &lt;br&gt;Cette vie me plaît avec ces joies simples, son rythme tranquille sans pression et une intensité réelle de moments pleins. Ces instants à préparer les repas en essayant d'offrir toujours le meilleurs des aliments qui me passent entre les doigts. Les séances de dessins ou de collages ou les longues explications à toutes les questions des deux matelots du bord. Les cours d'Optimist avec Tom. Les concours de plongeon avec Tim. Les partages du thé avec Maggy. Le soin apporté au bateau. Les superbes apéros préparé par Etienne. Les discussions souvent profondes en fin de repas du soir quand les deux piles électriques du bord sont parties se coucher. Le Chi Kong du matin sur la poutre avant. Les balades à terre à la découverte de manière de vivre différentes. Les rencontres avec d'autres plaisanciers au long court. Les heures à lire (j'ai même commencé la bible), à peindre, à écrire, à méditer ou à simplement regarder la mer ou le paysage. Ne dit-on pas que le bonheur est une succession de chose simple ? Je le crois. Il n'ai pas la peine d'aller chercher midi à quatorze heures, comme dit l'expression populaire.  &lt;br&gt;Cette petite vie qui se déroule sous mes pieds, sous mes yeux, appréciée de mon âme, me sied donc à ravir aujourd'hui. J'ai appris la simplicité. J'ai appris à me contenter de ce que la vie m'apporte, à goûter chaque instant à remercier chaque matin la nouvelle journée qui m'est offerte. Comme je l'ai lu dans un livre qui m'a beaucoup marqué dans ce voyage : &amp;quot;C'est pour cela que nous sommes au monde : Pour inventer la vie !&amp;quot; &lt;br&gt;A tout à l'heure&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PS : bonne fin de vacances et bon courage pour la rentrée...&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115679444514068703?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115679444514068703/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115679444514068703&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115679444514068703'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115679444514068703'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/08/le-temps-sest-arrt.html' title='Le temps s&apos;est arrêté...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115456261071272796</id><published>2006-08-03T00:50:00.000+01:00</published><updated>2006-08-03T00:50:10.800+01:00</updated><title type='text'>Le plastique, c'est fantastique !</title><content type='html'>&lt;div&gt; &lt;div&gt;C'était le dimanche de Pâques. J'étais dans le petit village de Guaqui, sur les rives du lac Titicaca. Le froid et une angine m'empêchait d'apprécier totalement l'environnement dans lequel j'étais. Ce dimanche était gris, un peu pluvieux, le village se reposait des agapes de la veille. Je m'étais forcé à sortir de dedans mon sac de couchage lui-même protégé par trois couvertures de laines. Couvert au maximum que je le pouvais, je suis allé me promener sur les rives du lac, vers l'ancien port, la gare puis le long du lac entre quelques roseaux où gambadaient de ci delà&amp;nbsp;quelques cochons. Et puis au milieu des grandes herbes, j'ai vu le tas d'immondices, principalement des bouteilles, des sacs et toutes sortes d'emballages qui avaient comme point commun d'être en matière plastique. Si personne n'allait les brûler - ce qui n'est de toute façon pas une solution vu les émanations nocives&amp;nbsp;de gaz de toutes sortes -,&amp;nbsp;tout cela&amp;nbsp;resterait pendant plusieurs siècle avant de disparaître totalement.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Rien de bien nouveau, me direz-vous. Mais, cette triste découverte m'a fait réfléchir, une fois de plus. Autrefois, les personnes qui habitent ici&amp;nbsp;jetaient tout dans la nature : déchets organiques, papier, carton, boites de fer blanc. Tout disparaissait peu à peu. Les dernières, plus longues à disparaître, rouillaient en quelques mois avant de disparaître totalement au&amp;nbsp;bout d'une dizaine d'années, nourrissant quelque peu la terre qui les accueillait. Le verre, quant à lui, ne disparaît jamais&amp;nbsp;mais ce recycle lui-même en sable quand il se brise, avec l'aide du vent, de l'eau et des pierres. Puis sont arrivés les plastiques, le fer traité ou peint et l'aluminium, matières produites pour durer qui mettent donc du temps à disparaître totalement. Mais, si dans nos sociétés, nous avons suivis cette évolution en organisant tant bien que mal, et souvent en faisant l'autruche, le recyclage. Ici, rien ou presque n'a été fait. Les multinationales ont mis en vente tous leurs produits markétés dans de superbes emballages parait-il plus pratiques, certainement moins chers, en tout cas plus polluants, qui rejoignent leurs ancêtres, dans les champs, les rivières, les forêts ou les fleuves (toutes les villes bordant l'Amazone, les bateaux qui y naviguent jettent leurs détritus dans l'eau...). Avec ces nouveaux emballages, on a jeté une nouvelle petite bombe à retardement pour l'environnement.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ça m'a fait prendre conscience d'une manière de faire de notre civilisation : on prend, on profite, on jette. Différemment : on découvre, on exploite, on&amp;nbsp;abandonne. Ou encore : on attire, on&amp;nbsp;pressure. Bref, on trouve un bon filon, on l'exploite au maximum sans faire attention aux conséquences quelles soient humaines ou environnementales, et quand le filon est épuisé, de plus en plus rapidement aujourd'hui, puisqu'il faut devenir de plus en plus riche, de plus en plus vite, on va chercher ailleurs en laissant tomber tout ce qui entourait cet exploitation. C'est vrai aujourd'hui. C'était vrai hier. L'Amérique du Sud, à l'instar de Potosi, de la forêt auricanienne, de l'Amazonie, des rives atlantiques du Brésil où la surexploitation des terres avec la canne à sucre, puis le café, le cacao les a réduit à la désertification. J'en ai déjà parlé de tout ces lieux que le capitalisme à laisser tomber voire laisser dans une misère à peine supportable.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ici, à Margarita, c'est un peu la même chose qui s'est passé avec le tourisme. Les Etazuniens (les Américains sont les habitants de tout le continent...) ont trouvé cette île tout à fait à leur goût&amp;nbsp;pour aller cuir au soleil, boire de la bière et dépenser leur dollars en boite de nuit et dans les machines à sous. Le gouvernement vénézuelien d'alors s'est précipité sur l'occasion pour en faire une zone franche, où donc les taxes ont été réduite à zéro. Résultat comme partout dans le monde dans ce cas là : urbanisme sauvage et construction souvent non-terminée. L'investisseur à tous les droits. L'état s'écrase, quand ses représentants ne touchent pas au passage. Le dollars coulait ici à flot. Et comme partout où ce genre de tourisme existe, il est accompagné de la prostitution, de la drogue et autres compromissions diverses. Et puis en 1992, Chavez est arrivé, non comme Zorro, mais comme un homme qui voulait que le peuple vénézuelien profite un peu des réserves de pétrole de leur pays. Il a fait un grand bras d'honneur aux Etats Unis. S'est fait renverser comme sait si bien le faire la CIA, mais un peu moins violemment que dans les années 70 - c'est à dire sans tuer le cef d'état renversé. Résultat aux élections qui ont suivies, le grain de sable de l'Amérique du Sud s'est fait réélire presque plébisciter. Entre autres conséquences pour le pays, les touristes étazuniens, de peur de l'image du nouveau président que les médias ont su lui torcher,&amp;nbsp;ont fui&amp;nbsp;l'île de Margarita. Résultat : partout des immeubles non terminés, des commerces fermés, une impression de pays abandonné dans de nombreux quartiers. Le centre de Porlamar garde toutefois ses quelques rues piétonnes avec boutiques de luxe et ses hôtels boites à sardines avec vue sur la mer. Mais l'impression première, comme les suivantes, est d'être dans un endroit à présent oublié du tourisme de masse et de ses dollars, avec les conséquences que cela a pu avoir sur les habitants de l'île : l'envie d'avoir autant que ceux qui viennent griller au soleil, le tentation logique de voler ceux qui ont, l'insécurité, un peu de misère,&amp;nbsp;une déstabilisation totale de l'économie locale. Heureusement, l'ambiance ici est carabienne. Les gens gardent le sourire et le sens de la&amp;nbsp;vie. La fête est partout et le plus souvent possible.&amp;nbsp;Et puis les Vénézuelien se sont réaccaparés leur perle des Antilles, presque que pour eux. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Au milieu de tout ça existe un petit noyau de plaisanciers voyageurs ou non. Le Vénézuela n'est qu'à trois jours de mer de la Martinique et est à l'abri normalement des cyclones. Nombreux sont ceux qui viennent s'abriter ici le temps de la longue saison qui dure de début juin à décembre. Porlamar est un des spots - une centaine de voiliers y mouille. Chacachacare, à l'autre bout de l'île, en est un autre avec un chantier qui permet de faire l'entretien du bateau au sec avec tout le confort des chantiers européens, voire plus. Et puis la côte abrite de nombreux endroits tout aussi accueillant. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Cela fait deux mois que GCV est arrivé à Porlamar. Je l'ai emmené aux Roques, puis sur la côte vers Mochima. On a fait un petit tour sur l'île de Coche avec la GCV's family*. On attend encore quelques matériels pour finir les travaux. Et puis on trace la route. On est tous impatient. La ôte d'abord puis les Roques où l'on compte bien rester plusieurs semaines tranquillement à plonger dans cet aquarium géant avec des journées sans travaux. Après la Colombie, les San Blas et... le Pacifique. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;* la GCV's family pourrait englober tous ceux qui de près ou de loin ont fait que ce bateau est ce bateau, mais au coeur de cette histoire, il y a quatre personnes de grande valeur : Maggy, Etienne et leur deux matelots rigolos, Tom et Tim.. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115456261071272796?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115456261071272796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115456261071272796&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115456261071272796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115456261071272796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/08/le-plastique-cest-fantastique_02.html' title='Le plastique, c&apos;est fantastique !'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115404310509011710</id><published>2006-07-28T00:31:00.000+01:00</published><updated>2006-07-28T01:32:00.326+01:00</updated><title type='text'>Retrouvailles...</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cela faisait plus d'un an qu'on n'avait pas eu un contact vraiment direct. Un dialogue intime s'entend. On s'est juste croisé rapidement en août, à l'île de Ré puis à La Rochelle, le temps des derniers "à tout à l'heure". Mais, comme souvent avec les très proches, on essaye de faire ça sans dire les choses, parce qu'il est des mots au moment d'une séparation qui la rende encore plus lourde à supporter. Et puis, le croisement des regards souvent en dit plus long. Alors, on s'était dit "salut, à tout' ", un peu rapidement, avec un sourire complice en sachant qu'on se retrouverait quelque part autour de la terre, que la complicité de plusieurs années, les soins apportés, échangés, reprendraient. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;C'est vrai qu'il y a eu des moments d'intense partage, de superbes instants que l'on ne peut oublié, où, en plus de la complicité, les éléments s'en mêlent pour que ce soit encore plus beau. Je ne les énumèrerai pas tous mais je me souviens notamment d'un après-midi passé ensemble entre Normandie et Bretagne. Bertrand Cantat récitait son long poème "Nous n'avons fait que fuir" mis en musique par ses complices de Noir Désir pour une seule et unique fois en public. Le ciel, les éléments se liaient à ce poème pour donner l'ambiance : ciel gris plein de contrastes, vent fort, quelques rayons de soleil furtif entre les nuages. Tout glissait autour de nous. Tout s'était lié pour que l'instant soit inoubliable. Il le fut. Une osmose totale avec l'environnement. J'y repense toujours avec un peu d'émotion. Je pense que l'on est deux ainsi... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Des moments comme celui-ci, il y en a eu beaucoup, souvent partagés avec d'autres amis. Il y en eu d'autres moins pleins mais tout aussi intenses. Des heures à s'occuper l'un de l'autre, à panser les plaies du passé, à préparer l'avenir, juste à entretenir le présent pour ne pas oublier qu'on est là l'un pour l'autre. Cette relation forte, ponctuée d'éloignements réparateurs pour prendre l'air et faire le point de temps à autres, a duré trois ans, avant la grande séparation. On a alors fait chacun notre chemin sur des routes parallèles et dans la même direction. J'ai même eu une petite histoire de quelques mois avec une vieille connaissance. Mais, on a évidemment fini par se recroiser. C'était évident. Inéluctable. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Cela s'est passé ici, au Venezuela, sur l'île de Margarita où nous sommes encore aujourd'hui. C'était une fin d'après midi. J'arrivai à l'instant du sud. Son arrivée remontait à quelques jours et de l'ouest. Le moment aurait pu être très chaleureux mais, aller savoir pourquoi, nous sommes restés un peu en retrait l'un et l'autre. En ce qui me concerne, j'avais envie de me poser après ces mois à gambader de villes en villages au gré du hasard. Je me disais qu'on se retrouverait quand l'esprit serait reposé. J'ai découvert alors un trait de caractère dont je ne me souvenais pas, je n'en avais, je crois, pas connaissance. Dès que l'on s'est retrouvé seuls, il y a eu une première crise un peu défiante, genre "je casse ça exprès et les yeux dans les yeux". Limite scène de ménage. Je n'ai pas compris. J'ai réparé sans rien dire. Sans questions. Puis le lendemain, ça a recommencé. J'ai réagit pareil. Je ne comprenais pas. J'avais l'impression que l'on était alors redevenu deux étrangers. Après un an de séparation, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Souvent, on imagine les retrouvailles. On les idéalise souvent beaucoup trop. Alors, comme la réalité ne ressemble jamais à ce que l'on fantasme et à ce que l'on attend de trop, on est déçu. Souvent, jusqu'à en souffrir. Quel dommage ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;J'ai cru à cela au début. Et à une possible vengeance bête à cause de ma froideur non calculé aux premiers instants des retrouvailles. Et puis les jours sont passés, l'un après l'autre, avec son petit acte presque mesquin. Au début, j'essayai de faire au mieux. Et puis la pression du trop bien faire m'a fait évidemment faire des erreurs, faire mal. J'ai eu peur qu'il fut trop tard. Alors, la dernière solution était de ne plus faire attention. L'indifférence peut parfois être bénéfique... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Et puis, finalement, ça s'est décoincé une nuit. Je pense que l'on souffrait trop chacun de notre côté. D'un seul coup, j'ai ressenti ce sentiment de plénitude qui m'avait quitté. C'était sous la lune. Il y avait quelques étoiles. La brise était douce et rafraîchissante. Les éléments étaient calmes. J'ai respiré un grand coup. Je me suis imprégné de l'instant. Je sentais que j'étais accompagné dans ce moment. Nous étions deux. De nouveaux, ensemble. Enfin ! C'était bon. J'ai bu les minutes qui passaient en appréciant au mieux, l'une après l'autre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Depuis cette nuit là, tout est presque redevenu comme avant. Une petite crise rare quand mon attention était trop accaparée par une autre personne. Une autre personne, qui ne sait pas, peut faire involontairement, beaucoup de mal. Mais je revenais toujours, plus ou moins rapidement, mais toujours. Pour expliquer. Pour prendre soin. Pour donner. Ma liberté devenait alors plus grande. Avec le dialogue, tout va souvent mieux et chacun retrouve ses marques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Alors est revenu le moment où nous sommes redevenus complices. Une vraie complicité, qui vient du coeur. On s'est posé. On s'est regardé. On a parlé. De tout, vraiment tout. Pour ne rien laisser dans un coin qui pourrait ressurgir après. On a mis des priorités. J'ai passé du temps. Je me suis laissé envahir pour que tout redevienne vraiment chouette. Il y a du boulot mais on va y arriver. Il fallait réparer tous les dégâts de cette incompréhension des dernières semaines. Je me suis presque retrouvé un an auparavant, quand on faisait au mieux pour guérir les maux du passé. C'est incroyable comment quelquefois on recréer des conditions pénibles - parce que, dans ces conditions, quelqu'un s'est occupé de soi - pour que, de nouveau, l'on s'occupe de soi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Mais on va bientôt retrouver cette liberté qui a fait notre bonheur commun. Cavalcader sous le ciel étoilé. Glisser sur la houle régulière. Disfruter dans des eaux turquoise. Chauffer oisivement au soleil. Se rincer des eaux des grains. Se laisser caresser par une brise naissante. Jouer aux sauvages dans l'alizé soutenu. Il suffit que la confiance entre l'un et l'autre revienne. C'est tout. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Il est comme ça Grand Citron Vert. On s'est rencontré une première fois sur les pontons de Pornichet. On est parti faire un premier tour de Bretagne avec ses nouveaux maîtres. Des beaux moments : petit mouillage au cap de la chèvre, rencontre en mer avec son nouveau pote "Le père Jo", arrivée au petit matin à Roscoff en rasant les cailloux de Batz, un petit mouillage tranquille à Herm,... A partir de là, on n'a pas arrêté d'échanger en navigation comme au chantier. Je crois qu'il n'y a guère que Scuzy, le compagnon de la Mini que je connaissais mieux. Après plus de six mois passé à terre, j'avais un peu perdu le Ba BA. Les bords avec Edulis étaient bien loin. GCV me l'a rappelé jour après jour, en étant vigilant à ma moindre défaillance... A la moindre faille, la punition. Aucune latitude. Une jolie leçon que je ne pourrai oublier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;Vous ne pensiez pas que la relation avec un bateau était si difficile. J'en ai connu quelque uns entre les relations de travail, les copains de vacances, les compagnons de reportages, les maîtres des premières croisières, les guides des navigations en solitaire, le frère de la Mini Transat, les compagnons de voyage. Tous ceux qui m'ont donné du plaisir sur l'eau, qui ont fait confiance à mes quelques connaissances en navigation, à qui j'ai donné aussi, de qui j'ai parlé, avec qui on a partagé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;On dirait presque celle avec une personne. J'ai toujours trouvé un peu ridicule que les Anglais, alors que les animaux sont considérés dans leur grammaire comme des choses, personnifient les voiliers en parlant d'eux comme d'une femme. Je commence à comprendre vraiment pourquoi. Un bateau, il faut d'abord le séduire, lui montrer ses quelques talents mais en essayant de rester humble, en tout cas, jamais se vanter, être disponible quand il a besoin de nous, jouer l'indifférent dans les moments de tension pour ne pas envenimer les choses et puis, dans les coups durs, comme dans les moments les plus beaux, être à 100% présent. Et quand ça ne va pas comme il veut, il sait parfaitement vous rappeler les priorités, et ça peut faire mal ou beaucoup de bien... C'est pour ça qu'on les aime... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="BACKGROUND: white; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; VERTICAL-ALIGN: top"&gt;&lt;span style="font-family:Arial;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115404310509011710?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115404310509011710/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115404310509011710&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115404310509011710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115404310509011710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/07/retrouvailles.html' title='Retrouvailles...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115332158880203176</id><published>2006-07-19T16:06:00.000+01:00</published><updated>2006-07-19T16:06:28.856+01:00</updated><title type='text'>10 mois... et toujours du bonheur</title><content type='html'>&lt;div&gt; &lt;div&gt;Le bassin&amp;nbsp;s'était vidé de l'agitation du départ de chaque concurrent. Les pontons étaient déserts. Le moteur d'Edulis ronronnait depuis un moment.&amp;nbsp;Des amis sont venus faire un dernier &amp;quot;à tout à l'heure&amp;quot; forcément émouvant. Le bateau s'est déhalé du quai. Un dernier regard, un dernier salut et puis... Ne plus se retourner. Ce voyage, qui me mènerait je ne sais où, &amp;nbsp;je le sentais au plus profond de moi. Il ne fallait plus penser à ses dernières semaines de séparations émouvantes avec tous ceux qui enveloppaient ma vie depuis des années. Passage de l'écluse. Des saluts, des regards connus qui sourient. Et puis, le grand chenal qui mène au delà des Minimes. Ne plus se retourner. Ne plus jamais se retourner. Le voyage, c'est devant,&amp;nbsp;c'est le présent à 100%. C'est l'avenir à court terme qui se présente chaque matin au réveil. Les premiers jours de navigation vers le Canaries s'annonçaient au mieux. Un joli prémisse pour la suite. Tout devait bien se passer. Tout allait bien se passer. Le sourire, comme le soleil, était sur mon visage.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;C'était il y a exactement 10 mois. Soit un peu plus d'une année scolaire. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Une année scolaire, ce peut être très long pour les enfants, très court pour les adultes. Pour moi, c'est un peu des deux. J'ai l'impression d'être parti depuis des siècles. A la fois, ce départ de La Rochelle me parait encore tout proche. Ces dix mois on été particulièrement riches &amp;nbsp;- je l'ai souvent dit - en rencontres, en paysages enjôleurs, en expériences diverses... Il y a eu aussi des fins et des séparations difficiles mais pour mieux encore remplir le coeur.&amp;nbsp;Ces dix mois&amp;nbsp;ont été riches aussi intérieurement. Ma vision de la vie a évidemment évolué, vers plus de simplicité, de sérénité, d'acceptation de l'imprévu, d'ouverture. Mes buts ne sont plus les mêmes, moins influencés par l'importance du paraître ou de l'utile de notre société. Je ne sais pas ce que je suis venu chercher sur cette route mais j'y ai trouvé beaucoup de choses, notamment à l'intérieur de mon être. Une impression d'en savoir de moins en moins tout en comprenant de mieux en mieux.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Et puis cette petite voix qui s'est faite une place de plus en plus importante pour devenir presque primordial. Et après une période de doute quant à un éventuel retour relativement proche, avec un retour à un ersatz de ce que j'ai vécu avant, forcément insatisfaisant, j'ai aujourd'hui la certitude que je dois continuer. Vers où ? &amp;quot;A l'ouest, toujours à l'ouest&amp;quot; a écrit Jack Kérouac, l'écrivain culte de la beat génération dans les années 60-70. Et l'ouest, vu du pont d'un bateau sur les côtes du Vénézuela, c'est plutôt séduisant, surtout que le vent nous y pousse. C'est&amp;nbsp;cette petite voix qui me le dit. Elle transforme ça en une grande sensation de sérénité, un peu comparable à celle que j'ai eu quand j'ai pris ma décision de partir pour&amp;nbsp;ce long voyage,&amp;nbsp;mais en plus intense. J'ai encore à rencontrer, découvrir, admirer, boire ce calice rafraîchissant et étincelant que nous offre chaque jour la vie...  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Bon, ça ne veut pas dire que l'on ne se reverra pas. Je n'y tiens pas. Les liens créés au court des années sont encore bien là et je n'ai aucune envie de les couper. Je&amp;nbsp;pense bien jeter, le temps d'un aller et retour, un voile sur mon principe de ne pas prendre l'avion, histoire que les liens qui nous unissent ne s'évanouissent pas sous une couche de poussière pouasseuse, histoire que la richesse du passé nourrisse encore mieux notre présent, histoire que l'on se paye encore quelques bonnes parties de rigolade et de convivialité. Le voyage n'est pas un oubli, c'est&amp;nbsp;une grange à souvenir toujours en mouvement qui s'emplit chaque jour.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;C'est l'univers tellement connu de la vie sur un bateau qui m'a offert la réponse- un peu aussi cette marche revigorante vers le Roraima-, après cette route qui n'en finissait pas entre Cuzco et Puerto La Cruz qu'il fallait parcourir en un temps limité. Une course après le temps qui m'empêchait de voir clair. La douceur des mouvements au mouillage, le bruit du clapotis le long de la coque, les réveils sans bus à prendre ou visites à faire, les quelques bricolages du bord, la vie qui coule tranquillement au rythme de l'humeur, m'ont rendu une certaine clairvoyance et offert cette certitude. Le tour aux Roques avec ces fonds et ses poissons si beaux, un disfrutage riche vers les mouillages de la côte, une perspective de cabotage tranquille entre côtes et îles du Vénézuela puis de la Colombie me montrent que j'ai raison. C'est peut être l'âge - j'ai eu un an de plus le jour où la France a battu le Portugal. Je vous réserve d'ailleurs une surprise quand j'aurai mis les photos en ligne...- mais je vois mon avenir avec une certaine confiance même si je ne sais pas ce que je ferai ne serait-ce que dans une semaine... Cela aussi, c'est bon.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Après plusieurs semaine de silence sur ce blog, le retour peut paraître un peu brut, moins voyagineur qu'avant. Pas du tout voyagineur d'ailleurs. C'est plus du ressenti, un autre partage de mon voyage qui n'est évidemment pas sans questions - comment pourrait-il l'être ? - et sans réponses. Je vous promet que dès que l'on aura fini les quelques travaux qui occupent à présent nos journées et que l'on aura mis le cap à l'ouest, je reprendrai le blog plus régulièrement mais d'ici là, il faudra se contenter de ce qui me passe dans la tête en attendant ce qui me passera devant la tête.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS : Merci à tous ceux qui m'ont encouragé à reprendre l'écriture de ce carnet de voyage électronique et à tous ceux qui malgré les semaines éloignés continuent de me donner des nouvelles. C'est bon aussi d'être vivant aux yeux de ceux que l'on connaît...  &lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115332158880203176?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115332158880203176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115332158880203176&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115332158880203176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115332158880203176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/07/10-mois-et-toujours-du-bonheur.html' title='10 mois... et toujours du bonheur'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115162425274923693</id><published>2006-06-30T00:37:00.000+01:00</published><updated>2006-07-01T19:00:42.263+01:00</updated><title type='text'>Retour en mer</title><content type='html'>C'était comme si je survolais une forêt. Tout doucement. Des arbres aux formes étranges. Des collines toutes arrondis. Des montagnes extravagantes avec des dizaines de grottes. Entre des vallées déserte de sable blanc rosé. Dans cette forêt vit un peuple de lutins multicolores et de tailles différentes. Ils ne font à peine attention à mon passage. A peine me remarquent ils. Ce n'est quand j'accélère un peu qu'ils s'éloignent, méfiants, pour reprendre un peu plus loin leur balade plus que tranquille.&lt;br /&gt;Un rêve ? Non, je les garde pour moi. Une hallucination ? Depuis le Chamane, je n'en ai pas eu. Juste la réalité avec une légère interprétation... Il s'agit juste d'une des petites plongées en surface que j'ai fait aux Roques. Pendant une grosse dizaine de jours, nous avons croisé dans cette archipel prometteur  á 100 milles au nord de Caracas. Navigation sous les alizés. Eaux turquoises. Nuits étoilés. Plongées nombreuses. Couchers de soleil. Bonne rigolade. Moment de sérénité devant les petites îles. Quelques rencontres avec des pêcheurs ou des plaisanciers. De la pêche ? Un barracuda à l'aller. Le champion du monde de la pêche à l'écluse sur l'île de Ré doit encore s'entraîner pour nourrir sa famille en protéines animales aux Roques... On a rien pêché ! Juste quelques bivalves aux formes étonnantes au goût étonnant et surtout à la consistance un peu sablonneuse (si, si on les avait rincé).&lt;br /&gt;Bref, encore des moments au top dans des paysages merveilleux. On a juste été pris par le temps. Trois semaines c'est court pour aller là bas, surtout quand il faut revenir contre l'alizé soutenu. Mais ça fait du bien de voir des amis sous le soleil.&lt;br /&gt;Je redécouvre la vie sur un bateau après six mois d'abstinence. C'est cool. Il n'y a pas à dire. Ça donne pas envie de rentrer... Même si c'est l'été chez vous et que ça sent le Ricard et les barbecues jusqu'ici. Samedi, je vais quand même me fendre d'un après midi devant la télé pour regarder le match contre le Brésil, mon premier depuis le début... Je ne savais même pas ce qu'il se passait... Bon match !&lt;br /&gt;A tout à l'heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Jospin le grand retour... Homme providentiel ou définitivement out ? Quand pensez vous ?&lt;br /&gt;Bon sinon, il y a les amis qui ont prévenu les pauvres déportés que nous sommes. Il paraît qu'on veut mettre Mermet à la retraite avec son émission "Là bas si j'y suis", la dernière voix à peu près libre de France Inter. Faut réagir en signant la pétition sur &lt;a href="http://petition.la-bas.org/"&gt;http://petition.la-bas.org/&lt;/a&gt; Merci pour lui et pour cette émission de grande qualité.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115162425274923693?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115162425274923693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115162425274923693&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115162425274923693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115162425274923693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/06/retour-en-mer.html' title='Retour en mer'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-115014965816169062</id><published>2006-06-12T23:00:00.000+01:00</published><updated>2006-06-12T23:01:03.333+01:00</updated><title type='text'>Dans la grande mare</title><content type='html'>&lt;div&gt;Qu'est-ce que c'est bon de retrouver la mer, un voilier, le petit plongeon matinal&amp;nbsp;et de nouveaux horizons ! C'est bizarre aussi de retrouver des proches après&amp;nbsp;six mois à ne rencontrer que des nouvelles personnes (sauf Ségo à BA). C'est chouette aussi, bien sûr. J'ai de nouveau un endroit fixe où dormir (merci Tim pour ta cabine), une table où je prend mon petit déjeuner tous les matins dans le cockpit, une bibliothèque très fournies à porter de lunettes,... Bref, des repères fixes même si les horizons vont changer souvent encore. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je suis encore sur l'île de Margarita, au même mouillage. L'île n'a pas grand intérêt malgré son surnom de&amp;nbsp;&amp;quot;Perle des Caraïbes&amp;quot;.&amp;nbsp;L'équipage titulaire de GCV est rentré en France pour quelques temps. Un nouvelle équipage m'a rejoint de l'île de Ré. Les papiers sont nombreux á faire avec les autorités. Ça demande du temps. Nous partons tout de même demain vers les îles au sud de Margarita puis vers Los Roques qui a l'air d'être un petit paradis pour la navigation et la plongée. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ça va faire du bien de naviguer de nouveau. A dans trois semaines... Je pars en vacances de Blog...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS Bonne Coupe du Monde de foot...&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-115014965816169062?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/115014965816169062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=115014965816169062&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115014965816169062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/115014965816169062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/06/dans-la-grande-mare.html' title='Dans la grande mare'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114964005624995022</id><published>2006-06-07T01:27:00.000+01:00</published><updated>2006-06-07T01:27:37.220+01:00</updated><title type='text'>La mère de toutes les eaux</title><content type='html'>&lt;div&gt;C'est une montagne plate. On la voit de la route quand on vient du sud. Quand on vient du nord, elle est caché par sa voisine le Kukenan (qui veut dire en langue indienne locale, &amp;quot;l'endroit d'où l'on peut se jeter&amp;quot;. Du haut de la falaise, les suicides pour rejoindre les dieux ont été en effet nombreux...). Enfin, on la voit quand elle n'est pas caché dans les nuages. La plaine est à 1200 mètres, le plus bas des Tépuys à 2000 et le Roraima culmine à 2700 m. Les nuages qui accumule l'humidité de l'Atlantique et de la forêt s'accroche au grand plateau pour se vider avant de continuer leur route vers l'ouest. