<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-15780602</atom:id><lastBuildDate>Wed, 14 Oct 2009 22:45:26 +0000</lastBuildDate><title>je vais faire un petit tour</title><description>La plante des pieds qui fourmille. Les éléments qui se lient pour ouvrir en grand la fenètre. Une grosse envie de mettre plein de couleurs dans ma vie. Vivre pleinement plutot que d'en avoir seulement l'impression par mes actes. Alors je vais respirer un grand coup dans le grand jardin de la terre. Une respiration qui peut durer longtemps, mes poumons sont bien encrassés.</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>115</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1502453092536651777</guid><pubDate>Thu, 10 May 2007 13:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-05-10T14:49:20.788+01:00</atom:updated><title>Je reviendrai...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'est un vendredi. Cela fait six jours que j'ai quitté l'île à Vache. Six jours où je n'ai été qu'entouré par la mer des Caraïbes. Six jours où je lis, je dors, je regarde la mer, je digère ces trois mois passés sur cette île. Ces trois mois ont été pour moi beaucoup plus importantes que nombres des années que j'ai vécu. J'ai pris conscience de nombreuses choses qui pour moi étaient encore des idées, des théories, que l'on ressent au fond de nous-même mais qui restent malheureusement que des idées et des théories parce qu'on se sent impuissant à les appliquer. Incapable. Je sais que j'ai fait un grand pas en avant, que je reviendrai à l'orphelinat parce que je m'y suis plu et parce que je me suis engagé à essayer de lui assurer des revenus réguliers afin déjà que les fins de mois où le blé est agrémenté à un peu toutes les sauces pour changer le goût et où le personnel doit attendre avant de se faire payer, ensuite qu'il devienne un vrai orphelinat où les enfants recueillis soient le centre de l'activité avec un vrai projet d'éducation et des encadrants. Je reviendrai aussi parce que l'on me l'a demandé. Outre le visa de sortie «&amp;nbsp;provisoire&amp;nbsp;» délivré par Flora avec un grand sourire, d'autres sur l'île m'ont demandé de leur donner de l'énergie pour accompagner leur démarche d'amélioration à la fois sanitaire qu'écologique. C'est la dernière île de la zone Caraïbe à avoir gardé un tant soit peu sa virginité. Je reviendrai enfin parce que je sais au fond de moi que c'est ma voie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais plutôt que de parler d'avenir ou de mes états d'âme, ici au milieu de la grande mer, je souhaiterai vous parler de personnes avec qui j'ai beaucoup partagé ces derniers mois et qui m'ont permis d'être ce que j'ai été. Les liens que j'ai avec ses personnes sont à présent très forts et peut-être gravés dans la pierre. Il y a la personne qui m'a suscité l'idée et l'envie de venir ici. Je ne pense pas qu'elle souhaiterait être citée ici. Elle restera donc secrète mais je la remercie du plus profond de moi-même et elle le sait. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ensuite, il y a Michel. Il est apparu un jour dans ma vie, à Grenoble chez des amis. Il cherchait le moyen le plus économique pour rejoindre l'île à Vache en janvier. Je lui en ai proposé un. Il a pris. Simplement, logiquement. Grand utopiste devant l'éternel, participant à de nombreuses expériences collectivistes et internationalistes, près à repartir chaque jour pour de nouvelle expérience du genre avec un enthousiasme qui ferait pâlir n'importe quel entraîneur d'équipe sportive, Michel est quelqu'un de foncièrement gentil, dans le vrai sens du mot évidemment et non, dans le sens que notre société cynique y a mis. Le cœur sur la main, il ne supporte pas les inégalité et encore moins la misère. En arrivant sur l'île à Vache il y a quatorze ans, il a eu sa dose. Il y est resté trois mois, puis neufs mois puis treize mois. Puis chaque année entre quatre et six mois. Il a mis en place tellement de chose dans l'orphelinat. Il a aidé tellement de monde sur l'île, que Michel et sa barbe blanche sont connus partout et toujours avec ce petit sourire de reconnaissance quand l'interlocuteur dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;tu es un ami de Michel…&amp;nbsp;». Quand il a traversé l'île la première fois en janvier, il n'a même pas pu aller jusqu'à Madame Bernard tellement il a été sollicité.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Même si aujourd'hui, il regarde tout ça avec un peu d'amertume et, quelque fois avec les yeux un peu brillant, en disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu vois, j'ai fait tout ça mais j'ai pas su leur transmettre… C'est ça mon échec. Comme me disait un prêtre au Nicaragua&amp;nbsp;: dans l'action que tu fais pour les autres, il y a 50% de bon mais 50% de mauvais aussi, au minimum…&amp;nbsp;» Mais, il ne se désespère jamais, se servant de l'énergie et de l'enthousiasme des autres pour encore mieux avancer pour essayer de mieux transmettre.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les bains thérapeutiques de Canober sont évidemment sa plus belle œuvre qu'il a su transmettre, qui durent toujours et de mieux en mieux et qui ne sont pas près de s'arrêter. Il a réussi parce que d'année en année, il améliore et continue à motiver sa petite troupe sur l'importance de ces bains. Je crois que l'idée de leur remplacement par une piscine à l'orphelinat est à présent du passé parce qu'il a su convaincre Flora en faisant encore bouger les choses. Mais, il y a aussi le système de purification de l'eau, celui de récupération de la pluie, la machine à laver pédalo (qui sert même quand tu n'es pas là, Michel…) et puis toujours son enthousiasme avec les enfants, particulièrement les handicapés, mais il les aime tous.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Un des moments que je préférais, c'était en fin de journée. Souvent je redescendais de la citadelle et n'étais pas encore lavé. Mais Michel, imperturbable était toujours au rendez-vous du chant sous la lune et les étoiles. Une dizaine d'enfants handicapés était descendu dans la cour. Les valides, surtout les petits, descendaient chaises et bancs. Tous étaient installés en rond et Michel commençait à chanter de sa belle et douce voix. Souvent, les enfants ne comprenaient pas mais ils écoutaient avec plaisirs. D'autres chants étaient plus connus, comme cette comptine créyole ou ce canon, «&amp;nbsp;Et j'ai fait des rêves&amp;nbsp;», devenu un tube chez les mômes que je surprenais à le chanter dans la journée. Alors, tous reprenaient en cœur dans une cacophonie inaudible mais tellement belle aussi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quand tu es parti, à la sauvage, un matin sans rien dire. Il y a eu comme un vide dans l'orphelinat. La surprise de ton départ mais aussi et surtout le vrai vide que ton absence crée. Les handicapés ne sont pas les mêmes et je ne te parle pas de ton protégé Danilio. Tu parlais de ne pas revenir l'an prochain pour prendre du recul. Tu n'as peut être pas tord, mais si moi je reviens, je pense que de nombreuses fois, il faudra que j'aille cherché au plus profond de moi, la force que nos petits échanges-bilans de fin de journée en mangeant tes tablettes préférées, me donnaient. Merci à toi Camarade «&amp;nbsp;Che Jaures&amp;nbsp;». &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La seconde personne est évidemment Flora. Un petit bout de bonne femme, haute comme ça, avec un sourire malicieux derrière un regard qui peut parfois être sévère, bourrée d'une énergie dont on aimerait tous ne serait-ce que la moitié, qui sait se faire respecter autant qu'intéresser ou faire rire. Elle mène son lieu avec ses petits moyens mais avec une foi sans faille. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Arrivée à l'île à Vache il y a vingt et un ans parce que sa communauté de Sœur Franciscaine (elle était alors à Port au Prince) l'a envoyé là pour monter un dispensaire, elle y est resté, par la force des choses. Elle habitait alors la petite maison qui abrite aujourd'hui le gros générateur et s&amp;#39;escrimait, chaque jours, à apporter des soins à cette population démunie et sans médecine traditionnelle vraiment efficace. Et puis, un jour, on lui a déposé le petit Anthony devant sa porte. Elle l'a évidemment recueilli. Et puis, il y eu un autre, deux autres enfants déposées. Et le petit dispensaire est devenu orphelinat.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Marquée par cinq années alitée par la polio, Flora a aussi accueilli bientôt des handicapés venant de tout le pays. Elle a fondé une école, a agrandit le centre d'accueil, le dispensaire avec une pharmacie (souvent gratuite) et un petit laboratoire pour le dépistage des principales maladies. Elle a accueilli l'ONG «&amp;nbsp;Terre des Hommes&amp;nbsp;» qui faisait ici la distribution de nourriture gratuite. Et puis les enfants sont arrivés encore plus nombreux, la demande plus importante. Et le centre est à présent une grosse machine qui nourrit soixante dix personnes à chaque repas, plus les quatre cents cinquante enfants de l'école une fois par jour, avec quarante salariés. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais Flora ne s'effraie pas devant la grandeur de la tache quotidienne. Les premières heures de la journée (après sa longue méditation matinale et la messe), elle est à cent à l'heure pour mettre toute cette grosse machine en route. Secouer les enfants encore endormis. Donner un coup de pousse à la toilette des handicapés. Aller en cuisine pour demander comment cela se fait que ceux qui vont à l'école n'ont pas encore déjeuné. Préparer la distribution de médicaments. Il est alors impossible de lui dire quoique ce soit. Elle est toute à son affaire, imperturbable. De toute façon, on ne peut être dans le rythme… Après, il y a un petit blanc. Tout le monde est au travail. Les enfants sont à l'école ou pour les handicapés et les petits en train de déjeuner. Elle se permet alors une petite pause dans le réfectoire avec son café et un bout de pain. Là, on peut lui parler mais c'est encore difficile. Dans le calme, elle met son programme de la journée au clair. Si vous avez quelque chose à lui faire faire ou à laquelle elle est partie prenante, c'est maintenant qu'il faut en parler. Pour autre chose, du long terme ou autre, oubliez. Ce n'est pas le moment. Peut être plus tard ou au dîner, si la journée a été bonne et fructueuse. Après&amp;nbsp;? Après, elle court, tout le temps, ou bien, elle s'enferme «&amp;nbsp;à Cuba&amp;nbsp;» pour avoir la paix et avancer sur des choses qui étaient urgentes hier. Elle ne se prive pas d'un petit brin de causette à la pharmacie avec Christine, ou avec Bel Air et Stevenson, ou encore au cuisine. Elle aime bien aussi jouer avec les petits en les faisant rigoler. Mais, ça ne dure malheureusement pas longtemps. Trop de chose à faire, à régler… Sans parler de ceux qui passent qui n'étaient pas prévus. Trop souvent des habitants qui viennent chercher de l'aide, d'autre fois les réunions avec la commune ou bien la visite de clients des deux hôtels de l'île. Et le soir, elle est toujours là, au milieu des enfants pour préparer le jus de fruit ou faire réchauffer le repas. Toujours avec le même enthousiasme, avec la même énergie. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Très honnêtement, elle est impressionnante. Je crois savoir où elle va puiser autant d'énergie mais je ne pensais pas que ça en donnait tant, ce que j'avais vu jusqu'à maintenant dans le genre ne m'avait pas vraiment convaincu. Plus sérieusement, je crois qu'avec Flora, j'ai rencontré quelqu'un qui avait véritablement la foi, la foi en Dieu bien sûr, mais surtout la foi en la vie avec une force énorme et pratiquement sans aucun doute. De ce personnage, qui a aussi quelques défauts, que je garde secret, c'est ce qu'il m'a le plus impressionné, cette foi en la vie, qu'il ne faut jamais désespéré. Et on en a eu encore la preuve ces dernières semaines. Alors qu'il n'y avait plus un sous en caisse, que deux enfants nous ont quitté, qu'un autre placé s'est fait renvoyé de l'endroit où il était et que le futur n'apparaissait pas vraiment rose, elle a juste dit «&amp;nbsp;bon je vais aller au Québec faire ma petite tournée sinon on ne finira pas l'année…&amp;nbsp;» Et puis, comme souvent dans les situations difficiles, des appels non attendus sont venu de tout côté pour des dons, des rencontres donnent des espoirs pour l'avenir, …Toujours avoir confiance, c'est ça la clés pour durer aussi longtemps dans une telle tâche. Merci beaucoup pour la leçon… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ps&amp;nbsp;: J'aurai pu vous parler aussi de Jean Luc et Magali et leurs deux pépettes, de Didier et Françoise de l'hôtel Port Morgan, accueillant toujours avec le sourire, de Doudou et Vilna, de Jakson, de Lifen, de Belle Brune, de Stevenson et de tout le personnel de l'orphelinat, de Serge l'informaticien niçois qui va amener internet à l'orphelinat, des amis Québécois, et de tant d'autres dont les rencontres ont ensoleillé mon séjour ici. Et puis évidemment les 50 enfants de l&amp;#39;orphelinat... Merci à tous…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1502453092536651777?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/05/je-reviendrai.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1114328859988871498</guid><pubDate>Sat, 28 Apr 2007 01:47:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-28T02:47:11.219+01:00</atom:updated><title>Heures Sup'</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un vendredi. J'étais en attente depuis une semaine d'une météo bénéfique pour ma traversée vers la Guadeloupe. La veille, Didier, qui s'occupe de l'hôtel Port Morgan, m'a dit qu'il y avait deux femmes de l'organisation gouvernementale américaine USAID à l'hôtel, qu'elles travaillaient sur la santé sur l'île et qu'il serait intéressant que je les rencontre pour parler de l'action de Flora depuis vingt ans et de ce que je pensais de l'état sanitaire de l'île. Nous avons donc fait une réunion le soir même, très constructive. A mon grand étonnement, ma petite expérience de l'île les a plus qu'intéresser notamment en ce qui concerne la prévention en mettant en place des récupérateurs d'eau de pluie, une vrai politique de nettoyage de l'île et de gestion des déchets ainsi que de la plantation d'arbres un peu partout. De même que l'action de Flora au niveau médicale depuis vingt ans (dispensaire, pharmacie, laboratoire, clinique mobile,…) les a bougrement intéressé. Leur projet, qui est déjà bien avancé, est d'augmenter l'offre de soins et la prévention partout sur l'île en développant le dispensaire d'Etat (elles travaillent évidemment avec le ministère de la Santé Haïtien) et en créant des antennes sur l'île ou en renforçant celles déjà existantes. Et ce n'est qu'un début, l'USAID, vous l'imaginez, est un monstre de moyen en tout genre et dans tous les domaines. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Rendez vous était pris pour le lendemain matin pour leur donner quelques coordonnées de personnes que j'ai croisé sur l'île pendant mon séjour. Leur programme était d'aller voir Flora mais je ne me voyais pas revenir à l'orphelinat d'autant que je ne voyais pas ce que je pouvais amené à une réunion médicale… Mais elles m'ont convaincu d'aller avec elles et l'infirmière du petit dispensaire privé de Cacoq. J'ai fini par accepter malgré ma crainte de renouveler l'expérience de dimanche dernier. Avec la vedette de l'hôtel, le trajet a été plus rapide qu'à pieds et nous sommes vite arrivés devant l'église du Père Esnaud. J'avoue que j'étais très heureux de revenir, de revoir une dernière fois, avant la prochaine, le village et l'orphelinat. Il s'avère que Michel, de Port au Prince, avait annoncé à Flora une heure auparavant que j'étais à présent parti… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La surprise a donc été complète à mon arrivée et l'accueil a été au top. J'ai adoré voir les visages de Stevenson, Danilio, Ti Paul que ceux de Robinson, Olgens, Joseph et Agathe qui jouaient dans l'avant cour. D'abord étonné puis avec un grand sourire. Ça fait vraiment très plaisirs. Et puis, nous sommes montés dans le lieu de vie. Tada, la première, a lancé un grand cri dans son fauteuil. Puis Sœur Flora est sortie du bureau où elle était en réunion avec Ronald, le comptable. Grand sourire aussi. Présentation, petit échange pour situer l'action de l'USAID et réunion tout de suite. Le temps est compté. Il faut faire vite pour avancer le plus possible.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je suis resté à l'écart en les laissant parler ensemble de choses que je connaissais pour rester avec les timounes. Après mon tour de bises aux handicapés, une porte s'est ouverte et la petite Yveline est apparue, étonnée elle aussi de me voir là et avec un visage qui rayonnait. Elle a fait quelques petits pas cabotins avant de me sauter dans les bras et de me serrer très fort tandis que les autres petits s'accrochaient comme d'habitude à mon short. On a fait le tour de l'orphelinat pour dire bonjour aux cuisinières et aux lavandières, avec de grand sourire partout. Quel bonheur&amp;nbsp;! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je me suis tout de même résolu à aller participer à la réunion qui devait atteindre son moment vraiment intéressant. J'ai laissé ma petite troupe devant la porte et en avant pour le travail. Flora finissait son exposé sur ce qu'elle avait fait et faisait sur l'île. Restait à parler d'avenir. Et les premières décisions ont été prises tout de suite. J'aime les gens efficaces comme ça. Ça ne tergiverse pas. Ça comprend vite. Ça synthèse vite. Ça décide vite. Ça agit vite. Pas de blabla des résultats… Principal résultat et pas des moindres, les deux laboratoires vont fusionner et la laborantine de l'orphelinat va être intégrée à l'équipe du dispensaire. Fin de réunion, les deux Haïtiennes de l'USAID partent vers le dispensaire d'Etat continuer à travailler. Avec Flora et Ronald, nous voyons tout ce dont on n'avait pas eu le temps de parler avant mon départ, au calme et avec le sourire. Parrainages, travaux, devis, projets, voyages,… Tout est rapidement vue. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Betty, jardinière à l'école de Flora et pensionnaire de l'orphelinat, vient me voir pour me dire qu'elle a déjà passé du temps avec les enfants à la Kay Timounes Yo. Danilio, que Michel a embauché pour Canober et l'entretien de l'orphelinat, va mieux (il est gravement malade mais est bien soigné) et a déjà pas mal bossé dans l'orphelinat. La machine à laver à pédale de Michel est en route. Stevenson masse les handicapés comme je lui ai montré. Djinmsli, Ti kado, Ti France et Wilmy me demandent qu'on aille ensemble jouer à la Kay Timounes Yo. Il est des fois où on sait que l'énergie dépensée n'a pas été inutile. Ça aussi, c'est bon. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je prends du temps pour aller parler avec Tada qui me fait faire d'abord un tour du centre de vie pour montrer qu'elle marche de mieux en mieux. Je lui dis que je vais revenir, que Stevenson va bien s'occuper d'elle et que peut-être elle marchera seule quand je reviendrai… Yveline me retrouve. Elle ne veut pas jouer. Juste rester blottie à mon cou. Mais l'heure du départ arrive. Celui-ci, c'est le vrai. J'explique à Yveline. Elle ferme son visage. Flora lui dit qu'elles vont m'accompagner jusqu'à la porte. Olgens, Robinson et Jonathan sont du petit voyage. Tout le monde s'arrête au portail. Yveline s'assoit. Elle a l'air vraiment triste. J'essaye de la faire sourire. Seules quelques chatouilles la dérident un peu. Je fais plein de salut avec les mains jusqu'à ce que le chemin me cache de leur vue. Cette fois, c'est bien fini. Au moins pour ce passage. Demain, je pars. La météo est bonne. Ce passage m'a rasséréné. J'avais une impression d'inachevé, je ne sais pourquoi…. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Un refrain de Yannick Noah trotte dans ma tête «&amp;nbsp;Dans ma tête, et sur mes bras, dans ma vie, vous êtes là, dans ma tête, et sur mes bras, c'est là que vous êtes, vous êtes dans et sur mes bras… Au parchemin de ma peau, gravé à l'encre d'amour, j'ai paraphé le plus beau et ce qui restera toujours…&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Deux femmes bougrement efficaces à l'USAID, une femme à la tête de l'orphelinat, … Je suis de plus en plus persuadé que l'avenir passe plus par les femmes plutôt que par d'affreux machos avides de pouvoir et bouffis d'orgueil. Pensez-y dimanche prochain…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Bonne mer…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1114328859988871498?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/heures-sup.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-5536867925188664974</guid><pubDate>Wed, 25 Apr 2007 13:55:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-25T14:55:22.852+01:00</atom:updated><title>Dernier jour...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Des dimanches, il y en a toutes les semaines. Mais celui-ci restera longtemps gravé dans ma mémoire. Le 22/04/07... Je m'étais levé à l'aube. Beaucoup plus tôt que d'habitude. Flora partait aux Cayes par le bateau de 7h. Je ne voulais pas la rater pour lui dire au revoir… Je lui ai dit bonjour mais pour l'au revoir, le temps de faire deux-trois trucs avec les enfants et elle s'était déjà envolée. Je la soupçonne de ne pas aimer les au revoir… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La semaine avait été chargée. Les dernières semaines sont toujours chargées. Nous avons fait la dernière sortie avec Grand Citron Vert sur l'île de Caye à l'Eau, une belle sortie pleine de petit bonheur. On a vu tous les salariés de l'orphelinat pour leur faire des horaires et les recadrer un peu plus afin que les travaux soient fait dans les temps. On a rédigé des définitions de tâches. Avec Michel, nous avons fait le tour de l'orphelinat pour recenser les travaux à réaliser, et ils sont nombreux. J'ai essayé de les chiffrer pour trouver des fonds plus tard. J'ai terminé et aménagé la «&amp;nbsp;Kay Timounes Yo&amp;nbsp;», un espace que pour les enfants où ils pourront jouer et dessiner. J'ai finalisé les parrainages, aux moins ceux que j'ai reçus. Cérèze, l'une des premières handicapées que Flora a recueilli, nous a quitté par un beau matin ensoleillé. La petite de Biad, le porteur d'eau, est partie aussi un autre matin. Raymond est venu me voir en me disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Timoune li mourri&amp;nbsp;». La douleur de Biad et de sa femme étaiet insupportable. Michel a disparu un matin sans prévenir. Cela faisait une semaine qu'il était sur le départ en attente d'un appel pour finaliser une adoption à Port au Prince. Je suis allé plusieurs fois à la citadelle, profiter encore de ce beau spectacle et respirer l'île.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis il y avait les timounes qui savaient bien que je partais bientôt, qui se collaient de plus en plus souvent, qui ne me quittaient presque plus pour certains. Ceux qui ont été parrainé voulaient finir leur lettre ou leur dessin pour leur parrain ou marraine. Agathe qui me demandait que j'aille la coucher dès 7h, avant manger (&amp;nbsp;!) pour être sûre d'avoir son bisou d'avant dormir. Yveline et Robinson qui me guettait dès leur réveil. Dunol qui venait me réveiller. Claudanise et Ti France, à qui un malfaisant involontaire a fait croire que j'allais les adopter, qui ne comprenait pas pourquoi je ne le faisais pas. Etienne qui me demandait si il fallait commencé à monter les pierres à la citadelle pour ma maison. Tada qui me demandait trois fois par jour de marcher avec moi. Ti Jacques qui me serrait fort, fort.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Puis est venu le dernier soir. Ce jour-là, j'avais essayé d'être encore plus attentif qu'à l'habitude, passer moins de temps à respirer pour moi dans ma chambre. Je me suis assis sur la première marche du grand escalier. Agathe est venu s'asseoir sur mes genoux profitant du bain d'Yveline pour prendre la place enfin libre. Claudanise et Djimsli se sont assis à côté de moi. Ti France devant. Derrière Ti kado et Joanne rigolaient ensemble. Dunol était un peu plus bas. Ils m'ont demandé de les emmener avec moi sur le bateau, en Martinique ou ailleurs, c'était pas grave. Alors je leur ai expliqué que non, que je repartais seul, que je reviendrai certainement un jour, que je ne les oublierai pas. Comment je pourrai… Et puis on est resté là, silencieux sous les étoiles et le croissant de lune. Robinson et Yveline nous ont rejoint et se sont serrés contre moi. Même la cloche pour le dîner ne les a pas fait bouger, alors qu'à l'habitude… J'ai fait le mouvement moi-même avec difficulté. Après le repas, j'ai participé à la prière et leur ai souhaité une dernière fois de faire des beaux rêves.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain, ils ont mis du temps à se préparer pour partir à la messe. Il a fallu que je les pousse. Ils voulaient rester un peu avec moi. Ceux qui n'y allaient pas ne me quittaient pas bien que je voulais être au calme pour finir les derniers papiers pour Flora et lui écrire une longue lettre, bilan de mon passage ici. J'ai rangé ma chambre. A la fin de la messe, ils sont tous venus. Nous sommes allé planter le pied mango, que j'avais acheté à Camp Perrin, au fond du jardin en lui demandant de grandir vite pour donner des beaux fruits aux timounes. Puis, on a tous ensemble transférer les quelques jouets, les crayons de couleur et le papier dans la «&amp;nbsp;Kay Timounes Yo&amp;nbsp;» dans un autre étonnant. Une fois tout rassemblé dans leur nouvel endroit, Dunol a commencé a chanter des «&amp;nbsp;merci Patrick&amp;nbsp;» et des «&amp;nbsp;allélua&amp;nbsp;» repris par tous en dansant et en levant les bras au ciel, avec des sourires grands comme ça… Est-ce que je pouvais imaginer plus belle conclusion&amp;nbsp;? Pour le coup, après avoir tout ranger, je les ai laissé tout déranger pour profiter de leur lieu pleinement pour la première fois. J'ai pris mon repas, seul en l'absence de Flora. Enfin seul… Robinson et Yveline était près de moi, la tête sur mes cuisses… Dunol n'arrêtait pas de passer devant la porte du réfectoire ne faisant des grimaces… Je n'ai pas fait de sieste, contrairement à mon habitude mais je me suis allongé dans un coin à même la terre. Très entourés mais dans le calme. J'ai pris mon sac, suis monté au centre de vie. J'ai dit au revoir à Bellebrune et Lisa qui s'occupaient des handicapés, puis à Stevenson qui faisait une petite pause en haut de l'escalier. Un petit tour aux cuisines faire la bise à Mirta et Yves Rose. J'ai glissé 150 gourdes à Mirta pour qu'elle achète une poule à Dunol en surprise. Et puis j'ai pris le chemin de la sortie. Robinson et Yveline qui n'avait pas vraiment compris que je partais tenaient mon sac très fort, sentant bien que quelque chose de pas normal se passait. Robinson a vite lâché mais Yveline est resté accroché. Nous sommes passés à côté du parc sous le grand manguier. Tada, quand je lui ai fait une grosse bise émue, m'a regardé avec un regard d'incompréhension qui m'a terrifié. Je me suis retrouvé seul avec Yveline qui ne décrochait pas. Elle m'a regardé avec son grand sourire malin en me demandant si on allait au bateau. Je lui ai répondu que j'y allais seul. Elle m'a regardé sans comprendre puis s'est jeté à terre en pleurant très fort. Je n'ai pas eu le courage de la prendre dans mes bras pour la consoler et je suis parti en me retournant une seule fois, les yeux humides…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je ne sais pas quel chemin j'ai pris mais je me suis perdu. L'orage grondait à l'horizon. Marcher, marcher vite pour ne pas se laisser rattraper par l'orage ou les souvenirs, ou les deux. Les premières gouttes sont tombées doucement, bientôt transformées en un grand déluge. Je me suis abrité dans une maison inhabité le temps que ça passe. Je suis resté là longtemps à regarder la pluie en laissant glissées les idées dans ma tête. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je ne vous oublierai pas timounes yo…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-5536867925188664974?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/dernier-jour.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-3119379383663382700</guid><pubDate>Tue, 24 Apr 2007 20:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-24T21:59:38.907+01:00</atom:updated><title>Riches rencontres</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Cela faisait plusieurs jours que les pluies tropicales inondaient l'île. Profitant d'une grosse accalmie, Michel me proposa d'aller dire au-revoir à l'ami québécois Fat et de faire le tour des jardins communautaires de Soulette et Grand Barrière. L'air était encore humide. La terre grasse se collait à nos pieds. Une odeur chaude et profonde émanait du sol. Les feuilles des arbres laissaient de temps à autre des gouttes tombées pour nous rafraîchir. La plage de Grand Sable s'était ouverte par endroit pour laisser le trop plein d'eau du marigot s'évacuer nous obligeant à traverser des estuaires éphémères. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après un bonjour à Jean-Pierre à Canober, nous avons entamé la montée glissante jusqu'à la kay de Fat au-dessus d'une petite falaise tombant dans la mer. Fat était là à terminer ses préparatif pour retourner dans son Québec chéri et fermer sa maison. Nous avons retrouvé là, Ludger, l'agronome haïtien qui conseille les deux jardins parrainés par Fat et Michel.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Adieu à Fat et départ pour Soulette pour voir et photographier le premier jardin. Les pluies, si elles ont bien arrosées les cultures, ont aussi provoqué ravinage et inondations. Le terrain a bien résisté dans l'ensemble. L'architecture des cultures et les quelques arbres présents certainement. Nous faisons le tour des cultures sur environ un hectare. Tomate, manioc, choux, potimarron, poivron, carotte, patate douce,… Tout pousse doucement mais surement sous les soins de Ludger et de Junior, l'un des responsables du jardin. On prend les photos de ce qu'on donné les graines données par l'ONG Kokopelli à Michel et on repart vers l'orphelinat. L'après midi, nous sommes allé vers Grand Barrière. Là le terrain, plus exposé, a plus souffert des pluies. Nombre de petites pousses se sont retrouvées en aval, au point le plus bas du terrain. Du travail à refaire ou à oublier… Ludger nous explique que l'idéal serait qu'il y ait des arbres autour du terrain pour retenir la terre. Des arbres… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quelques jours plus tard, nous partons avec Michel sur la grande terre. Il veut me faire le tour des points stratégiques et des relations qu'il s'est tissé pendant ses quatorze années ici. D'abord, l'école-centre des métiers-orphelinat du Père Marc. Une grosse machine destinée à recueillir et remettre sur le chemin les enfants des rues&amp;nbsp;: 550 enfants en trois lieux, 127 salariés. Des hectares de cultures à une demi heure des Cayes. Les enfants sont bien encadrés et réunis en petit village suivant leur âge. Très intéressant. Nous sommes loin de l'orphelinat St François… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En fin d'après midi, nous rejoignons René, le mari haïtien de Myriam, ancienne volontaire à l'orphelinat, pour nous diriger à Torbek où il habite tous les deux avec leur trois enfants. Myriam a transféré l'école qu'elle avait créée à Canober, sur l'île, ici en début d'année. J'avoue que j'étais impatient de cette rencontre. Depuis le début de mon séjour, Michel, Flora et tous ceux qui m'ont contacté par mail, me parlaient de Myriam. Je n'ai pas été déçu. Après la visite de la petite école en bord de route, nous avons longuement parlé autour de la table de leur maison. Beaucoup de l'orphelinat, de son organisation, de l'école, des enfants, des projets,… une soirée riche qui nous a fait du bien à tous. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A l'aube, nous quittons Torbek pour aller à Camp Perrin à une trentaine de kilomètre à l'intérieur, au pied des montagnes. Là bas, se nichent une pépinière monté par un Irlandais. Je dois y acheter le Manguier que je veux planter à l'orphelinat. On fait le tour des plantations. On choisit le manguier. Puis on part en balade après une halte dans la grande bambouseraie que tapissent aussi de vieux avocatiers. Sérénité. Nous nous arrêtons chacun près d'un arbre, peut être pour lui parler, pour lui puiser un peu de son énergie, pour nous rasséréner… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Puis, Michel m'emmène le long d'un canal ruisselant, vieux de la colonie française. Jusqu'à l'atelier école monté par un Belge il y a une vingtaine d'année. Il n'est malheureusement pas là. On se retrouve bientôt au milieu de grosses machines outils avec de gros bruits de ferraille. Après le calme de la bambouseraie, le contraste est fort… Mais l'installation est impressionnante. Pendant tout le chemin, Michel me raconte de nombreuses et belles histoires qu'il a vécu ici, avec un petit peu d'amertume dans la voix. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous retrouvons les Cayes d'où Michel rejoint Madame Bernard, tandis que je profite du bateau de l'hôtel pour revenir à Cacoq. A bord, il y a Yvan, un Suisse rencontré deux jours auparavant à l'orphelinat qui se repose à Port Morgan. Yvan a travaillé pendant plus de quinze ans pour le Haut Commissariat aux Réfugiés de l'ONU. Il connaît le système humanitaire par cœur. Je le questionne, lui demande nombre de précisions. Il raconte, explique patiemment. Nous parlerons ainsi longtemps dans le bateau puis au bar de l'hôtel. Encore une rencontre très riche.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je peux rejoindre l'orphelinat riche de nouvelles connaissances, de nouvelles réponses, de nouveaux projets qui se profilent tout doucement dans la tête.&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Je sais ces derniers temps, je n'ai pas été très bavard. C'est que mes derniers jours à l'orphelinat ont été encore plus occupés qu'à l'habitude et je n'ai pris que très peu de temps pour aller au bateau et donc écrire. Je vais essayer de combler le retard avant de partir vers les petites Antilles. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-3119379383663382700?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/riches-rencontres.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-723879787851266683</guid><pubDate>Mon, 16 Apr 2007 13:13:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-16T14:13:49.233+01:00</atom:updated><title>En dehors de l'orphelinat...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche et on m'a laissé ce petit mot… «&amp;nbsp;Moi, je suis une petite fille de deux ans et demi qui vit chez Sœur Flora avec plein d'enfants avec qui ont fait plein de trucs toute la journée. On rigole bien surtout. On mange les mango et les amandes qui tombent des arbres. On joue avec les plus grands qui nous prennent quelques fois pour des poupées, mais on se défend. On rigole avec les handicapés qui sont super sympas avec leur grand sourire (enfin certains). Et puis Sœur Flora est toujours au petit soin. Elle nous fait des grimaces, joue un peu et puis elle nous donne des sucreries aussi. Ça c'est chouette. Des fois, il y a un blanc qui vient vivre avec nous et qui est très gentil et qui nous fait jouer ou dessiner. Bref, c'est la belle vie… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais aujourd'hui, il y a eu un truc pas comme d'habitude. Les grands m'ont dit qu'on allait en bateau. Ils m'ont demandé si je voulais y aller. J'ai dit oui sans savoir… J'aurai peut être du me renseigner avant. Enfin, je sais pas comment… Mais j'aurai peut être du. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ça a commencé après le repas du midi. Les grands avaient enlevé leurs beaux habits de la messe et ils étaient tout excités. Il y a eu Michel et Patrick qui ont dit «&amp;nbsp;on y va timoune yo&amp;nbsp;». Moi j'ai suivi. D'abord, la mains dans celle de Shilove pour aller dans la rue. Je la connais un peu la rue mais en fait que les quelques mètres autour de l'orphelinat. Quand j'ai vu comment elle était grande la rue, je suis monté sur le dos de Valentine. C'est moins fatigant. J'ai beau trottiné toute la journée. J'ai que deux ans et demi et des petites jambes… Et puis là ça descend avec des crevasses de partout. Il y avait plein de gens que je ne connaissais pas tout autour. ET puis on est arrivé dans une espèce de grand champ avec des maisons partout et une grosse, blanche et verte (je connais les couleurs…) avec derrière une grande étendue avec plein de miroir dessus qui sont jolis. Mais ça à l'air de bouger beaucoup… Et puis on est allé dans un grand couloir mais sans mur et avec de l'eau partout autour. On m'a mis dans une machine orange qui bougeait. Il y avait Tada à côté de moi (Tada, c'est ma copine qui est dans un siège et avec qui je rigole beaucoup à l'orphelinat) et puis les autres autour qui rigolait. Moi je m'inquiétai. J'ai pas l'habitude que ça bouge comme ça. Patrick avait beau essayé de me faire rire. Moi, je rigolais pas. J'avais un peu peur je crois. Je ne sais pas si ça allait me plaire le bateau. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On est arrivé assez vite sur une grande machine qui était aussi sur l'eau. Il y avait un trou en dessous. L'eau bougeait dans tous les sens en faisant beaucoup de bruit. Je savais pas trop ce qu'il fallait faire. Enfin, on faisait pour moi alors ça allait. Les autres rigolaient et criaient dans tous les sens mais toujours pas moi. Je regardais et j'essayais de voir s'il n'y avait pas trop de risque quand même. Bon, ça me rassurait quand même de voir les autres rigoler.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Patrick a pris un grand jouet rond dans ses mains mais sans le faire bouger de trop. Ça pas l'air trop rigolo comme jeu. J'étais toujours assis à côté de Tada qui rigolait comme jamais. Toujours pas moi. Claudanise et Valentine chantaient mais j'arrivai pas à me concentrer sur la chanson. C'était bizarre tout autour de moi. On était sur une espèce de plate forme qui bougeait. La maison blanche et verte devenait de plus en plus petite. On a croisé ce que je crois être des bateaux avec des grands draps blancs dessus. Et puis, Patrick m'a pris dans ses bras et puis il a marché sur la plate forme jusqu'à un endroit où il y avait un grand trou avec un filet. Il m'a expliqué plein de truc mais en Français. J'ai pas tout compris mais ça m'a un peu rassuré qu'il me raconte des histoires et qu'il me montre plein de chose et surtout qu'on pouvait jouer là-dessus. Il y avait de l'eau partout autour de la plate forme (il parait que c'est le bateau de Patrick. Je sais pas ce qu'il fait avec. Il est un peu bizarre lui aussi non&amp;nbsp;?). On a croisé un autre bateau tout près avec des gens dessus qui nous ont fait salut. Alors j'ai fait salut mais toujours pas avec le sourire. Je l'ai facile mais là, il était coincé. Je sais pas pourquoi. Mais il était bien coincé. Il s'est un peu décoincé quand on a fait des acrobaties avec Patrick mais il partait tout de suite après. Tada, elle rigolait toujours et de plus en plus. Ça m'énervait un peu mais c'était finalement bien. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Patrick m'a ramené derrière. Et puis on est arrivé sur crêpe blanche avec des arbres en plein milieu de l'eau. Bizarre encore. Là on m'a mis toute nue (ça j'aime bien) et puis on m'a remis dans le truc orange avec tous les autres pour aller sur la crêpe. Là c'était encore plus bizarre. Michel m'a mis par terre sur le blanc. C'était tout mouillé et ça grattait les pieds. Les autres se vautraient la dedans, complètement fou. Ça doit gratter partout ça. Bon, on s'est mis toutes les deux avec Tada qui riaient toujours et puis Michel qui me lançait de l'eau pour me faire rire mais j'aimais pas trop ça et puis c'est salé pas comme les bains dans la bassine de l'orphelinat avec Bellebrune qui me fait des caresses. Je me suis assis parce que debout c'est fatigant et pof, je me suis pris plein d'eau plein de sel dans la tête. Je me suis remis debout et loin de l'eau pour que ça recommence. Il y avait aussi Agathe et Wilmi qui rigolait en se roulant dans l'eau et le truc blanc. Elles sont plus grande mais un peu fofolle là. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Patrick est arrivée par l'eau en flottant. Il est vraiment bizarre. Il a essayer de me faire rire mais ça avait du mal à venir. Il m'a pris dans ses bras. Ça j'aime bien. Mais pour m'emmener dans l'eau. Encore… Bon, en fait c'était pas mal parce que je me suis habitué un peu mais dès que j'en avais dans la tête j'aimais pas. J'avais peur de tomber alors je m'agrippais très fort. Et puis l'autre, il essayait de me détacher pour m'allonger dans l'eau. Non mais ça va pas&amp;nbsp;? Allez on retourne sur le truc blanc. Ça gratte mais au moins on a pas d'eau dans les yeux. Ça gratte les yeux l'eau plein de sel. Avec Tada et Raymond, ils faisaient un gros tas de truc blanc qui gratte. J'ai un peu fait mais je trouvai pas ça très rigolo alors que Tada et Raymond, ils avaient l'air d'adorer. Bon, j'attendais debout en les regardant. Je souriais de temps en temps histoire de leur dire que j'étais avec eux mais j'étais ailleurs. Je me demandais plein de trucs dans ma tête&amp;nbsp;: qu'est ce que c'est que tout ça qui n'est pas pareil que chez Flora&amp;nbsp;? Et puis autant de l'eau&amp;nbsp;? Et puis le truc blanc qu'ils me mettent quelques fois sur les cuisses ou dans le dos en riant bêtement&amp;nbsp;? Bon, je me demandais, c'est tout. J'avais pas peur. Je pleurai pas. Je me demandai, c'est tout… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Au bout d'un moment eu froid. C'est bizarre aussi le froid. D'habitude, j'ai chaud, tout le temps. Là j'avais froid avec le vent. On est reparti sur le truc orange vers la grande plate forme. Là on m'a mis une grande serviette autour de moi. J'étais à côté de Raymond et de Tada. J'ai mangé un gâteau. Tout allait mieux et j'ai commencé à rigoler vraiment. Ouf&amp;nbsp;! J'avais peur que ça ne revienne pas… Il y avait de la musique alors on a un peu dansé avec Wilmi et Agathe en rigolant. On s'est de nouveau éloigné de la crêpe pour avoir de l'eau tout autour de nous. Patrick m'a de nouveau emmené mais cette fois là où il y avait plein de trous avec la mer en dessous. Lui, il avait l'air tranquille. Olgins qui était à côté de lui aussi. Moi j'avais un peu peur et j'ai préféré m'asseoir sur lui. Je voulais pas tomber par les trous. Il y avait un grand drap au dessus de nous. C'était beau mais j'avais toujours un peu peur.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On est retourné à l'arrière. Patrick à rejouer avec son gros jouet pas drôle. On m'a remis ma robe puis sur le truc orange. Et enfin, j'ai pu marcher sur quelque chose qui ne bougeait pas. On est remonté chez Flora sur le dos de Tamara cette fois. J'ai retrouvé Flora avec un grand sourire. Bellebrune m'a baigné avec de l'eau sans sel et en me faisant des caresses avec du savon. On a mangé. C'était bien. J'ai pas attendu la prière (c'est rigolo la prière on est tous ensemble en rond et on chante…). J'ai été dormir tout de suite et puis j'ai rêvé tout plein. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Demain, tout ça, je vais le raconter aux copains avec leur couche&amp;nbsp;: Robinson, Bruno, Jonathan, Robertson. On va essayer de comprendre tout ce que j'ai vu. Et puis on ira manger des amandes et des mango…&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: j'aurai pu vous parler d'une balade sur la grande terre à rencontrer plein de gens intéressants et des lieux étonnant, d'une autre balade avec Michel et un agronome haïtien plein de volonté pour faire pousser plein de chose sur l'île à Vache, de réunions avec Flora et Ronald le comptable pour essayer de mettre les comptes au clair, d'une journée de peinture pour que l'île aux Timounes soit prête avant mon départ… Peut être une autre fois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et Le Pen, il en est où&amp;nbsp;? Bonne votation&amp;nbsp;! Je suis un bon citoyen, j'ai mon voteur en France, merci Lolo.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-723879787851266683?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/en-dehors-de-lorphelinat.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-9086364590966072943</guid><pubDate>Tue, 10 Apr 2007 13:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-10T14:01:58.604+01:00</atom:updated><title>Osny</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Osny&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un jeudi. J'avais demandé à Osny, 18 ans, pensionnaire de l'orphelinat depuis ses trois ans et aujourd'hui étudiant aux Cayes, de m'écrire son parcours à l'orphelinat. Il m'a apporté son texte samedi. Il m'a beaucoup touché. Je lui ai demandé si je pouvais le partagé avec vous. Il a accepté plein de fierté et d'émotion dans les yeux. Osny va aussi s'occuper de rédiger un petit journal pour envoyer des nouvelles régulières de l'orphelinat à tous les donateurs et aux anciens volontaires. Bonne lecture… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;Le passé est peut-être tout ce qu'on a laissé derrière nous. C'est peut être aussi le présent qui s'efface à petit pas. Moi, voici mon passé. Ces souvenirs enfouis et peut être oubliés dans un coin de ma mémoire… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mon arrivée au centre Saint-François s'est réalisée de façon imprévue. Je devais avoir trois ans. Dans la soirée, j'étais chez ma mère, j'ai fait une crise (je suis trépanocytaire de naissance). Ma mère n'avait pas les médicaments qui pouvaient arrêter ma crise. Et moi, j'ai pleuré toute la nuit. Je hurlais même&amp;nbsp;! A l'aube, à l'heure où mes sœurs s'en allaient à l'école, j'ai été conduit à l'hôpital. L'hôpital, c'était le centre Saint François. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Dix minutes après mon arrivée, j'étais alité, un soluté au bras. Ce rituel continuera toute ma vie&amp;nbsp;: le lit et le soluté…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'est ce matin là que j'ai vu Sœur Flora pour la première fois. Elle avait quelque chose en elle qui captait l'attention. Peut être la petite croix qu'elle portait au cou. Mais ce dont je me souviens était encore plus frappant&amp;nbsp;: sa façon de sourire derrière ses petites lunettes de verre, un sourire rassurant. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La seringue en main, elle disait en souriant «&amp;nbsp;tu vas voir, ça ne va pas faire mal et dans deux minutes, ce sera fini&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Deux minutes plus tard, c'était terminé mais la piqure faisait quand même mal. Puis elle m'a apporté un verre de lait et quelques comprimés à avaler avec. Ensuite, j'ai du dormir. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Au réveil je n'avais presque plus mal. J'ai remarqué quelque chose de bizarre&amp;nbsp;: une valise bourrée d'affaire était à mes pieds. Je me suis dit que c'était pour ma mère. Ce n'est que plus tard que j'ai compris que c'était ma valise. Quand ma mère m'expliqua qu'elle allait partir et que je resterai pour toujours avec la sœur… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;Mais non&amp;nbsp;! Tu ne peux pas me faire ça&amp;nbsp;?&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;C'est pour ton bien mon enfant. Quand tu seras grand, je viendrai te chercher…&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai cru en cet «&amp;nbsp;je viendrai te chercher&amp;nbsp;». A cet âge, on croit tout ce qu'on nous dit… A présent, je sais que c'est pour mon bien qu'elle n'est jamais revenue. Elle ne viendra jamais désormais. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le soluté terminé et avec la nuit approchante, Sœur Flora m'a fait déménager. J'ai quitté la salle d'urgence pour la chambre où je passerai sept ans de ma vie. J'avais un lit à côté de Junior. On ne se connaissait évidemment pas mais il me regardait d'une drôle de façon. J'ai passé toute la fin d'après midi jusqu'à l'heure du coucher dans mon lit. Les autres enfants jouaient dehors. Moi, j'étais encore trop malade et trop timide pour le faire. Je ne suis sorti qu'à l'heure du souper. Puis à l'heure de la grande prière du soir. Après j'ai eu du mal à m'endormir. Une page venait d'être tournée dans ma vie. Une page nouvelle se présentait. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La première semaine&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai eu du mal à m'habituer aux enfants, à m'adapter avec eux. J'étais comme un étranger parmi eux. Je pleurai à chaque fois que je pensais à mes parents, encore plus lorsque ma mère venait me voir. Au fond de moi était encré une petite nostalgie qui tardait à disparaître. Le souvenir de ma famille de sang était toujours en moi. Elle tardait à disparaître. Elle ne disparaitra jamais. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Tout d'abord, j'ai eu droit à une semaine de repos après mes crises. J'en profitais pour lire et étudier. Le matin, tous les autres enfants s'en allaient à l'école. Moi, je restais à l'orphelinat pour récupérer ce que j'avais perdu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La première semaine, j'ai connu des enfants comme Toto, Robinson, Junior… Robinson était aussi maladif que moi, sauf que moi, je l'étais beaucoup plus. Toto, lui, me faisait peur. Junior était marrant et on l'appelait «&amp;nbsp;gros zorey&amp;nbsp;»…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une chose m'a beaucoup surprise la première semaine&amp;nbsp;: la grosse cloche. C'est elle qui rêgle tout chez nous. L'heure du lever, de prier, de manger, de se réunir, d'étudier. Cette cloche doit avoir 25 ans aujourd'hui. Aujourd'hui, je me pose beaucoup de question à son sujet. Combien de repas j'ai pris grâce à elle&amp;nbsp;? Combien de fois m'a-t'elle tirée du sommeil&amp;nbsp;? Combien de fois nous a-t'elle réuni ensemble dans la prière&amp;nbsp;? Combien de fois nous a-t'elle réuni pour étudier&amp;nbsp;? Elle a assuré une bonne partie de mes études primaires. Grâce à elle, maintenant, je suis en phase terminale. Chaque matin, on se levait à 6 heures. Au son de la cloche, on pouvait dire adieu au sommeil. Sœur Flora passait dans les dortoirs pour réveiller ceux qui ont le sommeil plus lourd… Après on priait. Notre prière constituait à une série de dizaine de chapelet qu'on récitait et à des chants. Ensuite, on se disait «&amp;nbsp;bonne journée&amp;nbsp;». &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après, c'était la lutte pour se baigner. Les plus rapides arrivent toujours en premier sous la douche. Les plus lents n'avaient qu'à attendre leur tour… Ensuite, c'était madame Gladysse qui nous habillait. Elle nous donnait à chacun nos chemises, nos petits pantalons courts, nos slips, etc. Après il fallait se battre pour les chaussettes, pour essayer d'en avoir une paire. Puis venait l'heure de se peigner les cheveux. L'heure la plus redoutée de nous tous car nos cheveux étaient poivres et mme Gladysse ne perdait pas beaucoup de temps avec eux. A chaque fois qu'elle passait le peigne, c'était comme si on nous arrachait la tête. On faisait des grimaces en quantité. Mais comme toute peine mérite son secours, après c'était nos boite à lunch qui nous faisait sourire. On avait tous de lait, de pain et des petits bonbons. On devait normalement les manger à la récré mais les plus gourmands n'attendaient point cette heure… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'école Saint-François était à deux pas. «&amp;nbsp;Donc pas de raison d'être en retard&amp;nbsp;», disait Sœur Flora. Souvent, on était déjà dans la cour quand la petite cloche sonnait. A l'époque on avait pour directeur J-C Fanfan. Il était aussi notre superviseur à l'orphelinat. C'était un homme au regard pénétrant derrière ses petites lunettes. Maintenant, il est mort. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après le son de la cloche, on se mettait tous en rang par classe, le regard fixé au bicolore (le drapeau haïtien NDLR). Sur ordre de Fanfan, on faisait silence, puis on chantait la Dessalinienne (l'hymne haïtien NDLR)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pour ce pays, pour les ancêtres, marchons cuna&amp;nbsp;(maintenant)&amp;nbsp;». Le pays c'est Haïti, autrefois «&amp;nbsp;perle des Antilles&amp;nbsp;», aujourd'hui un pays en ruine, qui souffre énormément à cause de son passé. Les ancêtres sont ceux qui se sont battus pour nous donner la liberté. Aujourd'hui, on pense tous être libre, mais moi, je pense que la liberté, c'est pouvoir subvenir à ses propres besoins, sans l'aide d'autrui. Donc, pour moi, Haïti n'est pas libre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Arrivé en classe, le prof réclamait le silence et demandait de sortir nos livres. On avait des livres de Français, d'orthographe, de lecture, d'histoire, de géographie, de math, de science… Puis nos cahiers et nos crayons. Moi, j'aimais beaucoup les cours de Français, d'orthographe, de grammaire, de lecture, de géographie… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'école se terminait à 12h pour les plus petits et entre 13 et 14h pour les plus grands. La récré était la période la plus attendus de nous tous. C'est l'heure où l'on mangeait ce que l'on avait apporté, où l'on rigolait et où l'on jouait. Quand l'école se terminait, on était encore plus content que pendant la récré, tout souriant de retourner à l'orphelinat. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Avec ce même rituel, j'ai passé six ans à l'école St François, jusqu'à l'heure d'entrer en secondaire. J'ai passé six ans à être toujours premier de ma classe, six ans à être malade très souvent, six ans à apprendre à rire, à jouer et aussi six ans à pleurer, à gémir de douleur. J'étais le chouchou de tous les professeurs. Le chouchou intelligent et maladif… J'ai passé aussi six ans à lire Cendrillon, Petite Poucet, Blanche Neige, La Petite Sirène… J'ai passé six à adorer la lecture. Six ans à me demander en vain pourquoi je tombais malade à chaque fois que je me baignais dans la mer. Six ans aussi à détester la mer. Six ans à me trouver différent des autres, trop intelligent et trop maladif à la fois. Trop unique. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'est comme la fois où nous devions laver la citerne de l'école. Sœur Flora nous l'avait annoncé un vendredi soir. Nous étions très content car la citerne était à moitié pleine. On se disait qu'on allait pouvoir nous baigner avant de la laver. Le lendemain matin, après notre petite prière et après la douche, nous avons avalé en un temps record notre petit déjeuner. Ensuite, on sonna la cloche pour rassembler ceux qui étaient déjà partis jouer ailleurs. C'était Toto qui commandait notre troupe. On avait une pompe électrique pour faire remonter l'eau et des brosses pour frotter la citerne et enlever les limons. On supplia Toto pour qu'il nous laisse nous baigner avant. Comme il accepta, on a tous enlevé nos habits et, tout nu, on a sauté dans la citerne. C'était formidable&amp;nbsp;! L'eau nous arrivait presque jusqu'au cou. On riait. On se baignait… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Mais deux heures plus tard, j'étais le seul à être alité avec un soluté dans le bras. J'étais le seul à hurler de douleur. J'étais le seul à vomir tout ce que j'avalais. J'étais trop unique, trop maladif, trop différent… J'étais le seul à être comme je suis… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Très tôt, j'ai pris conscience des difficultés que j'aurai à croiser le long de ma vie. J'ai su que je n'étais pas comme les autres et cette différence me fera beaucoup souffrir. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;«&amp;nbsp;Pourquoi Dieu m'a-t'il créé ainsi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», me questionnais-je en vain. Pourquoi suis-je différent des autres&amp;nbsp;? Pourquoi suis-je toujours premier en classe, mais dernier en santé&amp;nbsp;? Plusieurs fois, je me suis dit que c'était mieux de ne pas être trop intelligent que d'avoir à souffrir toute ne vie d'une maladie incurable. Je ne dis pas que, si j'avais le choix, je changerais de cadre, je choisirai d'être en santé plutôt que d'être intelligent. Mais les voies du Seigneur sont impénétrables, celle du destin aussi. Le Destin est mon seul soulagement. Bien que je l'ignore complètement, je me dis que si Dieu m'a créé ainsi c'est peut-être pour me confié une mission à accomplir dans sa vie. Je me dis que la mienne doit être spéciale. «&amp;nbsp;C'est pour vous que la terre porte ses fruits&amp;nbsp;», écrit K. Gibra &lt;span style="mso-tab-count: 1"&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;n dans son livre. Mais moi, qu'apporterai-je à demain, à Saint-François, à Haïti&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le centre St-François reçoit non seulement les orphelins, mais aussi els handicapés physiques et mentaux. Ce sont des jeunes qui dépendent totalement des autres. Il faut les baigner, les changer, les nourrir, et les déplacer. A l'orphelinat, quand j'étais gosse, on avait tous un handicapé à qui donner à manger puis à boire. Sœur Flora nous disait souvent de bien soigner les handicapés et de les respecter car c'est une chance que l'on ne soit pas à leur place et que l'on ne sait pas de quoi demain sera fait. Quand elle parle comme ça,je me rappelle toujours de cette partie de la bible où Jésus dit à ses disciples&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On vous mesureras de la mesure dont vous avez mesurez les autres.&amp;nbsp;» Quand un handicapés meurt, pour Sœur Flora, c'est un petit Saint qui est parti au cieux nous préparer une place tout près de Dieu, et qui peut nous aider à trouver des faveurs dans le royaume céleste. Comme dit la Bible&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Laissez venir à moi les enfants, le royaume des Cieux est à ceux qui leur ressemble.&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les handicapés ne sont pas libre physiquement mais mentalement, je crois qu'il le sont. A en juger leur regard, on peut voir qu'ils ont faim, peur, soif, où qu'ils sont contents. Je crois que les handicapés ont une capacité à endurer la souffrance que nous n'avons pas, nous les «&amp;nbsp;normaux&amp;nbsp;». Ils ont quelque chose de mystérieux. Une sorte d'esprit propre à eux. Une façon de regarder, de voir, d'être content ou fâché. Ils sont peut-être plus heureux que nous dans leurs fauteuils&amp;nbsp;? Eux, ils se contentent de vivre l'instant. Nous, on vit avec des objectifs, des projets. Ils ne s'inquiètent pas de la guerre en Irak, ni de l'heure qui passe. Ils se contentent de fermer les yeux la nuit et de les ouvrir le matin. Nous, nous avons trop peur. Peur de l'heure qui passe, peur des autres,peur de nous-même. Peur de demain qu'on ne connaît pas. Nous avons trop peur. Nous voulons trop souvent éviter à tout prix l'inévitable. Nous voulons trop souvent éviter la mort. Pourtant, ce demain qui nous fait peur, fait partie de notre vie, de nous-mêmes. D'où la preuve que nous avons trop peur de nous-même car le choc est à la fois la vie et la mort. Il porte les deux en lui comme une mère porte dans ses bras ses deux enfants. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les handicapés eux ont la chance de ne pas avoir peur de la mort et c'est ce qui les rend unique et différent de nous. Ils y en a qui se disent malheureux sans savoir qu'il existe des plus malheureux qu'eux, mais à l'exemple des handicapés, je constate que les plus malheureux ne se plaignent jamais. D'un côté, ils sont aussi les plus bienheureux, pas dans le sens matériel du mot, mais dans le sens naturel.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Il y en a aussi qui sont heureux de voir les autres heureux. C'est le cas de Sœur Flora. Ces gens là ont un objectif à atteindre&amp;nbsp;: rendre les autres heureux en sacrifiant leur vie. Leur bonheur se trouve dans le sourire de l'autre. Ces gens là aussi sont des bienheureux&amp;nbsp;! Mais, ces gens ne sont pas nombreux. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je vais terminé avec cette phrase&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Heureux ceux qui rendent les autres heureux, la vie les récompensera.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La vie est tout ce que l'on a, tout ce que l'on n'a pas, tout ce que l'on possède, tout ce que l'on ne possède pas, mais qu'on rencontre chez les autres.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-9086364590966072943?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/osny.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-581148476575300746</guid><pubDate>Wed, 04 Apr 2007 23:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-04-05T00:07:24.549+01:00</atom:updated><title>Des p'tites balades pour des vacances</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un samedi. Mon premier samedi à l'orphelinat. Les enfants étaient en vacances depuis une semaine à s'occuper comme ils peuvent dans et hors l'orphelinat. J'ai décidé d'emmener le gros de la troupe à la découverte de l'île avec comme but la plage de la Hatte pour une petite baignade. Les petits nous ont regardés partir avec envie et déception mais je me voyais mal les porter au retour voire dès l'aller… Michel nous accompagne et joue à merveille sont rôle de chef de bande. En tête de la colonne, il entonne chant sur chant mettant de l'entrain à notre petit groupe (une vingtaine tout de même…). Pour la majorité, c'est la première fois qu'il sorte de l'orphelinat et de Madame Bernard. Découverte de tout ce que l'on voyait depuis la citadelle la veille&amp;nbsp;: les mangroves, les grands pieds mangos, les petites maisons qui s'étale de temps à autres sur les mornes et le long des chemins. Petit arrêt devant une truie qui donnait à manger à ses petits. Un coucou à Jocelin qui vient travailler de temps en temps avec les ébénistes de l'orphelinat pour profiter de l'électricité. Michel en a profité pour remplir d'enfant le cercueil que Jocelin était en train de finir, le tout dans des grands éclats de rire.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis, au bout du chemin, la plage avec ses petites vagues. En moins de cinq minutes, les enfants sont déshabillés, beaucoup complètement (si Flora voyait ça…), et courent dans l'eau. Grande rigolade générale, jeu de ballon, brève leçon de natation, arrosage en chaîne… Ti Cado, de son prénom Nicolas, qui revient de Port au Prince où il était en attente de départ en France pour une adoption qui se prolongeait trop pour des raisons administratives, nous fait une démonstration de toute sa malice et de sa curiosité. Encore mouillé, il se roule dans le sable et vient me voir en me disant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;moi aussi je suis blanc…&amp;nbsp;»&amp;nbsp;. Evidemment les autres enchaînent voyant que ça nous fait rire et l'on se retrouve avec une bande de petit blanc rigolard. Mais bien vite, chacun reprend son identité en plongeant de nouveau et en commençant des châteaux de sable avec passion. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous n'avions pas prévu de repas et nous devons bientôt reprendre le chemin inverse vers l'orphelinat mais non sans faire un pi stop chez la maman de Jocelin pour acheter quelques gâteaux… Assis sous un pied mango, chacun déguste ses biscuits. Sous la chaleur du soleil de midi et la longueur du chemin, les pauses sont nombreuses dès qu'il y a de l'ombre. C'est pas humain de marcher dans ce pays… Au détour d'un chemin et après une pause prolongée avec Michel et Wilmi, les timounes nous surprennent en sortant d'un buisson où ils s'étaient cachés, le tout avec des puissants «&amp;nbsp;hou&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» puis des éclats de rire magistraux.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Dernière côte, dernier virage et nous pénétrons dans l'enceinte de l'orphelinat par l'entrée béante du mur écroulé qui ne sera bientôt qu'un lointain souvenir. Chacun se précipite dans le réfectoire pour un verre d'eau salvateur puis sur leur assiette de riz-fève qu'il dévore. L'après midi a été plus calme et les siestes nombreuses… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain, ce fut le départ à la messe le grand évènement. La préparation est longue. Les beaux pantalons, les belles robes, les chemises neuves et repassées, et les coiffures longues à préparer pour les filles sont de rigueur… Chacun part en petit groupe vers l'église du Père Esnaud. D'un seul coup, c'est le grand calme dans l'orphelinat. Nous nous retrouvons à quatre adultes dans le lieu, avec les handicapés et les tout petits. C'est tranquille… Les timounes viennent avec moi faire des dessins devant ma chambre.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En fin d'après midi, après mon petit tour à la citadelle, on fait une partie de foot improvisée avec les «&amp;nbsp;moyens&amp;nbsp;» dans des grands éclats de rires. Après avoir compris comment contrer le talent et la fougue de James Li, on gagne par 7 à 6 grâce à tous les buts de Ti France qui rayonne de bonheur. Après le septième but, je décide moi-même de la fin du match sous les hués de l'équipe adverse. Il fait nuit. C'est normal d'arrêter, non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Deux jours plus tard, GCV a pris de nouveau le chemin de Madame Bernard pour une nouvelle journée à la plage. Découverte de Cacoq et de l'ouest de l'île, grandes rigolades, yeux plein de sourires, bonheurs partagés,… Il y a des fois, je me demande si ces enfants ne sont pas trop gâtés… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Alors la course effrénée à l'Elysée, ça se passe bien&amp;nbsp;? Si vous saviez ce que c'est bon d'être loin de cette agitation politico-médiatique…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-581148476575300746?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/04/des-ptites-balades-pour-des-vacances.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-3719506279245906903</guid><pubDate>Thu, 29 Mar 2007 12:18:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-29T13:18:50.719+01:00</atom:updated><title>Contraste, vous avez dit contraste ?</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Le soir. Après la tombée de la nuit. J'étais sur le bateau d'à côté. Un First arrivé là deux semaines auparavant mais dont j'ai découvert les propriétaires seulement deux jours plus tôt. Un couple franco-brésilien. Renaud et Isabelle habite Port-au-Prince. Isabelle travaille à l'Ambassade du Brésil. Renaud l'a suit de poste en poste un peu partout dans la monde, et depuis peu, avec son bateau qu'il vient d'amener de Lisbonne par la mer. Ce deuxième apéritif à bord de Palatino permet de faire mieux connaissance. Surtout, Renaud me fait une proposition que je ne peux refuser. Il me demande de l'accompagner dans son convoyage vers Port-au-Prince le week end suivant. Une belle opportunité. Naviguer va m'aérer les neurones et les mettre en vacances de la vie à l'orphelinat. Voyager va me permettre de découvrir le vrai Haïti bien loin de l'île à Vache, même si les grandes lignes sont évidemment communes. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous partons donc à l'aube, le samedi suivant. Je n'ai pu me connecter sur internet pour envoyer mes textes hebdomadaires. Il devait en être ainsi. Aération complète des neurones… Première étape prévue&amp;nbsp;: Port Salut, juste derrière la Pointe à Gravots à une quinzaine de milles. Une petite ville bordée d'une longue langue de sable blanc et de cocotiers. Nous faisons une approche prudente devant le peu de fond puis un pi stop baignade autour du bateau encore sous grand-voile et sans ancre. La route est encore longue et nous la reprenons en pointant l'étrave vers le cap Tiburon, extrême ouest du pays, à 80 milles de la Jamaïque. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Discussions sur moult sujets ( la veille, Renaud m'avait fait un brillant exposé sur les situations au Brésil et en Haïti), lecture, manœuvres car le temps est changeant ou rêverie en regardant le paysage peuplée encore de gros pieds mangos (la déforestation ne serait-elle pas aussi importante qu'on le laisse croire&amp;nbsp;?). La nuit approche vite accompagné d'un superbe grain qui nettoie efficacement le bateau mais nous prive du coucher de soleil. On ne s'arrête pas pour la nuit. La côte sud n'est parait-il pas très sûre du fait des trafic de drogue venant de Jamaïque. Pas de témoins est le maître mots de ces commerçants illicites… Pourtant, à l'île à Vache, les chaloupes jamaïcaines arrive en plein jour et débarque la marchandise sous les yeux de tout le monde. Marijuana et cocaïne rejoigne le marché américain via la Grande Terre saint Domingue ou l'île de la Tortue au nord. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Avec la nuit et la pluie, le vent soutenu nous oblige à tirer des bords. J'avais oublié comment un voilier pouvait gîter quand il n'avait qu'une seule coque… Le petit matin nous voit loin de Jérémi que, pourtant, nous voulions apercevoir. On met le cap alors sur Pestel, petit village multicolore accroché aux pentes des montagnes au fin fond d'une baie protégée par une île et des barrières de corail. Nous croisons quelques pêcheurs, deux villages mais n'apercevons que de très loin les petites taches de couleurs. Sans carte précise et avec sagesse, Renaud ne veut s'aventurer plus loin. Nous pointons l'étrave vers la pointe orientale de l'île de la Gonave qui ferme la baie de Port-au-Prince. Le vent est faible. La navigation tranquille. Mais la pluie tropicale est plus que jamais là. Elle ne nous quittera qu'en deuxième moitié de nuit. A l'intérieur, je finis mon roman puis me plonge dans quelques magazines nautiques que je n'avais feuilleté depuis fort longtemps. Impressions bizarres d'un passé lointain… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Au milieu de la nuit, nous mouillons sur des haut fonds à un gros mille de Gonave, en plein milieu de l'eau. Nous plongeons avec ravissement dans les bras de Morphée bercés par un léger clapotis. Quelques heures plus tard, l'aube me tire de ma couchette. Je suis seul sur le pont. Le soleil levant se trouve une place entre les gros nuages pour colorer le décor. La mer est d'huile. Quelques pêcheurs essayent tant bien que mal d'avancer à la voile, d'autres ont choisis les avirons. Décidément, j'aime ces instants où l'on se réveille tranquillement face à ce spectacle merveilleux et magique. En regardant, je déguste mon chadec juteux. Renaud sort bientôt de sa cabine. Petit café. On relève l'ancre et on met le cap vers une marina dont on ne connaît qu'approximativement la position. Un coup de téléphone à un ami (savez-vous que malgré la situation du pays, il est une activité économique qui fonctionne à merveille&amp;nbsp;? La téléphonie mobile. Les antennes fleurissent partout et comme chez nous les opérateurs savent rendre indispensable cet outil avec des prix vraiment mini. On mange mal mais on se téléphone…) nous déroute de notre but. L'endroit est à l'abandon et plus très sûr. L'ami en question nous conseille d'appeler une connaissance à lui qui a un mouillage devant chez lui. Au bout de quelques heures de moteur, nous arrivons devant la maison sans prétention de Hervé. Le bateau est amarré à un gros corps mort, en sécurité. Les présentations se font devant une bière. Hervé est franco-québécois. Il est arrivé en Haïti il y a 21 ans. Aujourd'hui, il s'occupe d'une entreprise de gardiennage qui travaille dans tout le pays. Personnage sympathique, loin des préjugés que l'on pourrait avoir du responsable d'une telle entreprise, il retape un voilier en acier de quinze mètres sur ber juste devant chez lui. Dans quelques semaines la mise à l'eau… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après le repas, on a rejoint la capitale à une heure en voiture. La route longe la cote qui suit les reliefs désertifiés totalement. Dire qu'ici c'était il y a des dizaines d'année de la forêt tropicale. Il n'y a plus rien, que la terre rouge orangé et de la caillasse. Après l'abatage des arbres, le soleil et la pluie on fait leur travail. Tout est sec et raviné. C'est très impressionnant. Les villages que l'on traverse se ressemble&amp;nbsp;: kays en béton et toit de tôle, poubelles au bord des rues, marché permanent sur les trottoirs. De temps en temps, on voit des blindés et des soldats de l'ONU, venu pacifier le pays. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On rentre dans Port au Prince. Des bouchons, un grouillement de la population partout, les petits commerces tout le long des rues. L'économie se passe ici, dans la rue. Rien n'est officiel. On ne s'attarde pas. Renaud et moi sommes fatigués et l'on prend la route des hauteurs. Comme dans de nombreuses villes, les quartiers aisés sont sur les hauteurs. Pétionville est la banlieue chic de Port au Prince. Ici, les grandes villas avec piscine dominent. Elles sont quelquefois surveillées par des gardiens en armes. C'est ici aussi que prône au sommet du morne l'hôtel de luxe qui accueille les cadres des missions de l'ONU ou les acteurs des ONG. On croise de partout les gros 4X4 de l'ONU, de Médecin du Monde ou de la Croix Rouge. Malgré tout, les bidonvilles gagnent. Les pentes trop abruptes pour y installer les belles maisons sont de plus en plus colonisées par les pauvres, un peu comme à Rio sauf qu'ici les maisons sont en parpaing et tôle et pas en bois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La maison d'Isabelle et Renaud n'est pas la moins agréable&amp;nbsp;: grand jardin arboré, piscine, vastes pièces aérées. Nous sommes dans un autre monde… Le soir, nous irons dîné dans un des restaurants en vue de Pétionville, avec Ronald un collègue d'Isabelle qui me sidère par sa connaissance de l'histoire européenne. Les autres clients viennent de l'ONU et d'ONG. Les plats libanais sont délicieux, la pina colada aussi. Ça me change du réfectoire de l'orphelinat… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une longue nuit réparatrice clôturée par mon chi kong dans le jardin et une petite conversation avec un vieil arbre. Le plein d'énergie. D'ici, on domine tout Port au Prince et la baie. On pourrait presque voir le bateau s'il n'y avait cette brume. Petit déjeuner en terrasse puis nous partons pour la visite de Port au Prince. D'abord, Renaud va s'inquiéter de la santé de la cuisinière de la maison. On pénètre dans un de ces quartier populaire qui ont été construit il y a moins de deux ans sur les coteaux non stabilisés de Pétionville. Le support de construction y est un mélange de détritus et de terre. Je n'ose imaginer ce que toutes ces habitations relativement confortables deviendront au prochain passage de cyclone ou de gros front pluvieux. Une belle catastrophe en perspective. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Descente en ville. La cohue désorganisée est partout. On croit retrouver les traces de fastes passés sur les façades de maison. Il y a des poubelles partout dans les rues malgré un service de nettoyage remit en place par l'ONU. Il y a des hommes en arme un peu partout. Il y a quelques mois, certains quartiers étaient impénétrables. Le Champ de Mars, le monument non terminé du bicentenaire de l'indépendance, le palais présidentiel, les ministères côtoient la misère en quelques mètres. C'est vraiment marquant. On s'arrête à la cathédrale où des peintres naïfs se sont occupés de la décoration. Des scènes bibliques, comme à la chapelle Sixtine, tapissent les murs mais à la manière naïve. J'ai adoré, surtout les apôtres noirs… Petit tour sur le port où face aux quelques cargos qui viennent encore ici, s'étend un immense marché où tout ce qui descend des bateaux se vend. L'odeur est impressionnante et repoussante. Les amas de poubelles aussi. Mais la vie est là. Toujours dans la rue. Toutes les activités s'y rejoignent&amp;nbsp;: petits commerces, ébénisterie, vente de pneu ou autre, garage pour véhicules… Rien n'est officiel. Tout est sous terrain. L'économie d'Haïti n'existe pas parce qu'elle n'est pas connue et recensée. Nous allons manger dans le restaurant mythique de Port au Prince, l'hôtel Olofsson, lieu d'action d'un roman de Graham Greene qui s'y installait souvent. C'est un haut lieu de la culture vaudou aussi… Le tout Port au Prince s'y côtoie. En tout cas, le punch y est fort bien dosé. Cela fait déjà quelques mois que je n'avais consommé autant d'alcool… L'après midi est dédiée aux hauteurs pour terminer par la visite à un couple d'antiquaires belges fort sympathique installés là depuis 25 ans. Leur maison relativement modeste est souvent le lieu de rendez-vous de nombre de francophone de Pétionville. La journée se termine à la maison par un dîné tranquille. J'avoue que mon passage en Haïti aurait été frustré sans ce passage à Port au Prince. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain à l'aube, Denis le chauffeur m'emmène prendre mon bus pour Les Cayes près du port. J'embarque. Le chauffeur attend que le bus soit plein comme dans beaucoup d'autre pays. Nous longeons quelques bidonvilles. Les lits des rivières sont jonchés de toute sorte de détritus qui vont se déverser dans la mer à quelques centaines de mètres. Régulièrement les courts d'eau sont curetés pour éviter trop d'inondation. La route longe la mer avec les mêmes décors pendant des kilomètres. Puis vient la campagne, les arbres, les cultures et quelques bourgs. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Dans le bus il fait chaud, très chaud. C'est aussi très inconfortable mais l'on s'y fait. Nous sommes tous serrés sur les banquettes. La route est truffée de nids de poule. Le chauffeur fait du slalom. Nous grimpons bientôt. La mer disparaît. Les mornes sont de nouveau boisés. Les champs bien cultivés. On croise quelques rizières, des bananeraies. C'est rassérénant. Je m'endors quelque peu. La route est encore longue et les heures de sommeil ont été réduites. Nous retrouvons la mer après le passage d'un petit col. La Caraïbe. Celle de l'île à Vache. On descend vers la côte puis nous remontons pour atteindre enfin Les Cayes. J'ai plaisirs à retrouver la ville. Moto taxi. Débarcadère. Il me paraît presque propre après Port au Prince… Embarquement. L'île à Vache n'est plus qu'à une heure. J'ai grand plaisir à retrouver sa douceur… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS je n'ai aucune photo de Port au Prince ni du convoyage. Désolé…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;IL n'est pas trop tard pour parrainer un enfant de l'île à Vache ou financer la reconstruction du mur d'enceinte… Bien au contraire. Pour les peureux, le compte sur lequel se font les virements est au nom de Sœur Flora et les fonds sont ensuite viré régulièrement sur son compte à la Sogébank ici en  Haïti.C'est donc du direct. De même, l'association l'Ile aux enfants d'Haïti créée par Anthony, le premier pensionnaire de Flora, et Céline, sa femme, peut être le support de vos dons. Merci encore aux quelques qui ont parrainer et à ceux qui ont financer les 12 premier % du mur… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-3719506279245906903?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/contraste-vous-avez-dit-contraste.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-5277303455386141867</guid><pubDate>Wed, 28 Mar 2007 19:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-28T20:45:53.321+01:00</atom:updated><title>Un doute...