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;On m'avait prédit de l'humidité, de la pluie, du froid. On est en effet loin de la belle saison... Le groupe est formé d'un couple Scoto-Irlandais à l'humour décapant, d'une charmante Australienne volontaire dans une association caritative ici, d'un Vénézuélien étudiant le cinéma dans une école à Hollywood et de ma pomme qui doit pour le coup sortir du tréfonds de ma mémoire la caisse anglais. Le guide Gustavo s'avère très sympa. Les deux premier jours sont consacrés à l'approche, relativement cool avec 5 à 6 heures de marches chaque jours sur un terrain relativement plat. Le soir du deuxième jours, on arrive au pieds du mur. L'expression prend ici tout son sens. 900 mètres au-dessus se casse ce que nous poursuivons. T'y vas ou t'y vas pas... Une pluie battante accompagne cette soirée. On est tous à se regarder en se demandant ce que va être la suite... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Et puis le lendemain, le mur est complètement dégager sur toute sa large de plusieurs kilomètres. Le soleil éclaire de ses rayons dorés la cime de la forêt que nous allons traverser. En route sur un chemin escarpé et à la pente angulée. Nous ne sommes plus dans la Gran Sabana, cette grande surface sans pratiquement aucun arbre suite à un grand incendie il y a dix ans qui a rasé quelques milliers d'hectares (quand on parle de déforestation, la route entre Manaus et le Vénézuela qui est au coeur de la forêt amazonnienne est au milieu d'une grande bande de plusieurs kilomètres&amp;nbsp;sans aucun arbre. C'est très impressionnant et on se rend mieux compte qu'ici encore on va direct dans le mur - ok c'est un peu facile pour revenir à mon sujet d'origine...). On est au coeur de la jungle mais une jungle d'altitude tout aussi dense mais moins étouffante. Végétation luxuriante, plantes endémiques, papillon superbe et de toute les tailles (le grand bleu qui nous a accompagné restera gravé dans ma mémoire. C'était magique de voir ces grandes ailes nous aérer... Le chemin se transforme vite en lit de petit torrent. Nous avons la chance que la pluie de la veille n'est pas été trop forte. Le lit est presque sec. Nous passerons aussi sous des cascades de cent à deux cent mètres mais, pour la même raison, avec une bruine épaisse&amp;nbsp;en guise de chute d'eau. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;D'un seul coup le décors est devenu minéral. De grosses roches noires aux formes étonnantes. Peu de végétation mais des plantes carnivores, des orchidées, des arbustes dès qu'un peu de sable rose leur laisse la place de croître. Avant de rejoindre le campement, nous restons une bonne heure à disfruter (de disfrutar en espagnol, profiter, jouir. Nous sommes plusieurs à vouloir oeuvrer pour que le verbe apparaisse dans la langue française) au sommet du mur avec une vue dégagé sur la Gran Sabana. Il est des moment plus fort que d'autre... Et ce n'est que le premier de ce petit séjour dans ce monde magique. Les indiens Pémons considèrent le Roraima comme une montagne sacrée au delà de sont nom (qui veut dire mère de toutes les eaux, du fait de cette nombreuses chute d'eau), elle offre des champs de cristaux très énergisant et surtout une ambiance magique qui invite à la sérénité. Le camps est á flanc de falaise, dans une excavation nous abritant d'éventuelles pluies. Une fois les tentes montées, nous partons vers le point le plus haut de ce plateau tourmenté. Une fois là haut, une mer de nuage envahit peu à peu toue la surface à nos pieds. La magie augmente. Nous ne savons plus où nous sommes, si tout cela est rêve ou réalité. De la magie, sans conteste. Dîner arrosé d'une bouteille de rouge chilien. Pour ma part, cela faisait longtemps que je n'avais pas bu de ce petit nectar bien sympathique au palais... Magique je vous dit. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Après une bonne nuit réparatrice, nous sommes deux à nous réveiller juste avant l'apparition du soleil. Le porteur Peter, Pémons venant du Guyana, nous propose de nous emmener voir la jungle de son pays de l'autre côté du Tépuys. Là encore la magie est présente. Chose rare, le ciel est dégagé complètement laissant admirer la jungle alentour. Sur le chemin, nous traversons des champs de roches noires aux formes vraiment tourmentées, cachant parfois une petites vallée avec un lac au fond de sable rose et à la végétation presque luxuriante. Et puis on arrive à la fenêtre. Un trou dans la roche laissant un vide de 600 mètres en dessous, avec au fond la jungle. Plus loin, nous sommes au bord de la falaise avec les mêmes 600 mètres sous les pieds. On reste longtemps à disfruter de notre chance. Tous ceux avec qui j'ai parlé de l'endroit avant au village n'ont pas eu cette chance. D'ailleurs, quelques heures plus tard, quand nous reviendrons avec le reste du groupe, l'endroit sera dans les nuages... On sait tout de même baigné en milieu de journée dans un endroit appelé les jacuzzi, des petits bassins creusés naturellement dans la roche beige au fond de sable rose. L'eau y est plus froide que dans un vrai jacuzzi et seule les amis d'Irlande et d'Ecosse y resteront dix minutes... Un magnifique couché de soleil clôturera cette magnifique journée.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Pendant le retour, le Roraima nous fera des clins d'oeil en apparaissant de tant à autre pour que nous ne l'oublions pas - comment pourrait-on ? Le soleil sera aussi au rendez-vous. Les sourires autour de la bière de clôture du treck sont là pour témoigner que nous revenons d'un endroit à part qui nous a nourris de quelque chose de rare.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A peine rentré à Santa Elena, je me suis plongé dans le premier bus pour la côte. Sans pause, je me suis embarqué dans le ferry pour arriver sur l'île de Margarita et rejoindre en taxi le mouillage où m'attendait tranquillement Grand Citron Vert et son équipage. Nous nous étions quitté il y a dix mois sur les pontons de La Rochelle par un après midi émouvant. Nous nous retrouvons dans les sourires et avec une grande baignade autour du catamaran. Cela faisait près de trois mois que je n'avais pas vu la mer. Cela fait six mois que je n'ai pas fait de voilier, la période la plus longue depuis près de vingt ans... Est ce que je vais encore savoir ? &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS : A présent sur l'eau je pense que les nouvelles seront plus espacées, mais aussi peut être encore plus riches... Et puis vous avez autre chose à faire. C'est pas le début de la Coupe du Monde ? Cannes, Roland Garros... Et puis aussi l'été. Vivez complètement&amp;nbsp;votre présent... &lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114964005624995022?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114964005624995022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114964005624995022&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114964005624995022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114964005624995022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/06/la-mre-de-toutes-les-eaux.html' title='La mère de toutes les eaux'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114883927961277739</id><published>2006-05-28T19:01:00.000+01:00</published><updated>2006-05-28T19:01:19.756+01:00</updated><title type='text'>Gran Sabana</title><content type='html'>&lt;div&gt;Finie la grande forêt, l'humidité constante et le &amp;quot;fala portuguese ?&amp;quot;. Je suis repassé en zone espagnole, au Vénézuela. Mais je suis encore très proche de la frontière avec le Brésil et la Guyana est tout aussi prête. Il y a ici de drôle de montagnes au sommet plat appeler &amp;quot;Tepuys&amp;quot; que je ne voulais pas rater sur les conseil aviser de Arno de Santiago. J'ai été faire un petit tour hier pour les voir de loin. Ça m'a l'air bien sympa mais surtout étonnant de voir ces grosses masses qui sortent sans raison de la presque platitude de la plaine.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je pars demain pour une dernière balade à pieds avant de rejoindre GCV. Six jours pour aller découvrir la seule montagne vraiment accessible à Pieds, le Roraima. Les autres demande un équipement d'escalade. C'est à dire que les choses qui datent d'avant la séparation des continents sont haute de plus de 2000 mètres, la plus haute atteignant 2780 m. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je vais toujours bien.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS Pendant ce temps, les bleus gagne leur premier matche de préparation, le Chichi chilien blanchit son ami Drut, il n'y a que 5% de la forêt tropicale mondiale qui est sérieusement gérer pour durer et les voisins de Colombie votent. &lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114883927961277739?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114883927961277739/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114883927961277739&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114883927961277739'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114883927961277739'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/gran-sabana.html' title='Gran Sabana'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114857705760809350</id><published>2006-05-25T18:10:00.000+01:00</published><updated>2006-05-25T21:44:39.480+01:00</updated><title type='text'>Au fil de l'eau...</title><content type='html'>Je suis loin de la mer mais de l'eau ici, il y en a partout. La descente en bateau de transport depuis Pucallpa m'en avait déjà donné une petite idée avec ce fleuve qui n'en fini pas de s'élargir avec un débit assez impressionnant. Le paysage est un peu monotone mais il offre de telles couleurs qu'on ne se lasse pas de la regarder. Cette grande bande vert gazon entre le marron du fleuve et le bleu ou le gris du ciel sent la vie. C'est le poumon du monde, comme ils aiment á le dire ici, mais cette immense forêt est aussi un foyer de vie pour des milliers de types d'animaux de toutes sortes, du royal anaconda (que je n'ai pas eu la chance de croiser) aux nombreux insectes. Pendant cette douce descente de neuf jours au milieu du fleuve - bien que souvent le bateau rase les rives -, on se sent extérieur á la forêt. Il fallait donc y aller voir.&lt;br /&gt;Et surprise, dans cette grande forêt, l'eau est encore ultra présente. Les rives ne sont que rarement franches, seulement quand le relief prend un peu de hauteur. Sinon, c'est une espèce de grande mangrove mais sans palétuviers. Dans quatre ou cinq mètres d'eau, les arbres ont fait leur domaine. Les troncs émergent de l'eau pour laisser leurs rameaux de feuille s'épanouir. Des milliers de mètres carrés de chaque bord du fleuves qui forment un dédales de canaux calmes et reposants. C'est dans ce milieu que j'ai passé deux jours, dans une maison flottante á dormir dans des hamacs et á manger les délicieux poissons qui vivent ici. Ce n'était pas sans me rappeler mon passage dans le Pantanal quelques milliers de kilomètres plus au sud au tout début de ce voyage. La faune y est tout aussi foisonnante mais la densité de la forêt la rendent plus discrète. Quelques Jacaré, des oiseaux de toutes sortes et notamment des perroquets de toutes tailles en pagaille et puis des dauphins. J'avais déjà vu les dauphins roses qui peuplent le grand fleuve, depuis le bateau. Ils sont calmes et relativement indifférents - on est loin des dauphins tout fou de l'Atlantique ou de Chiloe. Ceux qui vivent dans les canaux sont gris, font trois mètres á peu prés et on un bec très long et fin. Ils sont tout aussi calme et discret mais savent être joueurs aussi.&lt;br /&gt;Après s'être exclusivement baladé en canoë ou en barque á moteur (des moteurs deux temps avec des lignes d'arbres très longues, relativement difficile á manoeuvrer...), nous avons enfin mis pieds á terre pour pénétrer dans le royaume des plantes de toutes sortes. A la suite de notre guide, Ruben, on s'éloigne de la rive entre les arbres. Tout de suite, l'humidité, qui déjà est ultra présente, se fait presque étouffante. Je pense qu'il doit être presque impossible de se sécher totalement ici. La densité de la végétation frappe aussi. Des plantes - les mêmes que celles que nous appelons d'appartement dans notre beau pays... Vous avais-je dit que les ficus ornent au Pérou les rues comme nos bons vieux platanes ? - aux larges feuilles tapissent le sol entre les troncs d'arbres de toutes tailles, dont des immenses, aux troncs de plusieurs mètres de circonférence, qui affichent 600 á 700 ans et que l'on coupe sans complexe pour faire les meubles de nos salons. Pratiquement á chaque nouvel arbre, Ruben s'arrête et nous explique que les feuilles de celui-ci sont bonne pour le mal de tête, contre la Malaria ou pour la digestion, que celle-ci en pansement permet de cicatriser et désinfecter les plaies. L'Amazonie est une grande réserves de plantes médicinales que la médecine occidentale commence á peine á découvrir et... á piller.&lt;br /&gt;On entend les oiseaux mais sans les voir tant la densité est importante. On voit quelques singes qui sautent d'arbres en arbres. Mais surtout, ce sont les insectes qui se montrent le plus. Quelques moustiques mais surtout des fourmis de toutes tailles de la plus minuscule á des énormes grosses comme une phalange de la main. Et elles sont voraces. En restant trente secondes sur leur passage dans le petit chemin, elles ont commencé á grimper á plusieurs dizaines sur nos chaussures et á s'attaquer au pantalon malgré le répulsif  á insectes pourtant très efficace. Il a fallu donner de grande tape pour nous en débarrasser définitivement. J'ai eu le malheur d'en laisser une s'infiltrer á l'intérieur du pantalon et elle m'a mordu goulûment le mollet... Et puis, on a croisé celle que tout le monde craint : la mygale. J'en avais déjà vu des mortes mais vivant c'est beaucoup plus impressionnant. La notre n'était pas dans les plus grandes, grosse comme le poing tout de même, mais de la voir s'agiter dans tous les sens, voir sa bouche s'ouvrir et se fermer goulûment et regarder ces grosses pattes poilues se refermer avec puissance, ne donne aucunement envie d'aller plus loin dans la connaissance avec la bête...&lt;br /&gt;Et puis l'eau, ici, vient aussi du ciel. Pas tout le temps, nous sommes á peu près en saison sèche, bien que le terme soit peu approprier et les pluies sont relativement rares. Du bateau, en descendant le fleuve, on voyait les gros cumulus se former au-dessus de la forêt. Des trucs énormes et très hauts, avec l'enclume au-dessus, comme dans les bouquins de météo. Étonnamment on les voit mieux ici qu'en mer. Peut être parce que on était plus haut... Mais quand les nuages approche. Ça ne plaisante plus. Les éclairs, la pluie violente avec des gouttes énormes, le vent... J'ai retrouvé l'ambiance du pot au noir. D'ailleurs, l'Equateur n'est plus très loin et je pense que demain matin, j'aurai de nouveau la tête á l'endroit et nous serons dans le même hémisphère...&lt;br /&gt;Manaus, au milieu de cette puissance, est, avec son million d'habitants, une ville fourmillante et sans grand intérêt. Quelques jolis bâtiments, des parcs, des rues très commerçantes, des quartiers de maisons flottantes, des centaines de bateaux à étages comme ceux que j'ai emprunté ou plus petits, et puis le fleuve, toujours lui. Enfin, devant Manaus, c'est le Rio Negro qui se jette quelques kilomètres plus en aval dans l'Amazone. J'en part ce soir sans regret pour traverser la grande forêt en bus malheureusement de nuit. Entre Boa Vista et la frontière avec le Vénézuela, je pense que j'en verrai quelques kilomètres...&lt;br /&gt;A tout á l'heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Ici, c'est déjà le mondial. Les Brésiliens ne parlent que de ça et suivent la préparation de leur équipe en Suisse quasiment en direct. Partout, dans les rues, on peut acheter maillots, drapeaux, short, lunettes enfin tout ce qu'on peut faire avec les couleurs brésiliennes... Autant vous dire que le passage de notre VRP national, Chirac, passe totalement inaperçu. D'ailleurs, il y a eu dans Le Monde un interview très intéressant de Lula le Président Brésilien. &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-775237@51-768451,0.html"&gt;http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-775237@51-768451,0.html&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114857705760809350?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114857705760809350/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114857705760809350&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114857705760809350'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114857705760809350'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/au-fil-de-leau.html' title='Au fil de l&apos;eau...