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un lundi. Exceptionnellement, je rejoignais l'orphelinat ce matin là plutôt que la veille comme à mon habitude. L'envie de rester&lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt; &amp;nbsp; &lt;/span&gt;tout le dimanche tranquille certainement. La journée s'annonçait belle mais je n'étais pas dans des dispositions d'esprit aussi claire qu'à l'habitude. Le réveil avait été un peu nuageux. Je m'étais levé en doutant et mon doute s'agrandissait en même temps que le soleil montait.. A l'origine de ce doute, somme toute désagréable, la demande de parrainages pour les enfants et de fond pour ce mur qui , je le souhaite plus que jamais, sera bientôt en cours d'érection. Plus que le peu de réponses qui me paraît normal, c'est la réponse d'un ami très cher, que j'écoute toujours beaucoup et qui m'a répondu par la négative. La raison avancée était qu'il ne voyait pas pourquoi il le ferait aujourd'hui alors qu'il n'en avait jamais éprouvé l'envie auparavant, que sous prétexte que ce soit moi qui envoyait la demande, il fallait dire oui… Il ajoutait que sa réaction était peut-être très égoïste mais que c'était ainsi… S'investissant beaucoup par ailleurs et dans des actions directement utile pour améliorer la vie dans notre beau pays, je lui répondais que je comprenais (même sans ça j'aurai compris d'ailleurs…) et que, au fond, mon action, quelque part, était aussi égoïste, puisque tout cela me fait avancer intérieurement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'échange avait fait du chemin après deux jours et je ressentais ce matin là un malaise qui allait grandissant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pourquoi, effectivement, donner de l'argent à l'orphelinat de Flora plus qu'à tout autre au monde, plus qu'à toute autre action dite humanitaire à travers le monde&amp;nbsp;? Simplement par ma présence ici&amp;nbsp;? Simplement, parce que je le demandais&amp;nbsp;? En quoi ma présence ici suffit à ce que l'action de Flora soit juste &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;et mérite l'aide de ceux que je connais&amp;nbsp;? D'ailleurs cette action l'était-elle juste&amp;nbsp;? Après tout, comme toute action envers les autres, qu'ils soient déshérités ou non, l'action de Flora peut être discutable dans la motivation première, dans les méthodes et forcément dans les résultats. Quant à mon rôle ici, quelques rangements, certes utiles mais qui ne dureront peut-être pas, un peu d'énergie pour amener quelques moyens en plus et mettre en mouvement certaines choses, du temps et de l'amour pour des timounes en demande et qui le rendent au centuple. Rien de bien glorieux finalement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Plus j'avançais sur le chemin de l'orphelinat, plus ces doutes m'envahissaient sans trouver de réponses. Je fis une petite pause au marché de Madame Bernard pour l'achat de mes chadecs et de quelques mangues pour les timounes et j'abordais la côte menant à l'orphelinat avec l'humeur un peu sombre. Les premiers échanges de mots avec Michel me plongeaient encore plus profondément dans le noir. Il n'était pas en meilleure disposition que moi et s'inquiétait encore et toujours sur l'avenir du programme de bain de Canobert. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis arrivèrent une bande de joyeux sexagénaires Québécois habitués de l'île, dont Jean-Pierre qui prête le terrain de l'ajoupa à Canobert et chez qui j'aime bien faire une petite pause lors de mes aller retour Madame Bernard Cacoq, et Richard, sourcier dont Michel m'avait parlé. On discute longuement de chose et d'autre dans l'atelier de Michel, mais surtout du puit qui est en train d'être creusé pour alimenter le nouveau bâtiment en construction. Et là, je découvre un Richard qui ne se pose pas de questions sur le fait de savoir si il est bon ou non de creuser des puits ici ou ailleurs en Haïti, comme dans la belle province d'ailleurs. Il le fait, et plutôt bien, parce que la vie l'a mené à la fois en Haïti et à découvrir, grâce à son ouverture au monde, des filets d'eau souterrain. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je sentais le cercle infernal dans lequel mon cerveau s'embourbait depuis le matin, s'atténuer peu à peu. L'entrée dans le lieu de vie avec quelques vivats d'enfants suivis de gros câlins sourire l'effaça presque. Mais il fallut mon passage à la citadelle en fin d'après midi pour effacer tout ombre de doute et m'ancrer encore plus dans mes certitudes quant au bien fondé de ma présence et de mon action ici. Si je suis ici, c'est que le chemin de la vie m'y a mené, certainement pour agir comme j'y agis, avec l'imperfection normal et logique de toute action. Mais, surtout, ce chemin m'ayant mené ici dans cet orphelinat, cette action devait se faire avec le plus de cœur et d'efficacité possible. Evidemment mon égo prend énormément à agir ainsi mais je crois que je donne aussi énormément et que tout ce qui est donné n'est jamais vraiment perdu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Alors à la question et à la réponse qui m'ont fait douté, bénéfiquement (comme d'ailleurs tous les doutes que ce redoutable personnage me met régulièrement en tête…), je répondrai&amp;nbsp;: d'abord que ce n'est pas parce que l'on a jamais parrainé d'enfants que l'on ne doit pas le faire aujourd'hui et que c'est l'occasion qui fait le larron&amp;nbsp;; ensuite, oui, le fait que ce soit moi qui demande les parrainages, ce devrait suffire pour vous engager si vous en avez envie., au moins avec la confiance que notre amitié devrait induire. Le circuit de l'argent, l'efficacité de son utilisation (en terme de pourcentage d'utilisation réelle) est sans aucun problème beaucoup plus efficace que nombre de grande ONG dont une partie de l'argent plus ou moins importante s'envole dans le luxe de repas ou de chambre d'hôtel hors de prix… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Et puis qu'importe&amp;nbsp;! Je suis ici. J'essaye de faire ce que je peux, de mon mieux, en m'investissant le plus possible pour ne pas avoir de regret parce que je ne recommencerais peut-être pas et que de toute façon demain il sera trop tard. J'ai souvent été du côté des beaux parleurs, de ceux qui savent ce qu'il faut faire en restant dans leur fauteuil. Aujourd'hui, la réalité &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;est là avec ses imperfections, avec les imperfections des êtres, avec les imperfections des cultures, avec les imperfections des actions, et il faut faire avec si l'on veut avancer. En essayant d'améliorer un tant soit peu mais avec… En agissant, en apportant sa petite pierre à l'édifice parce que les idées s'améliorent confrontées à la réalité. Et puis si chacun agit ainsi, au quotidien, pour essayer d'améliorer le monde et bien je crois que le monde sera meilleur demain… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Le soir de ce jour bénit, nous sommes allé avec Michel manger chez les joyeux Québécois. Et on a bien ri. On est allé aussi faire un tour en mer sur GCV deux jours plus tard et c'était pas mal non plus. Et puis le sourcier m'a appris à parler avec les arbres… Alors là c'est le summum… Méci anpil&amp;nbsp;! &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-5277303455386141867?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/un-doute.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-2246395998580698672</guid><pubDate>Sat, 17 Mar 2007 20:33:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-17T21:33:48.264+01:00</atom:updated><title>Des courses aux Cayes</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un jeudi. Pour construire des étagères destinées à accueillir carton de dons en tout genre et surtout que cette profusion de fatras occidental soit un minimum ranger pour pouvoir être utilisé, nous partions pour Les Cayes, Saint Hubert, Petit Bonhomme, deux pensionnaires de Flora apprentis en menuiserie/ébénisterie, et moi. Pour revenir avec le matériel, une chaloupe a été affrétée par l'orphelinat à mes frais. Mais, problème de donneur d'ordre, la chaloupe n'est pas assez grande pour ramener les blocs (parpaings), planches et ciment. Pas grave, la chaloupe sert à faire traverser quelques personnes dont Michel, Captain Jean qui va faire quelques courses, Madillon, le directeur de l'école, des frères et deux femmes qui s'occupe de l'association des femmes de l'île à Vache. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'arrivée aux Cayes est toujours aussi folklorique avec ce tas d'immondices toujours aussi ragoûtant. Petit passage à l'évêché pour voir s'il y a du courrier puis direction la banque pour pourvoir payer nos achats. Petit Bonhomme (1,85m, on a le surnom qu'on peut) m'attend sur le trottoir pendant que Saint Hubert est déjà à la menuiserie. Je sors avec mes grosses liasses dans les poches de mon bermuda. Un peu plus d'un an de salaire pour un Haïtien. Je ne suis pas forcément très fier et le serait encore moins quand il faudra sortir les liasses tout à l'heure. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On retrouve Saint Hubert à une première menuiserie où il est aller chercher des planches pour faire un cercueil pour un timoun puis on se dirige vers le Lycée professionnel pour acheter notre bois. Traversée de rues rendues boueuses par un énorme orage qui a éclaté la veille au soir. De la citadelle, où j'étais pour méditer comme souvent en fin d'après midi, c'était vraiment très beau. Mais le résultat est là. Mes claquettes collent au sol et je n'ose pas me balader pieds nus tant toute sorte de chose gisent dans la boue. On accède enfin au Lycée. Choix des planches et négociations sous le soleil brûlant. On trouve tout ce qu'on veut au bon prix. Les planches seront découpées et rabotées pour le lendemain matin. Saint Hubert les récupérera ainsi que le reste de l'approvisionnement. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Reste les blocs. Les fabricants sont dans la banlieue des Cayes. On prend deux mob taxis. Sur l'une, Saint Hubert et moi. Sur l'autre Petit Bonhomme. En parcourant ces rues que je découvre, j'ai l'impression de voir un autres pays qui vit différemment. Un peu comme quand on passe du Lot à Paris… C'est chouette et mes yeux regarde partout me faisant oublier les zig zag de notre pilote entre les piétons, les vélos et les quelques voitures. Premier essais, rupture de stock. Ça construit dur aux Cayes. On continue sur le grand boulevard goudronné (le seul que j'ai vu jusqu'à présent) et très encombré puis on s'engage vers un quartier résidentiel. De belles maisons sont en cours de construction. Cela contraste avec les petites maisons délabrées du centre ville. Le fabricant de blocs est installé au milieu d'une vingtaine de maison. Ça réduit les frais de port… On choisit les blocs. Je paye. Tout sera au débarcadère le lendemain matin à 8h. On retourne en centre ville pour récupérer du ciment pour l'orphelinat et des planches de contreplaqué pour des lits… A une heure tout est fini. J'invite les gars à venir boire un Coca (et oui…) dans le bar chic de la ville. Ils sont contents et fiers.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On laisse Saint Hubert et on rejoint le débarcadère où nous attendent Captain Jean, les frères et Osny, un des protégés de Flora qui étudie aux Cayes. Le retour n'est pas facile pour moi. Je digère mal le Coca que je n'ai jamais aimé. Mais, bon, ça passe vite et mes tripes n'ont fait qu'une bouchée de cette boisson infecte et symbolique de l'impérialisme. Heureusement, Flora m'a fait gardé un peu de riz avec de la sauce. Ça me remet tout d'équerre. Je retrouve ma chambre pour un petit dormi. Claudanise et &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;James Li m'attendent pour peindre. C'est cool. «&amp;nbsp;Allez, pas trop de bruit les timoun et ad 'taleur&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Après Didier à l'hôtel Port Morgan et Michel, qui me voyait bien en repreneur de relais pour être volontaire à mi temps pour les 10 années à venir, c'est Flora qui m'a dit que je ne pourrai pas faire autrement de revenir pour continuer ce que j'ai commencé… Et puis,il y a eu Etienne et Dunol qui chacun leur tour, voyant que j'aimais bien la citadelle, ce morne d'où l'on domine toute l'île, m'ont suggéré de construire une grande kay ici où je viendrai habiter et où ils pourraient venir quand ils voudraient… J'ai pas dit oui, j'ai pas dit non. J'ai dit c'est la vie qui décidera. Juste pour dire que je reste un peu avec eux, j'ai décidé de planté un arbre là haut, sur le morne pelé avant que d'autres viennent le rejoindre. Et puis, je m'attelle à faire bien ce que j'ai engagé pour ce séjour. Après, c'est un autre jour… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Rien à voir mais aller faire un petit tour par là… &lt;b&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; FONT-FAMILY: Arial"&gt; &lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://www.programme-bayrou.org/" target="_blank"&gt;&lt;span&gt;&lt;font color="#800080"&gt;http://www.programme-bayrou.org&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; C'est amusant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-2246395998580698672?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/des-courses-aux-cayes.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-6425225036818551138</guid><pubDate>Sat, 17 Mar 2007 02:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-17T21:00:09.765+01:00</atom:updated><title>Le canote à Lifen</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;C'était un dimanche. J'avais bien dormi. En voyant le ciel bleu, la lumière encore dorée, le sourire me vint tout seul, comme souvent…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Grand Citron Vert était calme et se réveillait tranquillement en se mouvant autour de son ancre. Intérieurement, je savais que nous n'allions pas travailler pour l'hôtel. Mais qu'importe. Cela me laissait du temps pour écrire, peindre ou autre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Après le petit déjeuner, Lifen est venu avec un grand sourire. C'était le grand jour pour lui. Il avait fini de faire coudre ses voiles. Son mât était gréé sur son canote. Il l'avait essayé la veille. Mais, aujourd'hui, il voulait m'emmener… Quand j'eu la confirmation de l'hôtel, le sourire de Lifen redoubla. Qu'importe les 100 dollars Haïtien qui s'envolait avec la nouvelle, la navigation avec moi sur son canote était plus importante. « Je viens te chercher à 11h missié Patrick » « Patrick Lifen, siouplé, Patrick sans Missié » &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;11h pétante, le canote s'amarre à GCV. Je ne suis pas à bord. Didier, à l'hôtel, m'entretien du fait que je pourrai m'installer là, dans la petite kay près de la plage, qu'il lui faudrait un mec comme moi, mais en indépendant, pour organiser les loisirs des clients : voile, cheval, plongée… « Et puis, tu pourrais organiser des courses de bâtiments pays pour les locaux. Ça ferait de l'animation entre les villages… » J'y penserai… Tout en sachant très bien qu'organiser les loisirs de quelques nantis qui viennent prendre le soleil et oublier Port au Prince dans ce bel endroit ne m'intéresse nullement voire me rebute profondément. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Lifen m'attend. C'est beaucoup plus important. Son grand fils est là avec lui. Le canote fait autour de six mètre. La coque, tout en bois, est en V et s'évase jusqu'à l'arrière pour devenir presque plate. L'immense grand-voile est à poste tenu par son long gui (la bôme) et son pic, les deux en bambou. Le fils déroule le foc. Lifen borde la grand voile avec l'écoute que je lui ai donné la semaine passée. Pas de poulie. L'écoute passe dans un trou dans le tableau arrière. Quand il y a peu de pression, le frottement suffit au blocage. Quand l'air rentre, il fait un nouvel aller-retour sur le gui et bloque l'écoute par une bande su l'écoute même… J'ai eu un instant envie de lui donner des solutions pour facilité le système. Mais, ça marche tellement bien que je me tais. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;On sort de la biae. Cap vers la grande terre. Il y a à peine dix nœuds. On glisse tranquille. Bien sûr, un voilier serait sidéré de la forme de la grand voile neuve avec tous ses plis partout. Mais la encore, ça marche et plutôt pas mal. On remonte bien au près. Au rappel passif, je savoure ; Quel bonheur de pouvoir naviguer local avec un capitaine fier, simple et compétent, bien loin du marin timoré qui travaille sur GCV. La journée est belle. Nous sommes presque les seuls sur ces eaux habituellement si pleines de voile. Tout est calme. Ça glisse en douceur. La vie vous réserve de beaux moments parfois. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Lifen commande son fils pour larguer une ligne. Le vent rentre un peu. On ballaste avec des sacs de sable. Je fais un peu de rappel comme en dériveur pour le fun et me rappeler mes jeunes années en 420. Le vent n'est pas encore assez fort pour faire contrepoids en s'appuyant sur les avirons complètement à l'extérieur du bateau. Je laisse mon esprit gambader. C'est bon. L'orphelinat est bien loin. Ce sont de nouvelles joies, très différentes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Lifen me tire de mes rêveries pour me confier la barre. Je m'installe sur le petit pont arrière. La barre est équilibrée. Le cap est stable. Un vrai bonheur. On remonte vers le petit îlot Permontois. Lifen est concentré sur sa ligne. Son fils me regarde un peu étonné de voir un blanc avec un grand chapeau de paille prendre du plaisir sur le bateau de noir de son père. Décidément le monde n'est pas comme celui que l'on lui a écrit à l'école. On vire de bord pour rentrer déjà. Mais le petit déjeuner est déjà loin. Je leur propose qu'après l'arrivée, on se fasse une grande plâtrée de riz avec des œufs et des tomates. On est au travers. La canote file bien. Les sourires sont sur nos visages. Je m'amuse à la barre et profite du petit tirant d'eau pour raser le gros rocher qui marque l'entrée de la baie de Cacoq. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;L'eau est turquoise. La mer plate. Le sillage du bateau s'éloigne rapidement. Un petit et un dernier souffle nous emmène jusqu'à la petite pointe qui ferme le trou à cyclone où GCV est mouillé. Petite remontée au près en deux bords. J'apprête la manœuvre d'accostage en prenant garde aux risées. L'étrave vient mourir à quelques centimètres de la jupe. Je ne suis pas peu fier de la manœuvre… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Pendant que je fais cuire le riz et notre petit frichti improvisé, Lifen et son fils range les voiles. Mes deux invités apprécient ma cuisine et ne laisse rien de ce qu'il y avait dans la casserole. Ils me quittent après notre petite conversation digestive. Une petite sieste et je vais préparer mon sac pour ma semaine à l'orphelinat. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;Meci anpil Lifen, des moments comme ça, aussi simple et intense, ça ne s'oublient pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:+0;"&gt;PS : Merci pour tous les mails que j'ai reçu pour les parrainages d'enfants et le financement des travaux du mur. Je sais que vous avez beaucoup de choses à faire, pleins de choses à penser. Mais, si pour les parrainages, rien ne presse (enfin tout est relatif), il n'en est pas de même pour le mur. Il y en a pour trois semaines au moins de travaux et j'aimerai bien qu'ils commencent (est-ce raisonnable de rêver à ce qu'il soit fini ?) avant mon départ dans la deuxième moitié du mois d'avril. Si vous avez quelques velléité pour apporter votre obole. Merci de me le faire savoir très vite. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-6425225036818551138?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/le-canote-lifen.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-6113253814913145520</guid><pubDate>Sun, 11 Mar 2007 21:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-11T22:22:50.849+01:00</atom:updated><title>Je suis amoureux !</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je suis amoureux&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Vous vous en doutiez&amp;nbsp;? Pourtant je suis la discrétion même. Il y a bien quelques allusions de ci de là dans les textes. Une joie de vivre toujours plus grande. Encore plus de facilité à donner. Ben voilà, maintenant, vous savez pourquoi. Amoureux… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un mercredi. Dès qu'elle m'a vu, elle a fait un grand sourire et m'est tombé dans les bras. Littéralement. J'avoue que ça ne m'était jamais arrivé aussi brusquement. Evidemment, au moment où je m'y attendais le moins. Celui où on se dit que l'amour, il va falloir se le mettre pour quelques mois dans la poche. Mais non. Elle m'a vu du fond de l'endroit où je venais d'entrée. Elle a fait un grand sourire comme si elle attendait depuis longtemps. Et elle a traversé l'endroit en courant pour me sauter au coup. J'ai répondu à l'étreinte évidemment. Je ne suis pas du genre à laisser passer ça. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Au début, je me suis dit que c'était passager, juste l'histoire de quelques heures parce que ça fait longtemps. Qu'elle en voulait à mon pseudo argent, à ma situation de blanc pour qui tout est facile. Alors je suis parti sans rien dire mais sachant que je reviendrai quelques jours plus tard. Je pensais que ça allait se calmer, que ça allait passer. Mais pas du tout.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Quelques jours plus tard, même scénario. J'entre, grand sourire, course, saut au cou. Impressionnant&amp;nbsp;! Alors je m'y suis installé dans ces grands sourires, dans cette tendresse quotidienne et sans retenues. Avec un grand plaisir. Bien sûr vous allez trouver qu'elle est très jeune pour moi. Vous avez peut être raison. Quel âge&amp;nbsp;? En fait, je ne sais pas exactement. Elle est jeune, c'est certain. Trop, je ne sais pas. Peut-on être trop jeune ou trop vieux&amp;nbsp;? On a l'âge qu'on a, non&amp;nbsp;? Après on en fait ce qu'on peut et ce qu'on veut de son âge. Soit on estime que c'est vieux et on joue au vieux, soit on estime que c'est trop jeune et on fait celui à qui ce n'est pas sa faute, soit on estime que c'est son âge et qu'on en profite au mieux pour être bien là où on est… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Bon c'est vrai que la différence d'âge est vraiment très importante. Que dans notre bonne société, c'est à peine admis. Et encore par les plus ouverts… Mais moi, là, je n'ai pas pu résister. Il y avait trop d'élan dans tout ça, trop d'évidence. Il ne faut pas aller trop contre ce que la vie vous offre. Sinon, après, la vie, elle ne veut plus rien vous donner. Et puis, je ne trahis personne. On ne m'attend nulle part. Du moins, je le crois. Sinon, évidemment, je me serai abstenu. Donc voilà. Je suis amoureux. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Quel bonheur&amp;nbsp;! On voit la vie sous un autre visage. Déjà, j'aimais bien, mais là, hou&amp;nbsp;! C'est vraiment très bon. Les feuilles des arbres déjà très vertes sont presque fluorescentes. La mer a des reflets que je ne lui avais jamais vu. Le ciel est d'une limpidité cristalline. Les personnes que je croise sont toutes sympathiques. Même les chiens aboyeurs ont le sourire… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Comment elle s'appelle&amp;nbsp;? Aïe&amp;nbsp;! Vous savez dans ce pays, ils ont de drôles de prénom. Souvent plusieurs même. Je cherche… Est-ce que ça pourrait être Cassandre –Yveline – Agathe –Wilnie – Valentine – Claudanise – Ester – Dana – Béata – Manouska – Ylen&amp;nbsp;? Vous croyez que c'est possible&amp;nbsp;? C'est trop pour une seule personne. Pourtant c'est tout ce que j'ai retenu.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Bon d'accord elles sont plusieurs et de plein d'âges différents. Mais elles savent très bien faire les yeux doux et venir prendre leur calin. Enfin, pour les plus petites. Les plus grandes, je suis plus en retenu. Evidemment… Il y en à deux qui se verrait bien repartir avec Grand Citron Vert pour quitter ce pays vraiment trop pauvre. Elles ont été jusqu'à me donner 25 ans pour mieux se persuadé, je pense, que c'était possible. Je fais jeune d'accord. Mais là, c'est un peu trop flatteur. On me l'avait déjà fait à Buenos Aires, remarquez. Je vais finir par y croire. D'habitude c'est plus entre 32 et 38, c'est déjà pas mal, non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Sérieusement, parmi toutes ces jeunes filles, il n'y en a qu'une qui m'a vraiment sauté au cou, qui fait un grand sourire à chaque fois qu'elle me voit, qui vient me voir quelque fois le matin pour partager mon chadec, qui s'en va sans bouder, ni pleurer quand je suis occupé, qui m'écoute beaucoup, qui me fait des câlins, qui rigole tant qu'elle peut, qui aime les moments calmes, tranquille sans rien dire devant un beau paysage, avec qui je sens qu'il y a un courant qui passe.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Elle a deux ans et demi. Le Lions Club du Mans vient de décider de lui payer ses études et tout ce qui les entoure jusqu'au CM2. Elle n'a aucune arrière pensée quant à un départ quelque part. Elle est vraiment adorable, curieuse, intelligente, rigolote, pas chiante pour un sous, débrouillée et très sociable. Bon elle a le prénom d'un département français, Yveline. Mais regardez les photos elle est au top non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Et chez vous, ça baigne toujours autant. Les intermittents viennent de se voir signer leur arrêt de mort. On peut dire au revoir à un tas de petits théâtres, spectacles, concerts et autres. On va s'approcher à vitesse de la culture Coca Cola pour tout le monde sans aucune alternative pour ceux qui n'en veulent pas. La campagne est un peu fadasse, enfin vu de loin… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai fais un petit tour de canote aujourd'hui c'est top… Je vous raconterai.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai été très bavard ce week end. Mais n'oubliez pas le petit appel que j'ai fait. Ce serait vraiment génial si à la fin de la semaine, j'avais plein de parrainages et de quoi reconstruire le mur. On peut rêver non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify"&gt;&lt;font face=""&gt;Vous pouvez en profiter pour donner de vos nouvelles. C'est bon de vous savoir en forme…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-6113253814913145520?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/je-suis-amoureux.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-4545931773704986512</guid><pubDate>Sun, 11 Mar 2007 01:22:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-11T02:22:10.742+01:00</atom:updated><title>Prière pour des petits enfants nègres...