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114834710489375542</id><published>2006-05-23T02:18:00.000+01:00</published><updated>2006-05-23T02:18:24.996+01:00</updated><title type='text'>Todo bem</title><content type='html'>&lt;div&gt;J ai pas beaucoup de temps pour vous dire que tout va bien. Je suis a Manaus en plein milieu de la foret Amazonienne. Une croisière en deux temps depuis Iquitos : deux jours jusqu a la frontière puis trois jours jusqu a Manaus. A la frontière, in sent que c est tendu a cause du trafic de Cocaïne. Contrôle a la sortie du premier bateau, contrôle par la douane colombienne dans la pirogue a moteur pour rejoindre le Brésil (les eaux sont colombiennes...) et fouille totale du bateau après huit heures de navigation par la police brésilienne. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Pour moi, ça allait. Je n ai presque plus rien. Je me suis fait voler mon petit sac a dos bêtement en attendant que le bateau parte d Iquitos : Appareil photo, journal de voyage, I pod, bouquins, lunettes de rechange et de soleil... et plein de conneries finalement pas si indispensable que ça puisque je m en passe très bien depuis cinq jours. Le plus embêtant a mon goût c est le journal de voyage et toutes les coordonnées des amis rencontres sauf pour ceux qui avaient des mails (D ici a ce que le serveur central de Google fonde les plomb, il ne restera plus grand chose). neuf mois de voyage avec tout ce qui s est passe qui sont partie avec le ladron. Dommage. Mais peut être qu après le passage chez l ami chamane, il fallait aussi que je me débarrasse du reste. L important reste dans la tête après tout... Moi, qui voulait voyager léger depuis le début, ça tombe finalement très bien. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Après cela, je peux vous dire que j étais très heureux de retrouver le Brésil, sa musique et le sourie des Brésilien(ne)s. A cote du voyage au Perou, le bateau jusqu a Manaus ressemblait a une vrai croisière touristique même si je dormais dans mon hamac au pont inférieur pas très loin du gros moteur Catterpillar de 1000 ch. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Demain je pars dans la jungle voir a quoi ça ressemble. Je vous raconterai plus en détail ce qui c est passe&amp;nbsp; et comment c est la grande foret vu de l intérieur.&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout a l heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je vais essayer de trouver un appareil a pas cher ici. J avais pas trouve a Iquitos et c est peut être aussi bien.&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114834710489375542?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114834710489375542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114834710489375542&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114834710489375542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114834710489375542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/todo-bem.html' title='Todo bem'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114789144420979351</id><published>2006-05-17T19:44:00.000+01:00</published><updated>2006-05-17T19:44:04.346+01:00</updated><title type='text'>Probar y compartir</title><content type='html'>&lt;div&gt;Essayer et partager... C'est un des but de ce voyage. Et j'avoue que ça marche pas mal. Et à Iquitos, au confins de l'Amazonie, c'est même complètement réussi. Iquitos est au bord de l'Amazone, qui ne naît que quelques kilomètres en amont. Iquitos est une grande ville, 300000 habitants, mais parait moindre tant elle est tranquille. Ici, peu de voitures, il n'y a qu'une route alentour. On y vient qu'en avion ou en bateau. Quelques bus sans vitre. Surtout des motos-taxis à trois roues qui ne coûtent rien. Chacun se déplace avec ce moyen de transport pétaradant. Ce n'est pas une belle ville bien qu'il y ait quelques bâtisses coloniales qui comptent les années sur leurs façades. Seul son &amp;quot;boulevard&amp;quot;, une promenade dominant le fleuve constitue un attrait de balade. De là, on domine le flux continuel d'eau boueuse et surtout le quartier populaire et indigène de Belèn : des maisons sur pilotis en bois dont les toits de palme s'orangissent au coucher du soleil au milieu d'un champ de plantes aquatiques vert gazon. Joli spectacle. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Pour moi, cette ville sera donc l'image du partage. Le partage de la vie de Jorge et de sa famille pendant plusieurs jours. Son invitation a certainement quelque chose à voir avec le vol de l'appareil photo mais elle a été proposé avec coeur. Sa maison, bien que de grande surface, toute relative vu le nombre de personnes qui vivent ici, ne respire pas la grande richesse. Ce hangar transformé en maison il y a certainement très longtemps compte huit chambre, dont quatre en mezzanine, la cuisine, le coin douche-toilette-laverie, le restaurant-vente de bières, le salon qui accueille les clientes du salon de coiffure et, attenant le minuscule cabinet de dentiste de Jorge ou ne défile que quelques rares patients (l'affluence du salon de coiffure est tout aussi faible, contrairement à la vente de bière...). Ici, donc, vivent Jorge, sa femme Nelly et ses trois enfants, sa mère, chef de famille incontestée, deux de ses frères, sa nièce et son mari qui viennent d'avoir une petite fille. Avec les quatre Argentins rencontrés aussi sur le bateau, qui voyagent sur la piste du Che en vendant des bracelets et autres colliers, Eyan, l'Israelien resté une seule nuit, nous dormons dans le salon sur des matelas pneumatique à même le sol. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Les journées se passent tranquillement, sans aucune vague, entre la lecture des journaux, la préparation du repas du midi et les discussions sans fin (s'il est une chose de découverte dans ce voyage, c'est le côté très bavard des latino-americains....) assis dans des fauteuil à bascule en métal sur le trottoir, à l'ombre et sous le souffle du vent rafraîchissant... Jorge interpelle souvent les passant qu'il connaît nombreux. Militant très actif du parti Fujimoriste, l'ancien président de la République actuellement en prison au Chili pour soupçon de détournement d'argent public, il espère avoir l'investiture pour devenir maire d'Iquitos en novembre. Et il espère bien gagner... Il travaillait auparavant dans un hôpital public mais c'est fait renvoyer du fait de son militantisme politique... Depuis, il essaye de s'en tirer avec son petit cabinet mais mise surtout sur les élections pour se refaire une santé économique... La politique ici est vraiment étonnante. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Les conditions de vie ici en rebuteraient plus d'un, je crois. La douche sur le béton recouvert d'une couche gluante de savon douteux, toilettes attenantes sans chasse d'eau (on rince avec un seau, classique), quelques cafards monstrueux qui se baladent sur le sol partout dans la maison, cuisine qui couperait la faim aux plus gourmands... J'y mange pourtant tous les jours et je ne connais pas encore la trace d'une quelconque turista et les poissons grillés qui en sorte avec leurs bananes plantains sont délicieux. On se fait très bien à ces conditions de vie, qui peuvent aussi paraître confortable comparativement à celle d'autres maisons dans lesquelles j'ai pu rentrer en ville avec sol en terre et&amp;nbsp;latrines au fond du jardin. En tout cas, je suis invité à dormir chez eux si je repasse dans la région. Je vous dis qu'il va falloir revenir ici après ce petit tour... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Tout ceci n'explique pas le verbe &amp;quot;essayer&amp;quot;, me direz-vous. Effectivement... J'avais fait précédemment allusion à ma possible rencontre avec un chamane, sorte de sorcier indigène qui parle avec l'au-delà en utilisant des mélanges de plantes hallucinogènes. J'y suis allé hier soir avec une longue recherche avec Jorge pour ne pas tomber sur un chamane business man pour touristes. On y est d'abord allé hier après midi en moto taxi, histoire de voir si c'était possible. Faubourg d'Iquitos, rues en terre, maison en bois et feuilles de palme. A première vue, un quartier très pauvre, de toute façon à part le petit quartier touristique, Iquitos ne respire pas vraiment la richesse. Après un circuit inretenable dans le labyrinthe de rue, on s'arrête devant une maison similaire aux autres. Là, on est accueilli par un homme d'une cinquantaine d'année, un peu gros et rigolard. Il nous fait avancer jusqu'à la cour derrière la maison où se baladent des poules et on parle en buvant de la bière et en fumant. Il me questionne et ce n'est qu'au bout d'un moment qu'il accepte de faire une séance le soir même pour un prix vraiment modique. Rendez vous est pris pour 21 heures... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je ressors de là heureux de cela. Je voulais essayer de boire la fameuse aguasca, boisson hallucinogène qui parait-il nettoie de beaucoup de choses qui gène la vie... Je jeune jusqu'au soir ne buvant que de l'eau. A 8h30, le moto taxi vient nous chercher et nous reprenons le chemin vers le faubourg. Nous sommes encore une fois accueilli par un Ramon un peu toujours accueillant mais pus sérieux. On ne rigole plus. La prise d'Aguasca est chose sérieuse, que je prends d'ailleurs très au sérieux. Je n'ai même pas le soupçon d'une crainte... On s'installe dans le même jardin que l'après midi mais là chacun à sa place. Puis Ramon me prend à part dans la petite chambre qui lui sert de cabinet de &amp;quot;consultation&amp;quot;. Là il m'explique le processus et le déroulemet de la séance. Il m'explique son passé puis me questionne un peu sur ma vie.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Après le retour dans le jardin, la séance commence. Il prépare l'aguasca puis nous la fait boire à un péruvien et à moi, après un rituel un peu compliqué. Ensuite, on s'assoie dans des fauteuils et on attend en se concentrant les yeux fermés. Je suis étonnement serein et laisse la boisson amère faire son effet qui vient au bout d'une petite demi-heure. Alors commence le festival d'images que je pensais être plus violent, des images psychédéliques et de ma vie, des choses qui m'ont perturbé. Je sens que toutes ces choses me quittent une à une remontant le cours de ma vie, Fabuleux. Cela dure quelques deux heures ou peut-être plus. Régulièrement Ramon me demande comment ça va. Il est étonné de ma sérénité. Puis il m'appelle et me fait installer face à lui. Il me fait respirer un extrait de fleurs très odorant et doux, puis commence son rituel. Au début tout va bien, puis d'un seul coup, tout monte, un peu comme quand on a vraiment trop bu et qu'il est grand temps d'aller vomir... Je me lève: Je titube. J'ai envie de vomir mais n'y arrive pas. Je me précipite aux toilettes et me vide entièrement. Etonnant ! Quand je suis calmé, Ramon me fait prendre une douche puis me fait rasseoir pour me reposer. L'effet de l'aguasca s'atténue. Je me sens bien, bien qu'avec le ventre un peu dans tous les sens. Nous rentrons vers 3h du matin en moto taxi et, arrivé à la maison, je m'endors très rapidement après avoir bu plu d'un litre d'eau.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;L'expérience est violente mais je me sens dans un état de propreté intérieur, je pense, jamais atteinte auparavant. Je voulais essayer. Je les fais et je ne regrette rien. Je ne vous dirais pas tout ce que j'ai vu, tout ce qui est passé. C'était fort et réconfortant de voir partir toutes ces choses. Peut être verrez un changement au retour... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je reprend le bateau ce soir vers la frontière, puis vers Manaus au Brésil. La date de rendez-vous avec Grand Citron Vert approche. Je ne la raterai pour rien au monde. J'ai fait ce que j'avais à faire ici...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS : Et la sélection de l'équipe de France, vous en pensez quoi les footeux ??? C'est pas parce que c'est la canicule&amp;nbsp;en France qu'il faut plus donné de nouvelles...&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114789144420979351?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114789144420979351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114789144420979351&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114789144420979351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114789144420979351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/probar-y-compartir.html' title='Probar y compartir'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114753825274627289</id><published>2006-05-13T17:37:00.000+01:00</published><updated>2006-05-15T01:00:38.586+01:00</updated><title type='text'>L'enfer vert ?</title><content type='html'>Encore faudrait-il que le vert puisse représenter l'enfer... D'habitude, on parle plutôt du rouge. Et puis il ne faut pas oublier que l'Amazonie, c'est aussi le poumon de la terre. Donc cette fois, j'y suis au coeur de la grande forêt. Il fait chaud, très chaud, humide mais, pour l'instant, ce n'est pas pire que les conditions antillaises ou brésiliennes que j'ai connu. Et puis le chaud, j'aime bien.&lt;br /&gt;Le contraste est énorme avec Cuzco et les hauteurs des Andes. Déjà, après les 40 heures de bus, quand on a fait un arrêt pour prendre le petit déjeuner, j'ai ressentit comme un soulagement, une impression de redécouvrir quelque chose d'oublier et qui fait du bien : la chaleur tropicale. Dés le premier soir à Pucallpa, malgré la fatigue, j'ai apprécié la soirée en terrasse de café en tee shirt et tongs avec le vent rafraîchissant et non frais. Puis se retrouver dans ce village accessible en bateau avec les cases en bois et feuilles de palmes, ces gens souriant sans stress (c'est le moins que l'on puisse dire), prenant la vie comme elle arrive jour après jour, instant après instant, á prendre le temps de réaliser leurs objets d'artisanat, á préparer les repas, à vivre quoi. La balade jusqu'à ce lieu perdu au fond du lac Yaranicocha, en pirogue. Une autre phase du voyage, très différente mais qui me convient tout autant. C'est encore autre chose.&lt;br /&gt;Nous avons donc pris, avec l'ami Sebastian, le bateau pour Iquitos. Enfin, pas tout de suite. Il a fallut attendre un peu. A peine installé les hamacs, les sacs dessous et attachés, le capitaine annonce qu'il ne partira pas ce soir-là. Après quelques hésitations, on se décide à repartir vers un autre village pour passer la nuit. Le bateau à quai avec tout le monde qui peut monter à bord ne nous parait pas très sûr. Démontage de tout et nouvelle nuit à terre. Nous embarquons un Israelien un peu paumé, Iyael. Nous nous levons tôt le lendemain pour récupérer nos places. C'est qu'elles sont chères... Installé dans nos hamacs à attendre toute la journée le départ, nous verrons le bateau se remplir peu à peu. A la toute fin d'après midi, enfin, la sirène retentit et le bateau se décolle de la rive. On part avec en toile de fond un superbe coucher de soleil.&lt;br /&gt;Et la vie à bord se met en place doucement. Les hauts parleurs crache de la musique locale u peu trop forte à mon goût. Chacun s'installe petit à petit avec ses affaires autour de son hamac. On se parle un peu, encore timidement. Vient l'heure du repas. Le chef à l'étage en dessous tape avec sa louche sur la tuyauterie pour que nul n'ignore son annonce. Alors chacun des 250 passagers prend son tupperware et va faire la queue pur se faire servir. Après chacun mange dans son coin ou sur une tale centrale. Très vite ensuite, après une petite balade aux toilettes tout à l'arrière, chacun s'allonge dans son hamac et s'endort. La nuit n'est pas très bonne entre la non-habitude de dormir dans le hamac, le bruit du moteur et ce courant d'air très fris qui me fera finalement sortir la polaire...&lt;br /&gt;Réveil avec l'aube et le premier arrêt. Un village important sur la rive. La manip sera toujours la même. Le bateau de 70 mètres fait une grande courbe jusqu'à se laisser glisser dans le lit du courant jusqu'à la rive, avec quelques corrections évidentes. Une fois l'étrave posée, des planches sont posées pour faire la jointure avec la rive en terre. Alors commence le balais des porteur avec leur sac de riz ou autre. Beaucoup de passagers descendent, d'autres montent. Au bout d'un quart d'heure, nous repartons dans un fort rugissement du moteur de 720 ch jusqu'à reprendre notre route dans le courant. Quelque fois, l'annexe du paquebot emmène ou va chercher des personnes sur la rive. Le rythme est lent. Chacun s'occupe comme il peut : jeux de cartes, lectures, conversation, sieste, observation vague du paysage, les quatre... Il n'y a que cela à faire, attendre le prochain repas et l'arrivée dans trois jours. Pour ma part, je lirai quatre livres, dont deux petits...&lt;br /&gt;Au fur et à mesure que l'on avance, le paysage change. La forêt se densifit. Le lit du fleuve s'élargit. Au départ, il était aussi large que la Garonne à Bordeaux. A l'arrivée, quand le Ucayani que nous suivons depuis le départ, sera rejoint par la Marañon pour former l'Amazone (qui n'a pas de source), ce sera comparable à la Gironde face au Verdon... Et nous sommes à quelques milliers de kilomètres de l'embouchure et de la mer... A partir de là, les rives et le fleuve se confondent un peu. Les arbres ont souvent les pieds dans l'eau. Des canaux ouvrent des voies dans la végétation dense où l'on aperçoit de temps en temps une pirogue. Quelque fois un village sur pilotis fait son apparition entre les arbres. En fin d'après midi, les rayons du soleil rasant couvre d'or tout cela. C'est superbe. Dommage que ce bruit de moteur ne s'arrête jamais.&lt;br /&gt;Au bout des trois jours et trois nuits, nous arrivons enfin à Iquitos. Il fait nuit. Notre voisin de hamac, Jorge, dentiste, nous invite chez lui, avec quatre Argentins. Il nous annonce une grande maison. Nous arrivons dans un hangar qui fait salon de coiffure, cabinet de dentiste, restaurant avec l'habitation à l'étage... Chaque activité est heureusement séparée des autres par une cloison... L'accueil est en tout cas super chaleureux. C'est chouette l'Amazonie...&lt;br /&gt;A tout à l'heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Vous ne verrez pas de photos de tout cela. Je me suis fait voler mon appareil photo pendant un des nuits sur le bateau. Malgré une fouille générale par le Capitaine, on a rien retrouvé évidemment... Je l'aimais bien ce petit appareil... Je ne sais pas si je vais le remplacer. Ça commence à coûter cher c'est petite plaisanterie. J'en suis quand même à mon troisième depuis mon départ de France (le 1er est tombé 'a l'eau avant Salvador, le second s'est cassé avant la Paz et le troisième est volé...). J'avoue que j'hésite beaucoup.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114753825274627289?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114753825274627289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114753825274627289&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114753825274627289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114753825274627289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/lenfer-vert.html' title='L&apos;enfer vert ?'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114710572517832581</id><published>2006-05-08T17:28:00.000+01:00</published><updated>2006-05-08T17:28:45.253+01:00</updated><title type='text'>Amazonia !</title><content type='html'>&lt;div&gt;Enfin, presque... Ce n'est pas encore la grande foret mais le climat est tropical et c'est bon de ne plus sortir le soir avec deux pulls et un bonnet. J'avoue que ça commençait á me peser. Mais á présent l'heure est á la chaleur et pour plusieurs mois maintenant... Après 40 heures de bus, deux traversées de la chaîne andine, d'un désert côtier, l'entrée dans la végétation luxuriante&amp;nbsp;et une petite escale de 5h á Lima pour changer de bus, je suis á Pullcalpa. La fin de la route avant la grande foret. Après ça va être le bateau sur les fleuves. Mais ici on se déplace en moto tricycle qui font la course entre eux ou en taxi collectif, des breaks Toyota dans des états á faire pâlir la sécurité routière, qui ne partent qu'une fois rempli, c'est á dire avec deux passagers á l'avant et quatre á l'arrière. C'est très convivial... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je me suis reposé du bus dans un petit village d'indigène Shipibo, San Francisco, au bord du lac Yarinacocha. La nature, la culture, la chaleur et des case en bois et toit de feuilles de palme. On dort sous les moustiquaires, même si ils ne sont pas encore trop nombreux&amp;nbsp;ni agressifs. C'est vraiment une autre ambiance que Cuzco et ses milliers de touristes. Et ça fait un bien fou. Les habitants sont merveilleusement sympathiques et accueillant. On est dans le pays des chamanes. Je vais peut être en croiser un sur ma route... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;J'ai rencontré un Suisse Péruvien, déjà croisé á La Paz. Il m'a fait découvrir la région qu'il connaît bien, ayant une cabane dans un endroit paumé mais avec des arbres fruitiers, des animaux et c'est au bord du lac. On y accède á cheval ou en pirogue, ce que nous avons fait. On a passé des soirée avec les familles qu'il connaît, été á la fête des 25 ans de l'école, mangé du poisson grillé dans les feuilles de bananier. Elle est pas belle la vie ? &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je serai plus long quand j'arriverai au prochain port. Sebastian est très sympa mais hyper actif et bavard. Et il n'est pas forcément facile de trouver du temps, surtout, il n'y a internet qu'à la ville Pucallpa. Et j'avoue que je n'y traîne pas plus que ça. Je préfère de loin mon petit village au bord du lac avec les mômes qui rigolent et les adultes qui regarde le temps passé dans leur hamac ou á parler de la vie, tranquillement á l'ombre. On devrait prendre le bateau ce soir pour rejoindre Iquitos via un village parait il magnifique au bord du fleuve avec sable blanc et sources d'eau chaude... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout á l'heure&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114710572517832581?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114710572517832581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114710572517832581&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114710572517832581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114710572517832581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/amazonia.html' title='Amazonia !'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114677909433702675</id><published>2006-05-04T22:44:00.000+01:00</published><updated>2006-05-04T22:44:54.416+01:00</updated><title type='text'>Rencontres...</title><content type='html'>&lt;div&gt;C'était un soir. Je venais de passer un peu de temps sur internet á écrire pour le blog, légender les photos et converser avec quelques ami(e)s. Il était tard et les restaurants commençaient&amp;nbsp;á fermer. Une porte&amp;nbsp;donnant sur&amp;nbsp;un grand escalier était éclairée. Je monte et arrive dans une grande salle presque vide : quelques tables, un long bar, des dessins d'enfants sur les murs colorés et puis seulement deux types qui parlaient accoudés au bar. Je peux encore manger. Soulagement car je ne voyais pas sillonner Cuzco à la recherche d'un mauvais plat et cher. Je m'installe et commande un plat assez simple. Le type qui me prend la commande me pause des questions sur mon voyage et on commence à bien parler puis il me laisse manger. A la fin de mon repas, toujours pas de clients.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Les deux gus, Yul et Stefan,&amp;nbsp;viennent parler avec moi. Yul m'explique que c'est un restaurant associatif destiné á financer une école, l'école Aldea (petit village en espagnol)&amp;nbsp;pour être précis. Yul l'a crée en 2004 pour apporter autre chose aux enfants défavorisés de Cuzco. Tous les après midi, il en reçoit une trentaine dans ses locaux à quelques cuadra (pâté de maison) de la Plaza de Armas. Au programme, peinture, sculpture, lecture, théâtre, anglais et rattrapage en écriture et autre. Le tout est bien sur gratuit et n'a rien d'officiel. Mais ce sont une centaine d'enfants qui passent régulièrement ici plutôt que d'être dans la rue. Des mômes qui ont retrouvé le sourire et qui s'éclate avec &amp;quot;el profesore Yuri&amp;quot;. Yuri est accompagné dans sa démarche par des volontaires, souvent étrangers (Stephan est Canadien et quand j'y suis allé il y avait aussi deux anglais) de passage.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je suis allé voir l'école hier, à la toute fin de mon séjour à Cuzco, malheureusement pas pour très longtemps... Yuri aurait bien aimé que je reste un peu... Je serai bien resté aussi. Sa démarche est super intéressante. Il aimerait, si le restau marche bien, fonder une vrai école avec des méthodes pédagogiques différentes que celles officielles et basées sur la responsabilisassions des enfants. Il aimerait intégrer dedans un centre d'accueil avec quelques chambres pour les mères battues par leur mari alcolo, ce qui à l'air courant ici... Tout ça demande de l'argent, beaucoup d'argent mais il a espoir le garçon. de toute façon, pour faire quelque chose comme ca, il faut en avoir... Pour tous ceux qui passent par Cuzco, le resto s'appelle Yanapay (qui veut dire aide en Queshua) et se trouve Calle Ruinas au 415. C'est tout près de la Plaza de Armas. Sinon, vous pouvez toujours aller faire un petit tour sur le site de l'école où tout est expliqué en espagnol et en anglais (  &lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://www.aldeayanapay.org/" target="_blank"&gt;http://www.aldeayanapay.org/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;).&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A Cuzco, toujours, je dormais dans un endroit qui s'appelle La Casa Campesina. Ce n'est pas un hôtel comme les autres. C'est même pas un hôtel à l'origine. C'est une ONG qui a pour vocation la formation des habitants des campagne, des formations utiles s'entend afin qu'elles puissent avoir des revenus décents tout en restant habiter là où ils ont toujours vécu. Ce lieu, ainsi que le centre Bartolomé de Las Casas auquel il est associé, travaille pour développé la culture andine, si forte et qui a tendance comme de nombreuses cultures dans le monde á s'effacer devant le rouleau compresseur unilatéral occidentale (c'est bien dit non ?). Ils développent en plus des petit évènement pour faire découvrir la culture andines, bouffe, fringues ou autres. Il y a ainsi une petite boutique de tissus, une boutique de &amp;quot;commercio Justo&amp;quot; ou 50% du prix de vente va au producteur, le reste étant réparti entre la Casa Campesina et les taxes. C'est dans ce cadre qu'ils ont décidé d'ouvrir un lieu d'accueil des touristes avec une dizaines de chambres de trois ou quatre lits. Comme ils sont dans Le Routard (pour une fois qu'il y a une très bonne adresse dans ce guide), il y a beaucoup de Français mais je n'ai vraiment échangé avec aucun.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Une dernière petite rencontre ? A Aguas Calientes, nom que l'on donne par erreur au village de Machu Picchu, il y a un restaurant, El Indio Feliz (L'indien heureux), tenu par un Français. On m'avait dit que l'on y mangeait bien. J' y suis donc y aller trouvant un peu lassant le régime soupe patate-pate et plat principal poulet ou steack semelle ou filet de poisson fris, frites-riz-verduras (quand c'est fête). Pas déçu. Ça faisait très longtemps que je n'avais mangé de la cuisine aussi fine. Le bonheur. J'y ai donc passé les deux soirs passés la bas. A la fin de mon premier repas, on parle un peu avec Patrick. J'explique mon voyage et il raconte son parcours. Jusqu'au moment où il me dit qu'il a fait un tour en bateau, il y a trois ans de la Colombie à Tahiti. Evidemment, parler bateau au milieu des Andes, ça parait un peu saugrenu mais ça fait aussi du bien. Il me raconte son passage de Panama, me donne des tuyau et vient à parler des Marquises et de Tahiti. Et je me rend compte qu'ainsi il a été dans les dernier á voir et á parler avec l'Ami Damien, disparu en mer entre Tahiti et la Nouvelle Zélande à l'automne 2003. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;J'ai aussi revu Agnes et Matthieu, rencontrés á Cafayate en Argentine, avec qui je suis allé voir Manu Chao et que j'ai revu plus tard á Iruya toujours en Argentine... On a passé une bonne dernière soirée&amp;nbsp;à Cuzco. &lt;/div&gt;  &lt;div&gt;Le monde est tout petit vous dis-je. Allez voir !&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout&amp;nbsp;à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS J'avais oublié de féliciter l'ami Kito, avec son pote Pietro Ali, ont gagné, après une lutte féroce, la Transat Ag2R&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114677909433702675?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114677909433702675/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114677909433702675&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114677909433702675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114677909433702675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/rencontres.html' title='Rencontres...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114659567533914093</id><published>2006-05-02T19:47:00.000+01:00</published><updated>2006-05-03T17:45:06.810+01:00</updated><title type='text'>L'autre Machu Pichu</title><content type='html'>Il fallait y aller. Je ne sais pas pourquoi. Un pressentiment, comme d'habitude. Cette cité perdue au milieu de la montagne. A une très grosse journée de marche du premier village et de la première route. Peu visitée. Encore entre les mains des archéologues. La grande majorité du site est encore sous la végétation dense et luxuriante.&lt;br /&gt;Donc j'y suis allé. Oh! pas tout seul. Avec un guide et tout le matériel aussi (tente et tout le toutim...). Je voyage léger... Le jour du départ, à l'aube, le guide m'attend pour me dire... que nous ne partons plus. Des trois anglais qui devaient venir avec nous, deux ont le mal de l'altitude et sont cloués au lit avec une bonne diarrhée... Ça arrive. Résultat, j'ai un jour de plus à Cuzco et je profite de ce réveil matinal pour aller voir quelques églises dont la cathédrale gratuitement..  Tout le monde sait que chaque matin, il y a messe... J'ai bien fait - non d'aller à la messe mais de rentrer dans ces églises. J'ai pu encore voir que rien n'est trop beau pour prier le seigneur. L'or doit rapprocher du ciel... Cette journée m'a permis d'alléger encore mon sac et d'acheter quelques disques de musiques locales.&lt;br /&gt;Départ à l'aube le lendemain pour quatre heures de route en voiture avec le guide, le cuisinier et une Canadienne mais sans les Anglais toujours cloués sur le trône. On arrive dans un petit village, Cachora, au bout de la route. Une mule nous attend avec son muletier préféré. Et puis le chemin, large au début, laissant la place à un petit camion, et puis de plus en plus étroit et rocailleux. Ça monte, un peu d'abord, puis de plus en plus jusqu'à un col d'où l'on a une superbe vu sur le Cerro Salcantay (5800 m). Là grande descente sous le soleil jusqu'au campement qui dominait la rivière Apurimac. Nous sommes à moins de 2500 mètres. Il fait chaud. C'est la première fois depuis plus d'un moins et demi que je suis si bas... Ça fait du bien. Il ne fait pas froid quand le soleil se couche.&lt;br /&gt;Départ à l'aube le lendemain pour arriver jusqu'au site à 1200 mètres au-dessus. On ne le voit pas. On l'a juste deviné la veille. Une marque horizontale sur le flanc verdoyant de la montagne au loin. Maintenant, on sait seulement qu'il est derrière le sommet au-dessus de nous. Bien après ces lacets qui n'en finissent pas. On y arrivera finalement après sept heures de marche. Fatigué évidemment. Mais ça valait la peine. Une petite heure de plus depuis le campement et on se retrouve seuls sur le site. Sur un col comme le Machu Pichu. Sur le chemin, apparaissent quelques ruines cachées au milieu de la végétation. On a l'impression d'être Hiram Bingham, le découvreur du Machu Pichu. Fabuleux !&lt;br /&gt;C'est moins impressionnant que le Machu Pichu mais Choquequirao a aussi son côté magique. Sa situation en pleine végétation et son accessibilité un peu difficile, d'abord. Le fait que ce serait une des dernière cité Inca construite, peut être même après la conquista espagnole. L'architecture a beaucoup évolué. Les fenêtres notamment sont plus grandes et on retrouve de ci de là quelques techniques empruntées aux nouveaux arrivants. Les Incas devaient être tranquilles ici... Comme dans tous les lieux où ils se sont installés, il existe une atmosphère particulière. On y ressent un bien être étonnant, comme une force émanent de la terre ou de la roche. Ces lieux n'était pas choisi par hasard. Outre l'emplacement stratégique, sa discrétion, il devait répondre aux exigences des prêtres pour leur relation avec le cosmos.&lt;br /&gt;Le site n'a été nettoyé qu'à 35 %. Il a pourtant été découvert avant le Machu Pichu. Mais son éloignement et sa difficulté d'accès a découragé les exploitants de sites touristiques les plus téméraires. Pour monter le matériel ici, c'est soit à dos de mule, soit à dos d'homme. En descendant, nous croiserons des Péruviens avec de gros tubes de canalisation sur l'épaule pour l'aménagement des sanitaires de l'aire de camping... Le gouvernement du Pérou veut ouvrir plus avant le site pour désengorger le Machu Pichu qui reçoit en pleine saison plus de 4000 visiteurs par jours, dont 3 à 500 qui viennent à pieds par le chemin de l'Inca... Ça ne va pas sans poser des problèmes dans cet environnement privilégié. Il y a même un projet sur l'autre versant de la vallée d'un grand complexe touristique avec héliport et liaison par téléphérique avec Choquequirao. Espérons que les Français qui dirige le nettoyage du site et qui finance indirectement (en annulant une partie de la dette de l'Etat péruvien qui reste le maître d'oeuvre et le pilote du devenir du site), va user de son influence pour empêcher cela...