</title><description>&lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="6"&gt;Prière d&amp;#39;un petit enfant nègre&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;De Guy Tyrolien (Guadeloupe)&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur je suis très fatigué&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je suis né fatigué.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et j&amp;#39;ai beaucoup marché depuis le chant du coq&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et le morne est bien haut qui mène à leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Faites, je vous en prie, que je n&amp;#39;y aille plus.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux suivre mon père dans les ravines fraîches&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Quand la nuit flotte encore dans le mystère des bois&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Où glissent les esprits que l&amp;#39;aube vient chasser.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Que cuisent les flammes de midi,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux dormir ma sieste au pied des lourds manguiers,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je veux me réveiller&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Lorsque là-bas mugit la sirène des blancs&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et que l&amp;#39;Usine&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Sur l&amp;#39;océan des cannes&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Comme un bateau ancré&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Vomit dans la campagne son équipage nègre…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur, je ne veux plus aller à leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Faites, je vous en prie, que je n&amp;#39;y aille plus.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ils racontent qu&amp;#39;il faut qu&amp;#39;un petit nègre y aille&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Pour qu&amp;#39;il devienne pareil aux messieurs de la ville&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Aux messieurs comme il faut.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Mais moi je ne veux pas &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Devenir, comme ils disent,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Un monsieur comme il faut.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je préfère flâner le long des sucreries&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Où sont les sacs repus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Que gonfle un sucre brun autant que ma peau brune.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Je préfère vers l&amp;#39;heure où la lune amoureuse&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Parle bas à l&amp;#39;oreille des cocotiers penchés&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ecouter ce que dit dans la nuit&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;La voix cassée d&amp;#39;un vieux qui raconte en fumant&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Les histoires de Zamba et de compère Lapin&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et bien d&amp;#39;autres choses encore&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne sont pas dans les livres.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Les nègres, vous le savez, n&amp;#39;ont que trop travaillé.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Pourquoi faut-il de plus apprendre dans des livres&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui nous parlent de choses qui ne sont point d&amp;#39;ici&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Et puis elle est vraiment trop triste leur école,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Triste comme&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ces messieurs de la ville,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Ces messieurs comme il faut&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Qui ne savent plus conter les contes aux veillées.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;Seigneur, je ne veux plus aller à leur école.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Petit nègre, je ne suis pas le seigneur&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Mais j&amp;#39;entends ce que me dit ton cœur&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que leur école n&amp;#39;est pas la vie&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que l&amp;#39;on s&amp;#39;y fait du souci&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que l&amp;#39;on n&amp;#39;y apprend guère de choses utiles&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que l&amp;#39;ont dit trop souvent futile&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qu&amp;#39;un messieurs de la ville tu ne veux pas devenir&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Comme je te comprends, comme je veux te soutenir&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pourtant ces messieurs de la ville&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Ces messieurs comme il faut&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne savent plus danser le soir au clair de lune&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne savent plus marcher sur la chair de leurs pieds&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne savent plus conter les contes aux veillées&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Savent trop bien qu&amp;#39;un petit nègre&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne sait pas compter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Qui ne comprend rien à l&amp;#39;écriture&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Est bien désarmé&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Quand il faut échanger&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Le fruit de son travail&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Quand il faut acheter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Le riz et les victuailles&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Quand il faut protéger&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;La liberté sans faille&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Alors ces messieurs bien comme il faut&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;N&amp;#39;hésite pas à t&amp;#39;exploiter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A mieux te rouler&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A mieux profiter&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;De ton désir d&amp;#39;avoir la paix&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;D&amp;#39;écouter les beaux contes&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;D&amp;#39;admirer la lune et les cocotiers&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et que comme tes ancêtres tu te courbes&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Tu te taises devant l&amp;#39;incompréhensible&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Devant l&amp;#39;indicible injustice de la vie.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Alors s&amp;#39;il te plaît, petit nègre,&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Vas-y à leur école pour mieux leur faire la nique&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A ces messieurs de la ville&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;A ces messieurs bien comme il faut&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et tu joueras dans les ravines fraîches&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et tu iras pieds nus par les rouges sentiers&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Et tu dormiras sous les lourds manguiers&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;En écoutant les histoires de Zamba et de compère Lapin&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;En te souvenant des heures tristes de l&amp;#39;école&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Tu rigoleras au clair de lune&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pour ce que les messieurs de la ville ne peuvent plus t&amp;#39;imposer&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Que plus jamais au pas ils te feront marcher&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Parce que la vie n&amp;#39;est pas chez les messieurs de la ville&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Les messieurs comme il faut.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Alors&amp;nbsp;permet moi s&amp;#39;il te plaît à t&amp;#39;aider en cela &lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;En te payant ton école&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Jusqu&amp;#39;à ce que tu saches lire et écrire&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;S&amp;#39;il te plaît permet moi &lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pour que tu goûtes mieux la saveur de la vie&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;La saveur d&amp;#39;être libre&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="times new roman,serif" size="4"&gt;&lt;em&gt;Pour encore mieux choisir.&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La partie en italique est de moi...&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&lt;strong&gt;Sur l&amp;#39;île à Vache, quelques centaines d&amp;#39;enfants ont besoin de parrainage&lt;/strong&gt; pour payer leur école. Je sais qu&amp;#39;on ne peut pas tous les aider alors j&amp;#39;ai choisit ceux qui m&amp;#39;était le plus proche, ceux de l&amp;#39;école de Sœur Flora. Cela représente un peu plus de quatre-vingt enfants qui payent déjà le minimum mais dont les parents ne pourront ou ne peuvent déjà plus suivre. Petit détail d&amp;#39;importance, tous ces enfants ont au moins la moyenne et donc travaillent pour aller plus loin dans leurs études.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une année d&amp;#39;école chez Flora coûte 2000 gourdes, soit 40 euros, plus l&amp;#39;uniforme qui s&amp;#39;élève à 500 gourdes, soit 10 euros. Cette somme comprend un repas par jour et les fournitures scolaires et les livres. Je sais que l&amp;#39;enseignement qui est dispensé à l&amp;#39;école Saint François est catholique et que cela pourrait froisser certain d&amp;#39;entre vous, que cet enseignement est loin de ce qui pourrait être fait, et que, et&amp;nbsp;que plein de choses qui peuvent être un argument pour ne rien donner. Ce que je sais aussi, c&amp;#39;est que ce pays, ce sont ses enfants qui le sortiront de la situation dans laquelle il est aujourd&amp;#39;hui parce qu&amp;#39;il n&amp;#39;est jamais trop tard et que ce ne sont malheureusement pas toutes les aides extérieures dont une bonne partie part dans des poches de personnes qui sont déjà plein aux as, qui peuvent aider chacun au quotidien de pouvoir penser à autre chose qu&amp;#39;à survivre.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je vous propose donc de parrainer quelques uns de ces enfants. Non pas pour une année mais pour plusieurs années afin que la famille soit libérée de ce souci et qu&amp;#39;elle puisse avancer sur autres choses. Toutes les formules sont étudiables puisqu&amp;#39;il y a des enfants à tous les niveaux d&amp;#39;étude et de difficulté. On peut faire aussi un versement par an. Réfléchissez à ce que représente 50, 100 ou 150 euros dans votre quotidien. Un caddy à Carrefour&amp;nbsp;? La location d&amp;#39;une paire de chaussure de ski&amp;nbsp;? Quelques disques ou livres&amp;nbsp;?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je sais que la démarche va dans le sens de l&amp;#39;assistanat auquel je m&amp;#39;oppose depuis longtemps, que ce n&amp;#39;est pas forcément leur rendre service que de financer. Aussi, je vous propose de rédiger une lettre à l&amp;#39;intention de l&amp;#39;enfant, que je lui remettrai en main propre, pour lui expliquer que si on lui donne aujourd&amp;#39;hui, c&amp;#39;est pour qu&amp;#39;il puisse mieux donner lui ensuite à ses parents, à ses voisins, à son pays. Je sais que pour un enfant des mots comme ceux là ne représentent pas grand-chose mais ils peuvent aussi marquer à vie. Envoyer aussi une photo numérique par courriel. Je l&amp;#39;imprimerai et lui donnerai. Je leur donnerai aussi votre adresse pour qu&amp;#39;il se créé des liens autres que financier entre vous.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="" color="#000099"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="" color="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Pour ceux qui préfèrent investir dans le dur&lt;/strong&gt;, il y a deux murs, détruits par le dernier cyclone, à reconstruire à l&amp;#39;orphelinat plus des renforts un peu partout pour que l&amp;#39;enceinte ne soit plus un gruyère et le rendez-vous de ceux qui passent par là. De plus, ça éviterait que les bananes cultivées ici ne disparaissent pas avant que le personnel les récolte tout comme les autres cultures qui sont en cours de plantation… Il y en a pour la modique somme de 5000 euros… Ceux qui veulent des détails peuvent m&amp;#39;envoyer un mail. J&amp;#39;aimerai que les travaux commencent très vite. Cela me paraît urgent pour l&amp;#39;orphelinat et les enfants.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;&lt;strong&gt;Il y a aussi Canobert. (&lt;a onclick="return top.js.OpenExtLink(window,event,this)" href="http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/canobert.html" target="_blank"&gt; http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/canobert.html&lt;/a&gt;)&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Les bains que Michel et Flora ont mis en place ont besoin aussi de fonds. Très vite, il va falloir augmenter les salaires et investir dans une nourriture plus riche même si, pour cela, nous avons trouvé une solution temporaire.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font color="#000000"&gt;Je sais que vous êtes sollicité de toutes parts, que vous avez certainement déjà une part non négligeable de votre budget qui part dans des oeuvres caritatives, mais si vous souhaitez de nouveau&amp;nbsp;agir et aider ces projets qui me touchent beaucoup aujourd&amp;#39;hui, merci de me faire savoir ( &lt;a href="mailto:patbenoiton@gmail.com"&gt;patbenoiton@gmail.com&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;le montant que vous voulez réserver à l&amp;#39;île à Vache et à quel projet. Je vous ferai parvenir en retour le compte de virement (en France) ainsi que tous les renseignements que vous avez droit à avoir sur la sécurité de l&amp;#39;emploi de tout votre argent dans le projet choisit ainsi que ses détails.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En tout cas, merci au moins de m&amp;#39;avoir lu en souhaitant que ces mômes pourront continuer à aller à l&amp;#39;école et que Flora puisse continuer dans les meilleures conditions possible à s&amp;#39;occuper tant bien que mal de ces mômes…  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;Merci à Michel de m&amp;#39;avoir fait connaitre ce poème.&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l&amp;#39;heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: J&amp;#39;ai eu la chance de rencontrer, un agronome, un responsable d&amp;#39;une ONG local qui aimerait centraliser tous les projets extérieurs pour l&amp;#39;île à Vache et surtout un responsable local de la FAO, l&amp;#39;antenne pour tout ce qui concerne la nourriture à l&amp;#39;ONU. Des projets de plantation d&amp;#39;arbres, de mise à disposition de graines gratuites, de puits et de récupérateurs d&amp;#39;eau communautaire ou personnel sont en route. Peut être même un programme de culture de Spiruline, cette algue riche en protéine notamment qui pousse très rapidement et sans trop de difficultés, sur l&amp;#39;île. Je vais aider à monter les dossiers de demande… C&amp;#39;est une précision pour ceux qui  &lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;voudrait voir d&amp;#39;autres choses aussi se mettre en place.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;PS : Merci de faire suivre cet appel à votre entourage en prenant le temps de bien expliquer de quoi il en retourne. Ce sera encore plus efficace.&lt;/div&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-4545931773704986512?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/prire-pour-des-petits-enfants-ngres.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-8565327706671399563</guid><pubDate>Sat, 10 Mar 2007 01:21:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-10T02:21:19.523+01:00</atom:updated><title>C'est un peu tous les jours...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un lundi, peut-être un mardi ou bien un mercredi et puis un jeudi tout comme un vendredi. Oui, c'était tous ces jours-là. Parce que même si ce n'est jamais pareil, ça se ressemble toujours un peu avec un font de grande différence...  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ça commence donc avec le lever du soleil, les premières paroles, un son de cloche, des cris d'enfants, des chants de coq, la lueur des premiers rayons et un sourire intérieur grand comme ça. Après une première heure à déguster tout cela calmement avec le chi kong ou assis sur ma petite chaise en osier à me délecter d'un chadec juteux, je rejoins l'agitation.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Enfin, l'agitation… La vie plutôt, celle d'une quarantaine d'enfants entre 1 et 16 ans qui habitent dans la même grande maison (enfin pas si grande finalement mais suffisante puisqu'ils s'en contentent…). La traversée de la cours est ponctuée par de nombreux «&amp;nbsp;bonjou', comen yé&amp;nbsp;? Bien domi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» aux cuisinières ou autres déjà au travail. Je monte les escaliers et fait mon entrée dans l'espace de vie où j'ai pris l'habitude d'aller dire bonjour à chacun des enfants et au personnel. Chez les petits, celui qui n'a pas eu sa bise revient à l'assaut dans les minutes qui suivent. Quelque fois, un ou une grande vient me demander un conseil de dernière minute pour ses devoirs. D'autres matins, je console un réveil difficile ou motive une paresse pour partir à l'école. J'ai même fait traverser le petit Higgins qui avait l'air pétrifié sous les trois gouttes d'eau qui tombaient… C'est toujours avec le sourire, de ma part, je m'y efforce, et chez eux parce qu'il est naturel et qu'il revient très vite quand il s'est absenté. J'aime bien ces débuts de journée. On se dit que tout le reste va être ainsi… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Chemise jaune, short ou robe marron, les petits écoliers sortent du bâtiment pour juste traverser la rue et rejoindre leur classe et les 350 enfants qui suivent leur scolarité à l'école Saint François. Un seul ne porte pas ces couleurs (en dehors des plus grands qui vont au collège de l'autre côté du village), mon copain Dinol, qui préfère s'occuper de son cochon, de ce qu'il a planté ou de son four à pain voire de m'acheter des chadecs au marché que de faire des additions. Il se retrouve en troisième année (CE2) à 13 ans certes avec 7/10 de moyenne, mais les bases ne sont toujours pas là... Flora l'a mis dans une autre école parce que surtout, dans son école on ne redouble pas trois fois et que Dinol ne travaille pas et,... Enfin, pas tout seul, parce que quelques fois, et de temps à autre, je lui fais faire des additions et le fait lire. Et puis il aime bien, mais seulement quand on est tous les deux... Dès qu'il y a quelqu'un d'autre, c'est terminé. C'est un peu comme avec les autres quand je m'occupe personnellement d'eux, mais il aime bien travailler quand on est quatre ou cinq devant ma chambre. Je crois qu'on pourrait faire des sciences politiques sur l'extrême orient qu'ils seraient tout aussi intéressés…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Bref, tout ça pour dire que Dinol part seul avec son bermuda gris et sa chemise bleu à demi sortie de la ceinture vers son école dans le haut du village. Il ne se sent pas victime de discrimination. Il a le sourire. Il s'en fiche un peu je crois… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Il est temps pour moi de prendre mon petit déjeuner&amp;nbsp;: un plat de pâte, de riz-fève,de manioc- patates douces ou une bouillie de maïs et avoine accompagnée de pain (plus rare) avec un café sucré. Ceux qui connaissent mes habitudes alimentaires savent que tout cela en est très loin. Mais ça n'a pas d'importance. Au moins, j'ai mon chadec que les mômes n'ont pas souvent (quelque fois quand Dinol tombe sur une source, il en prend beaucoup pour ses copains et copines). Les petits et les handicapés viennent de manger (là aussi je donne un coup de mains aux encadrants). Il m'arrive alors de croiser Sœur Flora déjà affairée depuis 4 heures du matin (messe comprise, c'est son chi kong à elle…). A cette heure là, elle est infirmière (sa formation d'origine) pour les enfants. Elle dirige les soins suivie de Belair et Stevenson. Je les laisse à leur belle occupation pour me rediriger - non sans avoir été attaqué gentiment par quelques petites mains s'accrochant à mes jambes ou réclamant un petit tour dans mes bras - vers le pavillon des volontaires.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Ici m'attend ma brosse à dents mais surtout les chambres 6 et 7 dans lesquelles trônent de nombreux cartons bourrés de vêtements, de jouets ou de fournitures de toutes sortes. Trois jours pour y voir clair dans le triage et commencer à reranger. C'est incroyable ce que l'on peut envoyer «&amp;nbsp;aux pauvres&amp;nbsp;» de nos beaux pays industrialisés. Bel exemple, encore une fois de l'abondance irréfléchie dans laquelle notre société vit et de la non responsabilisation de ceux qui envoient (vous croyez que ça sert des polaires et des bonnets ici&amp;nbsp;? Et je ne parle pas des jouets qui ne fonctionnent qu'à piles... alors que les poubelles sont dans la rue pratiquement…). Ça donne bonne conscience à pas cher… Aller, il y a aussi des jolies robes qui rendront Claudanise et Valentine très heureuses, des jeans qui feront rêver Raymond et Tifrance, des casquettes qui feront baver tous les garçons… Reste que devant les tas d'habits qui augmentent devant moi, je me demande comment &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;je vais pouvoir libérer tout cela d'ici la fin de la semaine pour laisser la chambre 7 à Sœur Huguette (la «&amp;nbsp;cheffe&amp;nbsp;«&amp;nbsp; de Flora arrivée lundi du Québec). J'aime aussi à cet heure ci, me plonger dans la confection de la plaquette pour l'orphelinat ou de la maquette du petit journal que Flora voudrait envoyer à tous ces gentils donateurs, au Québec, en France ou aux Etats-Unis. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Vers 10h30 (l'heure est aléatoire n'ayant pas de montre, à moins que Etienne et Ezéquel profite de la récréation pour venir me faire un petit coucou, auquel cas, je connais l'heure…), je fais ma petite pause orange avant de remonter au lieu de vie. A cette heure-ci, les soins sont terminés, les plus grands sont à l'école et les petits sont quelquefois occupés à des jeux par un encadrant (mais c'est très rare…). Le lieu est calme et c'est idéal pour faire les massages. Quelquefois Stevenson m'accompagne, quelquefois non. Quoiqu'il en soit, il s'agit d'être entièrement concentré sur ma tâche afin qu'elle soit la plus efficace possible. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Pied droit, dépliage des doigts de pieds complètement recroquevillés sur eux-mêmes, doucement et en aller et retour, la cheville raide dans sa position rentrante pour le pied. Là encore on fait bouger doucement mais en forçant un peu. Les genoux avec déploiement de la jambe quand je le peux. La jambe gauche puis le bassin où j'essaye d'écarter au plus les cuisses vers l'extérieur. Je refais les mêmes mouvements avec les membres supérieurs. Le «&amp;nbsp;massage&amp;nbsp;» se termine en tirant sur l'arrière du crâne pour libérer et activer toutes les petites glandes qu'il y a à cet endroit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Les réactions sont toujours étonnantes même si je m'y habitue. A l'étonnement et à la peur des premières séances a succédé un sourire dès que je pose la main sur le pied. Souvent, je parle pour encourager. J'essaye de suivre les réactions. De plus en plus, les corps se détendent très vite et l'on progresse dans les mouvements, en allant toujours plus loin. Quand cela force, je préviens, j'encourage, le visage se crispe un peu, se concentre sur la future douleur puis se relâche quand le mouvement est terminé. J'aimerai bien connaître leur ressenti réel. A voir les visages détendus après chaque séance, ce doit être vraiment très bon. J'avoue avoir eu un peu de mal au début mais en me rendant compte de l'effet de ces petits mouvements, mon dégoût, mes peurs de je ne sais quoi, ont disparu. Je sais que c'est du bon que je donne… Généralement, je m'occupe de cinq ou six handicapés par matin. Après m'être débarrassé de mes gants et lavé les bras, je retourne au pavillon pour souffler un peu – la chose est éprouvante…- et lire éventuellement un petit peu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je retrouve vite le lieu de vie à l'heure de la sortie de l'école. Les visages sont souriants. La matinée s'est bien passée. Certains viennent me faire une petite bise ou me présentent déjà leurs devoirs pour le lendemain pour un petit coup de mains. Etienne est un habitué de la chose. Sachant que ça n'allait pas bien du tout, je le lui ai proposé et il avait accepté. Mais, il était déjà trop tard. Flora a décidé de le faire passé dans la classe d'en dessous. Alors, on reprend les bases avec Etienne. Je reparlerai certainement plus tard de la pédagogie ici - qui n'est pas si loin de la notre, il y a quelques années. Dire qu'elle n'est pas du tout adapté à des p'tits gars, qui aiment regarder les feuilles des cocotiers par la fenêtre, comme Etienne, Ezéquel ou Dinol, est un euphémisme. Pour peu qu'elle le soit pour les autres enfants… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le repas est servi mais pas à ceux qui étaient à l'école qui ont eu de quoi se sustenter à la récréation pendant laquelle est servi une grosse assiette de riz-fève à tous les élèves. Ce repas représente souvent le seul vraiment consistant de la journée pour nombre d'élèves.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après avoir fait manger les handicapés, nous allons nous-même manger, Belair, Stevenson et moi. Michel s'est absenté pour aller à Port au Prince et Flora jeune le midi pendant le carême. Sans être vraiment convivial, ce moment permet de rigoler pas mal et de faire mieux connaissance avec les deux infirmiers. Le second vient de Port au Prince et s'est engagé volontairement auprès de Flora. Après le repas, toujours composé de féculents et d'un peu de crudité voire de poisson pour moi, mais que je partage, je fais une sieste rapide mais indispensable. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La semaine dernière, les après midi étaient partagées entre la distribution de nouveaux habits pour les enfants de l'orphelinat, les devoirs et quelques jeux. Avec eux, c'était amusant. Je jouais au marchand et ils jouaient aux clients comme dans un vrai magasin. A la fin, ils me regardaient bizarrement, ne sachant s'il fallait me croire, quand je leur disais combien il fallait payer… Et ça se terminait dans un grand éclat de rire. Mais ils étaient tous très fier de repartir avec leur petit sac en plastique plein de vêtements neufs. Ça n'arrive pas tous les jours… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En même temps que tout ça, j'essaye de trouver des activités à peu près intelligentes pour les cinq ados. Ensemble, je leur ai fait décidé de nettoyer le terrain de toutes ses immondices en mettant en place des poubelles. Les cinq garçons seront responsable de la propreté du terrain et devront demander aux petits et aux adultes de jeter leurs déchets dans les poubelles. Ça nous parait simple et évident mais Michel avait essayé il y a quelques années de manière un peu différente et l'expérience avait échoué. Ce n'est pas encore bien engagé. On verra bien. Si je n'essaye pas… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quand le soleil baisse en fin d'après midi, j'essaye de monter à la citadelle, le sommet du morne derrière l'orphelinat, soit seul pour méditer, soit avec des enfants pour regarder comment leur île est belle. Je reviens souvent regonfler de là-haut. La mer au loin, le grand air, le marigot au fond, les champs, les mangots, les autres mornes… C'est bon d'être ici. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Quand la nuit tombe, en l'absence des chants de Michel sous les étoiles, je joue avec les enfants en attendant le dîner après une bonne douche rassérénante. Dîner pour les enfants. Suivis du dîner pour nous. La cloche sonne. Les jeux s'arrêtent. C'est la prière pour les enfants quelques fois avec Flora, quelque fois sans. Ils sont tous en rond, chantent et remercient pour cette belle journée. Les discussions du dîner ne nous mène rarement après 8h30. Là j'ai plaisir à retrouver ma chambre où après mes petites ablutions, je me plonge dans un livre puis rapidement dans les bras de Morphée, heureux d'être là… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un lundi…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: Vendredi midi, une petite fille de quelques mois est morte sur le chemin de l'hôpital. Sa maman l'avait laissé dans le lieu de vie quelques jours avant. Peut-être qu'en prenant conscience de cet abandon, de cette vie qui s'offrait à elle avec un manque énorme et peu de perspective réjouissante, elle a préféré aller voir ailleurs… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS 2&amp;nbsp;: Dimanche dernier, j'ai commencé à avoir quelques courbatures. C'était reparti. Le paludisme venait me rendre visite pour la troisième fois depuis un peu plus de trois mois. Trois jours cloué au lit avec les enfants qui me sollicitaient quand même. Quel bonheur quand je me suis de nouveaux senti en pleine forme vendredi matin. J'avoue que je me suis senti très privilégié mais surtout venant d'une autre planète quand j'ai présenté mon traitement à 43 euros pour trois jours à Flora qui m'a juste répondu qu'ici, elle aimerait bien traiter à la Nivaquine parce que la Chloridrine (&amp;nbsp;?) fait de moins en moins effet… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-8565327706671399563?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/cest-un-peu-tous-les-jours.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-2632366990294423000</guid><pubDate>Sat, 03 Mar 2007 00:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-03-03T01:10:45.630+01:00</atom:updated><title>Le marché des Cayes</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un mardi. Nous allions, avec Magali, aux Cayes accompagnés de Vilna alliée sûre pour acheter le ravitaillement de Taïga au bon prix sur le marché. Une heure en bâtiment pays, grande pirogue propulsée par un moteur de 15 ou 20 ch remplie de nombre de passagers, pour traversée le canal entre l'île et la grande terre. C'est un peu long surtout pour les fessiers et les articulations tant on est serré et immobilisé. Les hauteurs de la grande terre approche doucement comme les maisons de la ville. A gauche, on aperçoit le wharf qui permet aux petits cargos d'accoster avec devant le débarcadère à charbon, une des grandes productions de l'île à Vache, qui consomme sur place beaucoup trop de bois, et puis devant nous le débarcadère aux fruits. Enfin débarcadère est un bien grand mot. Le débarquement se fait en deux temps. Le bâtiment pays jette l'ancre à une vingtaine de mètres du rivage, puis une barque plus petite propulsée par une pigouille embarque les passagers jusqu'au rivage, un tas d'immondices de toutes sortes attenant à nombres de lattrines reliées directement à la mer. On prend bien soin de ne pas mettre les pieds dans l'eau, quand on peut… Tout le trafic entre les Cayes et l'île à vache se passe ici. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'ambiance n'est pas la même que sur l'île. Les rues, organisées autour de pâtés de maisons carrés comme dans nombre de «&amp;nbsp;pays jeunes&amp;nbsp;», sont le royaume des vélos, motos-taxis et voitures, souvent de gros 4X4. Le piéton n'a pas la priorité et doit s'écarter… Les trottoirs sont la plupart du temps sous des arches souvent encombrées. Pas de revêtement, de la terre avec de gros caillou. La grande place accueille le grand centre diocésain et la cathédrale rutilante qui jure au milieu des bâtiments décrépis. Après être passé à l'immigration où je fais enfin l'entrée officielle du bateau et de ses deux occupants, nous nous dirigeons vers le fond de la ville, éloigné de la mer. Un premier «&amp;nbsp;hall&amp;nbsp;» sombre où sont réunis dans un bric à brac des vendeurs de toutes sortes. Nous ne nous arrêtons pas et sortons pour rejoindre un endroit plus accueillant, tout aussi anarchique dans son organisation mais en plein air. Les nombreuses vendeuses sont différemment achalandées, de quelques tas d'oignon ou d'ail à, c'est plus rare, un choix relativement important de fruits (Chadek, papayes, petit mango) et de légumes (tomates, bananes plantains, manioc, pomme de terre, fèves, patates douces, avocats,&amp;nbsp;…). Les achats sont réalisés et nous sortons de l'endroit avec trois gros sacs de victuailles en tout genre. La petite famille de Taïga part ensuite dans les jardins de la Reine à Cuba qui sont pratiquement désert.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Magali, pour remercier Vilna de son aide précieuse, lui propose un petit cadeau à son choix. L'hésitation n'est pas longue. Un gros sac de riz de 25 kg à 12 euros fera l'affaire. Cela représente un mois de base de nourriture pour la famille. Les priorités sont claires. Quand j'emmènerai Jakson, mon marin préféré chez le dentiste, une semaine plus tard, il fera le même choix. Il m'expliquera d'ailleurs que c'est l'occasion pour lui de prendre du riz pays (qui pousse en Haïti) bien meilleur et plus nourrissant que le riz voire la brisure de riz importé depuis les Etats-Unis, beaucoup moins cher mais sans aucune valeur nutritive… Ce sont les Etasuniens qui ont introduit le riz en Haïti comme ayant de grande qualité nutritive peut être pour mieux exporter le leur de second voire troisième choix qu'il n'arrive pas à écouler ailleurs… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Sœur Flora m'expliquera la même chose en ce qui concerne la nourriture gratuite qu'elle touche pour l'orphelinat et l'école d'une ONG américaine. Elle est composée de brisure de riz, de farine de paille de blé, produit avec une débâcle d'insecticides de toutes sortes, et d'huile des surproductions OGM. Aucune valeur nutritive, peut-être même des effets néfaste, dans tout cela, juste la qualité de remplir des estomacs… Après on s'étonne de la malnutrition dans le pays… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Autre défaut des importations de cette sorte&amp;nbsp;: leur volume est tellement important qu'il casse totalement les prix du marché, ne laissant que peu de place aux productions locales qui du fait d'un marché forcément moindre augmente de prix et devient encore moins accessible à la majorité, à qui l'on donne encore plus entraînant de ce fait un engrenage dans l'inflation des produits frais et vivriers et vers une dépendance encore plus grande du pays. Mais ces mécanismes sont bien connus des pays qui ont les Etats-Unis, ou l'Europe à moindre échelle, comme partenaires pour parait-il sortir de la misère. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;De plus, cette aide, parait-il salutaire et qui nous donne bonne conscience, a un défaut secondaire, qui me parait primordial, celui de la dépendance et de l'assistanat. Quand on vous donne les choses gratuitement, pourquoi s'embêter et suer sous le soleil pour produire sa pitance&amp;nbsp;? C'est une réaction bien humaine et le drame de ce pays. Mais ceci est une autre histoire beaucoup plus compliqué, n'est-ce pas&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-2632366990294423000?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/03/le-march-des-cayes.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1534259669319258865</guid><pubDate>Sat, 24 Feb 2007 14:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-25T20:33:50.307+01:00</atom:updated><title>Merci anpil</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;C'était un vendredi. Celui des cendres exactement. Un détail qui a son importance. L'orphelinat est une institution catholique… La veille avait été un peu arrosée sur GCV. Des amis Hollandais et des nouveaux arrivants français, Morgane et Greg, sont venus boire un petit coup à bord avec leurs bouteilles, la cave de GCV étant vide. Morgane et Greg apportaient des colis pour l'orphelinat depuis la Martinique. Ils ont été chargés presqu'avant les présentations à bord. Le lendemain, je prenais &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;  &lt;/span&gt;la route maritime vers Madame Bernard… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;C'était donc un vendredi. La journée a commencé nuageuse mais avec un joli lever de soleil à l'est annonciateur d'un bel après-midi. Morgane et Greg ont décidé d'être du voyage. Pas pour visiter l'orphelinat mais pour partager une journée avec nous sur le bateau. Nous ? Une partie des enfants de l'orphelinat (ceux entre 7 et 15 ans), Michel, Stevenson, un des infirmiers qui apprend les massages que je fais aux handicapés, Lifen, mon marin préféré, et ma pomme. GCV était mouillé devant le petit quai de Madame Bernard. La chaloupe de l'orphelinat était prête. Captain Jean la bichonne. Une vingtaine de personnes attendaient d'embarquer dans la navette pour Les Cayes. Le village commençait calmement une nouvelle journée. De loin, on voyait la chaloupe s'emplir peu à peu des enfants. La silhouette inoubliable de Michel fit son apparition près de la plage d'embarquement. On allait recevoir nos passagers d'une journée. Je vous rassure, ils ne payaient pas le prix pratiqué à l'hôtel Port Morgan. La journée allaient coûter seulement des grands sourires pour toutes la journée. Ce n'est pas quantifiable en monnaie, mais c'est certainement plus cher qu'une sortie en day charter. En tous cas pour moi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Et le sourire, ils l'eurent dès que les vingt enfants ont embarqué à bord. Un sourire franc. Un sourire qui venait du fond de leur être. Un sourire grand comme ça. Ils se sont tous réunis gentiment autour du trampoline, regardant l'horizon avec envie. Mais où allions-nous ? Je ne le savais pas. Je leur ai demandé. « l'îlet aux amoureux ! » ont-ils répondu en cœur comme d'un commun accord. Une journée sous le signe de l'amour donc. L'amour d'un petit blanc pour des mômes très attachants. L'amour d'enfant pour tout ce qui peut les faire sortir de leur quotidien, de ce qui leur manque depuis qu'ils sont tout petit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Je craignais un peu leur peur de l'élément, de la navigation bien que ce ne devait être que quelques milles abrités par la grande barrière de corail plus à l'est. J'ai vite été rassuré. Ils ont adopté le bateau comme celui-ci les a adopté. Le cockpit, le rouf, le trampoline, tout a été vite apprivoisé, chacun trouvant la place qui lui convenait au mieux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Une petite heure au moteur, occupé à visiter l'intérieur du bateau sous le guidage de Michel, et le petit banc de sable découvrant est apparu devant nous. Lifen me conseillait sur la meilleure route à prendre pour atteindre en toute sécurité notre but. On fit une approche douce, tranquille pour mieux appréhender l'endroit que je découvrais. Le banc de sable ne s'étendait pas trop alentour. Nous allions pouvoir jeter l'ancre vraiment très près. Les plus grands auront pieds. Les plus petits rejoindront l'îlot en annexe. Tout notre équipage débarque en quelques minutes tel un ras de marée pour submerger la surface lisse de l'îlot qui va vite se transformer en un champ labouré… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Nous nous mettons à l'eau à notre tour pour jouer au ballon, au freesby, accompagné celles et ceux qui hésitent encore à se lancer pour nager, faire des châteaux ou des bonhommes de sable. Ça rigole dans tous les sens. Ça s'arrose. Ça plonge. Ça fait attention aux plus petits. Ça pleure un petit peu quelque fois à cause d'une petite peur vite disparue. Même Lifen, d'habitude réservé et attentionné par le bateau, se prend au jeu en rigolant avec certains enfants. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Au bout d'une grosse heure et demi de jeux en tout genre, la faim rassemble dans un seul mouvement le bel équipage autour du cockpit. Distribution des assiettes de riz et de fève dans le calme, la rigolade avec les blagues de Michel et un minimum d'ordre. Les grands sont tout étonnés de ne pas être servis en premier. Ils ont du mal à comprendre que l'on commence par les petites filles pour finir par eux. Par des blagues, ils essayent de perturber la distribution dans leur intérêt mais sans résultat. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;La digestion et le repos du corps après le repas est courte pour eux. Le banc de sable se fait de nouveau envahir dans un grand éclat de rire. Les petites préfèrent une petite sieste tendre près de Morgane, Michel ou moi. Contrairement à mon habitude, j'ai un œil vigilant sur l'horloge du bord. Nous sommes vendredi des Cendres et mon équipage ne peut rater, ni arriver en retard à la messe que le Père Esnaud donnera à 16h. Sœur Flora a été très claire et ferme là-dessus. Il y a des choses qui sont intangibles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Rappel général. Rassemblement rapide et sans problème. Il y a bien quelques propositions pour aller ailleurs, à la Cayes à l'Eau, à la Baie des Flamands… ç'eut été avec plaisirs. Mais, il nous faut rentrer aux risques d'essuyer les foudres de Flora. Je vous aurai bien emmené au bout du monde les mômes, avec un grand plaisir. Et puis, il y aura d'autres fois, c'est promis. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;Les ancres sont levées. On met le cap symboliquement vers l'église blanche et verte du Père Esnaud sous génois seul, tranquillement. Chacun prend la barre du bateau qui fait de grand zig zag. C'est plus rigolo de tourner la roue dans tous les sens que d'aller droit. Arrivé à la côte, Captain Jean n'est pas encore rentré de Canobert avec vos copains. On change de cap pour aller à leur rencontre. « Bonjou', bonjou', Comment ça va ? » La chaloupe et le catamaran font route parallèle pendant quelques minutes. Khadja Nin chante « i'm sailing » de Rod Stewart. Le soleil nous offre de jolis rayons dorés. La petite Agathe a besoin d'un gros câlin. Elle m'accompagne à la barre, agrippée à mon cou. Le petit quai de Madame Bernard est juste là. L'ancre s'accroche au fond herbeux et sablonneux. La chaloupe arrive. Mes jeunes passagers embarquent un peu précipitamment. De grands saluts avec des grands sourires s'agitent sur le long bateau. Merci les enfants. C'était une très belle journée. On recommencera. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;La chaloupe revient. On charge les cartons dedans pour les entreposer dans le petit hangar près du quai. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;On lève l'ancre. Tout est calme. Génois déroulé, GCV fait route tranquillement le long de la côte. Seule la voix langoureuse qui émane du CD que j'aime tant accompagne le silence que l'on apprécie. Oui, c'est encore une très bonne journée. Merci. Merci anpil de m'avoir permis de la vivre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1534259669319258865?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/merci-anpil.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-1779031645053953303</guid><pubDate>Tue, 20 Feb 2007 16:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-20T17:33:09.977+01:00</atom:updated><title>Canobert</title><description>&lt;span style="FONT-SIZE: 12pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C&amp;#39;était un mardi. J&amp;#39;avais beaucoup dormi et me levait après le soleil. La journée de lundi s&amp;#39;était bien achevé par un beau coucher de soleil apprécié avec quelques enfants depuis la «&amp;nbsp;citadelle&amp;nbsp;», un morne sans aucune construction mais point culminant de l&amp;#39;île. Les cocotiers, les grands manguiers, les marias avec de très beaux oiseaux blanc, la grande plage de la Hatte, le Cap Diamant, le morne protégeant Cacoq, la grande mangrove au nord est de l&amp;#39;île. Et puis, le soleil radieux qui dépliait ses grands bras lumineux entre les nuages d&amp;#39;alizés. Une grande respiration avant de retrouver l&amp;#39;univers un peu cloîtré de l&amp;#39;orphelinat.  &lt;/font&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Je me levais donc avec le sourire, comme souvent, à l&amp;#39;intérieur comme à l&amp;#39;extérieur. J&amp;#39;ai décidé d&amp;#39;accompagner Michel aux bains des enfants handicapés à Canobert, histoire de vivre de l&amp;#39;intérieur ce programme dont mon barbu préféré me parle avec passion depuis plus d&amp;#39;un mois.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Départ vers neuf heures de l&amp;#39;orphelinat. Les enfants qui ne marchent pas sont descendus au canot en brancard, deux par brancard, trois allers, six enfants. Avec Michel, Francienne et Josette, on accompagne à pieds, Sébastien, autiste et épileptique dont j&amp;#39;ai déjà parlé, Roseline, qui présente quelques retards psychologique et de petits handicap physique mais une grande joie de vivre, Rosemonde, plus calme et un peu moins souriante, plus soucieuse dirait-on, et Ti Jacques, autistes aussi – il peut se refermer très profondément ou venir jouer avec les autres enfants avec plein de joie et d&amp;#39;entrain.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L&amp;#39;alizé est plutôt fort ce matin. Le long canot étroit surfe quelques peu sur le clapot. Captain Jean à la barre maîtrise… Le temps d&amp;#39;admirer la côte et le chemine que j&amp;#39;empreinte à présent deux fois par semaine et nous arrivons à l&amp;#39;ajoupa, l&amp;#39;abri sans mur en bord de plage. Pour beaucoup, l&amp;#39;endroit semblerait paradisiaque, comme pour Fat puis Jean-Pierre, deux québécois qui se sont installé ici il y a respectivement 25 et 13 ans. Mais, comme Myriam qui a quitté le lieu cette année après avoir tenté d&amp;#39;ouvrir une école, type Steiner, un atelier de couture communautaire et autres, ils sont un peu désabusés de la situation ici, de l&amp;#39;engrenage d&amp;#39;assistanat pratiquement sans issu dans lequel est plongé l&amp;#39;île et certainement le pays. Dans toutes les discussions, même les plus enthousiaste sur des projets, arrivent le moment où se pose la question des hommes et de leur véritable motivation. Mais j&amp;#39;y reviendrai plus tard certainement. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Qu&amp;#39;importe, pour le moment, aujourd&amp;#39;hui, je veux me rendre compte, découvrir le bien fondé - dont je ne doute pas au fond de moi - de la démarche de Michel. Les enfants sont allongés ou assis sur des tapis de mousse sur le sol de l&amp;#39;ajoupa, d&amp;#39;autres sont dans des hamacs en tissus, tous à l&amp;#39;abri du vent grâce à une grande bâche tendue. Sébastien, Roseline et Ti Jacques jouent en dehors, dans le sable, chacun de son côté. Le temps de chercher tout le matériel, de s&amp;#39;installer et de se rendre compte que le déjeuner ne sera que du riz et des haricots, sans sauce, ni poisson, faute de budget suffisant (les prix ont étonnement augmenté ces dernières années) pour Brédinor, le voisin qui sert de «&amp;nbsp;plate forme technique&amp;nbsp;» au programme, nous commençons à emmener les enfants sur la plage, pieds dans l&amp;#39;eau, le corps calé dans des fauteuils château de sable. Chez certain, on sent un petit stress qui disparaît vite mais la plupart ont le sourire depuis l&amp;#39;embarquement dans le canot. Ils respirent un air beaucoup plus pur. Ils sentent sur leur peau les grains de sable, le frais et la douceur de la mer, les herbes qui chatouillent. Ils retrouvent un milieu qu&amp;#39;ils n&amp;#39;auraient jamais voulu quitter dans le ventre de leur mère…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On laisse chacun s&amp;#39;habituer, apprécier et on les prend chacun pour les emmener «&amp;nbsp;nager&amp;nbsp;». Allongé dans des flotteurs en demi cercle en mousse et filet, pour les plus grands, dans les bras des accompagnateurs pour les plus petits, chacun profite allègrement. Les corps se détendent. Les sourires sont sur les visages. Quelques fois un fou rire quand une vague arrose par surprise un visage. Les peaux sont nettoyées. Les sinus se débouchent.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Sébastien est plus qu&amp;#39;à son aise. Allongé dans sa bouée, il se laisse dériver au fil de l&amp;#39;eau, le visage détendu, en pleine méditation. C&amp;#39;est préférable aux crises qu&amp;#39;il passe à se taper la tête sur ses genoux voire sur les murs… Le bain dure une demi heure, parfois plus lorsque le temps est plus clément. Les enfants sont sortis de l&amp;#39;eau, séchés dans de grands peignoirs. Allongés sur leur matelas, assis sur le sable ou bercé dans les hamacs, ils disfrutent de ces instant qui doivent être proche de leur bonheur, en tout cas, ils sont loin du tohu bohut normal de l&amp;#39;orphelinat. Le repas arrive. Chacun se fait nourrir à la cuillère puis tombe dans un état de léthargie digestive. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous en profitons avec Michel pour nous échapper chez jean Pierre puis chez Fat avec qui nous échangeons de l&amp;#39;orphelinat, de la situation de l&amp;#39;île et du programme de jardin communautaire de Fat qui s&amp;#39;acharne encore malgré de multiples échecs venus à chaque fois lors de ces retours à Montréal. Tout cela avec le sourire évidemment. Comme dit Michel, ici,il faut avoir beaucoup d&amp;#39;humour. Il m&amp;#39;avait tellement parlé de ces personnages hauts en couleur que j&amp;#39;ai l&amp;#39;impression d&amp;#39;être avec de vieilles connaissances…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nos retrouvons nos protégés sous l&amp;#39;ajoupa pour le deuxième bain de la journée. L&amp;#39;entrain des accompagnateurs est un peu amoindris mais ils ne faillissent pas dans leur mission. Est-ce la présence de celui qui a lancé et qui finance l&amp;#39;opération&amp;nbsp;? ou bien est-ce le bruit de plus en plus fort que Flora veut mettre un terme à ces expéditions quadrihebdomadaires&amp;nbsp;donc la fin de leur contrat avec l&amp;#39;orphelinat&amp;nbsp;? Un peu de tout ça…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;La fin du deuxième bain&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;montre une détente encore plus profonde, peut-être pour mettre à profit encore plus cette journée et se l&amp;#39;accaparer plus encore. Je perturbe un peu leur cocon par quelques massages d&amp;#39;ouverture. Les membres sont moins raides. Les réactions moins craintives d&amp;#39;une quelconque douleur. Séchage, rangement, embarquement, route contre le vent et les embruns, débarquement, remonter à l&amp;#39;orphelinat alors que le soleil est encore haut.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Alors que Flora est en plein rangement, je profite d&amp;#39;une petite pause où elle m&amp;#39;adresse la parole pour partager mon enthousiasme pour les bains &lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;à Canobert et leurs bienfaits évident. Elle écoute mais me reparle de sa piscine avec une idée plus précise. J&amp;#39;insiste encore sur les problèmes sanitaires et techniques d&amp;#39;une telle installation. Fin de discussion. On passe à autre chose. &lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L&amp;#39;installation du magnétoscope sur la télé pour que les enfants ne regardent plus ces séries télés débilisantes, puis préparation de l&amp;#39;anniversaire d&amp;#39;Etienne, 14 ans, pour qui un gros gâteau a été préparé. Après les chants sous les étoiles, la petite douche dessalante et la satisfaction devant l&amp;#39;attention des enfants devant le dessin animé loin du brouhaha habituel à cette heure là, nous nous mettons à table. Michel parle  &lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de ne réserver la descente des brancards qu&amp;#39;au personnel qu&amp;#39;il finance. Flora abonde dans son sens. Je comprends qu&amp;#39;ils se sont parlés avant sur le sujet. Ce qui bloquait de plus en plus, ne bloque plus. Les bains ne gênent plus la maîtresse des lieux puisqu&amp;#39;elle peut se séparer du personnel qui n&amp;#39;est pas motivé ou adapté à sa tache. La tension entre le deux compagnons d&amp;#39;infortune de longue date n&amp;#39;existe plus ce soir. Canobert serait-il sauvé&amp;nbsp;?