&lt;br /&gt;Après avoir vu le soleil se coucher depuis le site, on est monté le voir se lever le lendemain et depuis les bâtiments religieux. Un grand moment. Nous n'étions que le guide, Karin et moi, chacun dans son coin, en silence. Une parenthèse exceptionnelle où l'on se sent en accord total avec l'envirronnement. On se sent serein et plein de force après un moment comme cela.&lt;br /&gt;De quoi, redescendre avec de l'entrain... Et il en fallait car la descente fut éprouvante surtout pour les genoux. Surtout, après le pont enjambant l'Apurimac, le chemin remonte. Et nous sommes allés au delà du col avec une arrivée de nuit, épuisé. Heureusement qu'Alfredo, le cuistot, toujours de bonne humeur malgré le chemin, était là pour nous préparer un petit plat légume et viande accompagné de papas fritas. Il espère pouvoir ouvrir bientôt son restaurant à Cuzco. Vu ce qu'il arrive à cuisiner sur les chemins, ce sera une bonne adresse.&lt;br /&gt;Le retour le lendemain fut plus simple et surtout plus court... La fatigue était largement présente dans les jambes mais j'étais heureux d'être monté là haut (je n'y étais pas allé à Rio...). Et puis, j'ai eu une petite surprise au premier campement. Un couple de jeune Français, équipés eux, était là. On engage la conversation comme souvent et très vite, on se rend compte que nous avons des connaissances en commun, notamment Anne Caroline et Luc, amis de très longue date, et Julie de l'île de Ré. Loïc est son frère et j'ai fait quelques tours dans la Coccinelle décapotable jaune de son père il y a quelques années en Vendée. Quant à Agnes, je lui ai acheté mes fruits sur le marché de Portes au mois d'août pendant l'exposition au Hangar à Sel. Le monde est tout petit je vous dis...&lt;br /&gt;Demain je quitte les montagnes. Je pars vers la grande forêt via Lima. Un grand trajet en bus avant de profiter enfin des vrais températures des Tropiques...&lt;br /&gt;A tout à l'heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Vous pensez qu'on va laisser faire l'Ami Morales nationalisé ses champs de pétrole ? A quand une intervention américaine, un putsch ou un assassinat ?&lt;br /&gt;Et Villepin, c'est quand qu'il rentre chez lui ? Et José, il y va ou non ?&lt;br /&gt;Scuzy pour lelien sur le portrait de Douste. J'avais oublié que les archives étaient payantes...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114659567533914093?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114659567533914093/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114659567533914093&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114659567533914093'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114659567533914093'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/05/lautre-machu-pichu.html' title='L&apos;autre Machu Pichu'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114618544132220674</id><published>2006-04-28T01:50:00.000+01:00</published><updated>2006-04-28T01:50:41.426+01:00</updated><title type='text'>Vivant Poème</title><content type='html'>&lt;div&gt;Une fois n'est pas coutume, je vous laisse les paroles d'une chanson de Barbara qui me suis depuis le début du voyage et que je voulais vous faire partager. Bon voyage...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size="2"&gt;Va. Ce monde, je te le donne.&lt;br&gt;Va. Jamais n'abandonne.&lt;br&gt;C'est vrai qu'il n'est pas à l'image&lt;br&gt;De rêves d'un enfant de ton âge,&lt;br&gt;Je sais.&lt;br&gt;Le monde a des accents.&lt;br&gt;Souvent, il nous montre les dents &lt;br&gt;Mais je l'aime comme je t'aime. &lt;br&gt;Je voudrais tant.&lt;br&gt;Tu en es le vivant poème.&lt;br&gt;Pars. Le monde est un espoir.&lt;br&gt;L'espoir, jamais ne l'abandonne.&lt;br&gt;Oui, le monde est notre histoire&lt;br&gt;De matins clairs et de nuits noires, &lt;br&gt;Je sais.&lt;br&gt;Je sais que le monde a des armes. &lt;br&gt;Le monde parfois nous désarme&lt;br&gt;Mais il t'aimera comme tu l'aimes.&lt;br&gt;Il t'aimera.&lt;br&gt;La vie est un poème&lt;br&gt;Que tu vas écrire toi-même.&lt;br&gt;Pars. Ce monde, va le voir. &lt;br&gt;Jamais ne perds l'espoir.&lt;br&gt;Va. Dans ce monde, va te voir. &lt;br&gt;Traverse les miroirs.&lt;br&gt;Je sais,&lt;br&gt;Je sais que tout le monde a des dents.&lt;br&gt;Comme nous, le monde se défend&lt;br&gt;Mais il t'aimera comme tu l'aimes.&lt;br&gt;La vie est un long je t'aime, &lt;br&gt;Un long je t'aime.&lt;br&gt;Pars. Ce monde, va le voir. &lt;br&gt;Traverse les miroirs&lt;br&gt;Et jamais n'abandonne.&lt;br&gt;Va, va.&lt;br&gt;Va, traverse les miroirs&lt;br&gt;Où se reflète ton regard.&lt;br&gt;Tu es un vivant poème.&lt;br&gt;La vie est un long je t'aime &lt;br&gt;Dont tu es le vivant poème,&lt;br&gt;Le vivant poème, &lt;br&gt;Le vivant poème,&lt;br&gt;Mon vivant poème.&lt;br&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size="2"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size="2"&gt;Sinon, je viens de tomber sur un joli portrait de Douste Blazy sur &lt;a href="http://lemonde.fr"&gt;lemonde.fr&lt;/a&gt;, c'est à mourir de rire ou de pleurer au choix. Je vous invite à y aller : &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-766167@51-728532,0.html"&gt; http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3230,36-766167@51-728532,0.html&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114618544132220674?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114618544132220674/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114618544132220674&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114618544132220674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114618544132220674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/04/vivant-pome.html' title='Vivant Poème'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114601661564159172</id><published>2006-04-26T02:56:00.000+01:00</published><updated>2006-04-26T23:31:51.396+01:00</updated><title type='text'>Vers la cité presque perdue...</title><content type='html'>Il faisait encore nuit. Il pleuvait aussi. Tout pour plaire. Le chemin n'était pas éclairé. Et puis la pluie s'est arrêté au moment de quitter la route pour emprunter le chemin fait de marches au milieu d'une végétation dense et encore endormie. Ça grimpe dur mais j'étais prévenu et puis ça ne devrait durer pas plus d'une heure et demi d'après l'office du tourisme. Je dois aller assez vite car je double deux groupes. Pourtant je n'ai pas l'impression de forcer. Plus j'avance, plus le jour arrive. On devine quelques montagnes cernés par les nuages qui se détache dans le ciel plus clair. Les oiseaux s'éveillent aussi. Deux américains parlant forts et avec des grand bâtons de randonnées me doublent juste avant d'arriver là-haut. Sur le parking du site, à la fin du sentier, ils sont heureux, ils n'ont mis moins de 50 minutes. Pour ma part, je ne sais pas et à vrai dire, je m'en fiche totalement. Je viens voir le soleil se lever sur le Machu Pichu. La performance, si c'en est une, ne m'intéresse pas.&lt;br /&gt;Le site est ouvert. Le premier bus vient d'arriver avec une vingtaine de personne. Mais pour le lever de soleil, ce sera dans une autre vie. Nous sommes dans les nuages. On devine de temps à autres les ruines. Je m'installe un peu à part à un endroit dominant le site pour prendre mon petit déjeuner tranquille. C'est un peu magique comme ambiance. Les nuages passent, plus ou moins gros, et jouent avec les ruines, les recouvrant complètement ou les découvrant par parties. Et puis d'un coup, tout se découvre, la totalité du site et les deux pains de sucre derrière dont le plus haut s'appelle Huaynu Picchu, comme sur les photos que j'ai vues et revues.&lt;br /&gt;Il y a de plus en plus de monde qui pour la plupart parlent, et fort qui plus est. Je m'en vais et rentre dans la cité. La magie continue. Les nuages sont revenues. Je me promène au milieu de murs taillés dans la roche. Je monte des marches proches du vide qui n'est que cotonneux. J'arrive dans un lieu en hauteur, un peu dégagé avec une énorme pierre taillé au milieu. C'est Intihuatana, le lieu où les prêtres faisaient leur imploration au soleil pour qu'il vienne le plus souvent possible pour réchauffer les hommes et nourrir les cultures. Je reste longtemps ici. Je m'y sens bien malgré le brouillard dense. J'y suis seul aussi. Il se dégage quelque chose de fort d'ici. Je finis par continuer la visite. Un groupe de quelques personnes vient d'arriver. Je descend de nombreuses marches tantôt côté falaise, tantôt côté site. Ça ne change rien. C'est comme si je marchait dans du coton. J'arrive dans un endroit plan avec de la végétation et de grosses roches non taillées. Les oiseaux jouent dans les branches. Il y a de superbes fleurs qui n'attendent que le soleil pour se dévoiler totalement.&lt;br /&gt;Je reprend des marches et arrivent devant une entrée avec un guichet. C'est le chemin pour aller au Huayna Picchu. A vrai dire je ne sais pas où je m'engage. Le brouillard est encore dense. Le chemin escarpé monte et descend au milieu de la végétation toujours aussi dense. Et puis ça monte, beaucoup plus et le chemin est de plus en plus escarpé, avec des marches inégales. Parfois, il y a un câble pour se tenir et pour s'aider à monter. Je ne sais toujours pas où le chemin mène. Et puis j'arrive au pied de plusieurs terrassements avec des constructions au-dessus. C'est étroit pour passer, notamment le grand escalier final. Il y a le vide tout près. J'avoue que je ne suis pas complètement à l'aise mais je grimpe tout de même. Au sommet, un tas de grosses roches enchevêtrées. D'autres sont là. Nous sommes au milieu des nuages toujours. On ne voit évidemment rien mais on sens qu'autour c'est le grand vide, qu'il n'y a que la vallée près de 800 mètres plus bas. On reste, silencieux, pour récupérer, pour profiter du lieu. Et puis ça se découvre petit à petit. Il y a de plus en plus de monde. Je descend un peu et me trouve un coin tranquille au milieu des ruines. J'aperçois de temps à autre le fond de la vallée. Et puis d'un coup, le site apparaît au milieu d'un brouillard diffus. Et puis ça se découvre totalement avec un rayon de soleil en prime. Fabuleux. Je reste là assis sur mes cailloux pendant je ne sais combien de temps, peut-être deux heures. C'est vraiment magique. Et puis la densité des visiteurs augmentent avec l'avancée dans la journée. Il est temps d'aller ailleurs, bien que j'ai vraiment du mal à partir. Toute la journée se passera ainsi à me poser dans un petit coin  puis à le quitter. A l'heure de pointe vers 13-14 heures quand le site est assailli, je me suis carrément éloigné sur les terrassements qui entoure le site. Là où ils cultivaient maïs, quinua et patates. Déjeuner devant le site sous un autre angle. Au calme. C'était top. Après la petite sieste au soleil, je me suis éloigné de la zone pour voir un pont sur une falaise. En regardant tout ça, la ville perchée au milieu de nul part entre deux montagne et ce pont qui, pour continuer un chemin à flanc de falaise, a été élevé sur une mur d'une bonne dizaine de mètres, j'ai pensé à une phrase d'un écrivain qui s'appelle Brancusi qui disait "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait." C'est vraiment ça.&lt;br /&gt;Les Incas ont construit des lieux de vie dans des lieux inaccessible pour être tranquille et pour le bien-être des populations qui étaient tout ce qui importait au dirigeant, même lors de l'expansion de l'empire. Il s'agissait d'étendre leur philosophie de vie notamment "Ne sois pas voleur, ne sois pas menteur, ne sois pas paresseux..." C'était vraiment une civilisation où le bien-être de chacun passait avant le gain. Ainsi, l'or passait bien après les cultures.&lt;br /&gt;Je suis retourné dans les ruines en milieu d'après midi. Le gros de la foule était redescendu vers le village dans la vallée pour prendre le dernier train qui rentrait sur Cuzco. Une pluie dense mais courte a fini le nettoyage du site, si je puis dire... Après une attente à l'abri de 15 minutes, le soleil est revenu. Nous n'étions plus qu'une grosse trentaine sur place. Suffisamment peu pour trouver un coin tranquille. J'ai refait un tour des endroits qui m'ont plu, les temples notamment et puis je me suis installé dans une pièce de l'ancienne maison de l'Inca, au centre de la ville avec vue d'en bas sur les bâtisses. Les rayons du soleil donnaient une lumière superbe. Les oiseaux avaient repris le gros des conversations de l'endroit. C'était calme. J'étais bien, très bien. J'aurai aimé que ça dure encore...&lt;br /&gt;Au retour, après la fermeture du parc, alors que je dévalais le chemin si durement grimpé le matin, j'ai rencontré une femme péruvienne qui descendait tranquillement avec son petit garçon. Elle m'a proposé de l'eau et un morceau de gâteau. J'ai acheté le deuxième et j'ai fait un bout de chemin avec eux. On a bien rigolé avec le môme. Elle m'a expliqué que tous les jours, elle faisait l'aller et retour pour vendre gâteaux, boisson et friandise à la sortie du site. Elle emmenait son fils car il n'a pas encore l'âge d'aller à l'école. J'ai repensé aux Américains du matin. Chacun ses exploits...&lt;br /&gt;A tout à l'heure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Si vous avez un quart d'occasion de venir ici, venez. C'est vraiment magique. Et faites le avant d'avoir de l'arthrose. C'est physique et la vue depuis tout là haut est vraiment à couper le souffle.&lt;br /&gt;Sinon, je suis toujours les affaires en France. Il y a un petit souci depuis quelques années avec le Centre d'Art Contemporain de Bordeaux, le CAPC qui a depuis sa création toujours été à la pointe avec une politique d'expos et d'acquisitions très intéressante. Après avoir réduit considérablement son budget, la ville de Bordeaux se sépare de son directeur qui est à l'origine de cette politique. Il y a un gros risque pour que le musée disparaisse au milieu d'un conglomérat municipal de musées. On ne peut pas laisser faire ça. On est d'accord ? Alors allez tous signer sur &lt;a href="http://sauver-capc.blogspot.com/"&gt;http://sauver-capc.blogspot.com/&lt;/a&gt; . Merci pour lui...&lt;br /&gt;Scuzy, il y a eu un petit problème pour l'envoie du texte sur Cuzco ci-dessous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114601661564159172?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114601661564159172/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114601661564159172&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114601661564159172'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114601661564159172'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/04/vers-la-cit-presque-perdue.html' title='Vers la cité presque perdue...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114584054511848283</id><published>2006-04-24T02:02:00.000+01:00</published><updated>2006-04-24T02:02:25.196+01:00</updated><title type='text'>Au coeur du monde Inca</title><content type='html'>&lt;div&gt;Cusco ou Cuzco&amp;nbsp;était la capitale du monde Inca. Son nom en Quechua (qui n'est pas qu'une marque d'équipement de camping... mais aussi la langue toujours parlée dans les Andes. N'est ce pas Seb...) signifie &amp;quot;nombril du monde&amp;quot;. Pas de complexe les Incas. A peine deux cents ans de règne et déjà la grosse tête... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Le centre de la ville est superbe. Pendant la Conquista espagnole, elle a été pratiquement rasée puis reconstruite pour en faire une ville catholique. Les Indiens qui l'ont reconstruite ont tout de même gardé les fondations des anciens bâtiments, histoire de garder une trace de leur passé. On voit ainsi par endroit les bases des bâtiments en pierres assemblées sans mortier comme cela se faisait dans l'empire. J'ai bien aimé me balader dans les petites rues qui grimpent fortement sur les collines, sous les colonnades autour de la plaza de Armas ou dans le marché. Il y a peu de voitures qui circulent, d'ailleurs tout le centre est fermé à la circulation en journée, les habitants sont ici encore très souriants. Et puis toutes ces bâtisses en pierre respirent quelque chose... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Mais Cuzco a un gros, un énorme défaut. C'est d'être près du Machu Pichu. Elle avait perdu de son importance jusqu'à la découverte de la Cité Perdue en 1911 et surtout de l'exploitation touristique du lieu (exploitation assurée aujourd'hui par une entreprise anglaise tandis que le train pour y aller est Chilien. En gros les Péruviens ne ramasse que les miettes de ce que rapporte le site. On comprend mieux pourquoi ils votent pour un nationaliste au passé plus que douteux). Ainsi, aujourd'hui, c'est un des centres touristiques les plus importants d'Amérique du Sud. On paye en US$, on parle anglais et les bus et les hôtels&amp;nbsp;sont présents partout. Du moins dans le centre car dès qu'on s'en éloigne, on retrouvent les bâtisses en brique pas terminée comme dans les villes et villages que j'ai traversé... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Reste que c'est un endroit vite insupportable. Il y a des agences de voyages partout. On arrête pas de se faire abordé de toute part et en anglais. Tout est payant et cher, cathédrale, musée, ruines (ils ont raison me direz-vous, et je suis assez d'accord,&amp;nbsp;mais à qui cela profite vraiment ??). J'ai eu du mal dans chaque endroit où je suis allé à imposer l'espagnol comme langue du dialogue et à connaître les prix en Nouveaux Soles, la monnaie du Pérou. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;J'en pars demain matin vers le Machu Pichu par une des voies les moins chères. Bus puis train puis nuit à quelques kilomètres. Je crois que c'est aussi une des méthode pour mieux profiter du site. Je vous raconterai. Je repasserai ici car c'est un peu le carrefour obligé. Ça va au moins me permettre de m'alléger un peu de mes livres pour quelques jours. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Reste que ça fait du bien d'avoir chaud dans la journée. J'ai pu me balader en tee shirt, ce qui ne m'était pas arrivé depuis Cochabamba, si l'on excepte le bain de soleil de Taquile. A présent je vais vers le chaud voire le très chaud et ça me sied à ravir. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS : Ça l'air de s'agiter en France pour les présidentielles. Vous croyez qu'il va y aller José ? Je vais allé consulter les feuilles de Coca et les dignitaires du soleil...&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114584054511848283?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114584054511848283/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114584054511848283&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114584054511848283'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114584054511848283'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/04/au-coeur-du-monde-inca.html' title='Au coeur du monde Inca'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114563849476653297</id><published>2006-04-21T17:54:00.000+01:00</published><updated>2006-04-21T17:54:54.856+01:00</updated><title type='text'>Un havre de paix...</title><content type='html'>&lt;div&gt;Ça commence tôt le matin. Vers 5h30-6h00 avec le lever du soleil. Après un solide petit déjeuner, je me dirige vers le port. Oui, un port à 3700 mètres d'altitude.&amp;nbsp;Les rues de Puno sont déjà bien réveillées. Sur le marché, les femmes, enroulées dans leur châle, attendent les acheteurs de leurs fruits ou légumes. Le môle apparaît au bout d'une large avenue presque vide. Là-bas, c'est agité. Tous les bateaux des agences de voyages s'apprêtent à appareiller pour les îles. Quatre îles en une journée, il ne faut pas chômer... Je repousse toutes les propositions des crieurs. Je n'ai pas de billet. Je ne connais pas le nom du bateau que je vais prendre, mais je sais qu'il est au bout&amp;nbsp;du môle. C'est le collectivo communautaire de l'île de Taquile. Je vais passer quelques jours là-bas, histoire de respirer l'air pur du lac Titicaca. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Sur le bateau, il n'y avait que des habitants de l'île et un couple d'Italiens. On s'est engagé bien après les autres bateaux&amp;nbsp;sur le lac. Le programme est moins chargé. Il y a juste un petit arrêt sur les îles Uros pour embarquer des poissons que les Uros échanges contre des légumes aux habitants de Taquile. Après être sortis de la baie de Puno, on entre dans un champ de roseau par un petit canal et les îles apparaissent. Cela fait comme une clairière. Plusieurs îles de balsa se font face depuis des siècles, vivent à part du monde au rythme du lac. Depuis peu, le tourisme est venu déranger cette tranquillité. Ce qui est différend repousse ou attire, voire les deux. Ici, ça attire beaucoup (trop ?) mais je suis persuadé aussi qu'au fond ça repousse. Reste que chaque bateau débarque sa cargaison sur une île. Les femmes attendent avec des produits artisanaux dont la plupart ne sont pas fabriqués sur l'île les quelques Soles qui mettront du beurre dans le papas. Les touristes jouent leur rôles complètement, n'hésitant pas à prendre des photos des Uros l'objectif à quelques centimètres des visages. Je m'éloigne de tout ça qui me rend mal à l'aise. Derrière les cabanes en jonc, des maisons en préfabriqué doivent loger les familles. Ils vivent aussi au XIXe siècle. Une petite gamine&amp;nbsp;vient me proposer d'acheter ses dessins coloriés. Je les regarde. Une seconde vient avec les mêmes dessins certainement réalisés au Bic par un adulte et colorié par le même adulte... Je ne sais plus quoi penser. En restant vivre sur leurs îles, ils préservent leur culture. En prenant l'argent où il est, ils se préservent bien que la méthode est loin de leur philosophie ancestrale... Je ne sais que penser. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Le bateau repart et mon regard se plonge à l'horizon du plus haut lac navigable du monde. Une petite sieste et ces idées un peu sombre sont bien loin. Surtout qu'au réveil je me retrouve au pied d'une falaise corse... Je met quelques minutes avant de retrouver complètement mes esprits. &amp;quot;Tu es sur le Titicaca, coco...&amp;quot; &amp;quot;Pourtant...&amp;quot; &amp;quot;Pourtant, mais c'est pas. ici, c'est le Pérou, Amérique du sud.&amp;quot; Vous regarderez sur les photos, c'est étonnant. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;L'île apparaît enfin au loin. Haute, allongée, verte, avec des traces de terrassement sur ses flancs. Le ciel est bleu et pur. Le soleil réchauffe. C'est bon d'être là. Je parle un peu avec le propriétaire du bateau. Sur l'île on vit des cultures du maïs, des papas, du oca (sorte de grosses carottes noires), de la pêche notamment des truites et évidemment du tourisme. Chaque jour des centaines de personnes débarquent sur l'île vers 11 heures, déjeune au restaurant communautaire, font un petit tour dans le village et rentre au port pour repartir vers Puno vers 14 heures. Le tourisme est totalement dominé par les habitants. Du moins sur place. Pas l'industrie qui les amène sauf par le collectivo que j'ai emprunté. Sur place, chaque touriste paye 2 Soles (0,75 euros) de taxe de passage, déjeune pour la majorité au restaurant communautaire et achète des souvenirs à la boutique communautaire. Tous les bénéfices des quatre activités sont reversés également à chaque cellule de la communauté. Chacun doit du temps au restaurant, à l'artisanat et à la culture. Le temps restant, il le consacre à sa propre vie et à ses activités. Ainsi, Augustina, chez j'ai dormi, passe du temps au restaurant et sinon tient un kiosco (vente de boissons, de gâteau, etc.). L'activité de logement chez l'habitant rentre aussi dans le système de la communauté. Autant vous dire que cette forme d'organisation m'a bien plu. Il règne ici une ambiance de sérénité qui n'en est pas étrangère. Il n'y a pas de concurrence, pas de compétition. Et si il y a près de 20 fiestas différentes dans l'année, ce n'est pas pour rien. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Cela fait des siècles que ça dure. Taquile et sa voisine Amantani ont été habité par la civilisation Tiwanaku et étonnement ont été sauvegardé des invasions Incas et Espagnoles. Seule une prison est venu perturbé l'île entre 1950 et 1970. Les Taquileños sont jaloux de leur culture très différentes de celle du &amp;quot;continent&amp;quot;, fier d'être ce qu'ils sont et se foutent complètement du progrès... Ils n'ont même pas un âne pour monter les paquets du port au village. Pourtant je peux vous dire que malgré leur condition physique, c'est aussi dur pour eux que pour nous (OK ils portent plus...). Le chemin est raide et en escalier. Quand on arrive au sommet, c'est un vrai soulagement... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je me suis baladé partout dans l'île pendant les trois jours que j'y suis resté. Il y a des ruines Tiwanaku un peu partout particulièrement sur les sommets. Les chemins en pierre sont à flanc de collines et dominent le lac et les criques. Les seuls arbres de l'île, les Eucalyptus, emplissent de leur odeur saine l'environnement. A l'extrémité sud de l'île, loin du village et de toutes habitations, il y a une petite presqu'île avec une plage de sable blanc. J'ai l'impression de rêver. Je n'imaginais pas le Lac Titicaca mais il est encore différent... Je m'y suis baigné. Je me suis allongé sur le sable. Ma peau a pris l'énergie solaire. Qu'est-ce que c'est bon... Ça faisait longtemps. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Au retour,plus je m'approchais du village, plus les trompettes et les grosses caisses se faisaient entendre. Le soir de mon arrivée, ils ont débarqué en masse, les musiciens. D'Amantani, de Puno et même de l'autre côté du lac en Bolivie. Les danseurs et les danseuses sont seulement des deux îles. Jusqu'au week end, ça va être la fête. Toute la journée, de huit heures le matin à dix heures le soir. Sans s'arrêter. Chaque groupe chacun son tour, voire ensemble dans une cacophonie qui ne dérange personne. La bière est présente mais pas trop. Il n'y a pas de viande saoule. C'est juste pour se griser. Les habits des danseurs sont superbes et plein de couleurs. Les sourires sont sur tous les visages (mais ça je crois que c'est tout le temps...). On est heureux de danser, d'être ensemble ici sur cette île en dehors du monde.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Encore un endroit dont on ne revient pas sans traces. J'ai partagé un soupçon de la vie de Taquile pendant trois jours. J'ai joué et dessiné avec les mômes. J'ai bu la munia (tisane d'une plante de l'île) jusqu'à plus soif. Je me suis habitué à prendre mon temps sur les chemins pentus car ici aussi l'oxygène manque, à parler de tout et de rien juste pour reprendre sa respiration et faire un pause. J'ai mangé des truites après la soupe à la quinua. Elle est pas saine la vie ?&amp;nbsp;Elle est pas simple la vie ? Elle est pas belle la vie dans ce petit coin des Andes ? &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Arrivé à Puno, hier soir, dans le foule sur les trottoir, je me suis demandé si je n'avais pas rêvé. J'ai vu les photo. Non, ce n'était pas un rêve. C'était trois jours dans ma vie...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114563849476653297?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114563849476653297/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114563849476653297&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114563849476653297'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114563849476653297'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/04/un-havre-de-paix.html' title='Un havre de paix...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114532072528761512</id><published>2006-04-18T01:38:00.000+01:00</published><updated>2006-04-18T01:38:45.350+01:00</updated><title type='text'>Ceux d'avant les Incas...</title><content type='html'>&lt;div&gt;C'est un livre. Un petit livre que m'a donné Ségo à Buenos Aires à Noël. Un livre de poche écrit par Henry Gougaud. &amp;quot;Les sept plumes de l'aigle&amp;quot;, c'est son titre, m'a fait venir ici, sur les rives sud du lac Titicaca. Je ne sais pas si je venais rencontrer &amp;quot;El Chura&amp;quot; ou quelque autre chose. Mais comme pour Chiloe, Cafayate ou Toro Toro, j'ai ressenti qu'il fallait que je vienne suivre les traces du personnage principal de ce roman. Je ne sais pas non plus si j'ai trouvé quelque chose à part une bonne crève dont je n'arrive pas à me débarrasser. Je mens. J'ai trouvé ici des personnes fabuleuses, passionnés, festives et un endroit pas comme les autres. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;J'ai quitté La Paz sans trop de regret avec un des nombreux collectivos (ici ce sont des Hiace Toyota que l'on remplit au maximum pour rentabiliser au mieux le voyage, 7 bolivianos soit&amp;nbsp; moins d'un euros pour 80 km) qui partent toute la journée du quartier du cimetière. Pendant le voyage, après avoir de nouveau admiré la vue sur La Paz depuis les hauteurs (600m d'altitude entre le point le plus bas et le plus haut...), je m'assoupis un peu et me réveille juste avant Tiwanaku. Pas bien réveiller, je passe l'arrêt au bord de la route et relativement loin du village. Je descend au village d'après Guaqui qui est divisé en deux, le pueblo et le puerto. L'un et l'autre sont relativement morts. On me conseille d'aller au port pour trouver de quoi dormir. En route, je croise la procession du Vendredi Saint, le prêtre, ses enfants de coeur, le corps du&amp;nbsp;Christ crucifié dans une vitrine&amp;nbsp;et ses ouailles sont encadrés par les militaires en armes et suivis par la fanfare, militaire elle aussi. L'alliance du sabre et du goupillon fonctionne toujours pour mieux avoir la maîtrise du peuple...  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Arrivé au port, le premier hôtel est plein. Les musicien, me dit-on, non ceux de la procession mais ceux du bal du lendemain. Dans l'autre hôtel, même chose : plein. Dernier espoir, une maison qui accueille de temps à autres des groupes. Pas de place non plus. Avec philosophie, je vais manger mon premier poulet frit, frite, riz, en me disant qu'il y aura bien quelqu'un pour m'accueillir. Après manger, je retourne sur les conseils de la patronne du restau, au premier hôtel. Très sympa, son patron me dégage finalement une chambre. Le confort est minimum, l'odeur forte, les araignées nombreuses,&amp;nbsp;les sanitaires totalement absent (comme dans tout le village) mais je m'en contente largement. La perspective de passer une nuit dehors avec le froid qu'il fait sur les rives du Titicaca à 3700 m d'altitude ne m'enchantait pas du tout.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Dès le lendemain matin, presque à l'aube, je pars pour Tiwanaku et ses ruines. Je suis un peu fébrile. Est-ce le froid de la nuit ou la perspective d'aller parler avec les ruines ? Je ne sais pas. Reste que je resterai toute la journée à me balader dans le site alors que les groupes passent relativement rapidement. Je me suis posé dans de nombreux endroits à respirer le lieu, tranquillement.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Tiwanaku était le centre des territoires de la civilisation du même nom qui s'étendait du Lac Titicaca aux vallées descendant sur le pantanal bolivien, aux nord-est de l'Argentine et aux nord du Chili jusqu'à San Pedro de Atacama. Elle est nés autour de 1600 avt JC pour atteindre son apogée juste avant l'arrivée des Incas en 1200 après JC. Tout ce qu'on admire chez les Incas, les constructions monumentales avec des pierres énormes déplacés sans l'aide de la roue qu'ils ne connaissaient pas, les systèmes d'égoût, d'irrigation, la maîtrise de l'agriculture en escalier, la connaissance de l'astrologie... était déjà présent dans la civilisation Tiwanaku. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Etonnamment, on retrouve aussi des similitudes dans leur vision du monde avec celle des Chinois. C'est à creuser mais il divise aussi le monde entre le jour et la nuit, et tout ce que cela symbolise, pareillement au Ying et au Yang. Le respect de la terre mère, la Pachamama est le fond de tout.&amp;nbsp;Tout cela a été balayé comme tant d'autres choses par l'arrivée des conquistadores. Ceux-ci n'hésitèrent d'ailleurs à détruire des parties entières des ruines pour construire les églises des villages de Tiwanaku et de Guaqui... Les ruines sont aujourd'hui en très mauvais état. L'ancienne pyramide n'est plus qu'un monticule de terre d'où ressortent quelques murs imposants. La végétation a repris un peu partout ses droits. Les fonds manquent pour remettre tout cela dans un état plus compréhensible... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Le gardien&amp;nbsp; m'a aimablement pousser à l'extérieur du site à la fermeture. J'étais tout seul au soleil assis sur un tas de pierre... Le soir, il y avait fête au village, ou tout au moins, je le comprendrai le lendemain, une pré-fête, histoire de s'échauffer. Il y a deux orchestres qui jouent dans les rues. Certains dansent mais l'ambiance malgré les quelques feux d'artifices est plutôt froide comme la température. Mais sinus sont de plus en plus pris. Je n'irai pas inviter une jolie bolivienne. Morphée m'attend pour arranger cet état qui s'empire d'heure en heure.