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le gros gâteau arrive sur la table avec quatorze bougies dessus. Etienne est un peu ému par la présence de tous les pensionnaires de l&amp;#39;orphelinat qui chantent pour lui. Il est des journées souvent plus belles que d&amp;#39;autres…  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l&amp;#39;heure&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS : Pour ceux qui croient que je vais rentrer dans les ordres, pas de problème, ce que je pense des religions en général tient toujours aujourd&amp;#39;hui... De même que j&amp;#39;ai eu des propositions de dons divers. Pour l&amp;#39;instant, c&amp;#39;est un peu prématuré a mon sens. Mais, ne vous inquiétez pas, j&amp;#39;y penserai lorsque je verrai des ouvertures constructives pour l&amp;#39;avenir de l&amp;#39;île ou de l&amp;#39;orphelinat.  &lt;/font&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-1779031645053953303?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/canobert.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117121201920298719</guid><pubDate>Sun, 11 Feb 2007 16:40:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-11T17:40:19.273+01:00</atom:updated><title>Dans l'orphelinat...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un mercredi. Celui du «&amp;nbsp;grand saut&amp;nbsp;». Je n'allais plus faire des visites de quelques heures mais m'installer à l'orphelinat, prendre possession de la chambre qui m'était attribué, commencer des travaux que je ne connaissais pas. J'eu quelque mal à me mettre en route trouvant toujours quelque chose à faire avant de me mettre sur le chemin. Après un bon repas et une courte mais efficace sieste, sac sur le dos, je me mettais en route. Le chemin, je le connaissais&amp;nbsp;: Trou Milieu et ses mornes, Soulette et ses grands «&amp;nbsp;bâtiments pays&amp;nbsp;», Canobert et son atmosphère tout' douce, Grands Sables et ses habitants souriants et enfin Madame Bernard, lieu du marché du lundi et du jeudi et fief des congrégations catholiques ainsi que de l'orphelinat Saint François.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;En marchant, je croise de nombreuses personnes, habitantes ou passante. «&amp;nbsp;Bonjou', comen ça va&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;papimal, i vou&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;papimal, ad pitar&amp;nbsp;». Le chemin me paraît plus court que la première fois. L'habitude certainement. J'arrive enfin à l'orphelinat en sueur évidemment. Je vais voir Michel tout de suite. Il m'accueille chaleureusement, m'ouvre ma chambre, m'explique moult petits détails puis me laisse m'installer. La chambre fait un peu moins de 10 m2. Les mûrs, peints en blanc, sont un peu décrépis. Le plafond commence à montrer des points de faiblesse,. Le sol est en béton lissé. En plus de la porte, deux ouvertures avec des volets pivotants permettent &lt;span style="mso-spacerun: yes"&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de profiter un petit peu de la lumière du jour. Un lit simple et un bureau aménage le lieu. Un coup de balais, je secoue le matelas, installe le drap, la moustiquaire que me prête Michel et un fil de fer qui me servira à étendre mes affaires.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Michel me propose de faire le grand tour de l'orphelinat. A mon passage précédent, je n'avais pas tout vu particulièrement dans le fond du terrain après le manguier. D'abord des latrines condamnées car pleines mais qui servent toujours? A côté, des douches et la machine à laver que Michel à fait venir, un ancien pédalo auxquels les pédaliers ont été connectés avec un gros tambour. Le pavillon qui était l'antenne de l'ONG Terre des Hommes sert aujourd'hui un peu pour tout. Le fond du terrain en pente qui va être cultivé. Aux extrémités hautes et basses les grands murs, du fait d'un défaut de conception, ont cédé lors du dernier cyclone, laissant deux ouvertures béantes pour accéder à l'orphelinat et ses trésors. Les habitants du village viennent puiser de l'eau au puits déjà à peine suffisant à l'orphelinat. De nombreux matériels divers disparaissent aussi régulièrement. S?ur Flora n'a pas les finances pour réparer?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Plus haut et en revenant vers le bâtiment principal, un atelier d'ébénisterie tenu par des anciens pensionnaires de l'orphelinat. Sur le terrain, des cochons paissent tranquillement mais laissent aussi leurs déjections à l'air libre. Les enfants se promènent en toute liberté par ici? Nous retournons vers l'entrée pour découvrir l'atelier de couture en face de la pharmacie et du laboratoire et un espèce de foyer où logent des adultes, anciens pensionnaires de l'orphelinat ou autres. S?ur Flora accueille facilement? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le soleil s'apprête à se coucher. C'est l'heure de la douche. Michel, ingénieux, a remplacé le classique seau par un réservoir avec une vanne qui permet de se doucher avec les deux mains libres et de consommer un peu moins d'eau. On va voir les enfants qui mangent. Je salue S?ur Flora qui me souhaite la bienvenue puis Michel emmène quatre handicapés chanter sous la voûte étoilée. Je le suis avec quelques petits qui chantent avec bonheur. Les autres enfants sont devant la télé à regarder une série quelconque et sans grand intérêt. On passe au repas. Je demande à quoi je pourrais être utile pendant mon séjour. Rien de bien précis pour l'instant si ce n'est la bibliothèque à ranger et une petite plaquette de présentation de l'orphelinat et une carte pour remercier les généreux donateurs. Je masserai aussi les handicapés ainsi que les plus jeunes pensionnaires.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Sébastien, un autiste qui se tape la tête quand il est en crise, s'énerve. Michel le prend pour l'emmener dehors sous les étoiles et essayer de le calmer. Il m'appelle à la rescousse pour l'aider. Je ne sais quoi faire sinon une manipulation de réflexologie sur les pieds. Rapidement, sous notre effet complémentaire, le grand enfant se calme et sourit calmement. La cloche sonne, les enfants vont se coucher. La petite Evelyne, qui m'a adopté dès mon deuxième passage, pleure dans un coin. Je la prend dans mes bras et vais la mener calmement jusqu'à son lit. Il est 8h30. Nous regagnons nos pénates avec Michel. Petite discussion devant les cocotiers. Michel me parle du projet de Soeur Flora de mettre fin à son programme de bain pour les handicapés qu'il a mis en place il y a huit ans à cause du coût trop important mobilisant du personnel et parce que des canadiens lui ont proposé une piscine qu'elle installerait dans l'orphelinat. Il est dépité. J'essaye tant bien que mal de le rassurer et de bien s'occuper de ce programme tant qu'il existe encore. Nous nous souhaitons la bonne nuit. Avant de m'endormir, je prends conscience de l'ampleur des problèmes de l'orphelinat. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Réveil à 6h30. Chi Kong. Puis je rejoins Michel qui est déjà aux petits soins avec ses protégés à qui il donne un jus de fruit. Les enfants scolarisés prennent leur petit déjeuner en uniforme. Les plus petits attendent. Nous aussi. Au menu, une bouillie de céréale avec du pain. Du café pour les adultes? Le régime, quelque soit le repas, est composé de féculent cuit (Manioc, Riz, patates douces ou pomme de terre. Pas ou peu de légumes crus. Rarement des fruits. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après le petit déjeuner, je m'attelle à ma mission&amp;nbsp;: tri et nouveau rangement des livres avec une nouvelle étagère. A l'ancien classement, se sont rajoutés de nombreux tas très divers. Je classe, je range, je tri. Il y a presque de tout mais principalement des livres d'école, de médecine, religieux ou pour enfants. Le bas de la grande étagère est habité par quelques araignées et blattes. Je fais quelques pauses en parlant avec le comptable qui travaille sur le bureau attenant. Je vois l'heure du repas arrivé avec bonheur. Michel est partie aux Cayes pour diverses affaires et je mange seul avec S?ur Flora que je questionne sur la situation en Haïti qui s'avère de moins en moins brillante. Mais j'y reviendrai plus tard. Petite sieste indispensable et je retrouve mes livres qui auront trouvé tous une place en fin d'après-midi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Après ma douche, je rejoins les enfants avec qui je joue un peu, que j'aide à rédiger des lettres à leur parrain ou marraine. Nous dînons avec S?ur Flora qui m'entretien de son projet de piscine, de son personnel immobilisé. Je lui parle des problèmes sanitaires que pourrait poser une piscine dans ce lieu mais qu'il pourrait y avoir aussi quelques intérêts. Nous changeons de sujet pour passer à l'orphelinat, aux difficultés financières et d'infrastructure. Je retourne dans ma chambre pour passer une bonne nuit avec un peu de lecture avant. Je suis épuisé et les yeux ne tardent pas à se fermer. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le lendemain, je range une chambre du pavillon des volontaires pour accueillir l'assistant du médecin qui vient de s'installer dans le dispensaire de Madame Bernard. C'est le seul médecin de l'île qui l'attend depuis de nombreuses années. Je refais un passage dans la bibliothèque pour quelques menues finitions et je passe aux massages des handicapés. Ganté de caoutchouc, je déplie doucement les petits membres recroquevillés pour les ouvrir et faire circuler ce qui est bloqué depuis des années. La plupart des handicapés de l'orphelinat sont porteurs de déficiences physiques sévères accompagnées la plupart du temps de déficiences sensorielles et intellectuelles. Ces massages, que Jean-Luc m'a appris s'ils sont souvent douloureux à l'instant les mettent dans un état de bien-être ensuite qu'il est bon de regarder. Les visages sont sereins, les mains un peu plus ouvertes, les yeux apaisés. Ce n'est pas forcément facile comme intervention, principalement dans la tête, mais quand on voit le résultat, on sait qu'il faut continuer. Je continuerai donc pendant toute la durée de mon séjour ici. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;J'ai terminé ma matinée en aidant à ranger la pharmacie parce qu'un contrôleur des services de santé venait faire une visite. Les cartons venu de France ou du Canada s'amoncelait dans le local. Il était temps de faire quelque chose. Je pense qu'une nouvelle étagère viendra compléter les rangements sous peu? Un travail en plus. Je crois que les occupations de toutes sortes ne vont pas manquer. Ça tombe bien, ça manque de cinéma ici? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: La Taïga Family est partie ce matin vers les Jardins de la Reine, un collier d'îles au sud de Cuba. J'avoue que j'aurai levé l'ancre pour faire route avec eux. Mais il y a quelque chose au fond de moi qui me dit de rester ici. Je ne sais pas si j'y suis utile mais je crois que je n'y suis pas inutile. On va se revoir bientôt. Des relations comme ça, des liens comme ça, on ne peut pas les couper. A tout à l'heure Gaïa, Tahis, Magali et Jean-Luc. Profitez bien de votre voyage qui ressemble à celui que je souhaiterais faire un jour. Merci pour tout ce que vous m'avez apporté. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117121201920298719?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/dans-lorphelinat.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117087022801052051</guid><pubDate>Wed, 07 Feb 2007 17:43:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-07T19:20:42.583+01:00</atom:updated><title>L'orphelinat</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'orphelinat&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'était un mercredi. Nous allions à Madame Bernard à la fois pour mener le matériel que nous apportions avec Michel, pour que Jean-Luc aille voir le juge pour l'histoire du puits et pour chercher la pompe qui a servi ce même puits. Si je n'étais pas du voyage chez le juge, qui ne me concernait finalement que peu, je fus de celui de l'orphelinat où je dois passer tout de même la majorité de mon temps. L'endroit se situe à quelques 300 mètres de l'embarcadère sur les hauteurs. Sac à dos plein, cartons dans les mains, nous traversons d'abord une zone qui doit être marécageuse pendant la saison des pluies, un joli nid à moustiques. Puis on a attaqué la « rue ». Enfin la rue, un chemin cahoteux où l'eau doit raviner au moindre grain... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;L'Ecole des Frères de Montfort à gauche, quelques maisons à droite, et puis le « domaine » de S?ur Flora : l'école sur la gauche, l'orphelinat Saint François à droite. Un portail entouré d'un mur de deux mètres, une première cour avec le lieu de consultation, la pharmacie et le laboratoire sur la gauche. Un autre mur mais sans porte celui-là, à gauche le lieu de vie des enfants avec dans le prolongement, une nouvelle bâtisse dont la construction est arrêtée faute de moyens, à droite les communs avec la cuisine et une petite maison qui abrite le générateur. On s'engage entre les deux pour aller vers le pavillon des volontaires, vide actuellement, à quelques mètres dans le bas du terrain. Près de celui-ci, non loin du puits et du grand manguier, un feu avec des femmes autour qui prépare le repas de midi. L'accès est fermé par une grille et abrite aussi l'atelier, royaume de Michel. C'est aussi là qu'il dort avec sa moustiquaire parce que l'endroit est bien aéré. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On dépose le matériel. On découvre. Du monde partout. Un terrain terreux et rocailleux peu entretenu et sale de sacs plastique. Michel, qui reprend une nouvel vigueur ? l'endroit lui est familier depuis treize ans ?, nous fait visiter les lieux et nous fait rentrer dans le sein des seins : le lieu de vie. Un escalier et une rampe d'accès pour les chaises roulantes, un petit porche, un patio abrité par un toit en tôle ondulée et entouré des chambres d'enfants, des sanitaires, d'une deuxième cuisine, de la chambre de S?ur Flora et du bureau bibliothèque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Au milieu des tables et des chaises pour enfants Dans un coin, deux grands matelas bleu de gymnastique sur lesquels repose des polyhandicapés, petits corps maigres et recroquevillés sur eux-mêmes. A côté, des chaises roulantes avec assis dedans d'autres enfants un peu plus valides. Et puis, autour, égaillés dans le patio à jouer, assis à ne rien faire, peut-être à rêver ou à dormir à même le sol, des enfants de deux à cinq ans. D'autres, plus grands, passent et repassent. Les quelques personnes encadrantes, dont deux infirmiers, oeuvrent tranquillement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je m'attendais, grâce aux descriptions de Michel, à un spectacle dur. Il n'atteint pas le dixième de la réalité. Il n'y a pas de mots, je crois, pour définir ce je voie, ce qui se passe en moi. Comment cela peut exister ? Ça existe, tout simplement? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Michel nous présente, nous explique calmement, nous raconte chacun des enfants handicapés, sa raison d'être ici. J'avoue que je n'ai qu'une envie : sortir de ce lieu. Il va pourtant bien falloir s'habituer. J'ai décidé de lui donner de mon temps et de mon énergie. Mais, plus tard. Encore une fois, il faut digérer. Je retrouve « la rue » avec soulagement, l'intérieur complètement renversé, noué. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'était un lundi, quelques jours plus tard. Magali et Jean-Luc, kiné et ostéopathe, doivent faire des interventions sur les enfants et me montrer quelques manipulations pour les apaiser, les détendre. Une heure et demi de marche depuis Cacoq. On rencontre sur la route Julien, jeune Français en voyage en Haïti avec son Leica autour du cou. Il a déjà pris des photos à la Cité Soleil, le grand bidonville de Port au Prince, véritable poudrière de révolte contre la pauvreté où les forces de l'ONU, appelée « forces d'occupation » par une partie de la population, essayent de faire régner l'ordre. Il s'est ensuite déplacé vers le sud-ouest du pays jusqu'à l'île à Vache. Il est arrivé à Soulette la veille où le puits a été vidé. Je lui propose de venir faire des photos à l'orphelinat puis à Canober pour le bain bihebdomadaire des polyhandicapés. Il nous raconte sa découverte du pays. On partage le voyage en bateau qu'il se verrait bien entreprendre un jour. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C'est jour de marché à Madame Bernard. Presque toute l'île est ici pour acheter quelques légumes et fruits, de l'épicerie, du pain, du riz?. Enfin ce que l'on peut avec les quelques Gourdes (la monnaie haïtienne) que l'on a en poche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;S?ur Flora est revenu de son séjour à Port au Prince et aux Cayes pour des histoires d'élections (elles ont eu lieu il y a deux mois et demi et les résultats n'ont toujours pas été promulgués?) notamment. Elle accepte le témoignage argentique de Julien. Je lui parle d'une éventuelle et possible exposition à organiser plus tard en France et pourquoi pas au Québec, sa terre natale. On retrouve Michel qui joue à l'assistante sociale dans sa chambre bureau. Il n'arrête pas mais à l'air heureux derrière sa barbe. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On va voir les enfants. Le choc est évidemment moins fort. On finit par s'habituer à tout finalement, même au pire. Jean-Luc, qui n'avait pas fait parti du premier voyage, est effaré par les conditions de vie et d'hygiène, par l'état des polyhandicapés. On se sent plus admis. On donne ce que l'on peut. On sourit. On joue avec quelques enfants. Je suis adopté par trois petits, une petite fille, Evelyne, qui prendra son compte d'affection au moins pour la journée, accrochée à mon cou, me serrant très fort et me faisant câlin sur câlin, et deux petits gars qui, voyant que la place est prise dans mes bras, s'accroche à mon bermuda. Mon grand chapeau de paille les amuse. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Distribution de fruits écrasés pour les enfants handicapés donnés par tous sauf moi, mains et jambes prises par mes trois agréables petites sangsues. Il y a des sourires, des rires, des disputes pour en avoir plus. On descend ensuite ces enfants sous le manguier pour casser la monotonie de leur cadre. On se rend compte que l'état sanitaire des enfants est affolant. Jean-Luc me montre quelques manipulations pour « ouvrir » leur renfermement. On voit sur les visages de l'apaisement, un peu de souffrance aussi, les membres n'ont plus l'habitude? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Repas des petits que l'on va chercher un peu partout dans le terrain. Puis, nous mangeons dans le réfectoire avec s?ur Flora. Elle nous raconte l'orphelinat, le pays, les élections, la corruption partout. Calmement, sans jugement de rien. Haïti est le pays le plus corrompu au monde. Les trafics de Cocaïne venant de Colombie remplit les poches des officiels jusqu'au plus haut placé. Le pays est aux abois car sans plus aucun espoir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les enfants revenus de l'école en face font leur leçon dans le patio. Les plus petits sont à la sieste. Les handicapés profitent sous le manguier. Ils vont bientôt rentrer pour les soins. Certains enfants jouent avec Gaïa. Je me suis habitué au lieu et à ses pensionnaires. Je sais que je peux y apporter un petit quelque chose. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;On reprend le chemin de Cacoq. Julien est tout retourné mais il viendra quand même à Canober le lendemain prendre les bains. Sur le retour, on a besoin de rire. On raconte n'importe quoi pour se faire du bien. Le dîner sera encore plus rigolard. On a besoin de lâcher, de dédramatiser ce que l'on a vécu, de reprendre notre vie pour mieux donner à la leur? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;A tout à l'heure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;PS : José en prison, vous y croyez vous ? ou comment faire campagne depuis sa cellule. ça va être dur pour les meetings. Je veux dire pour faire rentrer tout le monde dans la cellule...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117087022801052051?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/lorphelinat.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117061068096573681</guid><pubDate>Sun, 04 Feb 2007 17:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-04T18:38:01.053+01:00</atom:updated><title>T?en veux encore un peu ?</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un jeudi. Il faisait beau comme d'habitude ici. Nous étions invités à manger chez Vilna et Doudou. Echange de bon procédé, c'est nous (ou plutôt Magali?)qui avions préparé à manger. Des lasagnes. Des goûts nouveaux? Une petite demi-heure de marche à pieds entre les mornes et nous arrivons devant la petite maison (3 pièces pour un couple et trois grands enfants qui dorment dans le même lit) entouré d'un grand terrain où poussent bananiers, manguiers, cocotiers, ?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Accueil souriant. Embrassades. Les chaises sont sorties pour nous sur le petit perron abrité. Les enfants du coin arrivent pour pouvoir jouer avec Tahis et Gaïa. On discute. Je donne le linge du bateau à laver. Je remontre à Jean Wiltord, le frère de Vilna, comment se servir de son nouvel appareil photo qu'il a trouvé je ne sais où. En échange, je lui demande de collecter toutes les piles usagées qui traînent dans le village et chez les voisins. On boit. On parle. On rigole. Ça change de l'ambiance du puits. On est bien chez vous? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Arrive l'heure de manger. Magali sort le grand plat. Vilna commence à nous servir. On leur dit «&amp;nbsp;vous d'abord&amp;nbsp;». Elle sert ses enfants, Doudou, son frère, sa mère, deux voisins qui sont là, et puis les enfants des voisins. Chacun se délecte. Chacun dévore. Devant le spectacle, on décide chacun de notre côté de ne pas manger. «&amp;nbsp;C'est bon, allez-y, manger. Nous on a des réserves?&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le spectacle, s'il s'agit vraiment d'un spectacle ? peut-être celui de leur vie que l'on croise, finalement ?, est vraiment saisissant. Ce n'est pas de l'appétit, c'est de la faim. La vraie, celle qui vient du tréfonds des tripes. Celle qui dit que l'on manque de tout. Celle qui dit que l'on nous a oublié. Mon petit creux passe facilement. On peut bien jeûner un petit peu. Dans le plat, il ne reste plus rien. Doudou et sa fille aînée ont tout raclé. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le sourire est sur tous les visages. Chacun est repu. Digestion. Discussion. Sourire. Rigolade. Doudou nous propose une noix de coco. On l'accepte avec joie. Le lait de coco, sa chair, c'est bon, c'est nourrissant. On parle de tout, surtout des difficultés de leur vie. Le prix de l'école. La chape de béton qui se fend dans la chambre conjugale. Les chaussures qui viennent de lâcher. Du travail qu'il n'y a pas. De la pluie qui ne vient pas. Des dents qui fond mal. Du dentiste qui coûtent cher, très cher.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On se quitte en fin d'après-midi, juste avant qu'il soit trop tard pour parcourir le chemin avant la nuit. Nous sommes souriant d'une belle journée passée mais aussi atterrer par ce que l'on a vu. Je crois que l'image de ce repas ne nous quittera pas de sitôt. Pourtant, Vilna et Doudou sont, je crois des privilégiés. Ils ont reçu de la vie la volonté de s'en sortir, d'aller vers les autres pour s'en sortir, de ne pas laisser le terrain sans cultures, une réflexion que d'autres n'ont pas.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Le surlendemain, je fais mon premier day-charter avec Grand Citron Vert. Un couple de Québécois qui habite aux Cayes. Lui travaille dans le micro crédit accompagné (aide à la gestion, aide aux choix,?). Il a travaillé auparavant en Afrique et en Arménie. Ils sont charmants. Après deux long bords vent de travers, on mouille sous le vent d'une petite île habitée par des pêcheurs. Repas cossu. Il reste suffisamment pour nous nourrir, Lifen, Jakson, les deux Haïtiens que j'ai embauché pour ces sorties, et moi. Séjour à la plage de mes «&amp;nbsp;clients&amp;nbsp;». Je débarrasse. Du riz, de la viande, reste dans les assiettes? Je jette avec dégoût. Un pêcheur passe pour demander à manger. Je lui donne le reste de riz. Largement pour quatre adultes. Je suis songeur. Asi es la vida? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117061068096573681?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/ten-veux-encore-un-peu.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117034792309322051</guid><pubDate>Thu, 01 Feb 2007 16:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-02-01T17:38:43.150+01:00</atom:updated><title>De l'absurde trop compréhensible...</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;C'était un dimanche. Ensoleillé, tout doux, prometteur. Nous, avec la Taïga family rencontrée à Curaçao, avons loué des chevaux pour une balade à la découverte de la partie orientale de l'île. Doudou et Vilma nous accompagnaient ainsi que quelques mômes souriant. Jean-Luc était à pied du fait de son aversion pour le voyage à cheval. Michel est parti retrouver seul l'île et tous ceux qu'il connaît ici avec pour objectif d'aller jusqu'à l'orphelinat où il donne de lui depuis treize ans. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Petit chemin sur les mornes boisés, la belle plage de l'anse Dufour où nous nous étions baignés à l'arrivée, des manguiers majestueux et rassérénant, la mangrove pourvoyeuse de charbon, la grande plage après la pointe Diamant où je me suis retrouvé seul avec mon cheval pour mieux me dire que la vie était merveilleuse, un petit village de pêcheur, un pique nique partagé avec tout le monde plus une petite famille qui s'est joint à nous à l'ombre rafraîchissante d'un manguier, l'ascension du plus haut morne de l'île avec une vue superbe sur les plages où nous étions quelques heures plus tôt, et puis le puits? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Magali me dit que ce serait une bonne idée de faire boire les chevaux au filet d'eau qui s'écoule avec les eaux quelque peu souillés par la lessive. Accueil mitigé. Jean-Luc, innocemment, s'approche du puits pour se passer un petit coup d'eau. Il fait ça au-dessus du puits. A partir de là, on ne comprend plus. Il y a des discussions. Doudou et Vilma répondent avec véhémence aux attaques. Avec les chevaux, nous partons sans se rendre compte de l'ampleur du problème. En haut d'une côte, on attend nos trois marcheurs qui tardent et qui finissent par arriver le regard sombre. Jean-Luc avec son air jovial m'explique le soucis&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les lessiveuses estime que j'ai souillé le puits et qu'elles ne peuvent plus s'en servir, qu'il est pollué? Qu'il faut payer?&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A partir de là, tout devient folie. La nouvelle se propage comme une traînée de poudre grâce à deux gamins qui nous précèdent. A chaque passage devant des maisons, ce sont invectives et injures en créole. Doudou et Vilma se font traiter de tous les noms, se défende. Les échanges sont violents. Nous passons silencieux pour ne pas envenimer une situation que l'on sent de plus en plus explosive. Au village de pêcheur de Soulette, ça devient de la folie. Tout le monde s'en mêle. Dans les bouches, Jean-Luc s'est lavé les cheveux et à cracher dans l'eau du puits. La petite famille choisit de s'écarter vite de cette folie pour préserver les filles, Tahis et Gaïa. Je reste en retrait près d'une maison de pêcheur pour attendre Doudou et Vilma qui défendent comme ils peuvent ce qui est devenu indéfendable. «&amp;nbsp;Le blanc à souiller le puits, il doit payer.&amp;nbsp;» &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Une femme sort de la maison près de laquelle j'attends un peu inquiet pour nos deux compagnons Haïtien. «&amp;nbsp;Bonjour, ça va bien&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Bonjour, papi mal et vous&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» «&amp;nbsp;Papi mal&amp;nbsp;» Et puis le môme annonciateur de la nouvelle lui explique la situation à sa manière. Changement de ton. La haine sort du plus profond des entrailles de la femme. J'étais un ami de passage, je deviens un ennemi, la cause de tous ses ennuis, de sa misère. Elle invective mais pas directement. Sa colère, elle ne l'a pas contre moi personnellement mais contre le mauvais sort qui a fait d'elle, une femme de pêcheur pauvre sur l'île à Vache. J'essaye de parler, calmement, que ce qui s'est passé là-haut n'est pas grave et ne peut avoir aucune conséquence sur la viabilité de l'eau du puits. Elle s'en va, me tournant le dos, vers la foule qui s'acharne sur Vilma qui répond coup pour coup aux accusations et aux injures. Doudou est assis sur un tronc, la tête dans les mains. Il ne comprend pas la réaction de ses frères. Cette jalousie contre eux parce qu'il sont avec des blancs et qu'il risque de toucher des Dollars. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Vilma lâche prise et reprend chemin. J'essaye de la calmer, de consoler Doudou. Qu'y a-t-il à calmer, à consoler d'une douleur qui date de plusieurs siècles&amp;nbsp;?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On revient aux bateaux un peu groggy. Nous non plus, nous ne comprenons pas ce qui s'est passé. Michel revient de son tour avec un grand sourire. Il est évidemment au courant de la situation. Partout, on l'a arrêté, on lui a expliqué. Il a écouté, essayé d'arranger. Le soir au dîner, il décide d'aller voir les «&amp;nbsp;sages&amp;nbsp;», directeur d'école, avocat, personnalité villageoise qui ont une ascendance sur les habitants. Les habitants veulent que le puits soit vidé. Nous essayons de trouver une solution moins absurde dans cette île où l'eau est rare. Nous avons chacun du Micropure à bord, produit qui permet que l'eau des réservoirs soit consommable. En en versant dans le puits, on peut purifier l'eau? Le lendemain soir, le problème semble arranger. Maître William, directeur d'école, grand pédagogue, doit expliquer la puissance du produit et verser lui-même cérémonieusement le produit dans le puits.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Persuadés que ce mauvais film n'est plus que passé, nous partons pour Les Cayes, la petite ville sur la grande terre avec Michel qui doit nous montrer tous les endroits stratégiques de la cité. Au retour, nous tombons des nues. Doudou est en prison. La police est passé cherché Jean-Luc sur Taïga. Ne s'y trouvant pas, le juge a mis Doudou, bouc émissaire dans ses geôles. La population ne veut qu'une solution&amp;nbsp;: vider le puits. Vilma s'accroche à nous ne sachant que faire. Jakson, homme sage de Cacoq, qui va travailler avec sur le bateau, connaît le juge et l'appelle pour lui expliquer la situation vue de notre côté. Le magistrat décide de libérer Doudou mais convoque Jean-Luc le lendemain à dix heures chez lui dans le village de Madame Bernard où se situe l'orphelinat, les écoles catholiques et la paroisse du Père Esnaud. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Nous profitons de cette convocation pour acheminer tout le matériel pour l'orphelinat, avec GCV. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'entretien avec le juge se passe bien mais la décision est prise&amp;nbsp;: il faut vider le puits souillé? Maître William ne comprend pas la réaction des habitants de Soulette et laisse coulé quelques larmes. Le Père Esnaud après avoir refusé que son matériel serve pour un acte aussi absurde, nous prête sa pompe et son équipe pour que nous ne soyons pas dans l'embarras. GCV sert de barge de transport. Nous sommes tous d'accord pour estimer que tout cela est totalement absurde mais qu'il faut s'y résigner. L'affaire est réglée en trois heures. Les 96000 litres du puits sont égaillés dans la nature? «&amp;nbsp;A en chialer&amp;nbsp;», me dira Jean-Luc à son retour. Je suis resté sur le bateau pour le garder et pour ne pas voir le désastre. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;Tout cela se termine par une grande cocotte de pâte à bord avec l'équipe du père Esnaud, Doudou, son beau-frère Jean Wilford, Michel, la Taïga Family et ma pomme. On rigole de la situation avec amertume mais on en rigole. Michel nous affirme qu'ici, il faut avoir beaucoup d'humour. Avec des trucs comme ça, j'ai du mal. Je vais beaucoup apprendre ici? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;L'été dernier, une ONG est venue pour forer des puits partout dans l'île. Ils ont demandé à la population de participer pour construire les structures en dur avec du sable puisé dans la mer. Les Haïtiens ont répondu qu'ils voulaient bien mais qu'il fallait payer? L'ONG est partie après avoir rebouché les puits. Le Père Esnaud nous explique que la situation s'empire, que tout le monde est dans l'attente des Dollars des blancs? On peut en penser ce qu'on veut, du mal, du bien, expliquer la situation. Reste que le résultat est là&amp;nbsp;: la limite d'un système où l'on n'a pas essayé de comprendre, d'aider sans donner en espèce sonnante, sans écouter les demandes. La faillite d'un système ici comme ailleurs où les moins bien lotis payent avant les autres? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;On rentrera à Cacoq sous génois seul, dans le calme. Doudou est à la barre. Il est fier et attentif aux casiers. Le soleil nous offre une superbe lumière rasante et dorée. Elle est pas belle la vie&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face=""&gt;PS&amp;nbsp;: J'ai découvert l'orphelinat de s?ur Flora. Je vous en parlerai plus tard. Ça a été un choc. Avant de vous livrer tout cela, je préfère y passer plus de temps et digérer? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117034792309322051?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/02/de-labsurde-trop-comprhensible.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-117008859082621162</guid><pubDate>Mon, 29 Jan 2007 16:36:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-01-29T17:36:30.896+01:00</atom:updated><title>D'un monde à l'autre</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Nous étions en fin de matinée. Il y avait du soleil, une brise légère. Nous avions le sourire intérieur. Dernier petit mail. Au revoir au personnel du chantier. Moteur. Amarres larguées. Enfin&amp;nbsp;!  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ce lieu, au fond de la lagune principale de l'île de Curaçao, face à cette immense raffinerie, au milieu d'une zone semi industrielle, avec son eau croupissante, noire et quelques fois puantes, ne respire pas la vie. Très vite, il devient étouffant, comme si des ondes négatives nous imprégnaient peu à peu. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Mais il est déjà derrière nous. Nous passons la petite presqu'île qui domine l'endroit et il a disparu. Le chenal entre Punda et Otrabanda est devant nous. Nous sommes sous le tablier du grand pont suspendu qui enjambe ce bras de mer. Bientôt la grande respiration. Le pont piéton et flottant s'écarte pour nous ouvrir le grand large. Nous y sommes. Les coques retrouvent cet élément mouvant qu'elles aiment tant. Grand voile avec un ris ? il faut ménager la monture -, Yankee déroulé et on voit se dérouler la côte de Curaçao à dix n?uds. Magique. Avant-hier, j'étais dans une salle commune d'hôpital. Il y a une petite semaine dans la grisaille de la banlieue parisienne. Qu'ils sont beau les contrastes que nous offrent la vie? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je me sens étonnamment bien et en confiance sur GCV. Michel, lui, prend ses marques. Cela fait six ans qu'il n'a pas navigué. On disfrute chacun de ce moment que l'on attendait trop. Bientôt, Curaçao est dans la sillage. On prend le bon cap pour l'île à Vache, un peu plus serré au vent mais toujours portant. GCV accélère. Il s'ébroue. Il aime ça. Je lui laisse cette récréation avant de lui serrer la bride. Qui veut aller loin? On réduit pour la nuit et on enlèvera encore de la toile dans la nuit. L'alizé, ici, est un peu plus fort qu'ailleurs dans le bassin carabéen. La mer est formée. Elle est belle. Elle impose des mouvements pas toujours confortables à notre monture. Michel n'aime pas, plutôt son corps d'ailleurs. Le tableau arrière sera pour lui un compagnon soulageant? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;L'alizé se calme au fur et à mesure que l'on gagne dans le nord. La navigation devient plus agréable. On lit beaucoup car le cockpit est encore un peu trop humide pour accueillir une disfrutation dans les règles. Cela ne nous empêche pas d'admirer la magnifique ciel étoilé, le train de la houle, cet horizon sans fin. Après la deuxième nuit, l'alizé est suffisamment calme pour que toute la toile soit à poste. Notre progression est bonne et on devra certainement ralentir pour ne pas arriver de nuit. Nos quarts se passe à présent dehors, au soleil, à l'air pur. On boit tout ce qui nous est donné. Qu'est-ce que c'est bon&amp;nbsp;!  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Rayon vert au coucher de soleil. L'alizé toujours plus calme. Je passe mes deux quart nocturne allongé à regarder les étoiles, à laisser mon esprit gambader dans son champ d'imagination.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Vers 5 heures du matin, un souffle me sort de mes rêves. Ce n'est pas Michel. Un dauphin plutôt. Je me lève, regarde par-dessus le plat bord. Ils sont trois ou quatre. Ils jouent avec les coques. Le peu de plancton éclaire leur sillage. Je pars vers l'avant m'allonger dans le trampoline, cet endroit où je me sens si bien. Ils sont juste en dessous de moi à tournoyer, plonger et quelque fois sauter. Au dessus de moi, Orion brille de tous ses feux. Elle n'est pas belle la vie&amp;nbsp;? J'apprécie ce moment merveilleux encore un bon bout de temps après le départ de ces compagnons de voyage. Sur le dos, les yeux dans les étoiles. Je sais pourquoi je suis là? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je commence à m'endormir. La fin de mon quart approche. Je regagne l'arrière pour que Michel ne s'inquiète pas à son réveil. Il va prendre le quart de l'aube. Peut-être le plus beau. La naissance d'une nouvelle journée, d'une nouvelle vie? Je m'endors tout de suite. Je sais qu'il sera le premier à voir l'île à Vache. Je sais ce que représente cette île pour lui. Je veux lui laisser profiter seul de cet instant magique où l'on voit la terre que l'on veut atteindre apparaître sur l'horizon et puis grossir petit à petit. Je le retrouverai d'ailleurs, alors que le soleil avait largement dépassé l'horizon, assis sur le rouf, immobile comme imprégné par l'instant.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;La brise est faible. Le soleil encore doux. La mer calme. Devant nous, les trois mornes de l'île se détachent de l'horizon. On devine la végétation, des grandes falaises blanches. Quelques triangles blancs surmontent des «&amp;nbsp;bâtiments pays&amp;nbsp;». On va se laisser bercer par l'instant et la brise de plus en plus évanescente pendant plusieurs heures. On parle peu. Ce genre d'instant se passe largement de parole. Je sais qu'ici va commencer une nouvelle histoire. Je ne sais pas laquelle mais je sais qu'elle va être grande et intense. Jamais, depuis le début du voyage, les éléments ne se sont autant ligués pour que j'arrive ici. Je suis ému sans savoir vraiment pourquoi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;La brise est totalement tombée. Nous sommes au milieu de quelques pêcheurs qui nous saluent tout étonner d'entendre Michel leur parler créole. On longe une plage trop tentante. Nous ne sommes pas pressé. On jette l'ancre dans l'eau turquoise. On plonge. Quel bonheur&amp;nbsp;! Depuis notre arrivée sous les tropiques, nous n'avions pas goûté l'eau? Là encore, on boit chaque instant sans se soucier de ce qui nous attend. Avant que le soleil ne se cache totalement, on rejoint ce qui risque d'être le port d'attache de GCV pendant ces prochains mois&amp;nbsp;: Caye Coq en local, Port Morgan pour l'hôtelier installé là depuis deux décennies, un trou à cyclone calme et protégé. On y retrouve Taïga, le voilier d'une famille rencontrée à Curaçao. Nous avons croisé Jean Luc en buvant un jus de mangue au marché de Punda. Il est Ostéopathe. Il veut donné un coup de mains pour l'orphelinat. Sa femme, Magali, est kiné et acupuncteur. Ils ont deux petites filles adorables&amp;nbsp;: Taï et Gaïa. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je suis tout de suite plongé dans le bain local. Quelques «&amp;nbsp;bois fouillés&amp;nbsp;» (les pirogues locales creusées ? fouillées ? dans un tronc d'arbre) s'approche du bateau. Certains connaissent Michel, dont Doudou et Minga avec qui l'on va parler une paire d'heure. Nous avons le temps de toute façon? Il faut découvrir l'île doucement comme le rythme qui règne ici et qui me plaît. Je me sens bien ici? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;PS&amp;nbsp;: Pour ceux qui s'inquiète du choc avec la misère ou de l'insécurité, l'ïle à Vache est loin de Port au Prince et de la Cité Soleil?&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-117008859082621162?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/dun-monde-lautre.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116941893869491880</guid><pubDate>Sun, 21 Jan 2007 22:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-01-21T23:35:38.700+01:00</atom:updated><title>Un moustique perturbateur</title><description>&lt;div id="mb_0"&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Cela commence par les articulations. Celle des pieds, je crois. Puis ça remonte jusqu&amp;#39;aux genoux et les membres supérieurs s&amp;#39;en mêlent. Les mains qui s&amp;#39;ankylosent puis les coudes et les épaules. Enfin un léger mal de tête. Rien de bien grave ni pénible. Juste du lancinant. Après une bonne nuit, une bonne journée d&amp;#39;activité, tout disparaît et ne laisse rien derrière lui.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Et puis ça revient, les pieds, les genoux, les mains, les coudes, les hanches, les épaules, la tête, le dos avec un espèce de stress qui se met en place contre ce mal, en l&amp;#39;encourageant finalement. La fièvre monte et ça repart. Un peu de paracétamol ou autres acteurs pour faire baisser la fièvre. Là, on se dit, c&amp;#39;est bon.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Quelques jours, et puis, les pieds, les genoux, les mains, les coudes, les hanches, les épaules, la tête, le dos, le stress, la fièvre qui monte, l&amp;#39;impression de froid de plus en plus forte, l&amp;#39;impuissance face au mal qui envahit, qui empêche de garder la tête froide (sans mauvais jeu de mots?). Quand on a déjà vécu ça , on sait au fond de nous, mais on ne veut pas y croire. Pas déjà. Pas si rapidement. La dernière crise, c&amp;#39;était il n&amp;#39;y a qu&amp;#39;un mois et demi. Alors on va à l&amp;#39;hôpital pour confirmation et la confirmation arrive vite. Cette fois-ci, c&amp;#39;était tranquille, juste 39,8° de température et 24 heures d&amp;#39;hôpital pour voir comment je supporte la Malarone.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;C&amp;#39;était samedi matin à l&amp;#39;heure où nous devions prendre la mer. La crise à commencer en rentrant des ultimes courses, et la température est montée toute la nuit. Quand je suis arrivée à l&amp;#39;hôpital, la température redescendait. J&amp;#39;ai faillit écrire le même scénario et attendre une nouvelle crise qui aurait été réellement insupportable.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Le moustique que je disais salvateur pour m&amp;#39;avoir laissé un peu de temps tranquille avant de me lancer dans le grand bain des retrouvailles, s&amp;#39;est rappelé à moi. Je crois qu&amp;#39;il est toujours salvateur. Le premier coup, c&amp;#39;était pour me pauser. Là aussi je pense. La salle commune où je me suis retrouvé pendant ces 24 heures - où ils n&amp;#39;ont pas l&amp;#39;habitude de voir des blancs vu les regards des autres malades (on choisit avant d&amp;#39;être&amp;nbsp;hospitalisé la catégorie de l&amp;#39;hôtellerie. J&amp;#39;ose espérer que c&amp;#39;est la seule chose que l&amp;#39;on choisit...)&amp;nbsp;-&amp;nbsp;m&amp;#39;a montré combien j&amp;#39;avais de la chance d&amp;#39;être là où je suis depuis tant d&amp;#39;année, m&amp;#39;a montré que plutôt qu&amp;#39;être refermé sur mes petits problèmes, mes douleurs passées, mes projets auxquels on ne croit qu&amp;#39;à moitié, «&amp;nbsp;parce que ce serait trop beau&amp;nbsp;», m&amp;#39;a montré que cette traversée sera peut-être la seule avant plusieurs mois et qu&amp;#39;il fallait la boire comme un sirop rare, m&amp;#39;a montré combien  &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il fallait être heureux de sa vie à chaque instant sans se dire «&amp;nbsp;oui mais&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;attention demain&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Oui demain peut-être affreux mais si l&amp;#39;on a bien vécu aujourd&amp;#39;hui, il le sera beaucoup moins. Je crois de plus en plus que la vie est ainsi.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Tout cela juste pour dire que nous ne sommes pas partis samedi parce que j&amp;#39;ai fait une rechute de Paludisme, ou Malaria, que je souhaite que nous partions demain mais, qu&amp;#39;étant toujours sous traitement, je reste prudent sur mon état physique général et donc sur notre départ.  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Elle est pas belle la vie&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l&amp;#39;heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116941893869491880?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/un-moustique-perturbateur_21.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116925150102489528</guid><pubDate>Sat, 20 Jan 2007 00:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-01-20T01:05:01.096+01:00</atom:updated><title>Un moustique salvateur ?</title><description>&lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Il fait nuit. Je suis sur le siège arrière d'un taxi, dans un demi-sommeil. La banlieue et ses panneaux publicitaires défilent par la fenêtre. Mes yeux s'attardent sur le croissant de lune qui lui, reste fixe. Je pense à ce mois et demi passé en France de retrouvailles qui sont allés vite, trop vite certainement. Toutes ces choses qui n'ont pas été dites? Toutes ces choses qui n'ont pas été faites? faute de temps. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A la rencontre de deux de ces longs cordons de bitumes qui sillonnent la région parisienne, les voitures n'avancent plus. Un engorgement. Un trop plein? Trop de voiture, ici à cet instant. Je souris quand je remarque que l'on longe l'énorme parking de l'usine PSA-Citroën d'Aulnay-sous-Bois. Il y a trop de voitures mais on continue à en construire. Pour avoir plus. Pour avoir mieux. Comme si ça permettait d'être plus, d'être mieux? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;C'est un peu ce qui ressort de ce séjour ? en dehors des retrouvailles ? dans notre beau pays. Une profusion impressionnante. Une surabondance surabondante. Du trop presque agressif. Partout. Toujours. Et puis, à côté, malgré cette période de fête, des personnes au regard triste, au visage insatisfait, à la moue quotidienne. Une grosse envie (aiguisée par les publicitaires toujours plus ingénieux) d'avoir pour croire que l'on est, pour ne pas penser à être. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Et puis les tentes le long du canal Saint-Martin. Et puis des jouets qui n'amuseront que quelques minutes et retrouveront ceux de l'an dernier dans le placard. Et puis des records de vente de psychotropes. Et puis des divertissements toujours plus riches, toujours plus cher. Et puis les Restos du C?ur, la Banque Alimentaire, qui ne devaient pas durer. Et puis l'avalanche de calories indigestes sur les tables. Et puis des cris toujours aussi alarmistes sur l'avenir de la planète Terre qui nous accueille. Et puis cette course folle vers le toujours plus qui ne fait qu'aggraver l'état présent. Et puis des politiques déconnectés qui ne peuvent trouver de réponses adaptées. Et puis des citoyens qui attendent tout d'eux sans se regarder dans la glace. Et puis? Et puis? Et puis?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Alors bien sûr ce n'est de la faute de personne. C'est toujours l'autre, ou plutôt le système, cet espèce de grand sac responsable de tout et bien pratique parce qu'il n'a pas de responsable. Ou bien c'est la faute de tout le monde même si chacun nous faisons un petit quelque chose dans notre coin. Mais, ça ne doit pas être assez vu l'évolution accélérée vers la catastrophe. Comme disent certains&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pour aujourd'hui, on ne peut plus faire grand-chose, alors essayons au moins de penser à demain, à après?&amp;nbsp;» Pessimiste, alarmiste, défaitiste? Plutôt réaliste et optimiste pour pas que le bilan de nos générations soit si négatif que cela. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Finalement rien de nouveau mais après une récréation de quelques mois, ça saute à la figure, ça gène, ça choque, ça affole. Drôle de monde aux idées cartésiennes mais au fonctionnement absurde et immature... &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Heureusement, il y a la famille, les amis, qui m'ont montré qu'il y avait autre chose que cette profusion, que ce qui fait vivre, c'est le c?ur pas le portefeuille, qu'il soit à droite ou à gauche. Des moments fabuleux, toujours trop courts, où l'on montre juste que l'on va à peu près bien là où est chacun, que la route continue parce qu'on le veut, parce qu'on l'a choisit. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Ce fut une course un peu effrénée commencée tranquillement dans un lit d'hôpital (du moins après quelques après mon admission aux urgences). Une halte un peu curieuse qui m'a permis finalement de reprendre contact doucement depuis un endroit protégé. Puis une escale revigorante à la montagne pour respirer un bon coup avant d'attaquer la tournée des grands ducs qui s'est accélérer au fur et à mesure qu'on avançait. C'était génial de passer chez chacun prendre un pot, déjeuner ou dîner, au mieux dormir et passer quelques jours. C'était génial mais épuisant parce que mon organisme n'était plus habitué à toute cette profusion. Mais merci, jamais ça n'a été un déplaisir. Mais, un mois et demi à ce rythme,je n'aurai pas tenu? Dois-je remercier le moustique qui m'a transmis le palu&amp;nbsp;? Allez savoir? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Je suis bien arrivé à Curaçao mardi dernier. Un petit coup de fièvre histoire marquer le coup, vite guérit grâce à la médecine douce de Michel. qui part avec moi. &amp;nbsp;J'ai retrouvé un Grand Citron Vert qui s'alanguissait près de son quai. Dès demain samedi, il va regaloper sur la mer pour traverser celle des Caraïbes et se poser en Haïti, sur l'île à Vache exactement, pour quelques mois je crois. Il paraîtrait que c'est un des pays les plus pauvres du monde. De la profusion à la rareté, il n'y a qu'un pas? Non&amp;nbsp;? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;A tout à l'heure&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;PS&amp;nbsp;: Merci à tous ceux qui ont répondu d'une manière ou d'une autre à mon petit mail de début décembre. Je vous tiendrai au courant de ce à quoi tout cela aura servi. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Merci à tous ceux qui m'ont accueilli, toujours avec le sourire, toujours avec envie malgré un quotidien pas toujours facile. J'écrivais au début de ce voyage que les liens ne se défaisaient jamais. Aujourd'hui, j'en suis encore plus sûr. &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Merci à celles et ceux que je n'ai pas visité de ne pas m'en vouloir. On va dire que ce sera plus agréable de causer près du barbecue l'été prochain? &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;Si vous voulez mettre un peu de piquant et d'animation dans cette campagne qui s'annonce plutôt morne, allez signer l'appel pour que ce bon José se présente ( &lt;/font&gt;&lt;a href="http://www.unisavecbove.org/"&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt;http://www.unisavecbove.org/&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face="Times New Roman"&gt; ). Il parait qu'il risque de faire campagne depuis sa cellule de prison pour avoir couper quelques pieds de maïs pas très naturels. Au moins il ne dépensera pas trop de carburant pour faire sa campagne?  &lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116925150102489528?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/un-moustique-salvateur.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-15780602.post-116810228872376495</guid><pubDate>Sat, 06 Jan 2007 16:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2007-01-06T17:51:28.766+01:00</atom:updated><title>2007</title><description>&amp;nbsp; &lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/15780602-116810228872376495?l=labaladapat.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://labaladapat.blogspot.com/2007/01/2007.html</link><author>noreply@blogger.com (Osny et les autres)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item></channel></rss>