&amp;nbsp; Le lendemain, malgré une nuit passée dans mon sac à viande en soie, mon sac de couchage et trois couvertures avec mon bonnet sur la tête, je me lève dans un état encore pire. De plus il pleut et il fait encore plus froid. Après&amp;nbsp;le petit déjeuner (pain sec et thé très sucrée), je repars me coucher malgré les mômes du propriétaire qui veulent jouer avec moi. C'est tellement drôle un gringo, surtout qui fait des grimaces. A mon départ, il me serreront très fort pour que je ne parte pas... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;L'après midi, je vais enfin voir le port. C'est important pour moi, les ports. Il y a de grands quais, des hangars abandonnés, des voies ferrées recouvertes par l'herbe, une ancienne gare, quelques barques et des pédalos pour se balader sur le lac. C'était du temps des belles heures des mines des hauts plateaux, Potosi et la partie au nord, le port d'exportation du minerai vers Puno au Pérou, de l'autre côté du lac, puis vers la mer en train aussi. L'activité y était très forte jusqu'à ce que tout soit abandonné avec la chute de la productivité. Aujourd'hui l'endroit est presqu'abandonné. Le village a perdu plus de la moitié de ces habitants. De nombreuses maisons en adobe sont en ruine. Le tourisme est un espoir pour ceux qui habitent ici. Mais il y a du travail. Luciano et Oscar, que je rencontreraient un peu plus tard et qui me feront visité le petit musée que le premier á créer qui parle á la fois de la faune, des cultures du tour du lac (Amayris et Quechuas) et qui montre de nombreuses pièces de terres des cultures Tiwanaku et Inca, veulent insuffler quelques choses en&amp;nbsp; montant notamment un hôtel pouvant réellement accueillir les touristes, et pas seulement les chasseurs de puces comme moi. Ils m'ont parlé aussi d'un grand projet de musée dans les vieux hangars avec des investissements venant du Danemark. Ils m'ont donné rendez-vous dans deux ans. J'y serai peut-être les gars. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;La musique n'a pas arrêté de toute la nuit. J'étais malheureusement pas en état. C'est dommage j'aurai bien aimé partagé la joie qui régnait dans le village. Mais plus de quarante serviettes en papier m'ont été nécessaire pour éponger ce qui me coulait du nez et, dès que j'étais dehors, j'étais envahi de frissons. C'était peut-être la perspective de quitté ce beau pays. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;J'ai comme un goût d'insuffisance après avoir passé la frontière pour le Pérou tout à l'heure. J'ai l'impression d'avoir survolé ce pays très attachant, á la culture riche et aux régions très diversifiées, de l'Altiplano&amp;nbsp;à l'Amazonie en passant par toutes les zones intermédiaires. Si je peux je reviendrai pour y passer plus de temps. Je suis ce soir de l'autre côté du lac à Puno. C'est une grande ville, en partie touristique, avec les îles proches. Je devrai y partir demain. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114532072528761512?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114532072528761512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114532072528761512&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114532072528761512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114532072528761512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/04/ceux-davant-les-incas.html' title='Ceux d&apos;avant les Incas...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114497531513312164</id><published>2006-04-14T01:41:00.000+01:00</published><updated>2006-04-14T01:41:55.213+01:00</updated><title type='text'>En Bolivie, la coca c'est in...</title><content type='html'>&lt;div&gt;Elle est facile. Je sais. Mais pourquoi ne pas se laisser aller à la facilité ? Après tout, on n'est pas là pour se faire du mal...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Je suis à La Paz, capitale de fait de la Bolivie. Ici, siège le gouvernement et&amp;nbsp;le parlement. Après Torotoro, ça fait un choc. Mais moins que je ne le pensais. Après avoir traversé une partie de l'altiplano, grande plaine à 4000 mètres d'altitude, toute plate entre les montagnes, nous avons entamé la descente en dominant toute la ville illuminée. Une jolie fin de voyage après la route superbe qui montait sur les flanc de vallée magnifique depuis Cochabamba. Je suis dans un petit hôtel pas cher avec des graffitis de routard partout sur les murs. C'est assez rigolo. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;La Paz fait moins capital que d'autres villes. Elle n'est pas très importante, un peu plus d'un million d'habitant et surtout, elle est composé de nombreux cerros qui donne à chaque quartier un air de petite ville. Résultat, j'ai vu tout ce que je voulais voir en passant vite (je repars demain) dans la journée. Et particulièrement le petit musée de la Coca réalisé par des scientifiques, des historiens et des travailleurs sociaux pour mieux faire comprendre ce que représentait&amp;nbsp;cette petite feuille pour le peuple andin. Si elle entre évidemment dans la composition de cette saloperie qu'est la cocaïne, elle est consommé chaque jour par des dizaines de milliers de personnes en Argentine (dans le nord), en Bolivie, au Pérou, en Equateur et en Colombie (où ils l'appellent la Patu ou pa too...) depuis très très longtemps. Au moins 2500 ans avant JC. Ces propriétés tonifiante, anesthésiantes, fluidifiante pour le sang et améliorante (?) pour la respiration sont aujourd'hui largement prouvé. D'ailleurs, les espagnols en arrivant ici, et particulièrement l'église,&amp;nbsp; l'ont d'abord prohibé sévèrement en la décrétant diabolique (de Diable...). Mais, quand ils se sont rendu compte qu'elle était indispensable pour un travail rentable dans les mines de Potosi, ils se sont empressés de ré autoriser sa consommation et, tant qu'à faire, de maîtriser son exploitation et sa commercialisation. Autant gagné sur tous les tableaux sur le dos des sauvages. Ne me faites pas dire ce que j'ai pas dire. Cela n'a rien d'hypocrite... Et après tout c'est un mode de fonctionnement qui a fait ses preuves depuis des siècle et qui continue aujourd'hui. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ce n'est qu'au 19e siècle que l'on extrait pour la première fois de la cocaïne pure de ces petites feuilles, juste après qu'un certain Angelo Marini lance le vin de coca en France, l'ancêtre du Coca Cola qui en est à l'origine qu'une pale copie avec de l'alcool. La boisson la plus vendue au monde sera inventé que par l'interdiction de mélanger alcool et coca... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Un des premier consommateur de cocaïne est le célèbre Sigmud Freud, qui l'employait comme curatif pour ses patients. Il en a tellement pris qu'il a eu un cancer du nez. Il s'est rendu compte par la même occasion que la chose rendait dépendant. Aujourd'hui, la cocaïne naturelle&amp;nbsp;est produite principalement dans des laboratoires clandestins dans la forêt amazonienne de Bolivie et de Colombie, soit très proche des lieux de culture du petit arbre. Les méchants ! Mais savez-vous que pour faire de la cocaïne, il faut quelques ingrédients chimique tel que l'éther ou l'acide sulfurique notamment produit et importé plus ou moins légalement par nos grands laboratoires pharmaceutiques, les Bayer, Merck et autres. Mais à eux, on ne dit rien. Il ne font que vendre ce qu'il produise après tout. Et puis, savez-vous qui consomme la cocaïne ? Les pays occidentaux évidemment. Particulièrement les Etats Unis qui avec 5% de la population mondiale consomme 50% de la production... Les pays occidentaux produisent aussi de la cocaïne synthétique, notamment la procaïne, qui est largement utilisé en gériatrie. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Pourquoi cette petite indignation ? Après tout, je m'en tape le coquillart tant de ceux qui fabrique en illégalité, que de ceux qui trafiquent et qui s'en mettent plein les poches directement ou indirectement (merci la Suisse, Monaco, Luxembourg, les Caïmans... car sans les banques il y aurait un peu moins de trafic. Pourquoi ? J'attends vos réponses) et aussi de ceux qui s'en mettent dans le nez de cette petite poudre blanche (sauf quand c'est des gens que je connais parce que j'ai vu de près les ravages rapides que ça peut faire...).  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ce petit coup de gueule donc, simplement parce que la consommation de la feuille de coca est prohibé par l'ONU depuis 1960 et que, de ce fait, les pays occidentaux utilisent ce moyen de pression pour faire plier la Bolivie notamment au bon vouloir des pays riches. En ce moment, les Etats Unis mettent une pression pas possible sur Evo Morales pour qu'il interdise définitivement la consommation de feuille de coca dans le pays, sous prétexte que ce serait la base de la consommation de cocaïne dans le monde. Il ferait bien mieux de savoir pourquoi il y a un million d'américains qui chaque année en consomme pour la première fois... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ici, la feuille de coca se consomme depuis près de 5000 ans.&amp;nbsp;Il a été prouvé que sa consommation est bonne pour l'organisme en altitude. Venez faire un petit tour ici et essayer de courir un cent mètres. Vous allez rigoler vert. D'ailleurs, si on l'utilise pour prolonger la vie en occident, c'est qu'il y a une raison. Surtout, c'est culturel et religieux. La Mamacoca est un bien divin, donné aux andins pour qu'ils puissent vivre dans ces contrées difficiles. Elle est un médiateur avec Dieu. Elle est un lien avec leur semblable, une marque de confiance entre les hommes et un symbole de bonne intention. Essayer d'interdire le vin en France, tiens. Je vous rappelle qu'outre ces facultés&amp;nbsp;pour améliorer la convivialité, il&amp;nbsp;représente aussi le sang du Christ. En dehors des grandes villes boliviennes, elle est consommé par 92% des hommes et 87% des femmes.  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Ils sont déjà bien assez dans la merde et pas forcément de leurs faits. Ce serait pas mal qu'on leur foute la paix, qu'on les laisse tenter de sortir de leur misère et qu'après tous, on s'occupe de nos propres problèmes, non ? Il me semble que dans les rues des Etats Unis et d'Europe, il y a suffisamment de monde dans la rue, de personnes paumées&amp;nbsp;ou qui ne savent pas où aller pour donner du travail aux Ministère du bien être des populations (tiens, il n'existe pas) pendant encore de nombreuses années. Tout simplement, on pourrait respecter ce qu'ils croient: Mais ça, c'est peut être plus dur d'imaginer que d'autres ne pensent pas comme nous... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Allez je vais mâcher quelques feuilles de coca. Il parait aussi que c'est anesthésiant...&lt;/div&gt; &lt;div&gt;A tout à l'heure&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;PS : Scuzy pour le retard dans les photos. J'ai des problèmes d'appareil photo (il est mort définitivement et j'en ai acheté un tout beau tout neuf) et de clés USB. Mais ça va se résoudre dès demain.&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-114497531513312164?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://labaladapat.blogspot.com/feeds/114497531513312164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=15780602&amp;postID=114497531513312164&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114497531513312164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/15780602/posts/default/114497531513312164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://labaladapat.blogspot.com/2006/04/en-bolivie-la-coca-cest-in.html' title='En Bolivie, la coca c&apos;est in...'/><author><name>J'aime le Bois</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11362552657667750095</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='21' src='http://3.bp.blogspot.com/-da_64QY1cQc/TiaH9hL8ikI/AAAAAAAAADc/h2ay2Loahis/s220/CagetteL%25C3%25A9gumes-Terroir.jpg'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-114480088896382931</id><published>2006-04-12T01:14:00.000+01:00</published><updated>2006-04-12T01:14:49.043+01:00</updated><title type='text'>Sur les pas des dinosaures...</title><content type='html'>&lt;div&gt;Ça commence dans une toute petite&amp;nbsp;rue. Il fait noir depuis peu. Ça grouille autour de deux bus jaunes. Des bus Volvo surélevés qui datent certainement de quelques dizaines d'année. Des mômes ordonnent des caisses et des sacs sur le toit. Des petites femmes à chapeau melon, des enfants qui braillent, des hommes au visage buriné, des mômes de dix ans aux expressions d'adulte s'installent sur les sièges un petit peu défoncé. J'ai une place tout devant à côté d'une grosse femme à l'air autoritaire. Mon sac à dos a rejoint les autres bagages sur le toit. Il est 19 heures. D'après les prévisions, on doit arriver vers deux heures du matin. Toro Toro n'est pourtant qu'à 180 km...  &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Pourquoi Toro Toro ? Pourquoi ce bled paumé au bout d'une route dans la montagne ? Je ne sais pas. Sur le guide que j'avais, il n'y avais que quelques lignes pourtant peu engageante. J'aime bien les fins de route. J'avais besoin de calme, de campagne, d'un petit village perdu. Et puis, comme souvent, je sentais qu'il fallait y aller. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;La route a commencé par une course entre les deux bus. La route est belle, asphaltée. Il faut prendre de l'avance sur l'horaire. On double allègrement bus urbain, voitures ou taxis. Au bout d'une grosse heure, et après une petite pause dîner (poulet, riz, tomate, pomme de terre - Kdu la patate est originaire d'ici, c'est un vrai paradis pour toi...), on emprunte une route sur la gauche, asphaltée elle aussi. Les premiers virages arrivent, puis les pavés et enfin la terre. L'allure a largement faiblit. Le chemin est étroit, les virages nombreux. La lune permet de voir que nous traversons régulièrement des lits de torrents, pour ne pas dire certaines fois de rivière. Je m'assoupis quelques fois mais pour mieux me réveiller sous l'effet de quelques secousses. Heureusement, mon pote Renaud m'accompagne dans les oreilles. A mes pieds, deux mômes dorment profondément. Dans le couloir entre les sièges, certains s'assoupissent debout... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Nous arrivons enfin au bout de la route. Soulagement. Un patron d'hôtel vient chercher quelques ravitaillements. Je le suis volontiers pour me jeter dans les bras de Morphée. J'avais déjà passé la nuit d'avant dans un bus... A mon réveil, vers midi, le village est bien animé mais calme. Je vais déjeuner dans un petit restau. Soupe pâte, verduras, patate, puis steak fin et trop cuit avec... riz, patate et tomate. Je passe une partie de l'après midi à faire la sieste sur un banc de la place centrale avant de m'allonger sur mon lit pour dévorer un bouquin que l'on venait de me donner. Je dîne dans un boui-boui près de l'hôtel (je ne vous décris pas e menu...)avant de me taper la causette avec le patron de l'hôtel sur une gros cailloux cubique qui fait office de banc face à la place. Puis je vais me coucher heureux. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas passé une journée comme cela dans mon activité préférée : la dilettante... &lt;/div&gt; &lt;div&gt;J'avoue, je ne me suis pas taper sept heures de bus éprouvante seulement pour lire un bouquin dans un village tranquille. Il y a un parc autour du village. Je vais me renseigner au bureau du parc dès potron minet. Là je n'ai rien à décider. Un couple de Français, Claire et Renaud, ont déjà fait le travail pour moi. Un guide, obligatoire,&amp;nbsp; va nous rejoindre une demi heure plus tard pour nous emmené dans des grottes et voir des traces de pas de dinosaures... Si, si de dinosaures. On part tout gaillard accompagné d'un américain un peu paumé qui se nourrit de Valium... Le coin n'est pas si touristique que cela car nous sommes les quatre seules étrangers. &lt;/div&gt; &lt;div&gt;Après deux heures de marches sous le soleil déjà chaud (un vrai bonheur, ça aussi) en passant devant l'aéroport international de Toro Toro (un vague chemin où beaucoup hésiterait à s'engager avec leur voiture rutilante), nous arrivons devant l'entrée de la grotte où nous nous engouffrons gaillardement dans des conditions qui ferait pâlir le&amp;nbsp; moindre guide de spéléologie : une vielle corde de nylon et deux lampes dont l'une - celle de Eugenio, notre guide - à l'alimentation électrique plus que douteuse. Nous avons confiance et le suivons dans le ventre de la terre, notre Pachamama à&amp;nbsp; tous (Pachamama est le terre mère chez les Quechuas et les Amaris). Glissades sur la roche humide, passage délicat sans rien voir, petite veine étroite où l'on se contorsionne, hésitation d'Eugenio devant deux failles différentes, rien ne nous aura été 
